Mon ami julien (5)


Mon ami julien (5)
Texte paru le 2019-07-01 par Cyril81   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur

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En terminale


La rentrée en terminale arriva rapidement. Nous avions un nouveau : Sylvain, transfuge d'une autre classe. Qui, comme par hasard, semblait avoir la même orientation que moi. Sauf que lui ça se voyait un peu, à ses manières très douces surtout, et aussi au fait qu'il traînait toujours avec quelques filles à p... qui le suivaient comme des canetons suivent leur mère. Les mecs en revanche, semblaient l'éviter ; ou plutôt, c'était lui qui ne cherchait pas notre compagnie.

Bien sûr, ça jasait parfois sur son compte, mais rien de bien méchant. Il faut dire qu'il avait une carrure dissuasive. C'était un solide gaillard de près de deux mètres, costaud, mais sans être gros. Le contraste était saisissant entre cette masse impressionnante, et sa douceur de caractère qui se reflétait, curieusement, sur ses traits encore poupons.

N'allez pas croire cependant que j'en pinçais pour lui : il n'était certes pas laid, c'était un grand blond plutôt avenant, cheveux courts, petites lunettes d'enfant sage, et apparemment imberbe. Malgré tout, il n'était pas mon genre, et je n'étais peut-être pas le sien non plus. Je préférais les mecs de mon gabarit... Le fait que Julien soit plus petit que moi m'arrangeait bien !

Sylvain était toujours calme et peu loquace, mais petit à petit, je me suis rapproché de lui. Discrètement, car mes camarades me croyaient hétéro, et je ne cherchais pas à les détromper. Pour une fois que je me sentais parfaitement intégré...

Il était le seul gars de ma classe à connaître mon orientation. C'est lui qui a guidé mes premières sorties dans le « milieu » gay. Ou plutôt, lesbien : il allait parfois dans une boîte pour les filles, mais qui acceptait aussi les garçons (avec modération). Julien m'accompagnait bien sûr, pour lui aussi c'était nouveau. J'aimais bien cette ambiance un peu mixte (bref, presque « normale »), mais ouverte : on pouvait enfin se galocher en public, sans risque.

Notre petite bande était complétée par Nicolas, un mec de notre lycée lui aussi, mais en terminale scientifique. Un mec bien dans mes goûts (et pas que dans les miens, je pense !). Je l'avais souvent maté, mais je ne savais pas qu'il était gay. Il avait ma taille, svelte mais sans être trop mince contrairement à moi, un blond vénitien, un superbe regard vert d'eau, mais surtout une belle gueule souvent illuminée par un sublime sourire, et une bouche à pipes... Je préfère les bruns, mais là,, j'aurais bien fait une exception ! J'ai tout de même eu la chance de pouvoir l'embrasser (trop rapidement !) pour mon 18ème anniversaire.

Bref, cette année de terminale fut l'occasion de commencer à assumer en douceur mon orientation. Sexuellement, évidemment c'était très intense, mais toujours avec mon beau p'tit Julien ! Je vous passe les détails, nous n'en étions plus au temps des découvertes... Mais plutôt à la phase entraînement intensif...

Un revenant


Notre dernière année de lycée fut marquée, à la fin de l'hiver, par l'irruption de Maxence dans la vie de Julien, et par ricochet, dans la mienne. C'était le demi-frère de Julien, mais ils ne s'étaient pas vus depuis des années. Il venait d'emménager dans notre ville, pour son boulot.

Leur mère avait eu Maxence d'un premier mariage, presque arrangé, avec un type bien sous tous rapports comme on dit, mais qu'elle n'avait jamais aimé.

Je demandai à Julien :

— Mais alors, pourquoi elle s'est mariée avec lui ?

— Elle était jeune et influençable, elle s'est pliée à la volonté de ma grand-mère.

— Elle pouvait pas l'envoyer bouler ?

—Tu connais pas ma grand-mère ! D'ailleurs, si cette vieille sorcière vit assez longtemps pour savoir que je suis pédé, ça va swinguer !

—J'imagine...

—Ouais... Enfin bref, ma mère a quitté son premier mari, mais ma grand-mère n'a jamais accepté ça. Pour elle, seul compte le premier mari et Maxence, elle leur trouve toutes les qualités, et à mon père et moi tous les défauts. À ses yeux, je ne suis qu'un bâtard !

J'étais abasourdi qu'une mentalité aussi arriérée puisse exister encore. Julien enfonça le clou :

— Quand ma mère est morte, la vieille nous a tenus pour responsables, mon père et moi.

— Et pourquoi ça ?

— Elle a eu son accident en venant me chercher à la crèche. C'était mon père qui s'en chargeait d'habitude, mais ce jour-là, il a eu un empêchement.

— C'est débile ! Et ton grand-père ? Il en dit quoi ?

— Lui ? Il est gentil, mais c'est un faible. Hétéro, mais qui rampe devant sa femme. Il vient me voir une ou deux fois par an, en cachette ! Tu te rends compte ? Et mon oncle (le père d'Emilie), il est pareil, c'est la vieille qui le commande.

Je n'en revenais pas que des rancœurs aussi absurdes puisse macérer aussi longtemps. Et du coup, j'appréciais d'autant plus ma famille. Je comprenais mieux aussi pourquoi Julien était si désireux de s'attacher, tant à Émilie, qu'au revenant Maxence.

Julien était tout content de retrouver comme un grand frère, mais de mon côté, sans oser lui dire, je n'aimais pas trop Maxence. Je le trouvais trop centré sur sa personne, prétentieux, et surtout, faux. Le genre de mec qui, pour plaire, à l'adolescence, s'est construit un personnage de composition, comme un masque, de mec « cool », tout en dissimulant sa vraie nature.

Avec nous, c'était pire : j'avais l'impression qu'il nous voyait comme des gamins (ce que nous étions encore, par rapport à lui), en feignant de s'intéresser à nous. Pour une fois, Julien était plus naïf que moi... J'avais un mauvais ressenti.

Trahison


Julien et moi avons eu la satisfaction d'obtenir notre bac avec mention. Nous n'avions donc pas de souci à nous faire pour nous inscrire dans le cursus universitaire de notre choix. Pour fêter cela, nous sommes montés quelques jours à Paris ; c'était la première fois qu'on partait seuls tous les deux, en amoureux.

J'étais tout excité d'entrer à la fac (ça, c'est parce que j'ignorais encore la nullité navrante de notre système universitaire, dans les premières années du moins). J'y retrouvais avec plaisir quelques camarades de lycée ; au moins je n'étais pas seul parmi cette nuée d'inconnus.

C'est pourtant dans ces premiers jours de septembre que tout a recommencé à déconner. Je pensais naïvement qu'être amoureux me rendait plus fort, comme si cela pouvait me protéger de certaines conneries.

J'avais passé un dimanche après-midi avec Julien, puis comme il était absent ce soir-là, j'ai accepté de rendre visite à Maxence qui voulait me refourguer son ancienne console de jeux. Enfin, c'était surtout un prétexte pour m'attirer chez lui.

Il m'accueillit chaleureusement, en posant pas mal de questions, mais je me doutais qu'il se moquait royalement des réponses. Il me proposa un verre que je refusai de prime abord, mais que je finis par accepter devant son insistance, surtout pour l'accompagner. Pour un verre, c'était presque un vase ! Je me suis forcé à finir par politesse, et pour ne pas avoir l'air d'une mauviette, mais n'ayant pas tellement l'habitude de l'alcool fort, ça commençait à me tourner un peu. Surtout qu'à cette heure-là (un peu avant 18h), j'étais évidemment à jeûn.

Il m'emmena dans la chambre, mais au lieu d'allumer la console, il a mis en route une cassette porno. C'était du porno hétéro, vous comprendrez que ça m'intéressait peu ! Et puis, à cette époque, c'était trop trash pour moi.

Je lui en fis la remarque :

— Ton truc d'hétéro, tu sais, ça risque pas de m'exciter.

— Moi si. Mais branle-toi si tu veux, ça t'aidera peut-être !

— Pas devant toi...

— Tu t'es jamais branlé avec des potes ? À part Julien ?

— Pas beaucoup...

Il insista lourdement pour qu'on se masturbe en matant la vidéo, et j'ai fini par accepter. Timidement, j'ai sorti ma bite, j'avais un peu honte car c'était le calme plat dans mon slip. Ma honte est devenue exponentielle quand il a sorti la sienne, à moitié bandée déjà, et qu'il a commencé à la toucher et à durcir encore, on aurait dit un très gros boudin... Mes 16 ou 17 cm plutôt fins faisaient pâle figure à côté. J'essayais de ne pas la regarder trop ostensiblement, mais il ne pouvait ignorer que je le matais. Ce n'était cependant rien de plus que de la curiosité.

Je n'arrivais toujours pas à bander, sa présence me bloquait. Physiquement, il ne me plaisait pas du tout, il était bien plus grand et massif que Julien et moi, pas trop velu mais déjà trop à mon goût, et surtout sa tête ne me revenait décidément pas.

Il posa sa main sur ma cuisse, j'ai voulu le repousser, mais il ne l'a enlevée que pour mieux empoigner mes couilles qu'il a commencé à malaxer.

— Arrête, s'il te plais, j'aime pas du tout ça.

— Ok, je vais te branler alors.

— Non, j'ai pas envie. Et puis, je peux le faire moi-même, tu sais !

Il ne tint pas compte de ma remarque, et commença à me tripoter, mais je ne bandais toujours pas, ou si peu. Puis il a pris ma main, et l'a posée sur sa grosse queue ; il utilisait ma main pour se branler.

— Max, arrête...

— T'es pédé, tu aimes ça, forcément !

— Je sais pas... Juju va être furieux...

— Personne ne va lui dire ! Sauf si tu continues à faire ta mijaurée, parce que là, j'irai lui dire que c'est toi qui m’as séduit !

— Il ne te croira pas.

— Tu veux tenter ?

— Non...

— Bon, alors arrête de penser à lui, et laisse-toi faire... Je te veux et je t'aurai !

J'aurais dû foutre le camp sans tarder, au lieu de ça, je n'ai pas réagi. Il avait cerné mes faiblesses : manque de confiance en moi, complexes physiques, terrible difficulté à dire « non », et jusqu'à une forme de détachement vis-à-vis de mon propre corps. J'ai d'ailleurs gardé un souvenir très parcellaire de la suite.

Je me souviens vaguement de lui, allongé sur moi et m'embrassant. Je tentais d'éviter ces lèvres bouffies, j'étouffais presque sous ce corps lourd.

Je ne sais même plus comment je me suis retrouvé avec sa bite en bouche. J'ai une vague réminiscence de lui, allongé sur le dos, qui me tenait la tête fermement.

Plus tard, il m'a fait mettre tête-bêche comme pour un 69, mais c'était pour mieux me doigter. Julien m'avait déjà baisé juste avant... Maxence s'en est rendu compte... C'est ce qui a dû l'encourager à me lécher la rondelle.

Dans l'espoir d'échapper à l'enculade qui se profilait, j'ai essayé de le faire juter en le suçant avec une ardeur décuplée. C'était peine perdue : ils sont endurants dans la famille. Il m'a fait asseoir à califourchon sur lui, j'espérais naïvement que sa bite énorme serait trop large pour rentrer.

Putain, qu'elle m'a fait mal ! Parfois avec Julien, on se faisait mal par maladresse, c'était vif mais fugace, comme une allumette qu'on craque. Là pas du tout, c'était une douleur qui enflait, il me déchirait le cul. Je me suis débattu, et il a déculé. Ça ne lui a pas plu, alors il m'a mis sur le dos, mes jambes fermement tenues sur ses épaules, et il a commencé à me baiser sans ménagement. Il y prenait un plaisir sadique. J'ai peut-être perdu connaissance, peut-être pas, à partir de là, je sais juste que ça a duré longtemps.

Vers la fin, il m'a emmené à la douche pour se rafraîchir, et il m'a branlé tout en continuant à me baiser. C'est peut-être le seul moment où j'ai eu un peu de plaisir. Mais je l'ai payé cher, car après avoir joui, mon orifice s'est contracté, refermé, et la pénétration est redevenue un supplice. Il s'en foutait complètement, et il ne s'est pas pressé. Nouveau trou de mémoire.

Quand j'ai repris mes esprits, il était allongé sur mon dos après avoir joui, sans rien dire. Moi non plus d'ailleurs, j'avais trop honte pour dire ou faire quoi que ce soit. Puis, il a vu l'heure : bientôt 21h. J'avais donc passé près de trois heures, apéro compris, dans ce traquenard. Il devait se préparer pour rejoindre des potes à lui, il était en retard, du coup il m'a foutu dehors sans même me laisser le temps de prendre une douche.

Arrivé dans la rue, j'ai réalisé qu'il m'avait baisé sans capote, je sentais son sperme couler sous mon jeans, le long de mes cuisses. J'avais le goût du sel sur les lèvres. Je me suis assis dans un petit parc, et j'y suis resté jusqu'à minuit, en versant des larmes de honte et de rage mêlées.

J'avais envoyé un sms à ma mère (avec mon premier téléphone reçu quelques mois plus tôt) pour la prévenir que je rentrerai tard. À mon grand soulagement, tout le monde dormait quand je suis rentré. Je me suis couché aussitôt. J'ai passé le lundi matin à me laver encore et encore, et séchant tous les cours ce jour-là.

C'était le début de la longue agonie de ma relation avec Julien…

A suivre…