Mon cousin Romain (03)


Mon cousin Romain (03)
Texte paru le 2018-02-05 par ‎Julien Nancy   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MM.jpg/ M.jpg/ M.jpg

Cet auteur vous présente 62 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 9171 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. ‎Julien Nancy.


Template-Books.pngSérie : Mon cousin Romain

Il était midi et je frappai à la porte de la chambre de mon frère Henri pour le réveiller. Romain était dans mon dos, les bras sur mes épaules.

— Je suis déjà en bas, cria Henri. Vous avez fait tellement de bruit.

Romain et moi échangeâmes un regard effrayé. Henri aurait-il pu nous entendre faire l’amour ? Nous dévalâmes l’escalier jusqu’au salon où mon petit frère regardait la télé.

— Comment ça on a fait du bruit ? lui demandai-je..

Henri se tourna vers nous, un large sourire aux lèvres. Cela suffit à nous faire comprendre qu’il avait effectivement surpris nos ébats, tout du moins le son, à défaut d’avoir l’image. Il ne subsista aucun doute lorsqu’il ouvrit la bouche :

— Mais ne vous inquiétez pas, je garderai ça pour moi. Mais mes cochons, vous avez eu l’air de prendre un sacré pied.

À cet instant précis, la porte d’entrée s’ouvrit et je vis ma mère entrer, les bras chargés de sacs, suivie de ma tante, mon père et mon oncle.

— Coucou les garçons, lança ma mère en déposant ses achats dans la cuisine.

— Bonjour maman, fit mon frère.

— Tu es levé, Henri ? Tu es tombé du lit ? fit-elle en rigolant. Et vous Romain et Julien, vous ne vous êtes pas ennuyés ?

— Aucun risque qu’ils ne s’ennuient, fit mon frère à voix basse non loin de mon oreille.

Le déjeuner fut vite englouti, plutôt léger, en prévision des ripailles du soir et à la fin du repas, mon frère Henri interrogea ma mère :

— Pourquoi est-ce que Romain dort avec Julien ? Nous avons finalement la même différence d’âge, Romain et moi, que Julien et Romain.

— C’est vrai, ça, fit mon père. Mais dis-moi Henri, tu ne serais pas un peu jaloux ?

— Pas du tout, répondit Henri, mais j’ai un peu l’impression d’être à l’écart. Puis regardant Romain droit dans les yeux et esquissant un magnifique sourire d’ange, il ajouta : je suis sûr que nous avons les mêmes centres d’intérêt.

Je faillis avaler mon café de travers. Cela ressemblait ni plus ni moins à une invitation. Mon frère de 18 ans était en train de nous expliquer qu’il voulait se taper Romain.

— Et bien, ce soir, Romain, si tu le souhaites, tu n’auras qu’à dormir chez Henri, fit ma mère. Cela ne t’ennuie pas, Julien ?

— Voilà, ajouta mon père, vous n’avez qu’à faire un soir chez l’un, un soir chez l’autre.

Le reste de la journée se déroula comme une veille de Noel classique : après-midi en famille à faire des jeux, puis réveillon et ce n’est que vers une heure du matin que chacun regagna sa chambre. Romain vint chercher son matelas et quelques affaires dans ma chambre et me glissa à l’oreille :

— T’inquiète, je reviens demain.

Puis il m’embrassa à pleine bouche. J’étais quand même un peu fâché par le culot avec lequel mon frère venait de me piquer mon mec mais, bon, finalement, je me dis que si nous n’avions pas fait tant de bruit, nous n’en serions pas là. Une fois seul dans ma chambre, je collai mon oreille contre la cloison pour tenter de distinguer ce qui se passait dans la chambre voisine. J’entendis la douche couler. Qui prenait donc sa douche ? Henri ? Romain ? Les deux ensemble ? J’eus la réponse lorsque je pus distinguer clairement une deuxième douche couler deux minutes après que la première s’était arrêtée. Bon, me dis-je, au moins, ils n’ont pas pris la douche ensemble. Peut-être ne vont-ils rien faire ? C’est peut-être juste un plan de mon frère pour m’embêter. Et Romain, sans doute n’osera-t-il pas me faire ça à moi ?

Lorsque la deuxième douche fut finie, j’entendis comme une conversation mais impossible de distinguer ce qui pouvait se dire. Je pus simplement entendre que les voix devenaient des murmures. Puis, plus rien. Au bout de quelques minutes, le son refit surface et là, aucun doute n’était permis : j’entendais un de mes deux voisins qui soupirait mais impossible de savoir lequel jusqu’à ce que les soupirs deviennent de vrais râles puis un « Han » de soulagement que je reconnus immédiatement comme étant la voix de Romain qui, de toute évidence, venait de jouir. Quelques minutes plus tard, c’est un petit cri aigu provenant de la bouche d’Henri qui me signala qu’un deuxième orgasme venait d’avoir lieu à côté. Que s’était-il passé ? Je devrais sans doute attendre le lendemain pour le savoir. Je me dis un instant que j’aurais peut-être dû les rejoindre ? Heu, non, c’est mon frère, tout de même. Je n’ai jamais eu de désir pour lui. J’eus beaucoup de mal à trouver le sommeil, d’autant plus que je venais de découvrir une des facettes de la personnalité de mon frère que j’ignorais totalement.


Le lendemain matin, jour de Noël, c’est Romain qui vint me réveiller vers neuf heures. Je me redressai d’un bond, gardant la couette sur moi.

— Alors, raconte, lui dis-je.

— Il ne s’est pas passé grand-chose, tu sais, me répondit Romain.

— Vous avez fait du bruit, vous aussi.

— Du bruit ? Qu’as-tu donc entendu ?

— Deux orgasmes.

Romain s’assit près de moi et reprit :

— Oui, il y a eu deux orgasmes mais pas de contact entre nous.

— J’ai du mal à le croire.

— Je vais te raconter. Je suis allé prendre ma douche en premier, je me suis mis en pyjama dans la salle de bain et ensuite, Henri est allé prendre la sienne. Quand il est revenu dans sa chambre, il était à poil et m’a dit qu’il ne dirait rien de ce qu’il avait entendu hier si je me masturbais devant lui.

— Alors ?

— Ben, je me suis mis à poil et j’ai fait ce qu’il m’avait demandé.

— Et lui ?

— Il me regardait en se caressant aussi.

— Et ?

— J’ai éjaculé et lui est venu ensuite.

— Et c’est tout ?

— Oui, c’est tout. Ah, j’oubliais….

— Quoi ?

— Ton frère a une très belle bite et rasée complètement, en plus.

— Vous ne vous êtes même pas touchés l’un l’autre ?

— Non, je t’assure.

Je tendis ma bouche vers les lèvres de Romain qui accueillit ma langue autour de la sienne. Il glissa sa main sous la couette pour chercher ma bite.

— Dis donc, ça t’excite ce que je te raconte, me fit-il en palpant mon érection.

Je faillis tressaillir au contact de sa main qui se referma sur ma queue et commença à faire quelques petits mouvements de va-et-vient. Quoi de plus agréable que de se faire masturber au saut du lit. Je ne tardai pas à ressentir des petits picotements dans mon ventre, signe annonciateur d’un orgasme imminent. À mon souffle, Romain le devina et ralentit sa cadence. Avec son autre main, il caressait mes boules désormais presque disparues.

— Romain, je vais jouir.

— Il ne faut surtout pas en mettre partout, me dit-il en posant ses lèvres sur mon gland juste au moment où j’éjaculais.

Lorsque je me fus vidé, il approcha son visage du mien, posa sa bouche sur la mienne qui s’ouvrit aussitôt et nos langues, toutes engluées de mon sperme chaud, se mêlèrent en une ronde effrénée qui se termina lorsque tout fut avalé, par l’un et par l’autre.

— On va voir si le père Noël est passé ? me fit Romain.



Asuivre.png