Nouvel an bien arrosé... au jus !


Nouvel an bien arrosé... au jus !
Texte paru le 2012-01-12 par Suceurfou   Drapeau-fr.svg
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur



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Florent s'était promis de passer un nouvel an inoubliable. Il aura été gâté, mais pas comme il l'envisageait...

L'année 2011 s'était mal terminée pour lui, sa copine Laura l'avait largué début décembre sous prétexte qu'il picolait trop. Bon, c'est vrai, il aimait bien faire la fête, mais ce n'est pas un crime et si on ne s'éclate pas à 21 ans, on ne le fera jamais. Florent n'est pas très sérieux, il aime pas mal déconner avec ses potes, mais grâce à son charme naturel, son sourire désarmant, on lui passe beaucoup de choses. Laura avait été patiente, jusqu'au jour où il avait trouvé l'appart' vide un soir en rentrant à deux heures du mat'. Elle s'était tirée sans un mot. Florent avait trop d'amour propre pour la supplier de revenir, mais il trouvait le motif futile : elle n'était même pas au courant qu'il l'avait trompée avec sa meilleure amie ! Se faire larguer n'est jamais agréable, surtout par rapport aux copains... Après tout, un pur beau gosse comme lui n'avait que l'embarras du choix. Sa carrure musclée, sa mâchoire carrée, ses cheveux bruns coupés courts, ses yeux bleus... et soyons honnêtes sa grosse bite, lui avaient permis de ne pas rester longtemps célibataire depuis ses débuts sexuels à l'âge de 16 ans.

Pour ce 31 décembre, Florent avait bien soigné son look, il était tout simplement parfait. Comme beaucoup de jeunes hétéros, il apportait toujours un soin extrême à sa personne. Hélas, il avait commencé à boire trop tôt et ses délicates tentatives de séduction avaient échoué :

22h47 — Ton père est un voleur, il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux !

22h56 — Ton père est un voleur...

Une gifle prématurée interrompit notre poète de discothèque.

23h03 — Putain, ce que t'es bonne...

23h16 — Ça te dérange si je te caresse les nichons ?

23h22 — Tu es tellement belle que je bande ! Si, si regarde mon fut' !

23h29 — Tu as une belle bouche, je suis sûr que tu suces comme un reine ! Je le pense vraiment, je ne dis pas cela pour te faire plaisir...

23H37 — Salut les filles ! Ca vous tente, un trio ? Vous êtes soeurs ? C'est encore mieux ! Eh, vous allez où ? Revenez !

23h43 — Il fait chaud ici. Tu viens avec moi sur le parking ?

23h51 — J'ai une énorme bite, tu veux la voir ?

Premier janvier 2012, 00H00 — Embrasse-moi ! Embrasse-moi, je te dis, c'est la tradition, poufiasse !

00h12 — Si tu continues à danser comme ça, tu vas me faire jouir dans mon calcif'...

00h25 — Tu t'épiles la chatte ? Moi je préfère... D'ailleurs je me rase les couilles. C'est plus doux... Si, touche !

00h33 — Moi, je suis romantique, tu sais. J'encule jamais le premier soir !

Nous nous arrêterons là avant de devenir vulgaires. Les douze premières filles draguées se révélèrent étrangement rebelles à son charme, il n'eut pas plus de chance avec les autres proies potentielles qui s'écartaient dès qu'elles voyaient approcher ce jeune type titubant, alcoolisé et plus excité qu'un satyre. Je te laisse imaginer ce qu'il pouvait dire à quatre heures du matin. Dégoûté, il décida de rentrer chez lui. Florent l'avait déjà mauvaise quand on finit par lui ruiner sa soirée lorsqu'on voulut lui faire souffler dans un éthylotest avant de l'autoriser à reprendre son véhicule.

— C'est ma voiture ! Aux voleurs ! Vous n'avez pas le droit de m'empêcher de conduire...

— C'est pour votre sécurité et celle des autres monsieur. Nous ne pouvons pas vous laisser partir dans cet état là.

2012 commençait bien ! Le débat s'envenimait et Florent devenait de plus en plus agressif et incontrôlable quand un jeune homme intervint.

— Je le connais. Je vais le reconduire chez lui.

Florent ne le reconnaissait pas, cet homme de 25 ans fort et brun. Mais il n'allait pas rater l'occasion présentée, il n'avait aucune envie de rester des heures à cuver ou de prendre un taxi en laissant sa caisse sur le parking. Les responsables de la discothèque, soulagés, laissèrent partir les deux hommes. Une fois dans le véhicule, Florent essaya de mettre les choses au clair dans son esprit embrumé.

— On se connaît ? Je me souviens pas de toi...

— Je suis un ami de... Thomas. On s'est déjà vus une fois. Tu me rappelles ton prénom ? C'est bête, j'ai un trou, j'ai un peu bu...

— Moi aussi... Je m'appelle Florent.

— Oui, cela me revient. Florent bien sûr ! Je l'avais sur le bout de la langue...

Florent était rassuré : il connaissait bien un Thomas (même trois en fait ! ) et l'homme se rappelait de son prénom. On ne sait jamais, avec les malades qui traînent.

— Moi c'est David, tu te souviens ?

— Oui, bien sûr - mentit Florent avant de somnoler. Il était à moitié conscient quand l'automobile s'arrêta à l'adresse qu'il avait indiquée avant de sombrer. Son ami David l'aida à descendre de la voiture, à monter les escaliers menant à son appartement et toujours aussi complaisant le déchaussa et le déshabilla avant de le laisser tomber sur un lit qui n'avait plus était fait depuis le départ de Laura. Florent s'endormit comme un bébé trouvant dans le sommeil le réconfort nécessaire après cette soirée de merde. Dans ses rêves, au moins, il pourrait baiser toutes ces salopes, toutes ces pimbêches allumeuses qui l'avaient snobé en discothèque. Depuis combien de temps dormait-il quand une douleur atroce le réveilla ? Cette torture le dé-saoula d'un coup. Il était couché sur le ventre et il sentit le poids d'un corps sur son propre corps. Son anus brûlait, déchiré. Il comprit la terrible réalité : il se faisait violer par un homme.

— Alors, Florent, tu l'aimes ma grosse bite ?

— Arrête mec, tu me fais mal !

— Bien-sûr que je te fais mal connard ! Tu es vierge du cul et je suis bien monté, 21 centimètres, comme tu peux le sentir !

— Laisse-moi, je suis pas pédé, moi !

— Oui, ma bite le sent bien. Tu as le cul bien étroit. Merci de m'avoir attendu. Tu me fais un beau cadeau. La plus belle des étrennes !

Le ramonage devenait plus aisé, le dard coulissait mieux. Pressé et brutal, David n'avait utilisé qu'un peu de salive pour lubrifier le trou inexploré. Les premiers coups de bites avaient eut du mal à ouvrir le passage et avaient dû oeuvrer en force. Maintenant, David pouvait entrer et ressortir sa trique comme il le voulait, et il ne s'en privait pas. Sa matraque massait la prostate du passif qui commença à bander malgré lui. Toujours à plat ventre, la position était douloureuse, sa bite étant écrasée par son propre poids. Il se refusait à admettre qu'il pût éprouver du plaisir à se faire dominer par un inconnu. Les mouvements de l'agresseur se faisaient plus irréguliers, Florent comprit la menace :

— Dis, tu vas pas me jouir dans le cul ?

— Si ! Je vais te remplir, te féconder. Tu es ma salope. Tiens, d'ailleurs, ça vient... Putain, prends-ça !

Florent ressentit les jets puissants dans son anus dépucelé. Lui le petit macho traité comme une femelle ! Comme beaucoup d'hétéros, il considérait la femme inférieure à l'homme car la pénétration était une domination, la preuve de la supériorité du mâle. Il se mettait toujours sur sa partenaire, c'était la première fois qu'un corps pesait sur lui. L'humiliation totale ! Surtout quand il jouit dans ses draps sans se toucher. Heureusement, ce salaud de David ne pouvait pas s'en rendre compte. Il découvrit avec surprise qu'une bite qui se retire d'un orifice peut également provoquer une certaine douleur. David enfonça deux doigts dans le trou juteux avant de les glisser dans la bouche du beau gosse. Il comprit trop tard. Avant de sombrer à nouveau dans le sommeil, Florent, alcoolisé, exténué, sentit quelques petites tapes vexantes sur son joli petit cul.

Quand il se réveilla deux heures plus tard, il se dit qu'il avait rêvé. C'est vrai qu'il avait pas mal bu ! Mais bon, on ne change pas d'année tous les jours. Cependant une douleur suspecte et inhabituelle située à l'endroit où l'on ne prend jamais de coup de soleil, le poussa à glisser un doigt dans la fente. Ce doigt fut aspiré. Horreur, plus de doute, il avait été violé, abusé, déshonoré. Il préféra ignorer les traces de sa jouissance sur les draps. Il regarda avec angoisse autour de lui : ouf, l'homme était parti. C'est ce qu'il crut jusqu'à ce que David ne rentre dans la chambre accompagné par deux autres inconnus. Les trois avaient une bière à la main.

— Tu es réveillé, Florent ? Oui, je suis toujours là. Je n'allais pas te laisser seul dans un tel état. C'est que je tiens à toi, p'tit con ! J'ai appelé des amis pour me tenir compagnie. J'espère que cela ne te dérange pas trop ? Je te présente Omar et Maxime. Nous nous sommes permis de faire un tour dans ton frigo. On a pris des bières, il n'y a pas grand chose à manger mais côté alcool, il ne manque rien. Il va falloir que tu changes de régime...

— Foutez-moi le camp ! Je suis chez moi.

— Tu n'es pas très poli avec celui qui t'a fait découvrir de nouveaux plaisirs et jouir sans te toucher. Et oui, tes gémissements t'ont trahi. La première sodo est souvent douloureuse, mais les suivantes sont plus agréables. Tu vas voir...

Les trois hommes posèrent leurs cannettes et s'approchèrent de Florent en souriant. Maxime était un athlète blond d'une vingtaine d'année et Omar, la trentaine, un beur aussi viril que poilu. Ils se déshabillèrent en le regardant vicieusement. Florent pensait que les PD avaient de petites bites, il changea d'avis rapidement... De vrais étalons, hélas pour ses orifices ! Son premier réflexe fut de crier, le second d'éviter un scandale qui informeraient ses voisins qu'il avait pris une bite dans le cul. Il n'aurait plus osé les croiser dans l'escalier. Il se résigna et se dit que s'il faisait jouir rapidement ces pervers, il serait libéré rapidement. Aussi, quand David lui présenta sa bite devant la bouche, il l'ouvrit et goba l'engin monstrueux. C'était étrange comme sensation, mais pas désagréable. David le remercia en lui caressant les cheveux. Tiens, ces sadiques peuvent faire montre d'un peu de tendresse. A quatre pattes sur le lit, il offrait une croupe trop séduisante pour que Maxime ne résiste longtemps. David avait raison, la deuxième intromission fut beaucoup moins douloureuse et le plaisir fut prompt à surgir. Ca y est, il bandait comme un satyre.

— Ouais, tu suces bien ! On ne croirait jamais que c'est la première fois.

— Et son cul, étroit et élastique à la fois, parfait !

Florent rougissait de satisfaction. Il devait avoir l'honnêteté de reconnaître qu'il était fier de donner du plaisir à ces hommes. Il s'appliqua encore davantage dans sa pipe, en jouant comme il faut avec sa langue et pour exciter Maxime il contracta ses sphincters en agitant sa croupe. Les deux hommes n'étaient pas des ingrats, aussi jouirent-ils rapidement, Maxime dans son cul et David dans sa bouche. Il avala tout de lui même et nettoya consciencieusement le gland. Le goût était amer, ce n'était pas très bon il faut l'avouer, mais c'était bougrement excitant. Fin du premier round. Omar, qui avait attendu patiemment son tour, enfonça sa trique dans le cul offert et foutreux. Florent poussa un petit cri, car l'engin était d'importance. Mais qu'on se rassure, le plaisir prit rapidement le pas sur la douleur. Il savourait comme il se doit ce don du Ciel. Bien évidemment, David et Thomas lui présentèrent leurs bites à pomper. Excité à mort, Florent jouit. Omar apprécia les contractions des muscles anaux autour de sa bite. Le passif se rendit compte que son éjaculation rendait la pénétration à nouveau douloureuse, son trou semblait s'être refermé, mais le plaisir finit par revenir. Le beau beur lui remplit le cul, c'était la troisième fois de la journée, ce n'est pas mal pour un hétéro ! Maxime et David suivirent leur pote, Florent n'en perdit pas une goutte. Il aimait maintenant avaler et ne libéra les bites qu'à regret. Ses nouveaux amis lui firent découvrir les joies de la bifle. Humiliant, donc excitant.

— C'était super sympa. Merci David à toi pour nous avoir invités, et à toi Florent pour...

— Merci aussi à vous pour m'avoir fait découvrir de nouvelles... possibilités. En fait 2012 commence mieux que je ne le croyais. Vous prendrez bien une autre bière avant de partir ?

Les hommes bavardèrent un moment dans le salon comme de vieux potes avant que Thomas et Omar ne finissent par prendre congé. Une fois seul avec David, Florent se tut. Il se sentait un peu mal à l'aise. Son initiateur s'en rendit compte et l'attira à lui pour lui rouler une pelle magistrale. Florent se rendit et leurs langues se mélangèrent pendant plus de cinq minutes.

— On retourne dans la chambre, David ? - lança un Florent rougissant.

— Pour quoi faire ? - répliqua un David sans pitié.

— Tu le sais bien...

— Oui bien-sûr, mais je veux te l'entendre dire.

— Je veux te bouffer la bite et te lécher les couilles. J'ai envie que tu me défonces avec ta grosse queue et que tu prennes ton plaisir dans mon cul. Je veux être ta salope, ta chose...

— Viens vite, tu vas me faire exploser.

Allongé sur le dos, les jambes sur les épaules de son amant, Florent découvrit une position destinée à être sa préférée. Quel plaisir, pour le passif comme pour l'actif, de voir le plaisir dans le plaisir de son partenaire , de guetter son orgasme. Et surtout de pouvoir l'embrasser. Les deux hommes jouirent ensemble. Ils restèrent un long moment, silencieux, couchés l'un contre l'autre, main dans la main.

— Tu sais, Florent, cela faisait un moment que je te matais le week-end en discothèque... Qu'est-ce que tu as pu e faire bander. Alors, quand l'occasion s'est présentée...

— Tu m'as sauté dessus !

— Ca te dérange si je reste dormir cette nuit ?

Florent se redressa et, très sérieux, les yeux dans les yeux lui dit :

— Cette nuit et toutes les autres si tu veux... Tu me comprends ?

La question de David et la réponse de Florent étaient bien évidemment des déclarations d'amour, mais l'homme est ainsi fait qu'il est pour lui plus facile de lâcher des obscénités que d'avouer ses sentiments. Ils s'étaient néanmoins compris et s'embrassèrent à nouveau. Bonne année 2012 à vous deux, Florent et David !


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