Montre tout, je l'exige!

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Numéro 45

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 45
Date de parution originale: Février 1991

Date de publication/archivage: 2015-01-26

Auteur: Ricardo
Titre: Montre tout, je l'exige!
Rubrique: Voyeur ou exhib?

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Mon ami et moi formons un couple sans problème. bien ensemble depuis trois ans. Nous vivons dans la plus parfaite harmonie, autant sur le plan sexuel que pour le reste qu’occupe le quotidien. Seules les heures passées au travail nous séparent l’un de l’autre; tous les soirs et tous les week-ends, nous sommes ensemble. Je dois dire que la passion que nous mettons dans nos rapports sexuels en ferait pâlir de rage plus d’un.

Mon ami a vingt-huit ans et moi, trente-deux. Il est assez passif, soumis et moi j’aime dominer, nous étions donc faits pour nous entendre. L’un comme l’autre nous nous donnons à fond dans les rôles qui nous conviennent le mieux: nous nous faisons une confiance absolue, je peux m’attendre à toute acceptation de mes fantasmes de la part de mon ami, comme toutes mes demandes correspondent à ce qu’il attend de son côté. Nous baisons plusieurs fois par semaine et ce n'est jamais classique entre nous: je l’attache, je le bats, il lèche mes pompes, mon cuir, il m’obéit sans hésiter, je l’encule ou le gode, ou c’est moi qui m’assieds sur sa tige mais, d’une manière comme de l’autre, c’est toujours moi qui contrôle.

Parfois il nous arrive de faire des petits extras et d'amener un troisième à participer à nos jeux; c'est toujours moi qui le choisis. Je les recrute sur minitel ou sur les lieux de drague, ces mecs-là savent pourquoi ils sont là et on ne perd pas de temps. C’est souvent sur les quais d’Austerlitz qu'on trouve les meilleurs coups qui nous intéressent: les voyeurs. L’autre soir nous y étions allés dans le but de baiser devant les mecs, histoire de bien les exciter en les laissant nous regarder sans toucher. Mais ce soir-là, notre voyeur nous avait bien branché par son physique d'une part, mais aussi par son jeu. Il était grand, élancé, les cheveux très courts, treillis, rangers et perfecto. Moi, j’aime bien baiser tout habillé, son look m’avait bien branché. Il s’était mis à un mètre de nous, appuyé contre le mur, les mains dans les poches de son blouson; pas une seule fois il ne les a sorties pour se branler la queue ou pour tenter de nous tripoter pendant que mon ami me pompait la bite. Pourtant, il était accroupi le cul à l’air, offert à celui qui aurait aimé toucher. À ses dépends d'ailleurs, car on ne va baiser à l'extérieur que dans le but de nous faire du bien et d’allumer les mecs, sans leur permettre de toucher. Ça, le voyeur de ce soir-là semblait bien l’avoir compris, ou semblait ne se satisfaire que de ça.

Je le regardais nous mater pendant que mon ami me suçait; la faible lueur était suffisante pour que nos visages soient visibles et que nos regards puissent se fixer l’un à l’autre. Tout cela m’excitait bien plus que mon ami qui me pompait à merveille: tout y était pour que je jouisse. Ma giclée a été tellement forte que mon ami en a eu la gorge obstruée, il a eu du mal à reprendre son souffle entre deux quintes de toux. Je me suis rhabillé et je me suis dirigé vers le voyeur qui n’avait toujours pas bougé d’un poil. Je me suis approché et je lui ai demandé s’il avait aimé. II ne m’a pas répondu et je lui ai demandé s’il voulait en voir plus ailleurs. Là, toujours sans parler, il a bougé la tête pour me faire comprendre qu’il était d’accord. Aussitôt je lui ai tourné le dos et il m’a suivi en direction de mon ami qui m’attendait, rhabillé et la gorge dégagée.

Sur le chemin du retour, nous avons échangé nos impressions sur nos ébats et sur ceux qui allaient arriver dans quelques instants. Arrivés chez nous, j’ai dit à mon ami de se dévêtir devant nous. Notre voyeur s’était installé dans un fauteuil, il avait gardé son perfecto et attendait le spectacle. Je nous ai servi une bonne dose de scotch à tous, puis je suis retourné vers mon mec. Il était entièrement nu; j’ai ouvert le placard et j’en ai sorti le harnais. Lentement, je l’ai fixé sur son corps en le serrant très fort, après quoi je lui ai sanglé la queue et les couilles avant de lui ordonner de remettre ses rangers. Je suis allé rejoindre le voyeur qui accusait une grosse bosse sous son jean: il avait la bite bien raide, excité par tout ce qu’il pouvait voir. Je me suis assis sur un bras de son fauteuil et j ’ai ordonné à mon ami de bouger un peu, de se pencher et de se retourner pour nous tendre son trou du cul poilu. Il exécutait, comme d’habitude. J’ai exigé de se tirer sur les couilles et de se branler. Tout ceci m’excitait au maximum et j’étais à nouveau en mesure de baiser comme si je n’avais pas joui comme une bête une demi-heure plus tôt. J’ai abandonné le voyeur pour retourner m’occuper de mon ami; j’ai commencé à lui travailler les seins, il me les donna à fond en bombant le torse. Je les lui ai triturées très fort comme il l’aime, pas un cri ne sortait de sa bouche mais son visage reflétait la douleur qu’il ressentait; cela ne déplaisait pas au voyeur qui avait déboutonné son fute pour glisser sa main sur son paquet. J’ai ordonné à mon ami de me lécher les pompes après que je lui eusse attaché les mains derrière le dos. Il était à quatre pattes, le cul en l’air, offert à la vue de notre invité. Maintenant, il s’astiquait le braquemart complètement sorti et déployé au maximum. Il avait un bel engin que plus d’un aurait machiné ou se l’aurait pris dans le cul.

Petit à petit, notre voyeur a baissé son froc jusque sur ses pompes, il avait, je suppose, la bonne sensation du cuir sur ses fesses. Pas une seule fois il n’a manifesté l’envie de venir participer à nos jeux. J’aurais bien aimé avoir ce bel étalon sous ma cravache, mais il était tout autant excitant dans son rôle de voyeur. À un moment, j’ai saisi un gode et je l’ai frotté contre le cul de mon ami, puis je l’ai tendu au mec l'invitant à venir s’amuser à l’enfoncer dans le cul à notre disposition. Mais il s’est contenté de faire signe non de la tête. Je me suis donc occupé seul du cul de mon ami.

Je l’ai d’abord travaillé un peu avec le gode, avant d’y planter ma bite bien dure; son cul était bien préparé, bien chaud. La situation excitait bien mon ami également, je sais que dans ces cas-là, il a l’impression d’être doublement dominé. Je l’ai défoncé comme un chien sous l’oeil pervers du voyeur qui se branlait de plus en plus fort en se frottant le cul sur la matière sensuelle qu’est le cuir. J’en foutais plein le cul de mon ami en le traitant de sale chien, qu’il aimait bien se faire enculer par son maître devant un inconnu et il me répondait: "Oui, maître, j’aime ça!" Le dialogue cru plaisait énormément au voyeur qui s’acharnait plus frénétiquement sur sa bite quand on parlait. De coups de reins en coups de bite brutaux et profonds, j’ai fini par jouir, aussi violemment que la première fois. Je suis resté ainsi, ma queue fichée dans son cul en lui disant de se diriger vers notre spectateur. Les mouvements de son cul en marchant m’ont provoqués des sensations inouïes sur ma pine, toujours en lui. Arrivés devant le mec avec son gros gourdin entre les mains, j’ai dit à mon ami de le sucer. J’étais tellement excité que j’avais encore la queue raide; je me suis remis à tringler mon ami en le branlant pendant qu’il avait le gros bout de viande en bouche. Très vite, la bête a giclé son foutre sur son perfecto et, aussitôt, mon ami m’a joui dans la main.

Le voyeur s’est essuyé, a rangé sa marchandise et a dit qu’il fallait qu'il parte. On avait tous bien pris notre pied et on rechercherait à le refaire avec quelqu’un d’autre une prochaine fois.

Ricardo et Jean-Marc, 28 et 32 ans.