Mon "cousin" Pierrot

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Numéro 17

Texte d'archive:


Archivé de: Jeunes mâles – Numéro 17
Date de parution originale: Juillet-août 2001

Date de publication/archivage: 2017-08-28

Auteur: anonyme
Titre: Mon "cousin" Pierrot
Rubrique: Nouvelles

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Cela faisait quatre étés que je n'étais pas retourné chez mon oncle André, dans sa ferme du Cantal, et j'y allais vraiment "à l'insu de mon plein gré" : mes parents m'avaient obligé à passer mes vacances là-bas, sous prétexte qu'il fallait renouer avec la famille (j'ai su plus tard que c'était évidemment une histoire d'héritage futur à s'approprier) et, trop docile instrument de leurs manigances, j'imaginais mal ce que je pourrais faire pendant deux mois dans ce trou ! En effet, j'imaginais très mal... J'étais arrivé tard le soir à la gare d'Aurillac et ma cousine Adèle était venue me chercher. Il était plus de minuit quand nous sommes arrivés à la ferme et après une excellente soupe, je dois avouer, indispensable rite d’hospitalité même en ce torride quatre juillet, j'étais monté droit dans "ma" chambre sous les combles. Malgré le courant d'air créé par les deux fenêtres largement ouvertes, il faisait une chaleur étouffante et j'ai mis longtemps à m'endormir, tourmenté en plus par la rage d'avoir été pris au piège des adultes.

Au milieu de la nuit, j'ai viré la couverture, ne gardant que le rugueux drap de coton sur mon corps moite et nu, et je me suis encore relevé à l’aube pour refermer les lourds volets afin que mon sommeil déjà bien perturbé ne soit pas en plus gêné par la lumière naissante.

J'étais en plein dans un cauchemar sanguinaire lorsque Pierrot a fait irruption dans ma chambre en hurlant un "Salut cousin, debout !" retentissant. Pierrot n'est absolument pas mon cousin : c'est le dernier fils du métayer de mon oncle, mais comme nous avons le même âge et que nous avons passé toute notre enfance ensemble jusqu'à ce que le déménagement de mes parents nous sépare, nous étions "les cousins". Pierrot s’est rué sur mon lit, a arraché le drap qui me recouvrait et puis est resté soudainement tout con : j'avais une formidable trique !

— Ben mon couillon... articula-t-il.

Il y eut un moment de stupeur réciproque : la dernière fois que je l'avais vu, nous avions tous deux douze ans ; j'avais à présent devant les yeux un vrai petit gars costaud et râblé dont les épaules et les biceps noueux saillaient insolemment par l'échancrure de son marcel. Une épaisse tignasse brune couronnait une bonne tête, des yeux malicieux et une bouche gourmande. Son regard étonné, dans la pénombre, parcourait également mon corps ; le changement de mon anatomie devait lui paraître aussi radical : depuis deux ans j'étais dans l'équipe de natation du lycée et je suivais un entraînement rigoureux qui m'avait métamorphosé. Inutile de préciser que j'étais pas peu fier, pour mes jeunes seize années, de mes larges épaules, de mes pectoraux puissants, de mes hanches fines et de mes jambes vigoureuses, d'autant plus admirables que j’étais blond et quasiment imberbe !

La colère née de sa bruyante et bien trop matinale indiscrétion se transforma rapidement et bizarrement, secondé par le nouvel et ô combien séduisant aspect de mon ancien camarade de jeux, en un trouble confus mais pas si inconnu ; il faut ajouter que malgré mon physique "avantageux", j’étais toujours puceau et de toutes façons toujours aussi niais ! Malgré certains fantasmes fermement entretenus sur quelques filles de mon entourage, je ne pouvais pas ignorer, à mon grand désarroi, les palpitations que m'avait parfois procurées la vision de certains de mes coéquipiers à poils dans les douches.

Et, à l'intention première et naturelle de voiler mon érection avait alors succédé promptement le vif désir qu'il puisse me mater à son aise, puisqu'il en avait pris le risque. D’ailleurs il ne se gênait pas et examinait attentivement chaque parcelle de mon corps ; les yeux toujours rivés sur moi, il recula lentement jusqu'à une des fenêtres ouvertes pour en pousser les volets clos. La lumière rentra à flots, me faisant cligner des yeux. Le temps que je m'habitue, il s'était rapproché du lit en disant :

— Fait ben chaud ici.

Et il retira son marcel. Durant les quelques secondes pendant lesquelles il avait croisé ses mains devant sa taille pour saisir le bas du marcel, l'avait remonté le long de son torse, lui avait fait passer la tête puis l'avait gardé dans sa main qui retombait, m’offrant une vue spectaculaire sur ses pectoraux carrés et comme taillés à la serpe, ses tétons sombres et le mince duvet qui courrait de son pubis jusqu'au-dessus de son nombril, je fus pris d'une incontrôlable et violente excitation et j'avais senti ma sève bouillonner inexorablement. Lorsqu'il déposa nonchalamment son marcel sur ma jambe, je ne pus rien faire d'autre, totalement désemparé, que d'éjaculer à grands jets, le corps arc-bouté de plaisir sur le matelas. J'en avais partout, jusque dans les cheveux !

Pierrot, d’abord bouche bée, se mit à rire aux éclats et entama une danse des sioux sur le tapis de la chambre ; moi, j'étais dans un état de confusion indescriptible et jamais je ne me suis senti aussi con. Je jetai un bras pour me couvrir la face en espérant que tout ceci n'était qu'un cauchemar et que je me réveille bientôt. L’autre abruti s'était carrément écroulé par terre de rire. J'ai gueulé

— Arrête !

Ça l'a stoppé net. De dessous mon bras, je l'ai vu se relever, triturer son marcel puis finalement s'avancer vers moi. Alors, avec une incroyable douceur, et comme accomplissant un geste ancestral, il a essuyé ma sève et m'a nettoyé le corps avec son marcel. J'ai poussé un grand soupir et ai murmuré :

— Salut cousin.

J’ai dégagé mon bras de dessus mes yeux et on s'est observé un moment ; puis je me suis levé, la bite encore raide et me suis planté face à lui. Je le dépassais d'une bonne tête. Son regard m'a à nouveau parcouru du haut en bas et il a conclu avec un léger sourire:

— T'es un homme maintenant.

J'ai souris aussi et lui ai répondu :

— J'ai un cadeau pour toi et j'ai l'impression que ça tombe bien.

Toujours à poil, je me suis dirigé vers ma valise sur laquelle je me suis penché, dos à Pierrot ; j’étais pas du genre pudibond mais mis à part que cela ne me déplaisait pas depuis peu qu'on voit mon corps bien musclé grâce au sport, je n'étais pas exhibitionniste pour autant. Et là, tout à coup, cela m'était une nécessité de lui montrer toute mon anatomie ; aussi ai-je largement écarté les jambes avant d'abaisser mon torse vers la valise posée au sol : Pierrot devait avoir une bien jolie vue sur ma rondelle et mes couilles rendues bien pendantes par la chaleur. J'ai farfouillé un moment avant d'extirper de mes affaires le Tshirt de mon club de natation. Quand je me suis retourné, Pierrot avait sur la braguette une main qui tentait de camoufler une bosse volumineuse tandis que l'autre épongeait la transpiration qui coulait de son front. Au moment où je lui tendais son présent, on l'appela à plusieurs reprises de dehors. Il balbutia un remerciement et s'enfuit littéralement hors de la pièce.

Je ne le vis pas de la journée car il y avait pas mal de travail à cette époque de l'année et j'en profitais pour me remettre petit à petit dans le bain de tous mes souvenirs d’enfance liés à ce lieu. J'étais naturellement de bien meilleure humeur qu'à mon arrivée...

Le lendemain matin, je me réveillai plus tôt que la veille et, après être allé pisser puis avoir fait plusieurs séries de pompes, je paressais dans mon lit en écoutant les oiseaux gazouiller et en caressant mes muscles gonflés lorsque j'entendis les pas de Pierrot dans l'escalier : je jetai promptement mon drap hors de ma couche, me mis sur le ventre les jambes écartées et enfouis ma tête sous l'oreiller. Il entra encore sans frapper mais beaucoup plus calmement et je l'entendis s'immobiliser au pied de mon lit. Je respirai profondément pour simuler le sommeil et cela du lui paraître suffisamment convaincant puisque je sentis très vite sa main se poser sur ma cheville. Tout doucement il remonta le long de mon mollet, qu'il palpa un moment, puis continua par l'intérieur de ma cuisse jusqu'à la fesse sur laquelle il s'arrêta ; les doigts s'étendirent sur elle avec une volupté qui m'électrisa, la malaxèrent puis s'aventurèrent dans ma raie moite et descendirent enfin sur mes couilles écrasées contre le matelas entre le haut de mes cuisses. Je ne pus retenir un gémissement : c'était la première fois que quelqu'un me touchait et en plus c’était Pierrot dont la vue hier m'avait si extraordinairement excité.

Je remontai la jambe pour libérer ma bite en feu qui était comprimée sous moi et dont le gland durci apparut dans l'angle formé par mon flanc et ma cuisse relevée, mais également pour offrir mon trou du cul à la caresse de mon cousin (il y avait peu de temps, et par hasard, que j'avais découvert la sensibilité de mon anus, alors qu'un jour je me branlais assis sur mon lit, les jambes repliées de chaque côté et donc le cul largement ouvert frottant contre le drap. Mon majeur bien salivé avait alors vite exploré la tendresse duveteuse de ma rondelle et j’avais déchargé comme jamais). À cause du changement de position je dus dégager mon bras qui pendit hors du lit, la main paume ouverte. Je devinai que Pierrot s'agenouillait et je sentis soudain sa bite s'encastrer entre mes doigts. Son pieu remplissait toute ma paume tant il était épais, bien que plus court que ma queue, semblait-il. J'hésitais à refermer ma main, alors qui commençait à s'y branler, pour ne pas rompre le jeu de l'Amour Endormi. Sa propre main s’était rivée sur mon cul et son meneur entreprenait de me masser le trou avec de plus en plus d'insistance. Je compris qu’il devait être aussi puceau que moi et qu’il avait autant de mal à contrôler son plaisir lorsque, à l'instant où sa bouche vint happer mon bout de gland qui dépassait et que la première phalange de son doigt pénétrait mon anus totalement dilaté, il éjacula dans ma main, en tentant désespérément de modérer le halètement rauque de sa respiration affolée. Il se calma peu à peu, dégagea sa bite et je sentis alors sa langue lécher sa sève gluante sur ma paume, étrangement, bien que j'avais largement eu de quoi être excité au plus haut point par les attouchements de Pierrot, l'idée inouïe pour moi qu'il puisse avaler sa semence déclencha le bouillonnement fatal dans mes burnes.

Mais en un quart de seconde, mon acharnement maniaque à progresser constamment surgit aussitôt et je décidai d'être "plus" qu'hier : je respirai un grand coup et retins mon souffle, essayant d'endiguer la marée. Heureusement, Pierrot qu'on hélait à nouveau sortit précipitamment, je me levai ensuite plus hâtivement encore et toujours en apnée, me dirigeai vers la fenêtre ; j'entrouvris à peine les volets, juste l'espace pour y glisser ma queue congestionnée, expirai profondément et, fier comme Artaban d’avoir gagné ces quelques secondes, donnai une pichenette à mon gland avec un grand sourire. Mon jus jaillit comme une salve de canon par l'entrebâillement et alla arroser les salades du potager, désert à cette heure.

— Merde, j'espère qu'il va pleuvoir avant qu’on les cueille !

Pierrot est parti pendant trois longs jours faire les foires avec son père. Il est rentré le samedi soir et le lendemain, dimanche radieux, ce qui devait arriver arriva. Amplement munis de provisions, nous sommes partis pour la journée. Malgré l'effort de la longue course à vélo jusqu'à la rivière puis la marche difficile pour trouver en amont ce bassin connu de nous seuls idéalement ensoleillé et isolé, et sans qu'un mot ne soit échangé, lorsque nous nous sommes enfin arrêtés, nous étions tous deux tremblant d'anxiété et d’appréhension.

Le bain dans l'eau glacée n'avait pas calmé mon cœur, qui battait la chamade. Je le voyais à nouveau nu après quatre ans mais sa juvénile virilité, même si elle me semblait pure, n'avait plus rien d’innocent à mes yeux. Son corps robuste et sec dégageait une force rustique que la grâce faunesque de son allure contredisait constamment. Pierrot avait fait une dizaine de mètres de plus pour déposer ses affaires et se déshabiller et son éloignement m'inquiéta d'abord ; nous nous sommes épiés du coin de l'œil pour vérifier notre audace potentielle et c'est en fait ensemble que nous avons passé nos pouces dans la ceinture de nos slips et que nous les avons baissés. La vue de son sexe si épais qu'il tenait presque à l'horizontal sur ses deux grosses boules, le tout émergeant d'une broussaille sombre m'assécha d'un coup le gosier, qui n'avait pourtant d'autre envie que de gober l'ensemble, et je dégringolais prestement dans l’onde. Incertains l’un de l'autre, sinon de nous-même, nous n'avons pas tenté de jouer dans l’eau comme nous le faisions alors ; il en sortit avant moi et je pus contempler ses blanches fesses presque carrées tant elles étaient musclées et la ligne de poils noirs qui émergeait de sa raie quand il escalada le surplomb rocheux.

Je le rejoignis alors qu'il se séchait vigoureusement ; il me tendit aussitôt la serviette ; dans cet échange, nos mains se touchèrent, nos regards se croisèrent enfin et ce fut la panique. Je ne sais plus qui se jeta sur l'autre, mais je me souviens parfaitement de la violence de notre embrasement. Nos corps se sont immédiatement livrés un farouche assaut, nos mains explorant passionnément l'autre, nos bouches se dévorant mutuellement, nos bassins écrasés l'un contre l'autre comprimant nos sexes en feu et comme j'étais plus grand, sa bite vint vite se loger et se branler entre mes cuisses, juste sous mes couilles, pendant que la mienne se frottait sauvagement contre son ventre si dur.

Je lui pris les fesses à pleines mains pendant qu'il me passait les bras autour du cou et nous nous roulâmes un patin d'enfer. À cause de la ferveur et de la brutalité de notre enlacement, nous ne fûmes pas longs à cracher notre jus, nos yeux si proches contemplant dans l'affolement de l'autre notre propre délire. Je ne sais ce qui m'a pris – sans doute un hommage à son premier geste envers moi – je me suis immédiatement agenouillé et j'ai léché nos spermes mélangés sur son ventre. Ma langue surprise par le goût naviguait néanmoins avec délice dans les méandres sinueux et escarpés de ses abdominaux, et lissait le duvet qui y courait.

Je descendis encore et pus enfin engloutir sa queue toujours raide. Jamais je n’avais eu quelque chose d'aussi excellent dans la bouche, totalement remplie et comblée par cette fermeté tendre. Comme je commençais à le pomper, il poussa un grand gémissement et, me prenant la tête entre ses deux larges mains, se dégagea, se baissa et m'embrassa ; sa langue, cherchant la mienne, vint partager nos saveurs. Puis il m'allongea sur le dos, m'écarta les jambes et, se mettant à quatre pattes, entreprit de lécher lui aussi son sperme à l'intérieur de mes cuisses. Je devinai que la vision de mon trou du cul largement exposé était trop tentante ! Ses lèvres humides s'y posèrent, déclenchant en moi un frisson inimaginable qui s'accentua et se prolongea lorsqu'il se mit à laper ma rondelle ; voyant que j'avais pris ma queue en main et que je me branlais, il remplaça avantageusement sa langue par un doigt qu'il s'enfonça sans peine dans mon cul et j'eus alors droit à la première fellation de ma vie.

Nous étions pris dans un tel tourbillon de désirs et submergés par une telle avidité sexuelle l'un de l'autre que tout s'est enchaîné très vite, sans réelle "préparation". Étant déjà sur le point de jouir à nouveau, je l'ai saisi par les aisselles et l'ai attiré au-dessus de moi pour l'embrasser ; tels que nous étions placés, lui remontant sur moi entre mes cuisses écartées, sa bite est venue directement frapper à mon orifice dilaté. Pas en vain et pas longtemps ! Dès qu'il m'a enculé, nous avons tout de suite lu dans nos regards étonnés que cette sensation était encore trop forte pour nous, et un quart d'heure après la première fois, nous avons joui. Pierrot en a profité pour accompagner son largage de robustes coup de boutoir dont la douleur infligée ont décuplés mon orgasme. J'ai hurlé.

Mon cri a du lui paraître si sincère et si "authentique" que déculant instantanément, il m'a chevauché et s'est empalé sur ma hampe toujours dure et gluante. Il s'est pris les fesses à pleines mains pour les écarter au maximum et, la tête renversée et se mordant les lèvres jusqu'au sang, il s’est assis sur mes couilles. Mes doigts se sont incrustés dans ses pectoraux tandis que je lui empoignais la bite en le branlant frénétiquement. Je me suis mis à le bourrer comme un malade et, je le jure, à peine une minute plus tard, notre jus jaillissant à nouveau nous a déchiré l'intérieur du sexe en nous convulsant de mal et de plaisir. Nous nous sommes écroulés et sans même nous laver, nous avons sombres illico dans un profond sommeil, voluptueusement étalés sur la roche brûlante.

Je me suis éveillé en premier et après avoir longuement contemplé Pierrot endormi, je l'ai baisé sur la bouche. Dix secondes ont suffi pour présenter à la nature complice nos érections victorieuses, le bassin a offert son eau sombre et fraîche à nos ébats purificatoires et nous avons remis ça.

Nous avons beaucoup appris pendant ces deux mois !

Quel bel été...