Mon ami julien (3)


Mon ami julien (3)
Texte paru le 2019-06-06 par Cyril81   
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Template-Books.pngSérie : Mon ami julien



Coming out


J'ai naturellement pris goût à la piscine... C'était notre seul moment d'intimité. Puis les vacances de Pâques arrivèrent rapidement. Elles commençaient, bizarrement, un jeudi ; le temps était frais et pluvieux, ce n'était pas très motivant pour la piscine. Heureusement, cet après-midi-là, Julien était seul...

Au bout de plusieurs semaines à devoir quasiment se contenter de notre sucette hebdomadaire à la piscine, nous avions évidemment une très, très grosse envie de nous retrouver plus charnellement.

L'après-midi fut torride ; Julien était surexcité, il a joui plusieurs fois sans cesser de me lutiner, j'ai joui aussi plusieurs fois pendant qu'il était en moi, nous étions tous deux en nage...

Au bout d'un moment, je l'ai presque supplié :

— Juju, repose-toi...

— T'en as assez ?

— Un peu oui... J'ai les couilles vides et un peu mal au cul...

— Excuse-moi, j'aime tellement te prendre...

— Je vois ça ! Ça me plaît aussi, mais là j'avoue, ça fait long...

— Bon alors, j'ai pitié de toi !

Et sans me laisser le temps de répondre, il me roula une grosse pelle en s'allongeant sur moi.

Nos relations intimes étaient décidément déséquilibrées : non seulement j'étais plus souvent passif, mais en plus j'en prenais pour mon grade à chaque fois !

Après une bonne douche rafraîchissante, nous nous sommes reposés un peu, et nous sommes partis au cinéma voir un film qui ne m'a pas marqué.

Ce qui m'a beaucoup plus marqué, ce sont les fuites qui ont maculé mon fond de culotte, Julien m'avait rempli comme jamais, mais maintenant j'avais du mal à tout retenir ; je peux vous dire que je serrais les fesses en marchant pour rentrer.

A notre retour, son père était là ; il était rentré plus tôt que prévu. À notre immense surprise, il nous salua d'un très sonore « Bonsoir les amoureux ! » qui nous figea. Était-ce de l'humour ? Prêchait-il le faux pour connaître le vrai ? Avait-il compris ? Visiblement, Julien se posait les mêmes questions.

Après un silence qui me parut très long, il se contenta de bégayer :

— Heu... Pourquoi dis-tu ça ?

— Je suis ton père... Je suis quasiment ta seule famille...

— Oui, je sais bien...

— Je te connais mieux que personne. J'avais de gros doutes depuis quelques temps déjà. Depuis quelques mois, j'en ai eu confirmation avec Cyril.

Hé, pensai-je, qu'est-ce que j'ai fait, moi ?

Son père, voyant ma surprise, détailla sa pensée :

— Cyril, je ne dis pas que tu le portes sur toi, mais le fait est que ton regard te trahit. Chez toi, si tu regardes aussi mon fils avec des cœurs dans les yeux, tes parents devraient se poser des questions...

— …

— Bon, je ne veux pas vous embêter, mais je préfère que les choses soient claires entre nous, c'est mieux comme ça. N'est-ce pas, Julien ?

— … Oui...

— J'étais un peu dépité quand j'ai compris... Mais c'est la vie. Les choses ne sont pas toujours comme on voudrait qu'elles soient. Je suis bien placé pour savoir qu'un bel amour est toujours trop court... Je t'aimerai toujours, mon fils.

— … Merci...

— Toi aussi Cyril, je te connais depuis longtemps, je t'apprécie.

— … Merci aussi.

— Restez sincères surtout. Une dernière chose : protégez-vous.

Je vis Julien devenir rouge cramoisi ; il protesta :

— Papa !

— Pardon, mais c'est important. N'essaie pas de me faire croire que votre relation est purement platonique... Allez, sur ce, je vous laisse tranquilles !

Nous n'avons pas traîné pour filer, car nous étions un peu confus, et en même temps soulagés par la bonne tournure des événements. Après un bref passage à la salle de bain, je rejoignis Julien dans sa chambre.

— Il est plutôt cool ton père.

— Pas le tien ?

— Peut-être pas autant. Et puis, il n'en parlerait pas. Même s'il nous surprenait en pleine action !

— C'est con. Mon père a raison, il vaut mieux dire les choses.

— Je suis bien d'accord... Dis, je peux te poser une question ?

— Autant que tu veux !

— Ok, mais tu n'es pas obligé de répondre... Quand il disait qu'un bel amour est toujours trop court... Il pensait à ta mère, non ?

— Oui... Mais je n'ai aucun souvenir d'elle. C'était un accident.

— C'est triste. Je suis vraiment désolé.

— Merci. Mais c'est pour mon père que ça a été le plus dur.

— J'imagine... Tu sais, quand je pense à nous, parfois j'ai peur aussi.

— Comment ça ?

— Ben, on est ensemble depuis quelques mois maintenant...

— Oui...

— Mon Juju, je t'aime. Vraiment.

— Moi aussi, je m'aime ! Non je déconne. Je t'aime aussi, et depuis longtemps, tu le sais.

— Oui... Et ça me donne un peu le vertige... Se dire qu'on est peut-être au début d'une longue relation...

— Tu as peur de t'engager ?

— Non... J'ai peur de te perdre.

— … Je te rassure, je n’ai pas prévu de te quitter. Ni de mourir de suite !

— Moi non plus ! Sérieux, tu comprends ce que je veux dire ?

— Bien sûr. Je ressens la même chose. Embrasse-moi.

— Nous avons passé un long moment à nous embrasser, à nous cajoler, c'était doux.



Un cadeau inattendu


Nous avons profité des jours suivants pour passer beaucoup de temps ensemble ; les vacances ont du bon ! J'étais plus souvent chez Julien que lui chez moi ; son père était à nouveau moins présent, à cause du travail ; en tout cas, c'est ce qu'il prétendait.

Les jeux vidéo nous intéressaient beaucoup moins que nos corps juvéniles... Nous faisions l'amour presque tous les jours, parfois plusieurs fois par jour. Et pour la première fois depuis le début de notre relation, nous l’avons fait en alternant les rôles : on échangeait, puis on inversait à nouveau, et ainsi de suite... C'était super ! Mais nous étions moins endurants comme ça, forcément.

Mon anniversaire tombait en plein milieu des vacances ; j'avais maintenant dix-sept ans.

C'est évidemment chez Julien que je passai le plus clair de la journée. Nous avons consacré la fin de la matinée à jouer au tennis à côté de chez nous ; il faisait encore un peu frais, mais nous avons pas mal transpiré. De retour chez lui, direction la salle de bain, pour une douche bien méritée...

…Et bien crapuleuse ! Première sodo de la journée, ça commençait bien pour mon arrière-train...

— Dis donc, Juju, c'est mon anniversaire... Je pourrais peut-être profiter de toi aussi, non ?

— Tout à l'heure... Pour l'instant, commence par profiter de ma bite ! Tu la sens bien, là ?

— Hummm.... Oui ! Vas-y, c'est boooon !

— … Han... J'ai une idée...

— Han... Quoi ?

— Installe toi sur la machine à laver !

— Mais... Elle est en train de tourner !

— Justement ! Allez viens !

Si vous n'avez jamais essayé, je vous le conseille...

Puis, nous nous sommes reposés un peu, en feuilletant distraitement quelques bandes dessinées. Évidemment, avec tous ces efforts, il commençait à faire faim. Julien avait prévu de quoi casser une petite graine.

— Je te propose des ravioles, si ça te va ?

— Pas de souci, j'aime bien, et puis tu sais, je suis pas difficile... à part les concombres et les betteraves...

— Oui, moi non plus... Pas de chance pour nous, on en avait souvent à la cantoche !

— Et sans sauce en plus, berk... Je peux t'aider ?

— Oui, prends dans le frigo la bouteille de Cerdon, on va trinquer !

— La bouteille de quoi ?

— C'est un vin pétillant, rosé et un peu sucré...

— Mais ton père est d'accord ?

— Oui... C'est à moins de 8 degrés, à peine plus qu'une bière. Et puis c'est ton anniv' !

— Bon alors, avec plaisir !

Nous avons donc trinqué avec ce pétillant, c'est sûr, on n'allait pas rouler sous la table avec, mais c'était sympa. L'apéro fut rapide, car les ravioles cuisent rapidement. Avec un peu de crème et de comté par-dessus, ça faisait un bon petit frichti.

Julien avait préparé un dessert : une appétissante charlotte aux fraises.

— Je l'ai préparée hier soir, avec des fraises du jardin de ma grand-mère.

— C'est gentil. C'est déjà la saison des fraises ?

— Avec l'hiver doux qu'on a eu, oui... Et puis ma grand-mère a la main verte.

— Ça a l'air bon, en tout cas. C'est quoi les petites cerises jaunes dessus ?

— C'est des fruits exotiques, ça s'appelle « l'amour en cage ».

— Heu... C'est un message subliminal ?

— Non, non, je te rassure !

La charlotte était très réussie et nous nous sommes régalés ; aujourd'hui encore, c'est un dessert qui me fait toujours penser à Julien, une madeleine de Proust en quelque sorte. Nous l'avons accompagnée avec le vin pétillant.

Nous sommes allés bavarder au salon, en finissant la bouteille. Je n'avais pas trop l'habitude, alors j'étais déjà un peu guilleret, et je crois bien que lui aussi (il nous en fallait peu !), ce qui nous rendait encore plus tactiles que d'habitude.

— Je te préviens, j'ai plusieurs cadeaux pour toi...

— Heu... Ne dis rien, petit copieur, je crois connaître le premier...

— Ah oui ?

— Je crois que c'est toi.

— Gagné ! C'est pour emporter ou pour consommer de suite ?

— De suite !

Et nous nous sommes aussitôt rués l'un sur l'autre, dans un déluge de baisers et de caresses... Puis nous sommes partis en sucettes, couchés sur le flanc, tête-bêche... J'étais fou de sa belle tige épaisse et fièrement redressée, qui décrivait un arc de cercle parfait...

Ça n'a pas manqué, il a eu envie de me la mettre, et je me suis retrouvé penché sur l'accoudoir, et lui derrière moi. Au bout d'un (long) moment, je lui lançai :

— Dis Juju, tu m'as déjà baisé dans ta chambre, la salle de bain, le cellier, et maintenant le salon... On aura bientôt fait le tour de l'appart' !

— J'y avais pas pensé, mais j'aime bien l'idée ! On ira dans la cuisine la prochaine fois !

— Heu... En attendant, j'aimerais bien consommer mon cadeau, si tu vois ce que je veux dire...

— Tout de suite, chef !

Et nous avons donc inversé, j'ai eu un peu de mal à rentrer, il était toujours très serré, ce qui m'excitait beaucoup... Comme je risquais de jouir, je me suis retiré, et il m'a enfilé à nouveau, debout, en me poussant vers la cuisine. Bon, ben ça n'aura pas traîné ! Puis nous avons rapatrié la chambre, c'était quand même plus confortable. Il a joui en moi, je l'ai pris à nouveau, et à mon tour, je l'ai rempli... Que c'était bon de fusionner ainsi l'un avec l'autre !

Nous n'avons pas tardé à nous doucher et à nous rhabiller, au cas où son père rentrerait tôt...

Julien sortit de sous son lit une petit paquet cadeau qu'il me tendit.

— Joyeux anniversaire, mon p'tit loup.

Je m'empressai de déballer le paquet ; il contenait un petit écrin, et à l'intérieur, un petit pendentif en argent, représentant un bélier et un sagittaire, nos deux signes du zodiaque. Je le passai aussitôt autour de mon cou.

— Merci Juju... C'est mignon...

— Attends, il y a un dernier cadeau...

— Ah ?

— Oui... Enfin, si tu acceptes, bien sûr... Voilà, cet été avec mon père, on part trois semaines à Hyères, comme souvent. Ça serait super si tu venais avec nous, même juste une semaine...

Et comment ! Je n'imaginais pas passer plusieurs semaines sans lui. Mais j'étais surpris, et je ne savais pas trop comment présenter ce projet à mes parents. Il devina ma pensée, et me rassura de suite :

— J'en ai déjà parlé à mon père, il est d'accord, et puis il sera pas très loin, ça devrait rassurer tes parents.

— Cool ! Heu... Va falloir que je leur demande... Contrairement à ton père, ils ne sont pas au courant pour nous...

— Pas besoin de leur dire, et puis au pire, ça les mettra sur la voie, en douceur !

— Heu... oui sûrement...

— T'inquiètes pas pour ça... Ce qui compte, c'est qu'on sera ensemble, ça va être bien...

— J'en doute pas !

— Alors ?

— Alors oui !

Pour une surprise, c'en était une ! J'étais très excité, et en même temps, un peu hésitant sur la manière dont j'allais soumettre l'idée à mes parents... J'avais encore du mal à couper le cordon !

Je n'ai pas osé aborder le sujet le soir même avec eux ; après tout, ce n'était pas le moment : on célébrait mon anniversaire (deuxième gâteau et deuxième bouteille de la journée!). J'ai attendu encore quelques jours, le temps de laisser passer les fêtes de Pâques, avant de leur demander.

Comme je m'y attendais, mon père ne fut pas très loquace ni curieux ; c'est plutôt ma mère qui s'inquiétait d'un tas de trucs. Mais bon, peu importe : j'avais leur accord. Je partirai donc comme d'habitude avec eux et mon frangin, en juillet à la montagne, puis j'irai rejoindre Julien une semaine début août.

Mes parents avaient tout de même posé une condition : que j'obtienne la moyenne aux épreuves anticipées du bac de français, qui avaient lieu à la fin de la première. Vu le bon niveau que j'avais retrouvé depuis l'entrée au lycée, ce ne serait qu'une simple formalité.

C'est donc le cœur léger que Julien et moi avons terminé ces vacances de Pâques...

A suivre…