Onze


Onze
Texte paru le 1999-05-06 par Fido   Drapeau-qc.svg
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Ça devait faire au moins cent fois que je le croisais au coin des mêmes rues près de chez moi; avec son petit manège de squeegee... Aux feux rouges, il se lance sur les voitures et lave leur pare-brise pour quémander à leur propriétaires plus ou moins contents une modeste somme. Au feu vert, il retourne s'assoir près de son chien qui l'attend sagement couché le long du mur.

Moi, comme d'habitude, j'observe son petit cirque, feignant un air vaguement désinteressé alors qu'en fait je tente désespérement d'avoir enfin le courage d'aller le voir. Faut dire que, sous ses vêtements déchirés et sa coiffure... étrange... se cache un adonis que le look le plus rébarbatif ne saurait cacher. Il doit avoir seize ou dix-sept ans, et sa couleur de cheveux de la semaine (une espèce de bleu éléctrique) n'arrive pas à dissimuler le fait qu'au naturel, il serait doté d'une fine chevelure d'un blond doré. Ses traits sont doux et fins et, même quand il se prend son air "tough", lui donne un air d'innocence. Mais ce sont ses yeux qui me fascinent; ils sont d'un bleu-vert argenté dans lequel on se perd sans s'en rendre compte. Et son corps! J'en devinais les formes sous ses vêtements trop amples, mais avec le retour du beau temps il a abandonné le t-shirt qu'il portait pour exposer son torse découpé au couteau au soleil.

Normalement, il ne semble même pas me voir, j'ai beau être à peine quelques années plus vieux que lui, je dois lui paraître comme un vendu: complet, cravate... les symboles de l'appartenance à la société en marge de laquelle il vit. Et comme je suis à pied il aurait peine à barbouiller un pare-brise comme pretexte pour me quêter un dollar ou deux. Mais aujourd'hui, il me regarde d'un air amusé, droit dans les yeux. Sans m'en rendre compte, je m'étais dirigé droit sur lui plutot que de bifurquer pour continuer ma route comme d'habitude et j'étais à peine à un mètre de lui.

— Salut. As-tu une smoke?

J'ai du passer une bonne dixaine de secondes sans être capable de lui répondre tellement j'étais nerveux.

— Euh, oui. Minute.

Sans pouvoir enlever mes yeux de son corps, je me mets à fouiller mes poches pour trouver mon paquet de cigarettes, qui semble sautiller dans mes mains alors que j'essaie d'en extraire une. Je la lui tends, et en la prenant il jette un regard entre mes jambes. Il me fait un sourire équivoque qui tord mon estomac.

— Merci. Mais rêve pas trop, je suis straight.

Maudits pantalons de toile! Ma libido roule à cent à l'heure, et ce mince vêtement est totalement incapable d'en cacher les effets. Je suis sûr d'avoir déjà été plus gené que ça, mais j'arrive pas à me souvenir quand. Son sourire en coin me met de plus en plus mal à l'aise, tout en m'excitant encore plus. Je vais faire semblant de rien, le saluer et continuer ma route.

— Dommage. Ça aurait pu payer pas mal plus que de laver un pare-brise.

J'ai dit ça, moi!? J'arrive pas à bouger mes jambes malgré mon désir de fuir. Enfin, je pense que je veux fuir. Il retient un rire, et ses yeux semblent s'allumer de moquerie.

— T'as si besoin que ça de te faire sauter?

Je dois être cramoisi. Ma bouche bouge comme pour articuler une réponse, mais je suis incapable de trouver des mots. Il me regarde de la tête aux pieds pendant que je suis figé là. Il me regarde de nouveau droit dans les yeux.

— T'es pas mal beau bonhomme. Je suis sûr que t'as un beau petit cul qui à besoin d'une grosse queue plantée ben creux pis pas rien qu'à moitié. J'pense ben que je pourrais te donner ce que tu veux pour $50. Viens me rejoindre ici à 7h à soir.

Je me force à lui faire un sourire, fais oui de la tête, et convaincs finalement mes jambes à m'obéir et à me laisser reprendre ma route. Y pense quand même pas que je suis assez fou pour aller à un rendez-vous donné par un petit bum straight. Des plans pour manger une volée.

— --

Il est maintenant rendu 7:15. Ça fait une demi-heure que je fais le pied de grue sur le coin de rue. J'imagine que c'est mieux comme ça... mieux vaut m'être fait moquer de moi que battre. Je voulais pas venir anyways, mais j'ai pas pu faire autrement quand je suis sorti du travail. Je vais attendre un autre cinq minutes, au cas où. Pis anyways, il était surement pas sérieux. Si au moins je savais de quel côté il arriverait, je pourrais regarder par là et le voir venir de loin. Il viendra pas, c'est sûr.

— Scuse-moi d'être en retard.

Je me suis retourné tellement brusquement que mon coeur semble être resté du mauvais côté et a arrêté de battre le temps de reprendre sa place. Il est venu. Je suis complètement malade; au mieux, je vais me faire voler mon argent. Christ qu'il est bandant.

— C'est correct. Ça fait pas longtemps que j'attendais.

Je sors le billet de cinquante que j'avais mis de côté dans la poche de mon veston et lui glisse dans la main. Je me demande combien de temps ça prends en général pour retrouver un cadavre. Il est bandé! Ça parait dans ses kakhis. Je serais mieux de couper mes pertes et de sacrer mon camp de là pendant qu'il est encore temps. Il me sourit. Il glisse le billet dans une des nombreuses poches sur la jambe de son pantalon et se dirige avec son chien dans la direction d'où il était venu.

— Viens-t'en.

On se dirige vers la cour de triage ferroviaire abandonnée. C'est vrai, y paraît que c'est là que les squeegees se tiennent. Je serais complètement fou de le suivre là; on m'entenderait jamais appler à l'aide. Ça fait dix minutes que je les suis lui et son chien, sans le moindre mot. J'ai terriblement peur, mais ça me fait bander encore plus dur.

Il me fait passer par un trou dans le grillage d'une clôture, faisant fi des panneaux interdisant strictement l'accès. Le soleil commence à se coucher, et sa lumière donne un aspect lugubre et désolé à cet endroit. On se dirige vers le fond de la cour, où de vieux wagons délabrés ont été laissés à la merci des intempéries. J'entrevois la lueur d'un feu derrière ceux-ci. J'imagine un campement de fortune. C'est drôle. Je suis certain que je vais y laisser ma peau, mais ma queue est bandée raide comme une barre de fer et je n'ai jamais été tant excité de ma vie.

On n'entend plus le moindre bruit à part nos pas sur le gravier répandu entre les rails rouillés; le bourdonnement de la ville semble loin derrière nous. Nous sommes maintenant tout près du wagon le plus proche et des ombres menaçantes qui l'entourent. De temps en temps, il me jette un regard par dessus son épaule, comme pour s'assurer que je le suis toujours. Son sourire est inquiétant et rassurant à la fois.

On a à peine dépassé le premier wagon que ce que je craignais arriva. Je n'ai même pas eu le temps de me retourner que deux autres garçons se sont jetés sur moi sans un bruit, et me tiennent maintenant fermement par les bras. Mon adonis se retourne et rit en me regardant.

— T'es vraiment malade de m'avoir suivi ici. J'imagine que c'est un compliment.

Je me débats à peine, ça ne servirait pas à grand-chose. Une bonne douzaine de squeegees sortent maintenant de l'ombre pour se rapprocher de moi. Il doivent avoir tous entre seize et vingt ans, certains sont très beaux, mais aucun autant que mon adonis à moi. Près de la moitié d'entre eux ont un chien à leur côté. Mon adonis se rapproche de moi, me touche presque et me regarde droit dans les yeux alors que ses compagnons me tiennent solidement.

— Inquiète-toi pas. Si tu te laisses faire sans causer de marde, on va pas te faire mal. Tu vas juste avoir ce que tu voulais. Y'a plein de mâles en manque içi qui vont se faire un plaisir de te le donner.

Sa gang se met à rire. Un rire méchant pour la plupart d'entre eux. Pourquoi je suis bandé si dur, moi? J'ai l'impression d'être une souris dans une cage de chats. Mon adonis me regarde toujours, mais son regard à lui est doux. Il est excité, et il est amusé, mais je ne vois pas de malice dans ses yeux.

Il fait un signe à ses compagnons qui me forcent par terre, sur le dos. Je ne résiste pas quand ils attachent mes poignets à mes chevilles, et mes coudes aux genoux. De la façon dont ils m'ont ligoté, mes avant-bras sont retenus le long de l'intérieur de mes molets. Ce n'est pas très confortable, mais ça fait pas mal. Je ferme les yeux. J'ai terriblement peur, mais mon excitation est incroyable.

On me soulève par les aiselles. Ça étire. Je me sens balloté. J'ose pas ouvrir les yeux. On me dépose finalement par terre. Mon visage est de côté, contre du bois. Mes genoux sont par terre aussi, et je me trouve dans une bien vulnérable position; mon cul bien haut. On m'attache les chevilles à un gros bloc de bois, séparées de presque un mètre. Je jette un regard derrière moi. C'est une traverse. Un moment de panique me parcourt. Je suis complètement à leur merci. Mes pantalons vont être sales. Tiens, pourquoi je pense à ça, moi? Mais cette réalisation soudaine me calme.

Je vois mal derrière moi, mais un des squeegees a glissé ses mains autour de ma taille pour détacher ma ceinture et mes pantalons. Il tire sur mes pantalons et mes boxers et me les descend aux genoux. Mon cul est maintenant exposé à leur yeux, fesses bien écartées par mon étrange position. Ils sont tous autour de moi, avec leur chiens. Un d'entre eux éclate de rire.

— Regarde, Greg, ta tapette à l'air d'aimer ça!

Ils rient. J'imagine qu'ils voient tous très bien ma bite raide, qui laisse tomber des gouttes de precum. Il s'appele Greg! Pourquoi ça m'excite autant?

Greg s'assoit devant mon visage. Je vois sa queue bandée à travers son pantalon. Elle doit bien faire 25 cm!

— Tu vas avoir le cul ben plein, mon beau. Mais pas par nous.

Il pointe vers un des chiens. Je ne comprends pas, au début. Sa gang rit maintenant à gorge déployée. Puis, la réalisation me frappe. Ils ne m'ont pas amené ici pour me sauter, mais pour donner mon cul à leur chiens!

— Non... pas...

— Ta gueule! On va être bien gentil avec toi si tu es bien gentil avec nos toutous et que tu la fermes. Autrement...

La menace reste muette, mais réèle. Je me demande comment on se sent quand un chien nous fourre. Y peuvent pas faire ça. C'est... excitant. On dirait que ma queue va exploser tant elle est dure. Je peux pas y croire.

Greg se lève et va chercher son chien. Un batard qui semble surtout tenir du berger allemand. Il l'amène derrière moi. La gang s'est tue et me regarde maintenant en silence. Je sens une langue sur mes couilles qui pendent librement entre mes jambes. Je pousse un gémissement. La langue est à la fois rugueuse et étrangement douce, et me fait frissonner de plaisir. De peur. J'ai déjà vu une chienne se faire sauter—le mâle n'y va pas de main morte, et reste pris après.

Le chien me liche les couilles avec vigueur. Je ferme les yeux, et me laisse glisser dans le plaisir. Sa langue remonte haut, et m'excite la rosette. Je sens la bave entre mes fesses, dégoulinant sur mes couilles.

Je sursaute. Le chien s'est apparament lassé des préléminaires, et a sauté sur moi. Ses pattes se sont agrippées à mes hanches. Il cogne de sa queue contre mes fesses. Elle est dure. Il trouve enfin mon trou et enfonce sa bite d'un seul coup. Aiiie! Ça fait mal. Mon Dieu, il me plante vite et fort. Ça fait mal, sa queue est énorme et gonfle encore plus en moi. Je me sens déchirer de l'intérieur. Le chien me fourre avec un fougue incroyable. Je sens sa queue masser ma prostate, cogner contre le fond, glisser dans mon cul. C'est bon. Mes gémissements de douleur se sont vite transformés en cris de plaisir, et je sens ma jouissance toute proche.

Le chien arrête soudainement. Ah, merde, j'allais venir.

— Non! Continue!

Mais c'est sans effet. Je sens sa bite me pomper de la dèche dans le cul, pleine de spasmes. Ma queue hurle pour avoir de l'attention. Je sens le precum en dégoutter continuellement. Le chien me tient toujours contre lui par mes hanches.

J'entrouvre les yeux, les gars que je peux voir de ce côté ont sorti leur bite et se crossent, leurs yeux rivés sur moi et le chien. Merde, je peux pas faire de même, et ma queue a tellement besoin d'être soulagée.

De nombreuses minutes passent, et le chien de Greg sort finalement de mon cul, sa queue ayant suffisamment dégonflé pour passer par l'ouverture. Je sens sa dèche couler doucement de mon cul.

Un autre garçon se lève, sa queue au garde-à-vous, et amène son chien derrière moi. Cette fois, mon cul est gourmand, et j'écarte mes fesses autant que je le peux dans cette position. C'est un pitbull. Il est encore plus gros que l'autre. Il me monte sans préléminaires, après avoir senti mon cul. Il est trop haut, sa bite glisse contre mon dos.

Deux garçons se lèvent et placent des bouts de bois sous la traverse qui retient mes chevilles, et soudainement le pitbull trouve sa cible. Sa queue est encore plus grosse, et il me prends avec encore plus de force que le précédent. Je sens ses griffes se planter dans mes hanches, mais la douleur ne fait qu'accentuer mon plaisir. De nouveau je sens la bite de chien dans mon cul gonfler et prendre toute la place, et cette fois ma queue à moi ne peut plus résister, et j'explose, je hurle de plaisir alors que je sens les jets de ma décharge frapper ma chemise. Je viens comme jamais avant alors que le chien derrière moi arrête ses mouvements et me remplit de sa dèche à lui.

— --

Onze fois. Il doit être près de 3h du matin. J'ai perdu le compte, mais je suis certain que quelques chiens ont eu plus que leur part de mon cul. J'ai mal, mais c'est une douleur chaude et douce. Agréable. Ça sent la dèche et la sueur. Mes jambes sont couvertes de décharge séchée, et mon cul gommant. Je sens mes tripes déborder de dèche. Ma propre dèche macule ma chemise et le sol sous moi.

Les garçons sont presque tous partis. Se coucher, j'imagine. J'en ai remarqué un ou deux qui ont du venir presque aussi souvent quoi moi durant le spectacle. L'avant dernier se lève avec son chien et part. Il ne reste que Greg.

Il s'approche de moi doucement.

— Tu as été super. Et tu mérites maintenant ce que tu voulais tant.

Il marche doucement derrière moi. Je suis trop épuisé pour penser à quoi que ce soit, mais ma queue bande instantanément quand je le sens flatter mes fesses.

— Tu as un beau cul. Et à voir les chiens, il est très bon à fourrer.

Doucement, comme avec affection, il me pénètre de sa belle bite. Mon cul est bien étiré déjà, et toujours plein de la dèche des chiens. Elle est bonne. Il me baise avec douceur et passion, et se colle tout contre mon dos, ses bras autour de mon torse. Ses mains trouvent ma queue qu'il carresse doucement, au rythme de ses propres mouvements dans mon cul. Son rythme augmente et je sens sa respiration dans mon oreille. Après quelques minutes il me donne un dernier coup, et je sens sa bite spasmer alors qu'il me dèche à son tour dans le cul. Il n'en faut pas plus pour que moi aussi je vienne, encore une fois.

Il reste contre mon dos quelques instants encore, puis il se relève, comme à regret. Il détache mes liens, mais je n'ai plus l'énergie de me relever, et je m'éffondre tout simplement sur place.

D'une main, il glisse quelque chose dans la poche de ma chemise, et dépose un baiser sur ma joue.

— Tu sais où me trouver si jamais tu te sens encore en manque.

Quand je me réveille, il est 16h. Je remonte mes pantalons et retourne chez moi sans revoir aucun des squeegees sur mon chemin. Ce n'est que le lendemain que, vidant mes poches, je me rappelle son geste. Le billet de $50 que je lui avait donné était dans ma chemise.