Péd... agogie

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Numéro 54

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 54
Date de parution originale: c. 2004

Date de publication/archivage: 2018-02-18

Auteur: Luc
Titre: Péd... agogie
Rubrique:

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Ce texte a été lu 4236 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Il avait l'air presque plus gêné que moi. Pourtant lui, personne doutait qu'il en était. Au bahut on l’appelait Pierrette, la prof d'histoire géo. C'est dire s'il était classé. Ça ne m'avait pas étonné de le retrouver à l'Appalooza, mais c'est lui qui avait rougi. Lui qui ne disait plus rien. En sortant de la boîte il m'a quand même proposé d'aller sur la plage des sables blancs. Je n'attendais que ça. J'avais décidé que ça se passerait avec Pierre et que ça se passerait cette nuit. Élodie venait de me larguer et j'y pensais depuis bientôt deux ans. Pierre n'en savait rien. Il devait se demander pourquoi le champion de rugby du bahut – 1 mètre 84 et 86 kg – se retrouvait à ses côtés, sur une plage déserte, à 3 heures du matin.

Il a suffi que je prenne sa main pour tout déclencher. Je ne lui soupçonnais pas autant d'énergie. Il a serré mon visage entre ses deux mains et il a grignoté mes lèvres. C'était ce que je redoutais le plus, embrasser un homme sur la bouche. Mais j'étais tellement heureux de laisser éclater ma vraie nature pour la première fois et Pierre était si délicat et si patient que ça a été un pur plaisir. J'ai accueilli sa langue dans ma bouche avec une joie sans mélange. Rien à voir avec les tentatives timides d'Élodie. Sa langue me fouillait profondément comme si elle désirait explorer la moindre infractuosité de mes dents. Sa salive était fraîche avec un très léger goût de tabac. Il a picoré mon cou et mes oreilles en déboutonnant ma chemise. Sans lui dire, j'avais toujours reproché à Élodie de ne pas avoir envie de mon corps.

Avec Pierre, j'étais comblé. Il a enlevé ma chemise comme on déballe un cadeau. J'ai geint quand il a mordillé la pointe de mes tétons. J'ai aimé la lenteur qu'il a mis à me déshabiller. Il promenait ses lèvres et sa langue sur chaque partie de mon corps qu'il dénudait. Mon ventre, l'intérieur sensible de mes cuisses, mes reins et mes fesses à mesure qu'il descendait mon slip. Son souffle m'a donné la chair de poule. Mon cœur s'est emballé quand sa langue s'est infiltrée entre mes fesses. J'en avais déjà rêvé mais personne ne m'avait fait cette caresse. J'ai poussé un petit gémissement quand la pointe effilée de sa langue s'est posée sur la muqueuse violemment resserrée. Il m'a apprivoisé avec patience. Lentement sa langue tournait sur mon cul. La sensation se faisait plus douce et plus aiguë en même temps. Il ouvrait mes fesses à deux mains pour m'avoir mieux à portée de sa bouche. J'étais heureux du désir qu'il avait de moi.

Quand il m'a retourné vers lui je bandais avec tant de passion que mon nœud était déjà barbouillé de jus. Il a passé le bout de ses doigts sur ma bite. Seulement le bout. Sur mes couilles aussi qu'il a fait gonfler en les soulevant. Parfois il grattait légèrement avec ses ongles. Savoureuses petites piqûres de chaleur. Je l'ai regardé se déshabiller. Sa bite était un peu plus fine que la mienne mais de trois ou quatre centimètres plus longue. Plus recourbée également. Il m'a pris dans ses bras et nous nous sommes serrés l'un contre l'autre en nous embrassant. Comme il était à peine plus petit que moi nos queues se pressaient tendrement. Nous les avons longtemps frottées l’une contre l'autre en nous tenant aux fesses. Je n'avais jamais ressenti un tel sentiment de joie. Je savais que je venais de trouver ma voie vers le plaisir et peut-être aussi vers le bonheur.

Brusquement je voulais tout en même temps. Je me suis laissé tomber à genoux devant lui. Sa verge tendue m'impressionnait. Je l'ai léchée à coups de langue attentifs. Je voulais en découvrir la saveur. La finesse de la peau m'a étonné. Je ne m'attendais pas à une soie aussi délicate et aussi fragile. Son goût m'a tout de suite conquis. Quand j'ai enfoncé la tige rigide le plus loin possible dans ma gorge j'ai compris que je voulais lui appartenir de tout mon être. Sa chaleur et sa dureté me ravissaient plus que tout. Je venais de trouver le but de mes nuits fiévreuses et angoissées.

Pierre m'a doucement renversé sur le dos. Il a ouvert mes cuisses et placé mes mollets sur ses épaules. Mon cul, rehaussé et écarté, s'offrait à toutes ses initiatives. J'étais content que pour la première fois il me prenne ainsi, face à face. Mes cuisses tremblaient d'excitation nerveuse. La pénétration que j'appréhendais un peu a été un enchantement sans taille. Un plaisir inconnu et bouleversant. Il me semblait que ce coin tendre et brûlant n'en finirait jamais de s'enfoncer dans moi. Je m'abandonnais à ces sensations de pure jouissance. J'avais l'impression de ne plus m'appartenir. Dès que Pierre a commencé ses allées et venues dans mon cul, ma bite s'est tendue encore plus en laissant jaillir mon sperme sur ma poitrine et mon ventre. Tout en continuant à me travailler Pierre l'a recueilli en y trempant ses doigts. Puis, tandis qu'il me limait de toute son ampleur, il m'a fait lécher ses doigts et il a lapé sur mes lèvres les gouttes de foutre qu'il y avait déposées. J'ai crié de joie quand il a accéléré ses coups de reins et qu’il a joui dans mon cul.

Luc, 20 ans.