Nico et moi (1)


Nico et moi (1)
Texte paru le 2010-11-07 par Nobody69   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



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Template-Books.pngSérie : Nico et moi


Parler de moi ? Qui a dit un jour qu'il fallait, à l'entame d'une histoire, se présenter et camper les personnages, le gars qui a sorti ça n'a probablement jamais écrit de récit, ou, s'il en a écrit, je suis convaincu qu'il n'a jamais été publié.

Je pourrais aussi résumer mon histoire en disant :

Je m'appelle Cédric, j'ai 44 ans, je vis depuis plusieurs mois avec Nicolas, 19 ans, et nous filons le parfait amour.

Voilà, c'était l'histoire la plus courte publiée sur ce site, au revoir à tous et bonne nuit.


Bon, j'en vois qui font la moue, alors je me sacrifie sur l'autel des présentations.

J'ai donc bien 44 ans, ce qui fait une sacrée différence avec mon Nico, je n'en reviens toujours pas, lui non plus d'ailleurs, mais on verra ça plus loin. J'habite à Castellane, dans les Alpes de Haute-Provence, c'est une petite ville bien agréable, quoique envahie par les touristes en été (le lac de barrage de Castillon les attire), et fort dépeuplé à la morte saison. J'avais fait mes études d'informatique à Grasse, ville que je n'ai jamais vraiment aimée, la trouvant fort impersonnelle et peu chaleureuse.

Pour les obsédés du sexe que vous êtes, je vais vous décevoir. Je n'ai jamais été une bête de sexe, mes envies sont rares et mes besoins fort limités. Comme tous les gosses, j'ai joué à touche-pipi, et adolescent, j'ai participé à quelques parties de branlettes, chacun pour soi. C'était agréable, mais sans plus, disons que ça permettait surtout de faire retomber la pression. Quand j'ai été en âge de courir les filles, c'était plus une promenade qu'une course, je les trouvais jolies, mais rares étaient celles qui m'émouvaient en-dessous de la ceinture. J'ai quand même trouvé à me caser avec Vic, un très joli bout de femme que je pense avoir pu rendre heureuse, on a eu un gamin, un merveilleux gosse, nous l'adorions, mais un chauffeur ivre lui a pris la vie, il y a 14 ans de ça. Nous sommes restés longtemps sous le choc, Vic ne l'a pas supporté et notre couple a commencé à se déliter, pour bien sûr terminer en divorce.

Depuis, et ne voulant plus revivre de telles souffrances, j'ai mis au placard tout projet de mise en couple. Petit à petit, j'ai appris à apprécier la vie de célibataire ; outre mon investissement dans mes activités professionnelles, j'avais du temps pour mes quelques passe-temps : la guitare, les motos et la muscu que je pratique dans une de mes caves.

Pour le reste, j'habite une petite maison aux abords de la ville, dans une rue calme, sauf aux heures classiques d'affluence : entrées et sorties des bureaux et des écoles. Tant que le temps le permet (on est quand même à 700 m d'altitude), j'utilise ma moto, enfin, une de mes motos. Ce ne sont pas des modèles très récents, ni très racés. Ayant un boulot intellectuel, j'aime bien mettre les mains dans le cambouis, et retaper l'une ou l'autre brêle sur laquelle j'ai flashé, ça va d'une Mobylette poussive à un petit 600 qui me donne bien du plaisir.


Comme je ne rentre pas systématiquement la moto utilisée de la journée, elle est visible de la rue, ce qui attire pas mal de gamins ou de jeunes adultes, ils s'arrêtent, s'étonnent de la propreté de la bête (c'est mon défaut, je suis un maniaque de la propreté de la carrosserie). J'adore observer les gamins, quand ils s'arrêtent à plusieurs, il y a toujours un « spécialiste » dans le tas, le genre : je connais tout, mon frère a la même, j'ai déjà pu la conduire, etc.

Par contre, il y en a un qui s'arrête presque chaque jour, toujours seul. Un jour, je le vois remonter la rue, mais voyant qu'il y avait un petit attroupement de gamins autour de la moto, il s'est arrêté à une vingtaine de mètres et ne s'est approché que quand les gosses avaient poursuivi leur route. Son comportement m'intrigue, ma curiosité reprend le dessus. Je l'observe : grand, fin, des cheveux bruns assez courts, il me semble avoir entre 18 et 20 ans, mais son visage fait encore fort gamin, un mélange de sourire, de sérénité, mais avec quand même un peu de tristesse dans les yeux. Je me dirige vers la porte pour aller vers lui, mais il est déjà parti, ce sera pour un autre jour.


Aujourd'hui, sachant à peu de choses près à quelle heure il passe, je me munis d'un sécateur pour tailler l'un ou l'autre arbuste à proximité de la grille. Il arrive, il admire ma H..A 125, celle qui me permet de parcourir les sentiers de montagne.

— Salut !

— Bonsoir, monsieur.

— Tu aimes les motos, on dirait ?

— Oui, monsieur, j'adore, et puis, elles sont toujours clinquantes, impeccablement nettoyées.

— J'avoue être un grand maniaque.

— Vous n'êtes pas le seul, m'avoue-t-il, un petit sourire gêné aux lèvres.

— Si tu veux, un de ces jours, je te ferai voir mes autres motos.

— Oui, avec le plus grand plaisir, demain, peut-être, j'aurai un peu de temps devant moi.

— Impeccable, moi aussi.

— Alors, bonne soirée, monsieur.

— Je m'appelle Cédric, je préfère, le « monsieur », ça ne me rajeunit pas.

— D'accord pour Cédric, j'aime autant, moi, c'est Nicolas, mais on m'appelle Nico.

— Bonsoir, Nico, à demain.

Un grand sourire illumine son visage d'ange, et c'est presque en sautillant qu'il s'éloigne de la maison. Au cours de la soirée, je repense à notre conversation, il est vraiment très poli pour un jeune, j'ai bien aimé le timbre doux de sa voix. Des images du visage de mon petit garçon décédé passent soudainement devant mes yeux, je ne peux m'empêcher de trouver quelques similitudes entre les deux visages, je frémis en pensant à cette comparaison qui s'est imposée à moi. Je chasse ces idées qui, comme d'habitude, finiront en pleurs pour moi, c'est le cas depuis quatorze ans.


Le lendemain, à l'heure habituelle de Nico, la sonnette retentit, j'ouvre la porte de la maison, il me fait de grands signes de la main, auxquels je réponds et vais lui ouvrir. Je lui tends la main, il s'en empare, mais il approche son visage et me donne un bisou sur la joue. Je suis surpris par cette familiarité inattendue, il s'en rend compte et s'excuse en rougissant.

— Pardon, monsieur.

— Pas monsieur, mais Cédric.

— Pardon, Cédric.

— T'inquiète, Nico, lui dis-je, et tout en lui tenant toujours la main, je lui dépose moi-même un bisou sur la joue.

Ses traits s'apaisent, il est soulagé et me sourit, avec encore quelques traces de rose sur ses pommettes.

— Viens, on va voir les motos.

— Oui, c'est pour ça que je suis là.

On se dirige vers le garage, et je lui montre mes petites bêtes, il est émerveillé en les voyant bien rangées et éclairées par des spots, comme dans une salle d'exposition. Je sens qu'il tend la main vers celle qu'il regarde.

— Nico, tu peux les toucher, si tu en as envie.

— Merci, Cédric, j'aime toucher ce que je vois.

— Ne te gêne pas.

Nico détaille les motos, touchant délicatement chacune d'elles, il évite de toucher les chromes pour ne pas les tacher, ses doigts sont caresses, comme il flatterait la tête d'un cheval, je n'ai jamais vu autant de sensibilité dans un toucher.

— Tu sembles en être amoureux, lui dis-je sur le ton de la plaisanterie.

— Un peu, oui, répond-il en rougissant.

— Moi aussi, je les adore, je peux rester des heures à les regarder après les avoir bichonnées.

Nico, qui s'était accroupi pour admirer le moteur de la 600, veut se relever, mais un petit cri s'échappe de sa bouche. Je me précipite vers lui.

— Ça va, Nico ?

— Oui, rien de grave, un peu mal au dos, je me suis fait ça en gym.

Il prend ma main pour se relever, puis ne la lâche pas, il me regarde dans les yeux, et me dit « merci » en me donnant un autre bisou sur la joue. Décidément, il faudra que je m'habitue ! Je regarde ma main, il se rend compte qu'il la tient toujours, il la lâche.

— Nico, tu veux boire quelque chose ?

— Avec plaisir, je te suis.

Je l'installe dans le salon et nous sers deux sodas, je pose des questions sur lui, ses études, ses hobbies, ses intérêts. Il a 19 ans, il aime l'informatique, la musique et fait un peu de sport, bien sûr, son dada, ce sont les motos, tout comme moi. Quand je parle de moi, ses yeux s'illuminent en m'entendant prononcer les mots : informatique, guitare, muscu.

— Moi, c'est le piano, mais il y a longtemps que j'ai envie de toucher une gratte. On ira voir ta salle de muscu ?

— Bien sûr, Nico, on repassera par là quand tu partiras.

Ses yeux s'assombrissent, je ne comprends pas trop pourquoi. On continue à parler, mais je vois que le coeur n'y est pas, puis, regardant sa montre, il sursaute.

— Il faut que j'y aille, il est grand temps pour moi.

— Tu as encore le temps de voir la salle ?

— Oui, bien sûr, mais vite fait.

On descend à la cave, il est émerveillé, sa main s'approche de chaque engin, le caresse, en suit les courbes. Je le regarde sans rien dire.

— Dis, Cédric, tu voudrais bien que je vienne de temps en temps m'entraîner avec toi ? Les salles de fitness sont tellement chères.

— Bien sûr, Nico, c'est plus entraînant quand on est à deux, viens demain, si tu veux.

Nico s'approche de moi et m'embrasse sur la joue pour la troisième fois en une heure. Pour ne pas le gêner, je lui rends son bisou, il sourit, content, puis file vers la rue.


Il est bizarre, ce garçon, j'ai peine à le comprendre, son besoin de toucher, d'embrasser un inconnu, ses sourires, la spontanéité lisible dans son visage. Il m'intrigue de plus en plus. Pour moi, c'est encore un gamin, mais c'est un gamin sympa, alors je pourrais m'en faire un copain, avoir des activités sportives ou musicales ensemble, je me dis que ça mettrait un peu de vie dans la maison, ce qui ne me ferait pas de tort, je pense trop souvent à mon gosse. Zut, voilà que je pleure ! J'essaie de chasser les images du petit de mes pensées, je revois le visage de Nico, et ma tristesse s'estompe petit à petit. Je ne comprends rien. Je me surprends à être heureux à la pensée qu'il viendra demain, et après le film du soir et une bonne douche bien chaude, je m'endors, serein.



Quand il sonne, un quart d'heure plus tard que son heure habituelle, je lui crie que la grille est ouverte, tout heureux, il entre et se précipite vers moi, tend sa main, j'approche mon visage du sien et l'embrasse sur la joue, avant qu'il ne le fasse lui-même, il est surpris et me glisse d'une voix faible.

— Merci, Cédric.

— Pourquoi merci, parce que je t'ai embrassé ?

— Oui, Cédric, tu m'as fait plaisir.

— Allez, entre, tu veux boire quelque chose, ou faire de suite un peu de muscu ?

— Un peu de sport me fera du bien.


On descend, il retire son jogging, sous lequel il porte un short et un t-shirt. C'est vrai qu'il est mince, un peu maigre, même. Je suis déjà en tenue, je lui explique le fonctionnement des quelques appareils que je possède, et il s'y met. Je commence à suer, je retire mon t-shirt.

— Si tu veux te mettre à l'aise, n'hésite pas.

— Non, merci Cédric, me répond-il assez sèchement.

Je n'insiste pas, étonné de sa réponse. Après une heure d'efforts, je lui propose qu'on arrête, il saute sur l'occasion, il a l'air éreinté.

— Je vais prendre une douche, si tu souhaites aussi en prendre une, aucun problème.

— Avec plaisir, Cédric, mais je sens un problème dans sa voix.

Il m'accompagne vers la salle de bain.

— Cédric, prends ta douche d'abord, je la prendrai après toi.

— D'accord, Nico.

J'entre et referme la porte, je me déshabille, mets mes effets dans la panière, et fonce sous la douche, j'en ressors, une serviette autour des reins. Quand j'ouvre la porte, je le vois assis à un mètre de la porte, il attend.

— Vas-y Nico, la salle de bain est à toi.

Il me sourit, entre, ferme la porte et j'entends l'eau couler. Je passe par ma chambre et me rhabille de vêtements frais, un short et un t-shirt. Quand il ressort, il a sa serviette autour de lui, et il a remis son t-shirt humide de transpiration. Il se dirige vers son sac, en sort un short, et sans faire attention à moi, il laisse tomber la serviette et enfile son short, je ne peux pas ne pas voir son sexe, je n'ai jamais vu beaucoup de sexes d'homme, mais à première vue, le sien est complet et bien formé.

— Nico, tu ne mets pas un autre t-shirt ?

— Je n'en ai pas pris.

— Tu veux que je te passe un des miens ?

— Non, ça va aller, me répond-il sur le même ton un peu sec de tout à l'heure.

— On boit un verre ?

— Oui, ça nous fera du bien.

Je m'assieds dans le divan et lui propose le fauteuil en face de moi, mais il reste debout.

— Cédric, je peux m'asseoir à côté de toi ?

— Oui, Nico, si tu préfères.

— Cédric, ne t'inquiète pas, je ne suis pas pour les hommes, aucun risque, mais j'aimerais que tu me tiennes la main.

Là, il voit mon total étonnement, et mon hésitation.

— S'il te plaît, Cédric, j'en ai besoin, ses yeux brillent.

— Viens près de moi, Nico.

— Merci Cédric.

Il s'empare de ma main, la serre très fort, puis il passe ses doigts entre les miens.

— Ça va comme ça, Nico, tu te sens mieux ?

— Oui, Cédric, j'aurais été malheureux que tu me refuses ce simple geste.

— Je ne vais pas te cacher que tu m'étonnes quand même, on se connaît depuis trois jours, et on se retrouve comme ça, main dans la main.

— Ça t'ennuie ?

— Non, pas vraiment, je suis simplement étonné.

— Je te comprends, mais fais-moi ce plaisir, et ne me demande rien.

— C'est promis, Nico, allez, la bière sans alcool va bientôt bouillir.

On rigole et on s'empare des canettes de notre main libre. Nico sourit de toutes ses dents, il a l'air heureux, on parle de tout et de rien, et quand je lui demande s'il veut revenir demain, il serre ma main plus fort, et s'approche de moi pour un bisou sur la joue, puis il se rassied, laissant sa tête sur mon épaule.

— Merci pour ton amitié, Cédric, j'en ai vraiment besoin, j'espère que tu ne m'en veux pas.

— Non, Nico, pas du tout, ton amitié me fait du bien à moi aussi.

Sans bien savoir pourquoi, je lui explique mon histoire, la mort de mon gosse, la morosité de ma solitude depuis lors, je le vois pleurer en silence.

— Je suis désolé pour toi, Cédric.

— Tu es gentil, ne pleure pas, c'est de l'histoire ancienne, je dois faire avec.

— Cédric, j'aurais bien aimé rester plus longtemps avec toi, mais je dois y aller, on m'attend pour 19 h, il vaut mieux que j'y sois.

Il me lâche la main, je passe mon bras derrière lui, pose ma main sur son épaule.

— Nico, ça me ferait plaisir de te revoir.

— Moi aussi, Cédric, je suis bien avec toi.

— Demain, c'est samedi, si tu veux passer plus de temps avec moi, j'aimerais bien.

— Laisse-moi ton tél, je t'appellerai demain matin.

On se lève, on est face à face, les yeux dans les yeux, je le prends par les épaules et le tire vers moi, sa tête est contre la mienne, il m'entoure de ses bras et on reste comme ça, sans rien dire. Puis on se fait les bisous sur la joue, il prend son sac et, sans se retourner, sort et passe la grille du jardin.


Quand il est parti, je me sens bizarre, on dirait que sa présence me manque déjà. Je n'y comprends rien, je ne suis pas pour les hommes non plus, et je suis sûr qu'il m'a dit la vérité à son sujet. Trois jours que je le connais, et déjà, il a pris une place dans ma vie. Si on peut devenir amis, pourquoi pas ? La différence d'âge ne semble pas le gêner, et moi, en fait, je m'en fiche. On ne fait rien que se sentir bien ensemble.


Samedi, 10h00, Nico est au bout du fil.

— Cédric ?

— Oui, Nico.

— Je peux venir à 14h et rester jusqu'à 20 h, ça te va ?

— Super, Nico, je suis très content de savoir que tu peux venir.

— Moi aussi, Cédric, si tu savais.

— Nico ...

— Oui, Cédric.

— Non rien, à tout à l'heure, je t'attends avec impatience.

— A tout à l'heure, Cédric.

— A toute, Nico.


Je me surprends à trépigner de joie. J'espère vraiment qu'on deviendra de bons copains, surtout si ma présence lui fait autant de bien que la sienne pour moi.

Je nettoie et range un peu la maison, il faut que je m'occupe en l'attendant. A midi, je grignote un peu, sors deux lasagnes surgelées pour ce soir, mets une bouteille de rosé au frigo, au cas où il aurait envie d'un verre. Je prends une bonne douche et enfile short et t-shirt. 13h30, je ne peux m'empêcher de jeter régulièrement un oeil par la fenêtre, je suis vraiment débile, moi. 13h45, la sonnette ! C'est lui, je me précipite dehors, lui ouvre et referme à clé, je lui prends la main et l'entraîne à l'intérieur. On s'arrête, on se regarde, il me donne un bisou que je lui rends. Je le prends dans mes bras.

— Merci d'être là, Nico.

— Merci à toi, Cédric, je suis vraiment très heureux quand je suis avec toi.

— Viens, on va au salon.

— Je nous sers à boire et l'invite à s'asseoir à côté de moi, je lui prends la main, il répond immédiatement à mon geste.

Silence, mais pas un silence lourd, on profite tous les deux de la présence de l'autre.

— Nico, tu voudrais bien qu'on soit amis ?

— Je voulais te le demander, moi aussi, je suis trop bien près de toi.

— Moi aussi, Nico, je ne sais pas pourquoi, mais ta présence me fait du bien.

— Je pourrai venir souvent ?

— Aussi souvent que tu le voudras.

— Tu ne peux pas savoir ce que ça me fait du bien d'entendre ça.

— Un peu de muscu ?

— Oui, avec plaisir.

On passe une heure à suer, contrairement à moi, il ne veut toujours pas retirer son t-shirt, je ne dis rien, mais ça m'intrigue. On se dirige vers la douche, j'entre pour prendre la mienne, comme hier. Lui, assis dehors, continue à me parler, j'entends mal, lui demande de parler plus fort, je ne me comprends toujours pas bien.

— Nico, pour parler, ce serait plus facile si tu entrais dans la salle de bain, ça ne me dérange pas du tout que tu me voies nu, et puis, je t'ai vu hier, quand tu as enfilé ton short, enfin, tu fais ce que tu veux.

J'ai à peine fini ma phrase qu'il entre et s'assied sur le couvercle du WC. On continue la conversation, et quand je sors, il me regarde de la tête aux pieds, mais sans curiosité spéciale. Je vois qu'il a retiré son short et a les fesses nues sur le couvercle.

— Comme ça, on est à égalité, me dit-il en souriant.

— Vas-y, tu peux y aller, la douche est libre.

— Je vais attendre que tu sortes, si tu me le permets.

— Nico, que se passe-t-il ? Tu me caches quelque chose, ça m'attriste. Pourquoi ne veux-tu pas enlever ton t-shirt devant moi ? Nico se met à chialer, se retourne et retire lentement son seul et dernier vêtement ...


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