Notre histoire (02)


Notre histoire (02)
Texte paru le 2013-10-12 par Sylvain68   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Notre histoire






Avis au lecteur : l’ensemble de nos récits sont authentiques et constituent l’histoire réelle de notre couple et de nos vies sexuelles.
C’est un exercice d’écriture réalisé à deux, qui se veut sincère, et qui correspond à un désir de raviver ensemble nos bons et
moins bons souvenirs, maintenant que nous avons atteint une certaine maturité. Bien-sûr, nous nous attardons sur les scènes
de sexe (l’écriture est un piment pour notre couple…), en les décrivant avec tous les détails dont nous nous rappelons, ou telles
qu’elles se sont très probablement passées, compte tenu de nos appétits de l’époque. Même chose pour les dialogues, reconstitués,
mais fidèles à l’esprit du moment. Bonne lecture. Sylvain et Louis, sylvain5468@yahoo.fr

Par Louis

Je m’appelle Louis. Je suis né en 1978 à Paris. Je n’ai pas de souvenir de mon père. Il fumait comme un sapeur et est décédé d’un cancer quand j’avais 3 ans. Ma mère m’a dit de lui le minimum : qu’il était très intelligent, universitaire, et nettement plus âgé qu’elle. Elle m’a élevé seul. Je suis fils unique, orphelin de père… donc couvé par ma mère… donc homosexuel. La blague. Je ne sais pas si c’est la raison. Je m’en fiche. Je suis homo, c’est tout, je le sais depuis toujours. C’est comme ça. Et c’est cool. Je me moque de savoir pourquoi. Je l’ai quasiment toujours su. Petit, je dérobais le catalogue des 3 Suisses pour regarder la rubrique slip hommes. Bien sûr, je savais que ce n’était pas quelque chose qui se disait, ou qui était évident. Comme tout le monde, je savais que « pédé » était une insulte, dès l’école primaire. Je gardais ça pour moi.

J’ai commencé à me masturber à l’âge de 12 ans je crois. Plusieurs fois par jour, à certaines périodes. Les magazines porno circulaient entre élèves, hétéros bien sûr, et mes yeux se posaient toujours sur les hommes, pas sur les femmes.

Je crois que j’ai eu une enfance heureuse, malgré l’absence de mon père. J’ai toujours aimé l’école, apprendre, les compétitions sportives, les copains, etc. Je me suis toujours bien entendu avec les gens plus âgés que moi. J’avais des amis dans les classes supérieures, et j’entendais souvent à mon sujet que j’étais plus mûr que mes camarades pour mon âge. J’avais la chance de bien réussir à l’école, tout en faisant le minimum. Mais ma mère, prof de français, m’a plutôt mené à la baguette : cours de tennis, de piano, etc.

Je ne crois pas être attiré par les filles, mais disons que je suis « intéressé » par les filles. À l’âge des premiers bisous, j’ai fait comme tous mes camarades, par simple curiosité, pas par attirance physique. J’embrassais les filles à l’occasion. Je m’entendais bien avec elles, ayant autant d’amies que d’amis. Je me disais qu’après tout j’étais peut-être bisexuel, et que je pourrais me marier. Bref, ayant le choix, pas besoin de faire mon coming out.

À la mort de ma grand-mère maternelle, ma mère a hérité de son appartement dans le 15ième. Nous nous y sommes installés en 1995. J’étais en première. C’est là que j’ai fait la connaissance de Sylvain. Nous habitions le même immeuble. Je ne suis plus sûr de la première fois où je l’ai vu. La première image que j’ai de lui est de le croiser le matin avec ma mère dans l’ascenseur, beau, brun, cheveux courts, poli, souriant, mince et bien habillé, avec son costume et sa cravate de marque. Il m’impressionne. Je le trouve beau. Le souvenir de notre première rencontre est, lui, intact. C’était un samedi dans l’ascenseur. Je descends avec ma mère et nous tombons sur Sylvain dans l’ascenseur. Il porte un carton de livres de maths et physique de prépa dont il compte se débarrasser aux ordures. Il me demande en rigolant si j’envisage de faire une prépa scientifique. Ma mère répond que oui, à ma place. Sylvain me propose alors d’accepter les livres. Ma mère est ravie. Sylvain les remonte donc chez lui et m’invite à passer les prendre quand je veux.

Je sonne le samedi qui suit. Sylvain est encore bien habillé. Je suis sous le charme, plus encore quand je pénètre dans son salon. C’est propre, bien rangé, un peu austère mais de très bon gout. Surtout, il y a une bibliothèque pleine de livres. Je ne peux retenir un « waouh » d’admiration. J’aime la lecture moi aussi. J’ai hérité ça de ma mère, en plus de la ressemblance physique.

— Vous avez-lu tout ça ?

— Presque, répond-t-il en riant. Tu peux me tutoyer.

Je souris. Je suis impressionné. Je n’ose toucher à rien. Il y a dans la pièce un grand canapé, et quelques petits tableaux très jolis. C’est presque monacal comme atmosphère. Sylvain m’indique que les livres sont dans sa chambre dans un carton, et que je peux tout prendre si je veux. C’est ce que je fais. Il me dit :

— Ceux-là sont malheureusement un peu plus pénibles que ceux de la bibliothèque. Sens toi libre de repasser piocher de vrais livres une prochaine fois. Mais attention, ceux-là s’appellent reviens.

Je remercie vivement et repars avec le carton. Dans l’ascenseur, je suis troublé et chamboulé. Je suis complètement sous son charme. Je me sens très attiré par lui, par son corps, ses cheveux très bruns, mais aussi par le personnage, son intérieur, son goût, son assurance. Je me suis masturbé peu après cette visite en pensant à lui – j’en suis presque sûr.

Je retourne chez lui régulièrement, comme aimanté. Toutefois, une fois chez lui, je me sens bête, je ne sais pas trop quoi dire. J’essaie de faire la conversation. Il est très gentil avec moi. Il plaisante et m’invite à choisir des livres, me donne des conseils. Mes yeux et mes oreilles le boivent littéralement. Je le considère comme un copain, et lui de même. Je suis fier d’avoir un ami plus âgé, cultivé et intéressant. Cela me grandit. Ma mère ne voit pas ces visites d’un mauvaise œil. Elle trouve très bien que Sylvain me prête des livres. Moi, je rêve qu’il me touche, m’embrasse et m’emmène dans sa chambre. Je me masturbe en pensant à lui.

Les choses ont commencé à basculer à la fin de l’année. Un jour de décembre, je crois. Je suis passé chez lui un après-midi. Il avait fait du café et m’avait montré des photos d’Afrique, je crois. Il m’a ensuite demandé de choisir un livre dans la bibliothèque. Je regarde les rayons avec attention, et m’arrête délibérément sur La Confusion des Sentiments de Stefan Zweig, livre traitant de l’homosexualité, que j’ai déjà lu.

— Excellent choix, note Sylvain. Tu sais de quoi ça parle ?

— Oui, dis-je en me retournant, en le fixant dans les yeux, un peu effronté.

Il reste de marbre, puis se penche doucement pour m’embrasser dans le cou. Nos têtes bougent rapidement pour permettre à nos lèvres de se trouver. L’une de ses mains se pose sur ma joue, l’autre sur mon flanc. Sa langue perce mes lèvres et se mêle à la mienne. Il se détache ensuite, et plonge le regard vers le parquet.

— Excuse-moi, je n’aurais pas dû, bredouille-t-il.

— Ne t’en fais pas, je le voulais autant que toi.

— Rentre chez toi, maintenant. Je ne devrais pas te voir. Ça n’a pas de sens.

Je débande aussitôt. Je suis déçu.

— Ne t’en fais, je ne dirai rien.

Le silence est pesant. Je m’éclipse.

Après cet épisode, je me souviens d’avoir tourné le problème dans ma tête pendant des jours. J’étais encore excité du contact de ses lèvres, et de savoir qu’il était attiré par moi. Mais j’étais déçu de sa réaction. J’aurais voulu le toucher. Je ne sais pas si j’étais prêt à faire l’amour, mais j’étais parti frustré.

J’essaie de passer chez lui le weekend suivant. Mais personne ne répond. Puis les vacances de Noel sont arrivées, et le temps a passé. J’avais quand même des livres à rendre et je suis repassé début janvier. Il m’ouvre la porte tout sourire, et me souhaite une bonne année. Il me remercie pour les livres. Je peux repasser tant que je veux. Je ne m’attendais pas à ça, je suis pris de cours. Je souris, et bredouille que je repasserai la semaine prochaine, ce que je ne manque pas de faire.

Je passe chez lui quand ma mère est sortie faire des courses. Il m’accueille toujours très bien. On parle de tout et de rien. Quand je m’approche de la bibliothèque, il me passe le bras autour de l’épaule et m’embrasse sur la joue. Je pivote et nos lèvres se trouvent pour la deuxième fois. Le baiser est cette fois bien plus long. Je ne sais pas quoi faire de mes mains, mais les siennes caressent mes côtes et mes reins. Il me dit qu’il a beaucoup pensé à moi pendant toutes ces semaines, et qu’il me trouve très spécial, même si je suis jeune pour lui. Je lui dis que je le trouve super, ou quelque chose dans le genre. Il laisse échapper un petit rire et m’embrasse encore. On s’allonge sur le canapé pour continuer à s’embrasser et à se caresser. Je sens sa bite bandée sous son pantalon, et réciproquement. On reste allongés un moment, et on continue à se faire des câlins. On ne parle pas beaucoup, mais on sourit tous les deux. J’ai chaud, mon cœur bat vite, mais je me sens heureux. Il me serre dans ses bras. Il n’est pas particulièrement musclé mais il est plus grand que moi, et j’aime le contact avec son torse et ses bras forts. On passe un moment comme ça, à discuter, à rigoler. Tout en parlant, il me caresse les cheveux et se montre très tendre. Il me dit que je peux revenir quand je veux, et que surtout je dois me sentir libre. Il ne veut pas me forcer. Il insiste aussi lourdement sur la discrétion. Il veut que tout cela reste entre nous. Je le rassure, mais j’ai du mal à comprendre sa paranoïa. Non, je n’ai envie d’en parler à personne, bien sûr. C’est très bien comme ça.

Les jours suivants, je suis emporté par mes pulsions adolescentes. J’ai envie de faire l’amour avec lui. Je ne rêve que de ça. C’est mon obsession. Mais je dois patienter, car il me croise dans l’ascenseur quelques jours après, et m’annonce qu’il doit partir en voyage pour le boulot pendant un moment. J’enrage. Je me masturbe plusieurs fois par jour en son absence. Je me mets à lécher mon propre sperme. Mes rêves deviennent sauvages.

Le samedi qui suit son retour, je profite d’un bref instant de liberté pour passer chez lui. On se jette dans les bras et s’embrasse longuement. Il me dit qu’il n’a pensé qu’à moi, que je le rends dingue. Je lui dis que moi aussi. On parle un peu de son voyage aux États-Unis. Je ne peux pas rester, ma mère m’attend. Il me dit qu’il a très envie de moi, et me demande si j’aimerais essayer d’aller plus loin avec lui. Il me laisse libre. Je lui réponds que oui. On se met d’accord pour que je passe un soir de la semaine qui vient, ma mère avait une réunion parents/élèves ce soir-là, je crois. Je suis très excité les jours qui précèdent. Le jour même, je me souviens avoir passé du temps à choisir mon caleçon et mes vêtements, et avoir passé plus de temps que d’habitude sous la douche.

Une fois ma mère partie ce soir-là, je me rends sans attendre chez Sylvain car je sais qu’il faut que je sois de retour avant elle. Cela, entre autre bien sûr, me rend nerveux. Je monte discrètement chez Sylvain. Il m’accueille comme si de rien n’était, et me propose un verre. Malgré toute l’assurance que je me donne, je suis nerveux. J’accepte le verre, mais pense déjà au temps qui s’écoule. Je ne suis pas très bavard. J’aurais envie de dire à Sylvain : « Bon, alors ? » Je pense qu’il comprend, me prend le verre des mains, et me prend par la main. On marche vers la chambre. Je suis incroyablement nerveux mais je bande fort. On s’assied sur le lit, s’embrasse et se caresse. Sa gaule est bien visible. Il me retire mon pull et ma chemise, assez lentement. Il se met à caresser et à embrasser mon torse. Il me lèche les tétons et je ressens soudain une décharge inattendue de plaisir. Ma bite se durcit. La sensation de plaisir est fantastique. Je veux voir son torse à mon tour. Il se défait de sa chemise et je le découvre pour la première fois. Il est plutôt mince, pas incroyablement musclé, mais je le trouve très sexy, avec quelques poils bruns sur le sternum. Les baisers et les caresses se multiplient. Nos mains touchent le pubis de l’autre et les braguettes quasi simultanément. Il me masse le paquet un moment, avant de faire glisser mon pantalon et mon caleçon ensemble. Il se penche aussitôt pour introduire ma bite dans sa bouche. Un frisson me parcourt. Je ressens du plaisir. Un fantasme se réalise. Je soupire. Je dois faire des efforts pour me retenir de jouir.

Je suis soulagé de le voir s’arrêter pour se dévêtir entièrement. J’ôte rapidement tous les vêtements qu’il me reste, sans lâcher Sylvain des yeux. Son sexe bandé me fascine – le premier que je vois. Il est moins grand que ceux des magazines pornos mais ça m’est égal. Son corps est beau, pas celui d’un athlète, mais il est plutôt mince, et plus grand que moi, ce qui me plaît. Sylvain se jette sur moi pour me faire basculer complètement sur le lit, en riant, sans agressivité.

— Tu es vraiment super mignon.

— Toi aussi.

Nos corps, allongés côte à côte, se mêlent, à grands renforts de caresses et de baisers. Ses mains parcourent mon corps ; je touche le sien également. C’est doux et fort. Je caresse ses fesses puissantes. Je bascule sur le dos, et il vient se placer entre mes jambes pour me sucer. Il me regarde avec des yeux gourmands. Il a l’air d’aimer autant que moi. Je ressens du plaisir tout au long de ma bite. Sa langue bouge dans sa bouche contre ma queue. Il suce mon gland, et le titille du bout de langue. Je prends un pied incroyable. Je ferme les yeux. J’ai peur de jouir trop vite, je suis prêt de la rupture. Je lâche un timide : « je veux te sucer aussi ». Il se détache de moi et vient m’embrasser sur la bouche. Son sourire est radieux. Le mien aussi. Il s’assied au milieu du lit, jambes écartées. Je m’allonge sur le ventre pour le sucer confortablement. Quand sa bite entre dans ma bouche, un frisson me traverse le corps. Ça y est, j’ai une teub dans la bouche. Je ne suis plus puceau ! Je suce maladroitement et je sens ma bite se durcir encore davantage. Sylvain se met à me parler pour m’encourager : « Oh oui, Louis, c’est bon, continue. » Sa main passe dans mes cheveux et caresse mes frêles épaules. Il se penche pour me caresser le dos, jusqu’aux fesses.

— Tes fesses sont magnifiques, me lance-t-il, avec un air fasciné.

Je le remercie du compliment en le suçant davantage. Sa fascination pour mon postérieur est si grande qu’il se retire de ma bouche pour venir m’embrasser le dos et les fesses. Il lèche ces dernières, et ose aventurer sa langue dans le haut de ma raie. C’est incroyablement agréable.

— Laisse-moi te faire jouir, lance-t-il.

Il me place sur le dos et se met à côté de moi pour me sucer et me branler alternativement. Je ne mets que quelques secondes à éjaculer en abondance sur mon ventre. Au moment de l’orgasme, Sylvain observe mon visage émerveillé, puis me récompense d’un long baiser sur la bouche. Il se lève brutalement ensuite pour ramener une serviette et me nettoyer, paternellement. Je le remercie. Il me fait un bisou et me demande si je vais bien. Encore tout étourdi, je réponds : « C’était génial. »

— Je vais jouir moi aussi maintenant.

Il s’allonge à côté de moi et se branle en me regardant et en me touchant. Il jouit très vite, en projetant son foutre sous forme de jets longs et puissants qui atteignent son torse. Il se marre : « Tu me fais vraiment de l’effet. » Il se nettoie avec la serviette et m’embrasse tendrement. Il est très doux et paternel et me demande si je vais bien. Je lui réponds que c’était génial et le serre dans mes bras. On reste nus côte à côte pour faire un câlin.

— C’était à quel âge ta première fois ? demandé-je.

— 22 ans. Je ne suis pas un rapide, dit-il un peu gêné.

— Avec un garçon ?

— Oui.

— C’était bien ?

— Oui, c’était super.

— Comme pour moi.

On rit. Le câlin continue, mais je suis inquiet de l’heure qui passe. Je lui dis que je dois redescendre.

— Tu veux prendre une douche ?

— Non ça ira.

Je me rhabille rapidement. Je suis gêné de le quitter comme un voleur. Ça n’a pas l’air de le gêner. Il me fait encore un bisou.

— Rentre discrètement.

— À bientôt.

— À bientôt.

Arrivé dans ma chambre, je me jette sur le lit. Je suis surexcité. Extatique. Je rigole tout seul. « C’était génial, génial, je ne suis plus puceau. » Même si cela ne m’a pas du tout traversé l’esprit au moment dit, je me dis que j’aurais aimé aller plus loin. Essayer la sodomie surtout. Mais bon, j’aurais d’autres occasions très bientôt. Le temps passe et ma mère tarde à rentrer. Je m’en veux de ne pas être resté plus longtemps chez Sylvain !

Je vis les jours suivants dans l’impatience de retourner chez Sylvain, mais cela devient compliqué, surtout si je peux y rester suffisamment pour baiser. On est au printemps, je dois réviser pour le bac qui approche, un peu pour moi, mais surtout pour ma mère, qui suit cela de près. Depuis notre rencontre, et plus encore depuis notre première fois, je suis excité, presque en rut, pendant les jours qui séparent nos rendez-vous. Je me masturbe quotidiennement. Une fois sous la couette, je retire mon caleçon et mon t-shirt. Je sers ma couette, imaginant le corps de Sylvain contre mon corps nu.

Pour être sûr que Sylvain soit chez lui, je lui laisse un petit mot dans sa boite aux lettres, pour le dimanche. Je sais que ma mère sera chez sa sœur l’après-midi, me laissant seul pour réviser.

Je passe donc chez Sylvain, radieux. Il est content de me voir. On discute un moment dans le salon, on est content de se voir. On parle de l’actualité, de bouquins de pleins de choses, comme si le fait d’avoir fait l’amour avait aussi accru notre amitié. Tout me plaît chez lui : son humour, son goût, son corps, ses conversations : je réalise que je suis amoureux de lui. Bien sûr, après une belle conversation, nos langues et nos bras se trouvent. On passe dans la chambre et on se déshabille assez vite pour se faire des câlins, nus sur le lit. Je suis heureux de le sucer et de me faire sucer de nouveau. Sylvain me caresse souvent les fesses et me dit à quel point il les aime. Comme la dernière fois, il me met sur le ventre pour mieux les embrasser et les lécher. Il les compare à deux petits fruits.

Soudain, il se penche vers la table de nuit, et en sort une boîte de capotes et du lubrifiant. Il m’embrasse et me met à l’aise en me disant qu’il est versatile et qu’il me laisse le choix des rôles. Au fond de moi, j’aimerais qu’il m’encule, j’ai envie qu’il me prenne et qu’il soit en moi. Mais j’ai peur de la douleur, je ne me sens pas prêt. Je bredouille que je préfère être actif. Sylvain est d’accord mais il s’excuse et s’éclipse vers les toilettes en me disant qu’il souhaite être propre pour moi. Ce genre de détail ne m’avait pas traversé l’esprit. Je manque d’expérience, mais j’allais réaliser par la suite que Sylvain était très sensible à l’hygiène, et préférait faire l’amour dans des conditions parfaites. Heureusement, il n’est pas long et je n’ai pas eu le temps de débander. Je me suis même amusé à enfiler une capote sans me tromper pendant ce temps-là. Sylvain se met du gel puis se place sur le dos, avec les mains calées derrière les cuisses pour bien s’écarter les jambes et me présenter son anus. Je réalise pour la première fois que ses couilles et son anus sont épilées.

— Vas-y Louis, prends-moi.

Je sens la résistance de son sphincter. J’essaie de pousser lentement mais l’entrée s’ouvre d’un coup. Sylvain soupire mais n’a pas l’air de souffrir. La sensation sur ma queue est très agréable. C’est très serré et douillet. Je me mets à bouger en lui et c’est encore meilleur. Je suis super content. Je fais l’amour avec un mec, ça y est. Le pied ! Sylvain a l’air d’aimer ça, il bande et pousse des « oh, oui ». Il m’encourage à aller plus vite. Je me penche pour l’embrasser. Ses mains trouvent mes fesses adorées et ils les poussent pour aider la pénétration. C’est super bon. Malheureusement, sous les encouragements, et bien que j’essaie de contrôler ma respiration, je jouis plus vite que je ne le souhaiterais. Malgré le plaisir de l’orgasme, je suis déçu que cela n’ait pas duré plus longtemps. Je suis désolé, retire la capote pleine de sperme, et m’excuse auprès de Sylvain. Il me rassure, et me dit que je dois le sucer pour me faire pardonner. Il se lève sur le lit et je me mets à genoux pour le sucer. Je regarde son corps, grand et nu qui me domine. C’est super chaud. Je pense à toutes les positions dans lesquelles je rêve de baiser. Sylvain pousse ma nuque et ma tête avec ses mains. J’ai du mal à suivre, mais j’aime qu’il prenne le contrôle. La succion s’accélère. Soudain il se retire et éjacule sur mon épaule. Je sens le jet chaud couler. C’est bon.

Sylvain m’emmène sous la douche. On se lave ensemble en se marrant. Les caresses et les baisers reprennent. J’ai le temps de passer un moment avec Sylvain. Je me sens incroyablement heureux. On parle d’homosexualité ensemble. Je comprends que Sylvain n’est pas impliqué dans la communauté gay, et n’a pas fait son coming out. Il me dit que ce n’est pas simple. Je le sens plus en peine qu’il n’en a l’air. Cela le rend encore plus fragile et complexe à mes yeux. Je ne peux que l’aimer davantage. Je pose des questions sur le sexe à Sylvain. J’aimerais savoir si la sodomie fait mal. Sylvain m’explique calmement que oui, ça tire un peu, surtout au début, mais que pour certains, pas tous, ça procure beaucoup de plaisir, en stimulant la prostate de l’intérieur. Cela peut même provoquer un orgasme. Je suis fasciné de voir qu’il peut parler de sexe si théoriquement. Il est mon professeur. Je lui dis que j’aimerais essayer. Il part dans la chambre et revient avec quelque chose dans la main.

— Si tu veux t’entraîner et découvrir par toi-même, tu peux utiliser ceci, me dit-il en me tendant un plug anal de taille moyenne.

Je suis excité et intrigué. Je le prends en réfléchissant déjà où je vais le planquer dans ma chambre. On se donne rendez-vous pour le dimanche prochain.

Les jours qui suivent, sa peau me manque cruellement. Je me branle deux ou trois fois par jour. Une fois le matin sous la douche, le soir quand je rentre à la maison, et la nuit dans mon lit. La nuit surtout, je me réveille, allume la lumière, et me mets nu. Je me mets dans les positions possibles, faisant l’amour avec un Sylvain invisible. J’essaie le gode dans la semaine. Je le lubrifie avec de l’eau savonneuse. La forme conique permet d’y aller en douceur et de s’arrêter au seuil de la douleur. Cela m’amuse de tester ma limite. Je passe un long moment à jouer avec et parvient à le faire rentrer en entier au bout de quelques tentatives douloureuses. C’est agréable, très agréable. Quand je contracte mon anus dessus, le plug bouge et je ressens du plaisir. Je bande. Je me mets dans toutes les positions, nu sur mon lit, en missionnaire, à quatre pattes, à genoux, imaginant Sylvain en train de me pénétrer. Je me touche à peine et finit par jouir dans mes draps.

Le jour J arrive. Ce dimanche-là, nous passons dans la chambre très vite. J’ai tellement envie de lui que je lâche : « Je suis prêt, Sylvain, prends-moi, dépucelle-moi. » Cela le met en transe. Il arrache presque mes vêtements. Mon short, mon caleçon et mon t-shirt sont ôtés en quelques secondes. Il se rend vers la table de nuit et me tend le gel : « Prépare-toi. » Pendant ce temps, il se met à poil à toute vitesse, laissant apparaître une queue verticale, avec des gouttes de sperme à l’extrémité. Il enfile une capote à toute vitesse. Je l’attends déjà au bord du lit, jambes écartées. Avant de rentrer en moi, il est à nouveau très doux et me dit bien que l’on arrêtera si j’ai trop mal. Sa bite n’est pas trop grosse, et la douleur est supportable. Je résiste et me détends. Le plaisir est incroyable. Plus encore que sucer, être sucé ou sodomiser. C’est hors du commun. Des gouttes de sperme coulent depuis ma bite sans que je la touche. Je gémis sans me contrôler : « Oui Sylvain c’est trop bon, prends-moi. » Il bouge lentement en moi : « Oh oui Louis, ton cul est tellement bon et serré. » Il prend mes chevilles dans ses mains. J’admire ce corps qui me prend, me domine. Je me donne à lui. Je ne suis plus puceau. J’ai une bite dans le cul. Je suis au septième ciel.

Sylvain se retire et me lance : « Mets-toi à quatre pattes, je vais te prendre en levrette. » Docile, je lui obéis sans réfléchir. La vue de mon corps nu, prêt et vulnérable l’excite davantage. Il me caresse les fesses, les embrasse, les lèche : « Ton petit cul me rend dingue. » Il me sodomise à nouveau, par derrière. La sensation est encore meilleure. Je le supplie de ne pas aller trop vite. Il ralentit, mais au bout de quelques minutes, je finis par éjaculer sur les draps, sans l’aide de mes mains. L’avant de mon corps s’écroule, me laissant fesses en l’air, pour la plus grande joie de Sylvain qui accélère et jouis bruyamment peu après.

Nous restons nus au lit pour faire une petite sieste. Puis on papote entre potes en caleçon au salon. Je suis tout excité, drôle et câlin avec Sylvain. Je lui dis mon intention de faire mon coming out à mes amis. Même si lui n’est pas pour, il me dit que c’est formidable, si je sens que je suis prêt. Il ne préfère pas que je parle précisément de lui à mes amis.

Je fais donc mon coming out à mes meilleurs amis les jours suivants. Je ne ressens aucune gêne. C’est le printemps, je me sens épanoui. Mes amis sont cool, contents pour moi. Caroline, ma meilleure amie, m’embrasse. Elle plaisante en me disant que du coup elle ne pourra pas m’épouser, mais bon, elle n’est pas étonnée, car les types mignons comme moi sont souvent pédés paraît-il. Grace à la complicité de mes amis, j’arrive maintenant à trouver des prétextes pour m’éclipser de chez moi et voir Sylvain en dehors de l’immeuble. Mais il faut malgré tout préparer le bac.

Je me sens à ce moment de ma vie incroyablement heureux, sur un petit nuage. J’ai perdu ma virginité avec quelqu’un dont je suis amoureux. Avec lui, je me sens incroyablement bien dans ma tête et mon corps. Il est intelligent, a les mêmes goûts que moi, me fait découvrir des livres, des idées et fait également mon éducation sexuelle. J’aime aussi sa tendresse. Il est incroyablement doux et gentil avec moi.

Le seul problème reste le coming out à ma mère, mais je sens qu’elle n’est pas prête. Chaque chose en son temps.

À suivre