Notre histoire (04)


Notre histoire (04)
Texte paru le 2013-10-23 par Sylvain68   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Notre histoire






Avis au lecteur : l’ensemble de nos récits sont authentiques et constituent l’histoire réelle de notre couple et de nos vies sexuelles.
C’est un exercice d’écriture réalisé à deux, qui se veut sincère, et qui correspond à un désir de raviver ensemble nos bons et
moins bons souvenirs, maintenant que nous avons atteint une certaine maturité. Bien-sûr, nous nous attardons sur les scènes
de sexe (l’écriture est un piment pour notre couple…), en les décrivant avec tous les détails dont nous nous rappelons, ou telles
qu’elles se sont très probablement passées, compte tenu de nos appétits de l’époque. Même chose pour les dialogues, reconstitués,
mais fidèles à l’esprit du moment. Bonne lecture. Sylvain et Louis, sylvain5468@yahoo.fr


Par Louis

L’été 1997 avait été épouvantable. Coming out forcé et découverte de ma relation avec Sylvain, de 10 ans mon ainé, le tout d’un seul coup. Pour ma mère, ça été très dur à encaisser. Je pense que finalement l’homosexualité a été moins difficile à admettre que les mensonges, la relation avec la Sylvain, notre différence d’âge et ma précocité sexuelle. Dans ma tête pourtant, tout était clair. C’était comme ça, il fallait accepter, je n’allais pas changer, je n’avais pas honte.

J’en ai voulu à Sylvain de ne pas avoir eu autant de courage que moi. Après tout, celui qui traversait la plus grande épreuve, c’était moi et pas lui. Et de son côté, il se défilait. Je lui en voulais d’autant plus que je l’aimais. Oui je l’aimais vraiment. J’adorais passer du temps avec lui. Il était drôle, bon, doux et tendre avec moi. Il me considérait comme un adulte. Et il m’avait fait connaitre tant de plaisirs sexuels. Le départ de Sylvain me laisse un grand vide. Je me sens de nouveau adolescent, immature, sans repère. J’ai perdu ma motivation. Mes résultats scolaires deviennent mauvais. Avec Sylvain, j’avais découvert le sexe et je m’étais mis à adorer ça. J’étais maintenant frustré. Je me masturbais sous la douche tous les matins en repensant à toutes nos nuits avec Sylvain.

J’ai occupé mes premières semaines de solitude en achetant des magazines pornos gays, mais très vite cela m’a laissé sur ma faim. Je n’ai jamais pu m’en satisfaire. J’avais besoin de baiser en vrai. Je me suis donc mis à aller dans les boîtes gays, surtout le Queen, juste pour trouver des mecs. Les boîtes en tant que telles ne m’intéressaient pas.

Mon premier coup a été un blond d’une vingtaine d’années. Il m’a emmené chez lui. On s’est branlé et sucé. J’étais content de baiser de nouveau. J’aurais aimé qu’il m’encule mais il ne voulait pas de rapport anal. Ce n’était pas son truc. Je suis sorti régulièrement pendant quelques mois. J’ai d’abord couché avec des garçons de mon âge, mais je me suis rendu compte que cela ne correspondait pas à ce que je cherchais. Les mecs plus murs, vers trente ou quarante ans, m’attiraient davantage. Plus sûrs d’eux, et surtout beaucoup plus sexy. Et en général, plus intéressants dans les préliminaires, les câlins, et les discussions sur l’oreiller. Sylvain était aussi toujours très présent dans mon esprit. Il me manquait, encore plus en dehors du lit qu’au lit.

Le seul mec marquant pendant cette période a été Éric : un brun d’environ 35 ans, très sexy, avec une barbe de 3 jours. On est sorti ensemble deux ou trois mois, vers le printemps 98. Il était drôle, il me faisait vraiment rire, et au lit on s’entendait super bien. J’ai passé quelques belles nuits de sexe dans son appartement du marais. Mais, je me suis vite lassé de lui. Il était ultra superficiel comme type, uniquement porté sur les fringues. On n’avait absolument rien à se dire après avoir joui…

En parallèle, mes relations avec ma mère ne s’arrangeaient pas. Nous étions deux étrangers sous le même toit. Il m’arrivait de découcher ou de rentrer très tard le weekend. Bien sûr, ma mère me faisait des reproches et s’inquiétait. Elle ne m’a jamais menacé de sanctions cependant. Je pense que mon attitude était aussi un moyen de lui faire payer ma rupture avec Sylvain.

Avec le mois de mai, arrivent les concours auxquels j’échoue lamentablement. Ma mère est furieuse. Je n’avais pas prévu de vacances en juillet en prévision des oraux. Je suis donc collé à Paris et ma mère me force à mettre cette période à profit pour reprendre tous mes cours et les retravailler pour l’an prochain. Ça m’énerve mais je m’y colle quand même. J’ai le sentiment d’avoir déconné et d’avoir foutu une année en l’air alors que ma mère bosse dur pour me payer des études. C’est à ce moment-là que Sylvain est revenu dans ma vie. Il m’avait attendu devant chez moi certainement et m’avait suivi jusqu’à la Fnac Montparnasse. Au début je ne savais pas trop quoi dire, je n’étais pas à l’aise. Cela faisait un an qu’on ne s’était pas vus et j’avais eu beaucoup de mecs entre temps. Mais rien de comparable : Sylvain était le plus intelligent, le plus sexy, le plus câlin et le meilleur au pieu.

On est allé prendre un pot, et il m’a dit à quel point je lui manquais. Il ne tenait plus, il ne pouvait pas vivre sans moi. J’étais aux anges. Il voulait me reprendre. Je lui en voulais de m’avoir plaqué, mais je l’aimais toujours et je sentais que j’avais besoin de lui, de sa protection. On est parti dans une ruelle calme pour s’embrasser sur la bouche comme des fous et se prendre dans les bras. On est ensuite allés se balader dans le marais où Sylvain était plus à l’aise pour se promener car il me touchait sans arrêt. Nous avions tous les deux envie de baiser. On est donc allé chez Sylvain. Le fait de se retrouver chez lui n’a fait que renforcer mon plaisir à le retrouver. C’était son univers, un endroit qui lui ressemblait.

Dès la porte fermée, Sylvain a déboutonné et a fait tomber mon short pour sucer ma bite déjà bien dure dans le hall d’entrée. Il était excité et moi aussi. Il me pelotait les fesses. On s’est mis à poil l’un et l’autre pour finir sur le canapé à se toucher, baiser, lécher et sucer. Ça n’a pas duré très longtemps. Sylvain voulait mon sperme. Il me suppliait. J’ai craché tout mon foutre dans sa bouche et il a tout avalé. En retour, il m’a aspergé le visage et les cheveux avec son sperme. J’en avais partout. On est resté nus sur le canapé un moment. Sylvain était apaisé. Ce moment de sexe sauvage et rapide m’avait convaincu que c’était avec lui que je voulais être. On s’est douché puis on a fait une sieste. Il faisait chaud ce jour-là. Après un moment, nous n’étions pas rassasiés et je voulais la bite de Sylvain en moi, qui n’attendait que ça.

Il s’est occupé de mon petit cul comme un mort de faim. Il m’a léché le trou dans tous les positions : je me suis assis sur son visage, je me suis offert sur le dos, jambes écartées, je me suis mis à quatre pattes, fesses en l’air et la tête dans l’oreiller. On s’est ensuite bouffé mutuellement la bite, les couilles et le cul en 69. Nos mouvements étaient vifs, impatients, presque brusques. On était ravis de se retrouver, nos corps de se réunir. La langue de Sylvain me rentrait carrément dans l’anus. Il m’a ensuite sauté dans toutes les positions. Pendant que nous baisions, Sylvain n’arrêtait pas de me dire à quel point je lui avais manqué et qu’il était fou en mon absence. Il n’avait baisé avec personne en mon absence.

Nous avons terminé dans notre position favorite : lui sur le dos et moi sur lui. Je me déhanchais comme une vraie salope, les reins cambrés. J’avais le trou bien dilaté et plein de lubrifiant. Je n’éprouvais plus aucune douleur lors des pénétrations anales. Je mangeais maintenant sa queue avec mon cul, c’était moi qui contrôlais la baise. J’avais les mains de Sylvain dans les miennes et participais à toutes les caresses sur mon corps. Nos doigts pénétraient nos bouches. Mes mains parcouraient aussi le torse de Sylvain que je trouvais toujours aussi sexy avec ses quelques poils sur le sternum et autour des tétons. Je me suis fini moi-même en me branlant. Quelques aller-retours ont fini par me faire dégorger sur le corps de Sylvain. Il s’est redressé, et j’ai enroulé mes jambes autour de lui. Enlacé contre mon corps, il a fini par jouir lui aussi. J’avais pris un pied incroyable. Je savais que ce n’était pas la seule raison pour laquelle nous nous étions remis ensemble, mais force était de constater que le sexe était un élément clé.

C’est ainsi qu’au cours de l’été 98, nous nous sommes remis ensemble. Je ne l’ai pas dit à ma mère. Notre amour était de nouveau clandestin. À partir de ce moment-là, je me suis remis au travail sérieusement. Sylvain m’aidait et me donnait des conseils. Pour lui, j’étais prêt à me remettre au travail. Il veillait sur moi. C’est vraiment à ce moment-là que j’ai pris vraiment conscience qu’il y avait une recherche paternelle dans ma relation avec Sylvain. Pourquoi le cacher ? Oui, je voulais un mec qui me chaperonne. Et alors ? Où est le mal ? Il n’avait pas 30 ans de plus non plus… Notre relation est devenue équilibrée. Je me suis replongé dans les études. Je voyais Sylvain les weekends uniquement, et j’évitais de coucher chez lui. J’avais aussi décidé d’en faire moins baver à ma mère. Elle était contente de me voir assagi et plus bosseur. J’ai fini par lui avouer mon retour avec Sylvain : je le lui ai présenté comme un choix mature. Sylvain était mon petit ami, je l’aimais et il m’apportait un équilibre. Elle n’était pas ravie mais ma détermination a fini par la faire plier. Tant que les résultats scolaires s’amélioraient, sa pression n’était pas trop forte.

En parallèle, j’ai aussi présenté Sylvain à mes meilleurs amis. J’étais incroyablement fier d’avoir un mec plus âgé. Il n’était pas toujours super à l’aise, car pas encore out, mais le courant passait bien. Il était sympa, souriant et cool avec eux, autant qu’il l’était avec moi. Nous faisions l’amour les weekends et j’aimais vraiment ça. C’était une routine plaisante après une dure semaine à potasser. Ma récompense, en quelque sorte. On s’est tapé quelques bonnes parties de baise. Je continuais à être passif la quasi-totalité des fois. J’adorais ça. De son côté, Sylvain était toujours aussi doux, aimant, attentionné. Il commençait aussi à se projeter de plus en plus. Il me confia son désir de se pacser avec moi après mes études. Je lui répondais que, oui, c’était une bonne idée, mais que nous avions le temps devant nous. Je n’avais que 20 ans. Il comprenait. Il attendrait. Mais je dois dire que j’ai commencé à prendre peur. 20 ans, homo, et déjà le pacs ? Bientôt l’appart, les enfants, le monospace ? Sylvain avait 30 ans, c’était diffèrent. J’évitais d’y penser, mais je n’arrivais pas à me projeter. Je vivais au jour le jour.

L’été 99, je retentai ma chance au concours. Entre les écrits et les oraux, les vacances ne commencèrent que mi-juillet. Et à ma grande surprise, je fus accepté dans une très bonne école, mais en province. Ce fut un choix difficile : quitter Paris pour la province, être loin de Sylvain. Mais, étant lui-même très carriériste, il me poussa dans cette direction. C’était la meilleure école possible. Il me dit qu’on se verrait les weekends, qu’on trouverait des solutions, et que de toutes les façons, il se montrerait patient pendant les 3 ans de scolarité à venir. Il avait su me reconquérir, le plus dur était fait. Cela lui permettrait aussi de se consacrer pleinement à son boulot pendant la semaine. Cet équilibre pour les 3 années à venir semblait lui convenir.

Nous n’avions rien prévu ensemble cet été là. Sylvain était encore trop dans le placard pour s’afficher en couple avec moi sur un lieu de vacances. Nous avons donc pris du bon temps ensemble à Paris. Ça me satisfaisait. Après une année à bosser comme un dingue, flâner à Paris fut un bon moment. Nous avons enchaîné les activités que nous aimions tant tous les deux : flâner chez les libraires, visiter les expositions, visiter les antiquaires, aller au ciné, etc. Comme nous allions être séparés, nous nous sommes mis à faire l’amour très régulièrement, plusieurs fois par semaine. Je passais des nuits chez lui.

Je suis donc parti en province à la rentrée. Je me souviens très bien que je débordais d’énergie. Après une année à travailler comme un forcené, je n’avais qu’une envie : faire enfin tout ce que j’aimais à fond, lire, jouer au tennis… et faire l’amour. C’est dans ce domaine que ce fut le plus compliqué. J’essayais de rentrer à Paris toutes les 2 ou 3 semaines, ou parfois Sylvain venait passer le weekend. Très rapidement, la situation est devenue très compliquée. Je débordais d’énergie et de libido, mais Sylvain n’était pas là. On se parlait au téléphone presque tous les jours – on avait maintenant des portables – mais je commençais à réaliser la complexité d’une relation à distance. J’avais une irrésistible envie de baiser en permanence. J’aimais le sexe, Sylvain m’a fait découvrir le plaisir. Je matais les mecs en permanence. Pour satisfaire mes pulsions, je me masturbais constamment, et comme les fois précédentes les magazines pornos ne me plaisaient pas. J’avais besoin de sexe réel, du contact de la peau : je voulais sucer et me faire pénétrer.

Je me rendais compte autour de moi que les gays couchaient à gauche à droite sans arrêt. Mes pulsions ont fini par avoir raison de mes principes. J’étais prêt à faire une distinction très nette entre le sexe et l’amour. J’aimais Sylvain – c’était certain – mais j’avais besoin de coucher avec d’autres mecs, uniquement pour le sexe. À l’époque, cela me paraissait clair et parfaitement compatible. J’ai donc été infidèle au bout de quelques mois. Je me faisais draguer depuis un moment par un troisième année de mon école, et j’ai cédé facilement. Je reconnais sans honte avoir évoqué beaucoup de plaisir physique. On a fait l’amour dans sa piaule sur le campus, c’était excitant. Il était plutôt fofolle, passif, pas mon style. J’éprouvais donc moins de remords vis-à-vis de Sylvain. Le contact de son corps nu sur le mien était bon. Je libérais mes pulsions.

Quand j’ai eu Sylvain au téléphone peu après, je n’ai pas pu ne pas lui avouer. Comme lors de mon coming out, j’étais pétri de certitude et je pensais que là aussi, ma posture mature et décidée ferait tout passer. Sylvain ne m’avait jamais rien caché. Il m’avait confié avoir couché avec des prostitués en Afrique, et on n’avait pas de secret. Je comptais aussi crever l’abcès sur la souffrance que j’éprouvais d’être loin de lui. Il m’a répondu par un long silence, pesant. Il me pardonna, et mit cela sur le compte de la jeunesse. Il me demanda si je l’aimais encore et s’il m’attirait encore sexuellement. Je lui répondis sans hésiter. Mais je sentais bien qu’il était terriblement peiné, voire jaloux.

Les jours qui suivirent, il m’appela très régulièrement pour me dire à quel point il tenait à moi, que j’étais son mec, l’homme de sa vie. Il voulait une relation exclusive. Pour lui, notre relation n’est pas compatible avec des aventures à gauche à droite. Sylvain me sermonnait presque, gentiment certes, mais il refermait son emprise sur moi. Il voulait que l’on se pacse bientôt, pourquoi pas sans attendre la fin de mes études. C’est là que j’ai pris peur. J’ai commencé à paniquer. Au lieu de me rapprocher de lui, son emprise m’a fait fuir. Je suis devenu distant, et je lui ai dit qu’il allait un peu vite. J’avais 21 ans cette année-là. Je commençais à ressentir un fossé entre nous. Réalisant que mes années de liberté étaient comptées, je me suis mis à coucher à gauche à droite en me disant de profiter à fond. J’ai multiplié les coups à gauche et à droite, au point d’annuler certains weekends avec Sylvain.

Tout a basculé en juin 2000. Je suis revenu à Paris pour démarrer un stage de fin de première année. Sylvain était content de me revoir, mais moi je n’étais déjà plus très à l’aise. On avait prévu de prendre deux semaines de vacances en amoureux pour la première fois en Grèce. Tout était réservé. Sylvain est tombé sur un SMS très explicite envoyé par le dernier mec avec qui j’avais baisé avant de rentrer à Paris. Crise et engueulade mémorable. Je n’avais jamais vu Sylvain comme ça. Il était profondément blessé. J’avais beau lui expliquer que ce n’était que de sexe, pour lui c’était une trahison. Il m’avait excusé la première fois. Il ne le pouvait pas. Tout s’est effondré. Il m’a dit que ça ne pouvait plus marcher entre nous. Suite à cet échange, je me sentais con. Jeune et con. Tant pis, pensais-je. On n’était plus en phase de toutes les façons. C’était fini.

Les mois qui ont suivi, j’ai décidé de profiter de ma jeunesse. J’ai fréquenté les bars gays et j’ai commencé à découvrir les possibilités illimitées qu’offrait internet pour les rencontres. J’avais des rapports sexuels fréquents, et jamais deux fois avec la même personne. Comme toujours, je couchais pratiquement exclusivement avec des mecs de 30 ou 40 ans. Ils sont tellement plus sexy. Mais j’étais surtout décidé à expérimenter des choses nouvelles. Je voulais notamment essayer les plans à trois. C’est sur internet que j’ai rencontré mes premiers partenaires : un couple d’étudiants. Pas ma cible préférée mais ça m’était égal. L’un des deux Paulo était mignon – d’origine portugaise – mais son pote Sébastien était plutôt gras, pas très sexy. Ça m’était égal. Ils partageaient une chambre de le centre et on s’y est retrouvé un samedi après-midi. C’était leur premier plan. Sébastien était passif et Paulo actif, et il cherchait un autre actif. Pas mon premier choix là encore, mais j’étais suffisamment excité.

On s’est mis à poil rapidement. Sébastien m’a sucé tandis que je me suis mis à sucer Paulo en même temps. J’ai tout de suite aimé le fait de baiser à trois, de sentir davantage de sensations en même temps. Donner et recevoir à la fois. On a alterné les rôles entre nous histoire que chacun goûte les bites de tout le monde. On s’est ensuite amusé à trois à mêler nos corps de caresses et baisers dans tous les sens. C’était nouveau, ça me plaisait. Ils me touchaient tous les deux en même temps, et me répétaient souvent que j’étais bien foutu. Paolo a ensuite enculé Sébastien par devant, en missionnaire. J’ai bien sûr été plus attiré par Paolo que par Sébastien. Je l’embrassais et le caressais. Je me suis placé dans son dos pour simuler une baise à la chaîne.

— Donne-nous ta bite à sucer, a demandé Paolo.

Je me suis mis debout sur le lit et Paolo m’a sucé tout en continuant d’enculer Sébastien. Puis je me suis mis à genoux pour planter mon dard dans la bouche de ce dernier. Pénétré dans les deux trous, par devant et par derrière, il couinait de plaisir. J’aurais aimé être à sa place. Je continuais à rouler des pelles à Paolo, je le trouvais vraiment mignon. Je voulais qu’il m’encule, mais Sébastien me voulait en lui. Je n’ai pas osé discuter, c’était leur couple. Sébastien s’est offert en levrette et je l’ai pris par derrière sans enthousiasme. Paolo s’est mis un peu à distance pour apprécier le spectacle de son mec baisé par un autre. Ils étaient excités tous les deux.

— Vas-y, baise le bien, lançait Paolo.

Paolo a ensuite offert sa bite à sucer à Sébastien et c’est dans cette position que nous avons joui tous les trois. Tout n’avait pas été parfait, mais j’avais aimé ce premier plan à trois. Je voulais en faire d’autres, plus sauvages.

Avant cela, je m’étais fixé un autre challenge, juste par curiosité : coucher avec une fille. J’étais convaincu d’être homo, le sexe entre mecs était incroyable, mais je me disais que je ne pouvais ne pas savoir comme ça faisait de se taper une meuf. À une soirée étudiante à la fac voisine, je suis donc sorti avec une fille que j’ai ramenée dans ma piaule (ça n’a pas été trop difficile). Nus sur le lit, on s’est embrassé longuement. Je bandais, le contact de ses mains sur ma peau m’excitait. Toutefois, tout cela était mécanique. La carrure d’épaule me manquait, et je cherchais en vain une bite à sucer. Je lui ai bien peloté et baisé les seins. Elle avait l’air de beaucoup aimer et gémissait. J’ai continué mon exploration par un cunnilingus. Le goût n’était pas top, mais pas pire qu’une bite. Elle mouillait énormément par contre et elle avait l’air de prendre un pied incroyable, plus que la plupart des mecs que j’avais léchés. J’aimais le pouvoir que j’avais sur elle, ce pouvoir de donner du plaisir du bout de la langue. Elle continuait à être très passive. Je trouvais ça un peu ennuyeux, mais j’étais là pour découvrir, pas pour un truc fusionnel. Je l’ai ensuite baisé en missionnaire sur mon pieu. Sa chatte était incroyablement humide, chaude. C’était bien d’en baiser une pour la première fois, mais ce n’était pas aussi serré qu’un cul de mec.

Je l’ai pilonnée pendant longtemps, elle a joui en criant et en agrippant ses ongles sur mes fesses. Je n’avais pas joui et je n’ai pas cherché à atteindre l’orgasme. Je me suis retiré rapidement pour me débarrasser de ma capote vide de sperme dans les chiottes. Elle planait encore et n’a pas dû s’en rendre compte. Elle se montra très câline après l’amour, lovée contre mon épaule. Elle parlait beaucoup. Ce n’était manifestement pas sa première fois mais elle avait beaucoup aimé baiser avec moi. J’ai fait l’erreur de lui laisser mon numéro de portable. Je n’avais bien sûr pas envie de la revoir. Je n’ai pas répondu à ses SMS. Elle a fini par m’en envoyer des plus sales, me traitant de salaud, me disant que je l’avais traitée comme une pute…Pour moi le sexe était maintenant limité à des aventures d’un soir, je ne pouvais pas imaginer que ce n’était pas évident pour les autres. J’avais été con sur ce coup là. Je venais de comprendre que le sexe et les mauvaises manières pouvaient blesser les gens…

Je n’ai pas tardé à me mettre en chasse d’un nouveau plan a trois. Mais je voulais deux actifs et des mecs plus murs et plus chauds que la première fois. Je me suis inscrit sur un chat gay, j’ai échangé des photos de moi avec d’autres mecs. Prendre des photos de moi à poil a été une expérience amusante… Au bout de quelques moi, j’ai identifié un couple plutôt pas mal : Bruno et Thierry, autour de 40 ans, plutôt virils, musclés. Pas canons, mais suffisamment attirants et sexy. Ils habitaient un appart pas loin du centre. Je suis allé chez eux un samedi soir. Ils étaient sympa, plutôt cools. On n’a pas tourné autour du pot très longtemps et on est passé dans leur chambre. Ils m’ont demandé si je préférais qu’ils soient soft ou hard avec moi. Je leur ai dit que j’étais prêt pour le hard, mais sans rien faire de trop crade… Ils cherchaient en clair un petit passif plus jeune pour se le taper à deux : ça tombait bien, c’est ce que je voulais.

Ils se sont mis à deux sur moi pour me toucher, m’embrasser, me caresser. Ils m’ont mis à poil à deux. Je me laissais faire, tout en répondant à leur caresses et en les embrassant a pleine bouche. J’étais excité d’être nu devant eux, alors qu’ils étaient habillés.

— À genoux et suce nous, a ordonné Bruno.

J’ai obéi, je les ai déboutonnés tous les deux pour les branler en même temps, une queue dans chaque main. La bite de Thierry était très grosse. Il m’avait prévenu lors d’un chat. Ça m’avait excité. Je les ai sucés à tour de rôle. Deux bites à la fois, c’était le pied. Ils me tiraient gentiment par les cheveux pour bien me faire sucer. Pendant ce temps-là, ils se roulaient des pelles, et m’encourageaient :

— Tu aimes les grosses bites, hein ? C’est bien, avale entièrement

Ils se sont ensuite mis entièrement à poil et m’ont jeté sur le lit. Leurs deux corps étaient bien musclés, ils faisaient sûrement de la muscu.

— Laisse toi faire, m’a dit Thierry.

Je me suis abandonné à leurs mains, à leurs bouches et à leurs bites. Ils m’ont trituré, sucé, léché le corps, embrassé les lèvres. C’étaient un festival de sensations. Quatre mains s’occupaient de moi. L’un s’occupait de ma queue, tandis que l’autre me léchait l’anus. C’était super bon.

— On va te bouffer, plaisantait Bruno.

Ils m’ont ensuite mis à quatre pattes. Thierry s’est assis devant moi pour que je le suce, pendant ce temps-là je sentais Bruno qui m’écartait les fesses.

— Ton petit cul est parfait. Dommage que tu ne sois pas puceau.

Il m’a craché sur la rondelle puis me l’a bouffée avec la langue. Il léchait super bien. Puis il a arrêté, et j’entendais qu’il se préparait. Tout en continuant à sucer Thierry, j’ai senti le contact du gel sur mon cul, puis le contact de son gland. Bruno était bien gaulé aussi mais il est rentré assez facilement. J’étais au paradis. Une bite dans le cul, et une dans la bouche : c’était ce dont je rêvais depuis longtemps. Me faire complètement pénétrer, posséder. Je bandais comme un fou et accélérais ma succion. Ils aimaient ça :

— T’as vraiment l’air d’aimer ça, salope !

Bruno me donnait des claques sur les fesses.

— Tu vas prendre cher, on va te défoncer.

— Vas-y baise moi, baise-moi plus fort, ai-je répondu.

Il accélérait, faisait buter ses hanches contre mes fesses. J’avais du mal à sucer Thierry, mais ce dernier bandait fort de voir son mec me baiser. La queue de Bruno venait taper au fond de mon rectum, j’avais mal mais ne disais rien. Ça me plaisait. Je suis ensuite passé sur le dos et Bruno a continué à me baiser. Thierry était assez passif mais il matait comme un fou.

— Vas-y baise le !

Il roulait des pelles a Bruno ou à moi de temps en temps, ou me replongeait sa grosse bite dans la bouche. Elle était vraiment grosse. Il est ensuite allé passer une capote.

— Prêt pour le gros morceau ?

Bruno lui a cédé sa place. La plus grosse que j’allais prendre. Ça a tiré un peu, j’avais mal, je soufflais, mais la douleur s’est atténuée, et c’est redevenu agréable.

— T’aimes ma grosse bite dans ton petit cul ?

— Oh, oui, c’est bon continue. Défonce-moi

Je prenais vraiment mon pied. Oui, j’aimais que sa bite soit grosse. Je me sentais pénétré davantage. Thierry prenait mes chevilles par les mains et écartait bien mes jambes. On est resté un moment comme ça, jusqu’à ce que Bruno demande s’il peut me jouir sur le visage. Il s’exécute et m’asperge de foutre. Il m’embrasse et nous léchons le sperme ensemble. Thierry a apprécié la scène et accélère la cadence. Il me défonce carrément le cul maintenant et finit par jouir en poussant des cris de sauvage. Il se retire ensuite, pour observe Bruno me sucer.

— Donne-moi ton foutre bébé.

Le visage encore couvert de foutre, j’éjacule sur son visage et dans sa bouche. Il avale tout avec plaisir. Thierry ne participe mais apprécie de voir son compagnon s’amuser. Je pense que c’est surtout pour lui que le plan a été organisé. Mes hôtes me proposent de passer la soirée avec eux et de dormir chez eux. Même si j’ai passé un très bon moment, je décline l’invitation et rentre chez moi. Je ne veux pas créer de liens particuliers avec eux.

Je suis retourné une seconde fois chez Thierry et Bruno. C’était encore mieux que la première fois et je me suis mis à aimer les plans à trois. J’en ai refait quelques-uns mais pas d’aussi bons. Je me suis rendu compte qu’il était difficile de trouver les bons partenaires pour ça.

Ma dernière année d’étudiante a été plus calme. En effet, c’est à ce moment-là que ma mère m’a annoncé qu’elle avait un cancer du sein. Ça a été un vrai choc et un tournant dans nos relations. Cela nous a complètement rapprochés, alors que les dernières années avaient été difficiles entre nous. Je suis passé très souvent à Paris, avant et après l’opération. Je me suis senti énormément coupable d’avoir été un fils égoïste ces derniers temps. Je me suis occupé de tout ce que je pouvais pendant ce temps. Ça été l’occasion d’un nouveau départ entre nous. Heureusement, l’opération s’est bien passée, et le cancer a été bien traité.

Mes aventures sexuelles ont donc été ralenties pendant ma dernière année. Le seul fait marquant a été ma rencontre avec Serge, un type d’une cinquantaine d’années. Je l’ai rencontré sur un chat gay. Il était divorcé, et avait des enfants étudiants de mon âge, voire plus. Je le trouvais intéressant dans nos chats, je lui avais confié le cancer de ma mère à un moment où j’ai été désespéré, pensant qu’elle allait mourir. Il s’était montré très affectueux et compatissant avec moi. On est allé boire un pot ensemble. Par curiosité pure, nous avons eu quelques rapports. Je l’ai sucé dans sa voiture un soir où nous étions sortis ensemble. J’avais trouvé ça très excitant. Nous n’avons pas eu de rapport anal : on se taillait des pipes seulement. J’ai cédé à une de ses fantaisies un jour : il voulait des photos sexy de moi. J’ai accepté de lui laisser ce souvenir, mais aussi par jeu. On a donc fait une séance de photos érotiques chez lui un soir. Je me suis mis entièrement à poil et j’ai posé pour lui dans diverses positions, d’abord normales (il m’a pris sous tous les angles, de face, de dos, assis, couché, etc.) comme pour immortaliser chaque partie de mon corps. Puis, il m’a demandé de faire des choses plus hard : avec ma bite bandée dans la main, jambes écartées, fesses en l’air, etc. J’ai trouvé l’exercice grisant. Après cela, on a cessé de se voir. Je ne voulais pas tomber dans une relation.

Au cours de cette dernière année, mes objectifs ont commencé à changer : le cancer de ma mère et le fait de voir des gens comme Serge, seul à cinquante ans, m’ont fait prendre conscience de l’importance de l’amour et du couple. Je ne pouvais pas mener cette vie de vagabond plus longtemps. Je voulais me caser. J’avais eu la chance d’expérimenter le sexe très tôt, de goûter à plein d’expériences plus ou moins folles, et de réaliser la plupart de mes fantasmes. Il était temps de trouver l’amour. Un dernier élément à jouer dans ce sens également : Caroline, ma meilleure copine, est devenue mère cette année-là. Elle était radieuse et m’a présentée à sa petite fille Lucile. J’étais émerveillée, car j’avais toujours eu en moi le désir d’avoir des enfants. Cela a attisé d’autant plus mon désir de me poser.

Sylvain est revenu en force de mes pensées à ce moment-là. Il ne les avait jamais quittées de toutes les façons, et de tous les homos que j’avais croisés, c’était le seul dont j’avais été, et dont j’étais toujours amoureux. Oui, cela avait du sens. Ce n’était pas seulement un amour de jeunesse, mais l’homme de ma vie. Je voulais le reconquérir.

À suivre