Orientation sexuelle


Orientation sexuelle
Texte paru le 2014-11-30 par Mecdusud83   
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Bonjour à tous. Qui serait dans le même genre de situation ??? Aujourd'hui, j'ai 49 ans et je vis dans le sud de la France, à côté de Toulon. Toujours attiré par les belles filles depuis le plus jeune âge (déjà vers 5 ans), mais aussi par ma quéquette, ayant vécu une enfance et une pré-adolescence relativement douloureuse côté sentiments, confiance en soi, et pleins de choses liées à l'affection que je n'ai peut-être jamais reçu tellement je recevais des raclées pour des bêtises que j'avais peut être effectivement fait...

Mes premières relations sexuelles ont été effectuées avec des copains débutants par des touche-pipi, puis des fellations et des tentatives de pénétrations infructueuses, et ce vers l'âge de 12 ans. Malgré des sentiments amoureux envers quelques filles très belles, les autres ne m'intéressant pas du tout, mais me courant quand même derrière, j'ai tout de suite aimé faire ça avec les copains. J'ai immédiatement tout fait pour pouvoir me faire prendre par mon copain du moment. On se suçait mutuellement et on tentait de se sodomiser, mais sans y arriver étant donné le manque d'expérience et l'étroitesse de nos petits trous. J'ai eu mal la première fois qu'il a essayé de me la mettre pour tout dire, mais quand il me l'a mise sans que je ne ressente aucune douleur, on l'a fait plusieurs fois au point qu'il ne me suçait même plus ; je le suçais et il me pénétrait, mais sans jamais jouir. D'ailleurs, à ce sujet, j'ai toujours eu beaucoup de mal à y arriver, il me fallait énormément de temps pour arriver à ressentir quelque chose, mais pour éjaculer, à part tout seul chez moi, jamais avec lui ni un autre par la suite...

Enfin, j'ai eu d'autres expériences avec d'autres copains, toujours des fellations mutuelles qui ont abouties par des fellations que je faisais. Avec l'un d'eux, j'ai eu envie de garder sa bite dans la bouche quand il m'a affirmé comme il le faisait habituellement avant de jouir. J'ai reçu son éjaculation jaillissante dans la bouche. La sensation était immense, malgré le goût qu'il faut arriver à supporter tellement ça te donne des relents... J'ai tout recraché à chaque fois qu'on l'a fait ensemble et un jour on a essayé la sodomie. Il me l'a mise et au bout de très peu de temps a éjaculé en moi sans me prévenir. Ça m'avait mis une colère ! On ne l'a jamais refait par la suite, mais je l'ai très souvent regretté étant donné que j'avais autant apprécié que lorsque je le recevais dans la bouche. Jusqu'à mes 19 ans, je n'ai jamais connu de relation avec une fille, mis à part quelques bisous avec une copine de classe en 6 ème. En fait, je trouvais très belle certaines filles, mais je ne pensais plus avoir de relation avec aucune d'entre elle. Je fréquentais des camarades avec lesquels nous sommes devenus des mauvais garçons, mais je ne voulais pas quitter cette bande d'infréquentable parce que j'étais amoureux de l'un d'entre eux.

On a fait tellement de conneries que je regrette aujourd'hui, mais je ne voyais pas le mal à cause de l'aveuglement causé par cette amour que je portais à ce garçon. Lorsqu'il a eu des relations amoureuses et sexuelles avec sa copine, il me racontait souvent ses ébats et ça me rendait malheureux. Peut être que je suis déprimé depuis ce temps sans le comprendre. La première fois que j'ai touché une fille, si on peu parler de ces filles avec ces termes là, j'avais 19 ans. En fait, avec la bande de déconneurs qu'on était, l'un se faisait une nana d'une maison de repos pour femmes en difficultés psychologiques, faisait l'amour avec et lorsqu'il avait fini lui proposait de le faire avec un de ses copain. Si elle acceptait, il y avait parfois plusieurs mecs de la bande qui en profitaient, et parfois plusieurs dans la même journée. Ma première fois, je n'étais même pas capable de bander, pour vous dire si ça ne m'attirait pas du tout. Mais il fallait paraître comme tout le monde. Je ressentais des sentiments amoureux pour un mec de la bande, et il fallait que j'arrive à faire l'amour à une femme qui ne m'attirait pas du tout, qui ne me donnait pas du tout envie de bander. Si l'un d'eux était venu me niquer pendant que j'essayais avec elle, j'aurais été meilleur à me faire prendre qu'à lui filer un coup de bite à elle. J'étais tellement mal dans ma peau. J'aurais dû avouer à ce moment que je n'étais pas du tout attiré par les femmes, en tous cas par les femmes plus âgés et encore moins celles qui se font prendre par tout le monde, c'était certain. Mais j'avais aussi peur qu'on me traite de gros pédé et qu'on me fasse vivre tous les plus mauvais moments jamais vécu de ma vie, moi qui avais déjà assez souffert jusqu'à mon adolescence...

Je n'ai pratiquement plus fait de plan avec les quelques copains avec qui on avait fait ça, jusqu'à ce que je connaisse ma femme actuelle vers l'âge de 25 ans, avec qui nous avons élevé deux enfants. Lorsque nous nous sommes rencontré, juste avant de nous mettre en ménage, j'ai dit au dernier copain que je ne ferai plus jamais rien avec des mecs. Je me trompais. Est-ce que les comportements et les reproches de ma compagne, qui a toujours été jalouse et possessive, m'ont donné l'envie de recommencer, ou est ce que je ne pouvais pas du tout m'en passer sans aucune raison... Je n'en saurais peut être jamais rien, mais une chose est certaine, je n'ai jamais arrêté de regarder les mecs qui m'avaient fait bander depuis que j'ai commencé à pratiquer l'homosexualité. Certes, les mecs les plus attirants représentaient ceux entre les 16/17 ans et les 19/20 ans, période à laquelle j'ai pris énormément de plaisir avec mes copains, qui, je pense, profitaient de mes faiblesses pour se prendre du plaisir, mais bon... mais je ne pouvais m'empêcher de regarder tous les mecs parfois plus jeunes qui avait un très beau visage et surtout une très belle bosse au niveau du pubis, laissant présager d'un sexe déjà relativement bien monté. Vers 19 ans, il m'est arrivé à plusieurs reprises de m'apercevoir que des petits mecs très jeunes cherchaient à m'attirer vers eux en me faisant des signes très explicites (un geste du bras m'invitant à venir avec eux en se touchant le sexe de l'autre main en même temps) l'un d'eux avait à peine plus de 13 ans, étant donné que c'était le frère d'une copine en vacance en face de l'appartement où j'habitais, les autres peut être entre 15 et 16 ans maximum. Il m'est aussi arrivé que des minots de peut être à peine 11 ans me baisse leur culotte pour m'exposer leur quéquette de loin... Pourquoi-ont ils fait tout ça ??? Je n'avais jamais rien fait ni rien dit pour qu'ils aient de tels comportements. Je me suis tellement posé cette question. Qu'est ce que j'ai pu faire pour qu'ils aient ce comportement ? Certes il m'est arrivé de regarder la bosse de petits jeunes mecs qui n'avaient peut être pas encore 15 ans, mais qui avaient une très grosse bosse dans leur maillot à la plage, mais ce n'était qu'un regard, comme celui que j'avais toujours eu lorsque je regardais mes copains au même âge...

Lorsque j'avais entre 15 et 16 ans, il m'arrivait de percevoir le regard de personne ayant dans les 40 à 50 ans, un regard que je ne supportais pas, comme si je leur plaisais... Ces regards me mettaient hors de moi, me répugnaient au point que j'aurais tapé ces personnes à leurs faire du mal, comme s'ils étaient de gros pervers sexuels. Et pourtant, jamais aucun d'entre eux ne m'a fait aucune allusions ni avance de quoi que ce soit... Je n'aurais jamais accepté que quoi que ce soit arrive, et encore moins d'avoir une relation, même pas une fellation à recevoir de l'un d'entre eux. Je suis du genre "ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse" Il n'empêche qu'aujourd'hui, après plusieurs années de vie commune avec ma femme et mes enfants, pratiquement toujours marqué par des reproches et des volontés de séparation de sa part, j'ai replongé dans l'homosexualité au bout de quelques mois de vie commune, sans penser que ça me mènerait à l'impasse dans laquelle je me suis trouvé, et dans laquelle je suis peut être encore.

Lorsqu'internet est arrivé, un jour j'ai bêtement recherché des trucs concernant l'homosexualité. Je suis tombé sur pleins de choses, parfois horriblement inimaginable comme la zoophilie ou le sado-masochisme et pleins d'autres choses écœurantes... Une chose m'a quand même interpellé... c'était des images qui traînaient encore sur le net de personnes très jeunes, les ados proches de l'âge adulte, en fait ceux qui m'avaient toujours plu depuis mes débuts. Ça m'a ré-ouvert cette blessure qui provient peut être de cet amour jamais réalisé avec ce copain avec qui j'ai fait les pires conneries pour pouvoir rester toujours près de lui... Combien de fois je me suis posé la question si, en fait, je n'étais pas tous simplement une grosse merde de pédophile... Pourtant, moi qui ne ferait jamais de mal à quelqu'un et encore moins à un petit jeune, avec l'enfance et l'adolescence que j'avais vécu à me prendre des coups à tous bouts de champs... hors de question que je sois quelqu'un qui fasse du mal, que ce soit physiquement ou moralement c'est plus que certain. Mais une chose est sûr, ceux de ma génération ne m'attirent pas du tout, par contre les jeunes très minces et imberbes avec une très belle prépondérance pubienne m'ont toujours attiré. Cette attirance est parfois présente, comme parfois complètement absente. Qu'est ce que j'ai fait pour avoir ce genre de problème ?

Avec tous les problèmes que nous vivions avec ma femme, j'ai pensé qu'il valait mieux partir vivre une vie homosexuelle, d'ailleurs, elle me le conseillait aussi. Je pensais qu'elle voulait mon bien lorsqu'elle me conseillait de partir vivre une vie différente... mais je ne réfléchissais pas à tout ce que ça pouvait comporter. Après m'être inscrit sur des sites de rencontre gay, où j'ai fait quelques rencontres, je suis tombé sur un jeune de 20 ans avec qui j'ai senti quelque chose que je n'avais jamais ressenti avec un garçon, d'ailleurs, je ne pouvais pas l'avoir vécu puisque je n'avais jamais eu de relation homosexuelle où j'avais été l'actif. J'ai adoré au point de ressentir des sentiments que je lui ai révélé. Il n'a pas apprécié et a coupé court à notre relation. Une nouvelle déception amoureuse, en fait, comme toutes celles que j'avais eu à chaque fois que c'était moi qui ressentais quelque chose pour une personne. Ma femme, même si je la trouvais relativement belle, c'est elle qui m'a sauté dessus pour faire le premier pas, je n'aurais jamais osé le faire et je savais au fond de moi que j'aimais aussi les bites. Ce nouveau copain m'a fait connaitre pas mal de douleurs en me disant des méchancetés, alors que je ne lui avais jamais rien fait de mal, ni jamais dit de paroles mauvaises. Je ne comprenais pas pourquoi ses réactions. Je me suis demandé s'il ne cherchait pas à m'éloigner pour que je reste avec ma femme et mes enfants. Enfin, j'ai arrêté de chercher à le revoir pour arrêter d'être malheureux.

Dans la même période, à la boulangerie où j'allais chercher le pain, il y avait un apprenti pâtissier qui était très beau, grand et très mince, qui me saluait souvent avec le sourire. Il correspondait à tout ce qui me plaisait chez un mec. Je suis devenu amoureux de plus en plus. On se disait bonjour de loin au début, puis il venait me serrer la main jusqu'au jour où on s'est fait la bise. Ça a duré 2 ans. Quand j'ai su qu'il avait eu ses 18 ans, un jour en discutant de nos problèmes de couples (il avait une belle copine), je lui ai affirmé que je n'avais pas toujours été comme tout le monde et qu'il me procurait des sentiments particuliers. Il n'était pas du tout réticent à mes paroles, je lui ai demandé si ça le gênait que je lui dise tout ça et que j'en pince pour lui au point d'avoir envie de le serrer dans mes bras. Il m'a dit que ça ne le gênait pas du tout. Mon amour pour lui grandissait tellement que je ne savais plus si je devais lui dire ou si je devais continuer à avoir cette relation privilégié, mais particulière avec lui sans que jamais ne puisse être vécu, comme ça avait été le cas avec le copain pour qui j'avais ressenti les mêmes sentiments à l'adolescence. Un jour je lui ai dit tous mes sentiments, en lui disant que je n'attendais pas forcément la même chose en retour, sachant qu'il avait une copine avec qui ça allait bien mieux, j'espérais juste avoir un copain avec qui pouvoir parler de ce que je ressentais, même si ça n'aurait jamais débouché sur des fantasmes pouvant se réaliser, ce qui m'aurait fait le plus grand bien sur le moment, mais tellement de mal si ça ne se renouvelait pas...

J'ai plongé un jour, entre tous les problèmes avec ma femme, mes enfants qui ne faisaient rien pour arranger les choses, les gros problèmes au travail et pleins d'autres choses... une énorme déprime au point de vouloir en finir avec ma vie... mais ça n'a pas marché. Ça fait plusieurs mois que je ne bosses pas, étant toujours en dépression, je sais que je n'aurais jamais cet amour de jeunesse, que j'ai toujours caché ma particularité qui me faisait honte en fait, parce qu'il ne fallait pas que ça se sache, que les personnes que je fréquentais m'auraient rejeté et que la déchéance aurait été encore plus douloureuse. Je ne peux pas m'empêcher de chercher cette relation qui ne pourra jamais exister en fait. Je me fais du mal et en plus je fais du mal à ma femme qu'il m'arrive encore d'aimer lors de certains moments de complicité. Je ne peux m'empêcher d'avoir, même si c'est très ponctuel, des relations qui ne sont que des plans sans lendemains alors que j'ai une peur bleue des risques d'attraper une MST ou n'importe quoi d'autre qui mettrait notre vie en danger et malgré ça, il m'arrive de ne pas nous protéger. Je m'en veux tellement après coup, mais je ne suis pas capable de sortir de cette spirale de l'envie avec un mec, un mec très jeune, dans les 18/20 ans, étant comme ceux que j'ai toujours aimé sucer. Il m'est arrivé d'avoir la chance d'en sucé un, mais qui ne veut pas recommencer alors qu'il avait franchement apprécié. J'ai honte de moi parce que j'aime sucer, mais aussi parce que ce sont les mecs très jeunes qui m'attirent, alors qu'à leur âge je n'aurais jamais voulu en voir un de ma génération actuelle poser un regard sur moi. Comment sortir de cette position tellement inconfortable ? Et quand un mec très jeune répond à un message de ma part, ou lorsque c'est lui qui me contacte en premier, pourquoi ne veulent-ils pas m'offrir ce plaisir qui me manque tellement ? Si j'étais riche... certains m'ont demandé de payer pour m'accorder ce privilège, mais je n'ai pas du tout les moyens. Enfin, y a-t-il quelque chose à faire pour arriver à trouver un équilibre sans que je sois autant mal dans ma peau, mais aussi pour que je ne mettes pas en péril ma vie de couple et encore moins notre santé.

Si je pouvais revenir en arrière, je me dis que je ne chercherais jamais à vivre avec une femme et encore moins d'avoir des enfants avec. Pourtant, quel bonheur parfois d'avoir ce privilège d'aimer ses enfants et de sentir leur amour en retour, chose de moins en moins fréquente, étant arrivés à l'adolescence, âge où les parents sont des cons plus qu'autre chose. Mais il m'arrive aussi de me dire que j'aurais pu aussi éviter de jouer à touche pipi avec les copains et donc ne jamais avoir envie de faire l'homo sans même y avoir pensé. Qu'est ce que j'aurais du faire à cet âge si insouciant ? En fait, j'aurais du profiter de ce que j'aimais et chercher la bonne personne étant donné qu'en fait je suis comme ça depuis toujours et je ne peux rien y faire pour être un hétéro à part entière, je suis un homo qui a fondé une famille pas toujours très équilibré à cause de mon attirance. En plus, dans le sud, à cette époque, c'était tellement mal vu, je n'avais pas la capacité mentale de résister à des moqueries ou toutes autres dévalorisations de la part des personnes avec qui je me sentais bien, alors qu'en famille je n'avais jamais ressenti le bonheur. J'étais coincé entre mes sentiments et mes besoins et aujourd'hui, c'est toujours le cas. Si quelqu'un se trouve dans le même genre de situation, qu'il a envie d'en parler, peut être que de pouvoir échanger nos mésaventures nous ferait beaucoup de bien. Une chose est certaine, si quelqu'un de très jeune lit ce récit, et qu'il se pose assez de questions concernant son orientation sexuelle, qu'il n'ait pas honte de lui, comme moi, il n'a pas choisi d'être attiré par un copain au point d'en tomber amoureux tôt ou tard. Et s'il choisit d'avoir une vie rangée comme la soi-disant normalité affiché de l'hétérosexualité, qu'il ne perde jamais de vue ses copains de jeux sexuels particuliers, en les entretenant même en cachette si c'est toujours réciproque. C'est une chose que je regrette tellement aujourd'hui. Il y en a deux particulièrement avec qui j'aurais bien aimé conserver ces moments, même si j'avais du devenir leur objet sexuel. Je ne ressentirais certainement pas ce vide en moi qui me ronge tellement depuis tant d'années...