Mexique 2005 (3)


Mexique 2005 (3)
Texte paru le 2005-12-08 par DominiqueRB   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Mexique 2005

Dimanche 12 septembre, 1 heure du matin

Sur une autre scène de l’immense boîte de nuit a lieu un match de catch à poil; le catch est très populaire dans la ville, on parie parfois des dizaines de milliers de pesos. Là les catcheurs sont très jeunes, 16 ou 17 ans peut-être, leurs corps huilés brillent sous le feu des projecteurs, les spectateurs ne cachent pas leurs érections, certains se caressent ouvertement. Antoine a mal tellement son pénis est dur, son ventre, ses hormones juvéniles, tout bouillonne! Santi qui regarde le match à côté de lui, descend le boxer du jeune français, s’agenouille devant la seule figure blonde dans le coin (figure d’ailleurs très remarquée), et entreprend une fellation en règle, devant des dizaines de spectateurs! Antoine sent des mains qui lui écartent les jambes puis derrière lui, sent un nez qui s’insinue dans le sillon serré de ses fesses. Il sent que des doigts écartent ses globes fessiers et qu’une langue lui chatouille l’anus puis le lèche. Un doigt force l’entrée et déclanche un violent orgasme chez Antoine qui répand sa sève dans la bouche de Santi. Le jeune mexicain garde tout dans la bouche pour partager avec Antoine dans un long baiser. Des garçons applaudissent autour d’eux. Santi, lui, a joui dans son boxer, un jeune inconnu l’ayant caressé pendant tout ce temps; il enlève son sous-vêt, le jette dans une poubelle puis entraîne Antoine et Carlos vers la piscine extérieure.

Là c’est encore plus délirant, le bassin de 50 mètres, éclairé par-dessous, est plein de jolies divinités masculines des eaux! Les garçons nus ou en sous-vêtement devenu le plus souvent transparent, chahutent, plongent, s’agrippent. Sur les côtés, des garçons s’embrassent, on voit sous l’eau, des mains caresser des sexes. Sur les pelouses, autour du bassin des couples font l’amour à deux, à trois. Antoine croit rêver, il pense à M. Talmont qui leur a fait traduire des extraits du Satyricon de Pétrone, il comprend maintenant ce qu’est une orgie! Son petit boxer blanc est déformé par son érection qui a repris très vite après le traitement de Santi. Il sent aussi que le bout de son sexe est déjà tout mouillé et que cela se voit.

Il plonge dans la piscine, suivi de Carlos et Santi qui, eux, sont tout nus. Les deux jeunes mexicains plongent sous Antoine, l’agrippent; Antoine se retrouve vite nu comme un ver. C’est de plus en plus hard dans le bassin! Antoine sent des mains inconnues lui parcourir le corps, lui saisir la verge, caresser son cul. Alors qu’il se repose au bord, debout dans l’eau, il sent quatre ou cinq jeunes qui l’entourent en le serrant, des mains lui écartent les jambes et il sent quelque chose de dur s’insinuer entre ses fesses et forcer l’entrée de son trou. Un des jeunes lui prend le visage et l’embrasse, détournant son attention. Le baiser du jeune sur ses lèvres empêche le cri de douleur de sortir quand le quelque chose de dur pénètre dans l’anus. Santi est entouré maintenant de six ou sept garçons, ses bras sont immobilisés, le sexe à l’intérieur de lui bouge de plus en plus vite et il sent son cul se remplir de la semence chaude de l’inconnu. Ce dernier se retire, des filaments de sperme, éclairés par les projecteurs, s’évadent du trou intime du jeune français, des ados s’amusent à les recueillir entre leurs doigts! Antoine se retourne; quel choc quand il reconnaît Marco et Arnaud. «À qui était la queue?» Arnaud, un peu penaud lève le doigt, comme sur les bancs du lycée! Antoine est encore un peu furax mais soulagé, Arnaud est quand même un de ses meilleurs potes.

—  Et Pierre? demande-t-il à Arnaud. - Est-il venu?

— Oui, j’ai vu Pierre et Esteban.

Les ados se lancent à la recherche de Pierre et du trop timide Esteban. Dans quel état doit être ce garçon? Ils ne sont pas dans la piscine, ni sur les pelouses. Santi et Carlos se font engueuler plusieurs fois en s’approchant trop près d’amoureux en pleine action! Pierre et Esteban ne sont pas dans la grande salle, ni au catch. Les trois ados sont bientôt intrigués par des cris et des rires venant d’un bar, situé dans une salle de danse très discrète au deuxième étage, réservé aux activités SM. Quel choc encore: le jeune Esteban, est tombé sur une bande de petites frappes dont une, chômeur, connaissait son milieu familial plus que favorisé. Avec ses copains, ils ont entrepris d’humilier le gosse trop riche. Ils l’ont mis entièrement nu, bâillonné, puis l’ont allongé sur le dos, sur le comptoir du bar. Une des petites frappes le viole à l’aide d’une bouteille de bière. Une autre s’amuse à lui introduire dans le méat une longue tige en plastique, habituellement servie dans les verres avec un cocktail.

—  Tu veux aussi un glaçon? Je vais me servir sur toi!

Et le petit voyou saisit entre deux doigts un des testicules de l’adolescent.

—  Il veut pas se détacher ce glaçon? Essayons l’autre!

Et il tire sur l’autre noisette. Seuls les yeux d’Esteban peuvent exprimer l’humiliation et aussi la douleur atroce quand les doigts pincent ses couilles fragiles. Son supplice s’arrête grâce à l’intervention musclée des copains d’Antonio qui libèrent aussi Pierre que les brutes avaient enfermé dans une cellule SM. Pierre était attaché à une croix et deux mecs s’amusaient à tirailler, claquer sa queue, pincer ses couilles qui pendaient très bas, étirées par des poids. Pierre, qui n’est pas maso du tout, apprécie l’intervention de ses potes!

Après toutes ces émotions, les jeunes récupèrent leurs fringues, sauf les boxers. Antoine, encore chaud, admire le dessin des tiges de Carlos et Santiago, sous leurs jeans moulants sans sous-vêt protecteur!

— Espérons que les parents seront couchés quand on arrivera, soupire Santiago.

Dimanche 12 septembre: en famille à Mexico-City

Quel plaisir de faire la grasse matinée! Santi et Antoine sont dans les bras de Morphée et dans les bras l’un de l’autre. Juan et Luis, mis au pas, ne les dérangent pas, Carlos dort dans sa propre chambre. 10 heures, 11 heures, on entend gratter à la porte, Juan, envoyé en délégation par son frère, vient faire une bise à Santi et «au français». Antoine et Santi sont de bonne humeur et s’amusent à faire rigoler Juan en le chatouillant. Puis tout le monde prend le brunch devant la piscine, toute la famille est réunie, même les grands-parents et arrières grands-parents, très curieux de voir le jeune lyonnais. Bref, on est dix autour de la grande table-buffet couverte de fruits, jus de fruits, gâteaux, laitages... Les jeunes ont le droit de porter un short de bain et un grand tee-shirt; ils pourront se baigner ensuite, sous le regard attendri des anciens: quatre générations autour de la table!

Il fait chaud, sans plus, Mexico est peut-être dans une cuvette, mais à plus de 2000 mètres d’altitude. Le ciel est bien dégagé, le père de Santi précise que la saison des pluies, cette année, n’est pas vraiment au rendez-vous. Seulement quelques orages violents le soir. La grand-mère de Santi lui demande ce qu’ils ont fait samedi soir; Santi lance un long regard à Antoine et bafouille lamentablement. Heureusement, Isabelle, la mère du garçon, vient à son secours: «Laisse donc les jeunes s’amuser un peu, ils ont dû aller au cinéma!» Le grand-père renchérit: «J’espère que vous n’êtes pas allés voir «Y tu mama tambien», il parait qu’on voit les deux jeunes héros du film nager tout nus dans une piscine couverte de feuilles, c’est même pas hygiénique en plus!» Éclats de rires autour de la table, il est vrai que ce film a fait un tabac au Mexique; les jeunes ont adoré ce road movie avec deux ados mignons et une nana. «Il paraît que les deux garçons s’embrassent sur la bouche à la fin du film,» reprend encore la grand-mère. «Bon, on change de conversation,» ronchonne Carlos qui dépose un gros bisou sur la joue de sa mamy. Cette dernière sourit en regardant ses quatre petit-fils tous plus beaux et plus intelligents les uns que les autres. Elle sourit aussi à Antoine qu’elle trouve très bien! Après le repas, séance piscine; toute la famille patauge et rit.

Antoine est ravi car dans une heure, ses copains débarquent avec leurs corrès pour une séance piscine «entre jeunes» a précisé Santiago à ses parents. De 15 heures à 18 heures, une dizaine de jeunes s’amusent comme des fous, faisant un tournoi de tennis puis se baignant, bronzant. Esteban a le cœur gai, il a oublié sa mésaventure qui l’a, du moins, rapprochée de ses amis, aux petits soins pour lui. Il a aussi le cœur gay, Esteban, il se sent de plus en plus attiré par Pierre qui l’a vu nu et qu’il a vu nu. Le garçon se sent durcir en pensant à tout ça. Au tennis, Carlos arrive et dit: «C’est bon, les parents sont partis raccompagner les arrières grand- parents!» Tous les garnements, y compris le timide Esteban, se débarrassent des tee-shirts et shorts et jouent au tennis tout nus! Quelle rigolade, ceux qui regardent les joueurs rient en voyant les queues sauter dans tous les sens, durcir. Santi ne rit pas quand il s’envoie par maladresse, un coup de raquette dans les couilles! Mais ses potes, eux, sont pliés en deux. Antoine est hyper chaud, sa queue claque contre son ventre, se balance, reclaque son ventre; résultat, sans se toucher, Antoine sent la sève remonter sa tige et, en pleine extension pour smasher, il éjacule sous les hourras des spectateurs. Tous ces petits diables se précipitent vers le lieu de chute du sperme d’Antoine et Carlos crie: «Elle est bonne, à l’intérieur des lignes!»

Les autres ados vont jouer à réussir le même exploit, Arnaud triche un peu en frottant sa raquette contre son sexe. Pendant un double, Pierre aide un peu Esteban: à chaque coup gagné, il saute dans les bras d’Estenan et s’arrange pour bien frotter sa queue contre celle du jeune mexicain. Les deux ados jouissent en même temps, pendant le frottement de leurs verges, dans les bras l’un de l’autre. Les autres applaudissent, Esteban, si timide auparavant, sans véritables copains, est aux anges. Surtout que Pierre s’agenouille devant lui et, à coups de langue, nettoie soigneusement la jolie queue qui redurcit aussi sec!

Dimanche soir, Antoine et Santi font leurs bagages: les jeunes mexicains vont faire découvrir leur pays à leurs amis français. Les profs ont réservé un car de la compagnie ADO, grande compagnie de transports au Mexique. Il est vrai que les lignes ferroviaires sont quasi-inexistantes et que beaucoup de mexicains voyagent en autocar.

Lundi 13 septembre: Tehotihuacan,Taxco

À huit heures demain, on a rendez-vous pour le départ sur la grande place du Zocalo. Cette dernière nuit chez Santi est assez délirante; Carlos a décidé de partager le grand lit avec son frère et Antoine. Les trois finissent par s’imbriquer parfaitement comme s’ils étaient faits les uns pour les autres. À huit heures, personne ne manque à l’appel mais le départ est retardé par une manifestation d’Indiens du Chiapas réclamant le respect de leurs droits et une réforme agraire. L’autocar réussit à franchir le barrage et prend la route de Tehotihuacan.

Les ados sont émerveillés par le site grandiose et les pyramides de la lune et du soleil. C’est à qui grimpera le plus vite au sommet! M. Étienne, essoufflé, explique que la ville a atteint son apogée au VIème siècle, époque où nous n’étions que des barbares incultes! Tout le monde rigole en voyant l’état de M. Talmont, effondré au sommet de la pyramide du soleil. Antoine et Arnaud s’amusent à mimer le sacrifice de Talmont, un caillou joue le rôle du couteau de silex. Antoine lui touche le cœur et Arnaud l’entrejambe! En souriant candidement, il affirme que M. Talmont avait dit que c’était une vérité historique! Les quarante ados braillent en même temps au moment du geste sacrilège d’Arnaud. M. Étienne intervient assez sèchement pour ramener la discipline. Pas de dérapages s’il vous plait!

L’autocar prend la route de Taxco, la cité de l’argent, belle ville coloniale, perchée sur une hauteur. «On se croirait en Espagne!» remarque Pierre en admirant les maisons blanches étagées avec leurs toits de tuiles. L’autocar dépose la troupe en bas et la joyeuse tribu grimpe les ruelles pavées pour atteindre l’hôtel, la posada San Javier, jolie demeure coloniale avec ses patios fleuris, sa piscine un peu trouble! Antoine, Arnaud, Pierre, accompagnés de leurs corrès, ont réquisitionné M. Étienne, récemment marié, pour les aider à choisir des cadeaux pour leurs mamans chéries. Le prof est vraiment de bonne composition, conseillant le mieux qu’il peut, ses chères têtes blondes. Après avoir visité la cathédrale et flâné le soir sur le Zocalo où toute la jeunesse du pays vient discuter, flirter, manger des glaces, assister à des petits concerts improvisés, des spectacles de clowns. Tout le monde participe à la vie du Zocalo, du bébé au vieillard!

À minuit, retour à l’hôtel, Santi a décidé de se baigner dans la piscine un peu verdâtre de la posada, avec son copain et sans maillot. À une heure du matin, les deux ados descendent l’escalier, posent tee-shirt et short sur la pelouse et entrent doucement dans l’eau; des feuilles flottent à la surface mais Antoine sait qu’il est bien vacciné! Le challenge est de faire le maximum de longueurs sous l’eau. S’il y avait eu une caméra sous l’eau, on aurait pu être ému à la vue de ces deux jeunes corps nus, de ces deux queues en liberté dans l’onde. Santi et Antoine font le moins de bruit possible mais quand leurs jolies frimousses émergent de l’eau, ils se retrouvent nez à nez avec M. Étienne accompagné de M. Talmont. Les deux ados, rougissant jusqu’à la racine de leurs cheveux, sortent de l’eau sous le regard sévère du premier et le regard lubrique de second qui, muni d’une serviette, entreprend de sécher les garçons! «Vous allez attraper froid! Que diront vos parents?» Talmont passe la serviette dans les cheveux trempés en frictionnant bien fort, puis dans le dos, sur les fesses. Là, il insiste un peu trop le prof! Il appuie fort pour glisser la serviette dans le sillon si serré des fesses des deux ados. Enfin, il passe à la face avant, le torse puis les deux sexes qu’il frictionne soigneusement, n’hésitant pas à les décalotter. Heureusement M. Étienne s’énerve vite devant le manège de son collègue: «Ça suffit maintenant, au lit les garçons!» Santi et son copain ramassent vite leurs fringues et voilent leur nudité sous le regard attendri et indulgent de Talmont qui pense aussitôt au fameux film «Y tu mama tambien» qu’il a revu trois fois!

À suivre...

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