Mon mec est folle

Drapeau-fr.svg Lettres Gay

LG78.jpg


Numéro 78

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 78
Date de parution originale: Septembre 1996

Date de publication/archivage: 2017-10-10

Auteur: Guy
Titre: Mon mec est folle
Rubrique: Viril + efféminé = couple heureux

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 3086 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J'ai rencontré Marc à la Gay Pride de cette année. J’étais avec mes copains de l’ASMF. Moi, moustachu, 1m92, 90kg, torse nu avec des pinces aux seins, chaînes et cuir. Mes potes, à peu près pareil. On a la baise vache, mais on aime ça. On était en train de mater deux petits cuirs, un peu plus loin, et Marc est arrivé. La folle totale comme on déteste. Grande, mince, habillée avec une jupette collante, maquillée comme une poule. Le grand jeu, quoi.

Elle passe devant moi et me lance: «À ce soir, comme prévu!» J'aime pas trop ça, mais la Gay Pride, c’est la fête! Je l’ai attrapée par le bras. Elle a commencé par hurler suraigu: «Il m’a fait mal cette grosse brute!» Je lui ai dit que je n’aimais pas les folles, et à ce moment-là elle m'a regardé droit dans les yeux. Elle m’a foutu la main entre les cuisses et elle m’a dit d’une voix grave de mec: «Dommage...» Au moins, c’était direct, et ça, j’aime ça.

Je lui ai filé un rancart pour déconner (le soir, j’étais déjà invité ailleurs). La Gay Pride a continué et j’avais chaud. Et c’était chaud. Plus on marchait, plus j’avais envie d’une queue, d’une bière bien fraîche ou d’un trou de balle bien profond. C’est incroyable, vu le monde, mais j’ai recroisé Marc une fois, avant d’arriver à Nation. Il m’a fait un petit signe de la main. Et j’ai commencé à gamberger sur ce mec. On voyait sa bite qui faisait une bosse sous sa jupe moulante, et puis les poils des jambes. Je ne voyais plus la folle, je voyais plutôt le mec qui m’avait dit “dommage”. La Gay Pride, on sait toujours comment ça commence, mais jamais comment ça finit.

L’année dernière, je m’étais retrouvé attaché avec trois mecs autour de moi. Cette année, je me suis dit que j’allais me taper une folle. J’ai largué discrètement mes potes et je suis allé au rendez-vous, sans trop y croire, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. Il était au bar, il n’était plus en jupe mais en jean. Et je me suis dit que j’avais peut-être eu raison de larguer mes potes.

Marc m’a regardé. Putain, je ne m’habituerai jamais à son regard bleu pâle! On a bu un verre et je l’ai invité chez moi. Il a commencé à faire sa mijaurée en me disant que je devais être brutal, que je devais baiser trop hard, qu’il n’aimait pas ça, etc. Finalement, je lui ai dit que je pouvais aussi baiser comme un pépère, mais que je ne baisais pas les femmes. Marc a accepté de venir chez moi. Il s’est déshabillé en faisant des manières pas possibles. Il s’est mis complètement à poil devant moi. Un corps d’éphèbe: tout en longueur, très fin mais musclé, pas un poil alors que moi je suis plutôt velu.

Je me suis déshabillé à mon tour. La situation m’excitait d’une façon démentielle. J’avais envie de me jeter sur lui et je n’osais pas, et ça décuplait mon désir. Finalement j’ai commencé à toucher sa peau très doucement. Et c’est lui qui est venu se coller bouche contre queue pour me faire un pompier très viril. Je me disais que ce n’était pas possible qu’une folle suce aussi bien. Avec les doigts, il a commencé à me pincer la bite à la base, puis à remonter ses doigts, les glissant entre ses lèvres contre ma queue. J’avais l’impression d’avoir une bite énorme serrée dans un cul très étroit, fragile, souple. Au moment où j'allais jouir ma bite s’est contractée, et Marc a arrêté sec mon éjaculation en appuyant sur le frein. Un peu douloureux mais très bon.

Après j’étais comme fou. Je voulais vraiment l’enculer. J’avais du foutre dans la queue à cracher. Je l’ai aplati sur le lit, l’écrasant de tout mon poids. Il gueulait comme une salope que j’étais trop lourd. J’ai pris son petit cul à deux mains et j’ai enfoncé ma queue dans son trou. «Je t’encule et tu vas aimer ça!» j’ai dit. J’ai poussé doucement jusqu’à ce que ma bite soit au plus profond dans son cul. Il a gémi avec des petits cris aigus, et ça m’a excité de plus en plus. J’ai craché ma sauce très vite, c’était trop pour moi. Je me suis écrasé sur le lit en haletant.

Il a commencé à me caresser les seins très doucement, et ce fut plutôt étrange car j’étais habitué aux pinces. Au bout de cinq minutes j’ai eu l’impression d'avoir un orgasme de tout le corps. J’ai bandé à nouveau et je l’ai baisé toute la nuit.

Le matin j’étais hagard avec ce mec dans mon lit, et je ne savais plus où j’en étais. Parce qu’il faut bien que j’avoue que je n’avais jamais pris un pied comme ça. On s’est revus tous les jours, toutes les nuits plutôt, et il s’est presque installé à la maison.

Un samedi j’ai décidé de retourner voir mes potes cuir. J’avais envie d’une baise dure, qu’on me cogne dessus. Quand je suis rentré, Marc était en train de faire un gâteau à la cuisine. Il avait de la farine plein les mains. Je lui ai dit: «Je viens de me faire cogner dessus par mes potes, et après j’en ai fisté un!» Marc m’a fait une scène incroyable: «Oui, moi je suis ton p’tit mec! Je te prépare un gâteau et toi tu vas courir comme un salaud!» Et en même temps qu'il disait ça, sans s’essuyer les mains, je le vois qui baisse son caleçon, qui s’empoigne la bite avec sa main pleine de farine et qui commence à se branler tout en gueulant: «Moi je vais mourir à cause de toi, regarde ma queue, elle est toute blanche!» Puis il éclate de rire en voyant ma tête et il continue à se branler. Je me suis approché de lui. Je me suis agenouillé et je lui ai sucé la queue, puis je l’ai retourné contre l’évier et je l'ai enculé. On était pleins de farine. On riait comme des fous, et c’était la première fois de ma vie que je baisais en me fendant la gueule. Et puis ça s’est terminé par les caresses de Marc. Sa peau qui se frotte contre la mienne, sa peau si douce contre mes poils.

Et là j’ai compris que j’étais accro de sa douceur, de son humour total, de son indépendance d’esprit, de sa tolérance, de tout, quoi! Bon, il a bien fallu que je me l’avoue: j’étais tombé amoureux, voilà. Et je suis tombé amoureux de la dernière personne imaginable: une folle.

Les premières semaines, je l’ai caché à mes potes. Puis un jour je leur ai dit: «Je viens avec mon p’tit mec, et le premier qui se fout de sa gueule ou qui dit une seule parole désagréable, je lui fous mon poing sur la gueule et ça ne sera pas pour rire!» Maitenant, je suis le vrai macho maqué. Marc est une folle, mais c’est aussi un mec absolument adorable. Le soir, quand je regarde la télé, il vient vers moi. Il a mis un petit tablier pour faire la vaisselle. Mais il est à poil en-dessous. Il minaude: "J'ai quelque chose qui me gratte près de l'anus, tu ne veux pas regarder?" Et puis, avant que j'aie dit quoi que ce soit, il commence à gémir qu'il lui faut une queue, qu'il est en manque. Une vraie chienne en chaleur.

Je l’encule en regardant la télé, et j'aime l’entendre gémir et jouir. Quand il jouit, il reprend sa voix grave et ça me fait monter l’adrénaline. J’ai jamais autant baisé que depuis que nous sommes ensemble. En fait, je crois que j’ai toujours aimé les mecs comme lui mais je ne voulais pas me l'avouer. On s’entend tellement bien, tête et queue, que pour fêter notre rencontre on va partir à Sitges, tous les deux en amoureux. Et on va bien se marrer parce qu’on fait tout, sauf un couple assorti.

Guy, 33 ans.