Pédés et fiers dans le 93

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Numéro 122

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 122
Date de parution originale: Février 2003

Date de publication/archivage: 2013-10-14

Auteur: Ludo
Titre: Pédés et fiers dans le 93
Rubrique: Fantasmes ou clichés?

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Ici, là où j’habite, rien n’est comme ailleurs, mais y a quand même de quoi se marrer. Je ne vais pas faire le mytho, je trique plus sur les keums que sur les meufs. Comme ici ça ne se dit pas, je ne dis rien. Je fais comme pour le shit : je prends l’air intéressé quand j’en sens un qui s’excite, mais je ne fais pas l’acheteur en manque.

Des fois, je monte en ville au sauna m’éclater, mais la plupart du temps, je me contente des plans sur place, comme tout le monde, ou je mate des films ou des magazines comme le vôtre pour me faire monter la semoule sans me faire chier par personne. La semaine dernière, le cousin de mon pote Farid, métis sénégalais-égyptien, a passé quatre jours chez nous. C’est un frimeur : il est arrivé en Benz, en Ck et un truc qui ballotte grave entre ses cuisses de fille. Je dis ça, parce que ses jambes, elles sont tellement longues, une gazelle...

J’ai envie de savoir si le reste suit. Bien bâti, cheveux rasés. Je n’ai pas su tout de suite qu’il était faisable. Moi, le genre qui joue au caïd, ça me gonfle. Le premier jour, je trouve que le Aziz reluque pas mal sous le treillis, mais à écouter Farid, c’est un troueur de chattes, un vrai niqueur fou. Le deuxième jour, où il a enfilé un Levi’s taille basse et un tee-shirt super moulant, j’ai comme un doute. Quand il me demande si je veux monter dans sa Benz aller chercher les pizzas avec lui, je cède. Farid me traite d’esclave, en rigolant.

Assis dans la caisse, je vois sa pine, qu’il porte à gauche, gonflée comme par hasard à travers le jean. J’ai du mal à regarder autre chose, il me demande ce que je mate : je réponds que c’est le discman intégré, à côté de l’allume-cigares. Sous prétexte d’ouvrir la boîte à gants pour me laisser choisir un skeud, il frôle ma cuisse là où c’est bien sensible, entre le genou et les couilles, il me demande comment ça se passe ici au niveau baise. Je dis que c’est moyen. C’est incrédible, il fait exprès de rouler à dix à l’heure. Puis il me demande si on "s’arrange entre nous." Con ! Direct, Aziz ! Je réponds : "Ouais, comme partout !" Il poursuit en disant qu’alors on peut s’arrêter un peu avant, faire une pause au fond du parking du supermarché. Eh bien, voilà, on y était...

À l’arrêt, avec Eminem en fond sonore, il baisse son Levi’s et laisse échapper une queue longue et hyper fine, avec un joli gland rose. Je baisse le mien, mais j’ai un slip, alors il vient baisser sa tête dessus sans honte. Pour un hétéro, il sait attraper une tige vite fait, le zincou ! En plus, il n’est pas du style à regarder sans toucher. Une fois qu’il a bien démarré la sucette, il s’interrompt pour demander si je serais pas contre un plan avec Farid.

Eh bien, j’en apprends des embrouilles ! Près de 10 ans qu’ils se font des plans, et selon les années, l’un des deux fournit son derche ! J’y crois pas.... Je dis OK, je sais que s’il pompe comme une femme sur un parking un soir, il va se la péter le lendemain. Il me pousse au bord du tirage de jus, me flatte un peu le trou avec ses doigts fins, et me dit qu’on va speeder. On va pécho la pizza pour la bande, la liquider et virer tout le monde. Pas moins d’une petite heure plus tard, il fait le chef et dit qu’on doit rester à trois. Farid a l’air un peu surpris, mais on est cool, là, dans sa chambre trop pure. Des posters de Tyson sur les murs, un matelas au sol, une méga télé et un DVD par terre. Hyper rangée, sauf les skets alignées contre un mur. Le cousin vire ses fringues, allume un clope et dit qu’on est entre mecs. Vu la gueule soudain allumée de Farid le frimeur, il le prévient : je suis bien monté, je me laisse téter et fouiller l’arrière, je suis clean pour le plan. Farid tourne la clé dans la serrure et enlève son tee-shirt. C’est un ange, une pure beauté, la peau brune, les pecs tous fins, les abdos, que t’en boufferait !

— Vire le bas... ordonne Aziz.

Là, il fait un peu le timide, mais il s’arrange quand même pour poser son Tacchini sur la poignée de porte et faire voir son cul, deux petites fesses de la mort serrées comme deux ballons de hand. Il est en CHO7, alors je me désape aussi.

Aziz se déplie et se met en face de Farid. C’est sûr, il veut faire le master. Il lui dit de se foutre à genoux, et là, franchement, je crois que Farid il va le cogner. Le défi dans leur regard, ça tue ! Pour le calmer, il lui dit en parlant de moi :

— On se le niquera tous les deux... après...

Alors Farid se pose les genoux sous la longue tige de son cousin, alors que celui-ci me fait signe de les rejoindre. Ma bite est d’équerre, je m’approche et Farid devient comme dingue, une vraie tasspé qui n’a pas vu le loup depuis six mois. Il se coince la gorge sur l’une, puis sur l’autre, j’en reviens pas ! Mon meilleur pote, une reine de la pompe, c’est le jour des grandes découvertes ! Sans le ménager, on se fait bien nettoyer les glands. Et quand Farid, il dit que l'Asiate de la tour Debussy, c’est un pompeur d’enfer, on l’autorise à l’appeler. Dix bonnes minutes à se lécher les teubs les uns les autres, et Farid va ouvrir à la crevette asiate qui en croit pas ses yeux.

— Ça te changera des caves, hein, le bridé ? lui sort Farid.

Le bridé, pas si mal monté que ça, enlève tout et dit qu’il a du pops de Londres. On sniffe tous un bon coup, et là, ça devient l’orgie. Je crois même que c’est la première fois que je roule autant de pelles à autant de mecs en même temps. L’Asiate, Boun, veut enfiler le cousin qui ne veut pas se faire engrosser en prems. Alors, c’est Farid qui va déguster ! Les hanches sur un coussin, les cuisses écartées, mon pote ressemble à une splendeur des vidéos latino-ricaines. Aziz se met à lui bouffer le trou, et là, on sent que ces deux-là se connaissent depuis un moment. Je vois mon Farid sniffer, fermer les yeux et se saisir les bouts. Pute, il a dû apprendre les mêmes trucs que moi dans les mêmes endroits ! Je lui en bouffe un pendant que Boun bouffe l’autre. Quand le cousin le plante, c’est juste avec un peu de gel. Sa bite y va franco, on sent que c’est ouvert et Farid soupire d’aise. Je me roule une capote et je cloue Boun dos au mur avant de la lui foutre dans le boyau. Putain, c’est lisse comme un rêve, c’est pas une première main, mais c’est chaud comme un four ! Cinq minutes après, on se les échange, et finalement, quand Aziz dit qu’il veut nous niquer tous les trois à la file, on cède. Moi, je demande juste un changement de latex.

On est là, en travers du cul, à se tenir les jambes. Mortel ! L’autre vient nous prendre tour à tour en enfilant la capote enroulée posé sur nos abdos. On se branle les uns les autres, et quand le Aziz, il se met au bout de la file pour nous juter un peu dessus à tous les trois, on laisse tomber les gouttes comme de la neige épaisse et on rajoute nos doses. J’y crois presque pas, on est sonnés, on s’étale nos foutres sur les bides. Pause.

Trois quatre Kro, Une clope, un porno soi-disant bi où on voit une fille se faire limer vingt secondes et on repart. Cette fois, c’est Boun qui fait défiler les teubs dans sa chatte lisse. Faut dire qu’il a cédé. Quand Aziz l’a obligé à dire, en lui passant sa teub sous le nez, qu’il la voulait dans sa chatte, il a fini par céder et ça l’a fait. Maintenant, entre nous, on l’appelle Pussy Cat ! Et le mieux, je vais vous dire, c’est que Aziz, il n’est pas plus cousin de Farid que moi. C’est son mec, et si je suis dans le secret, c’est parce que notre prochain plan sera chez lui, dans son appart, à niquer devant des DVD et à dégorger comme des barges, loin d’ici. Faut pas croire, PD, Beurs et cités, c’est pas inconciliable !