Mon ami julien (6)


Mon ami julien (6)
Texte paru le 2019-08-08 par Cyril81   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur

MM.jpg/ MMM.jpg/ MMM.jpg

Cet auteur vous présente 7 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 2271 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Cyril81.


Template-Books.pngSérie : Mon ami julien



Soupe à la grimace


J'avais terriblement honte ; je me sentais indigne de Julien, et j'imaginais sans peine sa déception. Le pire, c'est que je n'avais même pas voulu le tromper ! Et si j'avais voulu, j'aurais préféré être actif, pour changer ! Et sûrement pas avec Maxence, vu l'aversion qu'il m'inspirait, et sa parenté avec Julien.

Si au moins, j'avais pris mon pied ! Mais non. Comme je m'étais crispé dans une forme de résistance passive (c'est le cas de le dire !), j'avais ressenti beaucoup moins de plaisir que de douleur... et j'avais maintenant le trou à vif. Le simple ruissellement de l'eau tiède provoquait une sensation de vive brûlure.

En plus de cela, mon intimité était très élargie, ce que mon compagnon allait forcément remarquer... Et comme Maxence n'avait pas mis de capote, j'avais décidé de faire les tests ; en attendant, je ne voulais pas faire prendre de risque à Julien.

Pas le choix : je devais lui dire. L'alternative aurait été de rester abstinents durant peut-être un mois et demi ; c'était mission impossible. Après quelques jours d'hésitation, j'ai donc avoué ma faute, sans divulguer l'identité de l'autre mec, car je ne voulais pas brouiller Julien avec son demi-frère. Il a mis longtemps à réaliser que je ne plaisantais pas : il était sous le choc. Après, j'ai vu monter en lui le dégoût et la colère.

Bizarrement, il a eu besoin de me baiser, comme pour marquer son territoire. C'était une baise mécanique, sans désir, comme si j'étais une pute. Il n'a pas cherché à être doux, au contraire ; il ressortait régulièrement pour mieux me pénétrer à nouveau. Mon orifice n'avait pas encore cicatrisé ; ce n'était pas très agréable pour moi, mais ce n'était pas le moment non plus de lui refuser quoi que ce soit.

Après ça, il m'a demandé de partir, il voulait être seul. Il avait besoin de discuter avec quelqu'un d'autre ; Nicolas a accepté de l'accompagner dans une boîte gay du centre-ville. Là, je dois dire que j'ai flippé : j'imaginais déjà mon Juju finir la nuit avec un autre garçon, et cette idée me tordait le ventre.

Heureusement, Nico a été vraiment un chic type : sans lui, mon Julien se serait jeté dans les bras du premier beau mec venu, comme ce grand et bel éphèbe châtain qui lui avait tapé dans l'œil, et avec qui il avait sympathisé. Nico l'en a dissuadé, ainsi que me l'a rapporté Julien :

« Soit tu ne pardonnes pas et tu le largues, et alors là ok, vas-y, baise avec qui tu veux ! Sois-tu restes avec Cyril, mais dans ce cas, ne fais pas ça, pas maintenant. Plus tard, peut-être, si tu en ressens vraiment l'envie, mais pas pour te venger. Ne rajoute pas du mal au mal ».

Merci Nico ! Sans toi, ma relation avec Julien se serait peut-être arrêtée là. J'en ai quand même été quitte pour plusieurs semaines de soupe à la grimace.

Cela dit, les petites lèvres boudeuses de Julien lui donnaient aussi un certain charme !

Un bref répit


Vers la fin de l'automne, notre relation avait fini par retrouver son cours presque normal.

Julien avait organisé une petite fête pour son 18ème anniversaire, tout s'était bien passé. Puis, pour la première fois, et la seule, nous avons passé le réveillon du Nouvel An tous les deux, en amoureux. Nous avions réservé un petit appartement dans une résidence hôtelière d'affaires. Je me souviens du sourire appuyé du réceptionniste quand nous sommes arrivés... Après avoir réveillonné et à peine entamé une bouteille de champagne, ce fut le début de la fête du slip... Heureusement que la résidence était presque vide à cette période...

Julien était survolté. Après les sommations d'usage (si je peux dire... j'ai sucé un moment), il m'a pris dans tous les sens, en levrette, sur le dos, en ciseaux, ou moi sur le lit et lui debout (hummm, comme je l'aime celle-ci !) ... Allongé sur moi aussi, pour se reposer... Ben oui, il était endurant... Comme il ne voulait pas que je jouisse, il m'empêchait de me tripoter en même temps...

Je la sentais bien, d'autant plus qu'on avait peu baisé à l'automne, du coup j'étais à nouveau serré... Il était vraiment en forme, au point qu'il devait parfois me museler avec sa main quand je faisais trop de bruit. Je crois que ce soir-là, il a battu son record d'endurance. Pas loin d'une heure et demie, et je ne compte pas les préliminaires ! Bon, à la fin, je la sentais moins, ça rentrait tout seul. Il a enfin fini par jouir, j'en étais presque soulagé.

Après un petit repos bien mérité, c'était à son tour de faire le passif. Je n'ai pas voulu qu'il me suce trop longtemps, car je voulais profiter au maximum de l'occasion. Je l'ai laissé s'empaler sur moi, puis je l'ai pris en levrette car j'aime bien les sensations dans cette position, mais très vite je l'ai mis sur le dos, pour le voir de face en même temps. C'est tellement excitant ! Il avait encore la force de se branler. Infatigable ! Moi par contre... Je n'avais pas son endurance... Après un gros quart d'heure, j'ai envoyé la purée... Et encore, je m'étais retenu... C'était bon... Dommage qu'il ne s'offrait pas plus souvent.

On a commencé à mater un film, un petit verre à la main, jusqu'à minuit. Après les vœux d'usage, on s'est bien bécotés... Il avait encore envie de me prendre. Et hop ! C'était reparti pour un tour ! C'était toujours aussi bon, même si cette fois-ci, j'étais bien ouvert. Sa performance fut plus courte, mais encore très honorable... Moi je n'en pouvais plus.

Je garde un souvenir un brin nostalgique de cette soirée...

Démasqué


Pour autant, Maxence continuait à me tourner autour. J'essayais de l'éviter, je n'allais pas chez Julien quand Max y était aussi. Malgré tout, on se croisait quand même parfois, et il en profitait toujours pour faire des allusions graveleuses, m'effleurer en douce, ou même me proposer de passer chez lui, ce que je refusais évidemment, poliment car Juju n'était jamais loin ; il n'aurait pas compris que je m'emporte contre Max.

Au cours de l'hiver, comme je me refusais toujours à lui, Maxence est allé raconter à Julien un tas de conneries... Soi-disant, il prétendait connaître des types qui m'avaient baisé... que je faisais des plans à plusieurs... Quel enfoiré, ce type ! Bien sûr, il se proposait de retirer ses accusations, si je cédais à ses demandes... Il n'avait pas de copine en ce moment, et il comptait sur moi pour le vider en mode régulier. J'étais outré ! Il me prenait pour sa pute, ce con !

J'ai donc décidé de dire toute la vérité à Julien... au risque qu'il nous éjecte tous les deux, Max et moi. Ou qu'il refuse de me croire. Comment imaginer en effet que son propre demi-frère ait pu faire cela ? Après cette révélation, il a demandé à Maxence de s'expliquer. Ce dernier s'est défendu en affirmant que je voulais me venger, car je l'avais dragué sans succès, et qu'il avait refusé de me baiser (il a osé !). J'ai failli m'étrangler quand Julien m'a rapporté ces propos.

Je lui ai répondu :

— T'as déjà vu la bite de Max récemment ?

— Non ?

— Moi si ! Et je peux le prouver. Il a un gros grain de beauté au milieu, et il porte à droite. Et elle est vraiment très large, pas besoin de plusieurs mecs pour m'élargir. Vérifie toi-même si tu veux ! Tu crois que je saurais tout ça, si je ne l’avais pas vue de près ?

— Ok, ok... Mais qu'est-ce qui me prouve que t'étais pas d'accord ?

— Tu crois que je t'aurais dévoilé son nom si j'avais eu le choix ? Je le fais seulement parce que je refuse de coucher avec lui. Je n’en ai jamais eu envie !

— Je sais plus qui croire...

— Juju, tu me connais sûrement plus que lui. Tu sais bien que je suis du genre sincère, parfois même naïf, mais sûrement pas rancunier ou vengeur !

— Oui, ça je sais... Bon ok, je te crois... Mais c'est flippant du coup, ça veut dire qu'avec un peu d'alcool, n'importe quel bourrin un peu insistant peut t'avoir...

— Je serai plus méfiant maintenant. Promis !

Cette fois-ci, Maxence était démasqué, mais Julien était reparti pour quelques semaines de bouderies... Il faut dire qu'il était déçu, et triste aussi de devoir écarter son demi-frère qu'il connaissait à peine.

Un partout


Toute cette embrouille avait fini par détourner un peu Julien de sa vertu... Il avait gardé le numéro du beau mec rencontré le soir où il était en boîte avec Nicolas. Il a appelé le garçon en question, et ils se sont retrouvés au même endroit. Et fatalement, ils ont terminé la nuit ensemble. Je ne connais pas les détails, et je m'en passe, mais je l'ai su assez rapidement.

N'étant pas d'un naturel jaloux, et pour avoir croisé le mec ultérieurement, je dois reconnaître que Julien avait eu bon goût. Mais bon, je n'étais pas ravi de la chose. Surtout que, du peu que je sais, ils avaient été versatiles tous les deux. Et dire qu'avec moi, Julien était si rarement passif ! C'était frustrant.

Quelques semaines plus tard, au printemps, juste avant les partiels, c'était à mon tour de faire un (petit) écart (on mettra ça sur le compte du stress !).

Alors que je longeais le terrain de sport de la fac, j'ai été bousculé par un petit mec, je l'avais déjà souvent maté. On avait à peu près la même taille, et à peu près le même âge, mais il avait l'air vraiment très jeune. Un joli petit blond (je fais parfois des exceptions !), les cheveux raides courts, un beau regard un brin vicieux et rebelle, et un sourire engageant...

Je lui fis remarquer :

— Fais gaffe, tu contrôles pas tes mouvements.

Et lui, discrètement, il me répondit, en désignant son entrejambe :

— C'est ça que je ne contrôle pas...

Je me suis senti rougir comme une tomate. J'ai juste bredouillé un truc du genre :

— Comment tu sais que...

— Je le sais. Tu me mates tout le temps.

Je pensai : « Mince, je suis si peu discret ! Faudra que je fasse gaffe ».

Sans attendre ma réponse, il me fit signe de le suivre. Arrivé aux toilettes les plus proches, il me demanda de l'attendre quelques instants, le temps de pisser. Il n'y avait personne, il en profita pour se rincer la bite, vite fait. Je n'avais plus aucun doute sur ses intentions, mais je suis resté planté là, je crois que j'en avais envie.

Il a ouvert quelques portes, histoire de choisir le lieu le plus propre, et il m'a juste dit :

— Ici, c'est bien... Viens... Suce-moi.

J'ai obéi, même si j'avais un peu peur qu'on se fasse choper. Je me suis agenouillé, il avait déjà ouvert son jean, j'ai commencé à lécher ses boules et sa bite, et puis très vite, je l'ai prise en bouche. Je l'ai sucé avec gourmandise, il était vraiment joli garçon, et il prenait son pied visiblement. Moi aussi, je bandais dur, il a fallu que je sorte ma bite pour me branler.

J'ai lâché sa bite quand je l'ai senti venir, il a giclé sur mon menton, mon cou, ça coulait sur mon Tee-shirt...

Il m'a juste dit :

— Merci... A la prochaine !

Et il est reparti... Je me suis fini à la main, et je suis ressorti à mon tour, en prenant soin de m'essuyer convenablement.

C'était imprévu, mais j'avais aimé, et je culpabilisais moins... Je n'irai pas jusqu'à dire que "sucer n'est pas tromper", mais cela me paraissait moins grave, et cette fois-ci au moins, j"avais été parfaitement consentant.

Fin de partie


Après les partiels et la fin des cours, Julien avait commencé un stage dans une autre ville, du coup il louait un petit studio là-bas, et de mon côté, j'avais prévu de travailler une bonne partie de l'été. On se voyait donc beaucoup moins. Peut-être aussi qu'on en ressentait moins le besoin. Il manquait un ciment à notre couple (autre que le sexe). Comme l'a écrit Saint-Exupéry, « aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction ».

Bref, notre relation n'a pas passé l'été. C'est Julien qui a pris l'initiative d'arrêter... Les relations à distance, ce n'était pas pour lui. Ce qui ne nous empêchait pas de continuer à baiser à chaque fois qu'on se voyait, ou au moins de se sucer. Puis j'ai sombré assez vite dans une profonde dépression, pour des raisons variées qui allaient bien au-delà d'un simple chagrin d'amour. Je m'en suis heureusement sorti au bout d'un an, mais entre-temps, nous nous étions perdus de vue, encore une fois.

Mais il doit exister un lien invisible entre nous : nous avons été à nouveau réunis dans la même ville, lors de notre dernière année de fac. Il avait un nouveau mec, mais plutôt actif, comme lui... Sans surprise, on a fini au lit, et j'ai encore hérité du rôle du passif, mais cette fois-ci, j'en avais deux pour le prix d'un ! Je n'avais jamais fait de trio avant, mais j'ai adoré ça... Sucer et me faire prendre en même temps, miam ! Nous avons quand même tenté toutes les combinaisons possibles, c'était bon... Sauf la double pénétration, je n'ai pas réussi...

Notre amitié est redevenue plus distante, et platonique, à la fin de nos études, lorsque j'ai rencontré mon compagnon actuel... Versatile, ce qui me convient parfaitement. Mais c'est une autre histoire...

Fin