Paillasson

Short & sweet


Paillasson
Texte paru le 2020-05-20 par Marc31   Drapeau-fr.svg
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Paillasson

Je suis un paillasson… Cela ne me gêne plus, je suis cette chose que l’on piétine et qui accepte son sort en remerciant mon Maître de bien vouloir m’accepter en tant que son paillasson.

Je ne sais pas, je ne sais plus, depuis combien de temps cet état de choses perdure, j’ai perdu toute notion du temps, la seule chose qui m’importe est d’attendre la venue de mon Maître et de le servir. Je le suis depuis que mon ancien Maître m’a perdu aux cartes et m’a échangé comme une chose dont l’avis ne compte pas. D’ailleurs qui demanderait son avis à un paillasson ?

J’ai bien reçu son message "tenue 3". Je suis donc habillée selon ses ordres. Petite jupe noire, dansante, assez courte pour dévoiler le haut de mes bas noirs, les jarretelles noires, talons noirs très hauts et très fins, top de dentelle blanche, transparent, laissant plus que deviner le haut de ma guêpière noire, un petit tablier de soubrette en dentelle blanche, mes cheveux longs, ramenés en queue de cheval très haute sur ma tête et un bonnet de dentelle, comme couvre-chef ; naturellement, je suis fortement fardée, les yeux au khôl, les lèvres peintes d’un rouge vif.

Je sais, j’ai l’air d’une prostituée, mais n’est-ce pas ce que je suis ? Et c’est ainsi que mon Maître veut que je sois en ce jour.

La tenue 3… je sais ce que cela veut dire. Il va surement me donner en pâture aux appétits de quelques pervers… Si je le pouvais encore, je devrais avoir de la honte de savoir que je ne vais être qu’un objet sexuel, une chaire soumise à de grossiers appétits, mais depuis longtemps… (Je ne sais plus depuis quand… J’ai perdu toute notion du temps, depuis ce soir-là…).

Mais j’entends la voiture du Maître qui se présente devant la porte du château, je me précipite, passe mon tablier rose, ouvre la porte et m’étale sur le sol…

Je suis un paillasson… deux hommes, dont je ne vois que les chaussures, heureusement fines, et une femme en bas gris, mais qui porte des talons…. Je vais avoir mal !

Si les hommes me marchent dessus sans insister, il n’en va de même de la femme, elle insiste, ses talons me transpercent le dos, les mains…. Et… je pousse un petit cri. Je sais que j’ai fait une erreur, je ne le vois pas, mais je devine son regard mécontent.

— Je crois, très chère, que vos talons sont boueux… la chose va les nettoyer…

— Ah oui…

Je connais mon devoir, comme elle me tend ses chaussures, je relève la tête et je les lèche, non seulement les talons, mais aussi les semelles rouges de ses merveilleuses chaussures. Elle est d’humeur joueuse et me donne les talons à sucer comme si c'était un sexe masculin.

— Tu as là une bonne salope… Le dressage semble porter ses fruits !

— Ce n’est plus une salope… c’est une chose qui va aller nous servir dans le salon !

Lorsque je pénètre dans le salon, avec mon plateau je pense à ce qui va arriver… mon Maître ne laissera surement pas passer mon acte de désobéissance…

Et à peine les verres posés…

— Tu as fauté ! Va chercher !

Je ne connais que trop la suite, mais ai-je des regrets ? Non, tel est mon rôle, celui d’une esclave, d’un paillasson…

Je baisse encore plus les yeux et je vais chercher le chevalet ; sans attendre, je me couche dessus, les fesses en l’air et j’attends, je sais que je ne dois pas intervenir, sinon ce sera encore pire…

Devant mes yeux, la cravache et une cagoule…

Pas un mot, je mets la cagoule sur ma tête, et j’attends dans le noir.

— Combien ?

Combien… je connais mon sort : pas assez, et c’est dix fois plus, et trop, le Maître peut me prendre au mot…

J’ose un vingt… Et j’attends.

Le premier coup ne tarde pas.

— Un, merci Maître.

— Cinquante et un, merci Maître.

Chaque coup tombe à des cadences variées, je ne sais pas quand le prochain viendra cingler mes fesses voir mes bourses, je suis en peurs, la douleur me submerge. Mais je l’ai mérité, je n’ai pas été une bonne esclave et mon Maître doit me corriger, me dresser.

— Bien, c’est assez, enlève ta jupe, ton chemisier et ton soutien-gorge…

Mon soutien-gorge ? Aïe… c’est vrai que depuis quelque temps, depuis que je subis ces piqures journalières, ma poitrine s’est développée… le port du sous-tif est une obligation, je ne m’y connaissais pas trop, mais je dirais que je dois bien faire un B…

Je vois la cravache se lever, malgré moi, je ferme les yeux et le cuir s’abat sur mes seins… la douleur est terrible et des larmes me viennent aux paupières…

— Ouvre les yeux et parle, qui es-tu ?

— Une chienne, une pute, une esclave, votre paillasson, Maître.

— Tu as manqué à ton devoir, tu seras punie… ce soir, tu dors dans la cave !

Dans la cave ? Dans le froid, le noir… mais c’est vrai que je le mérite. Je me penche et embrasse les pieds du Maître.

Il ne m’a pas autorisé à parler et je ne peux que lui lécher les pieds. Il sait s’occuper de mon éducation et je lui en suis reconnaissante.

Je poursuis le service, nue ou presque, juste un porte-jarretelle de bas noirs et mes talons.

Service à la française, je dois poser les assiettes et chaque convive me caresse le cul ou les seins… sauf un, qui semble bien plus ivre, qui passe même son doigt dans mon cul offert. Je ne dois pas bouger et le laisser rentrer loin dans mon anus, me caresser mes pauvres couilles meurtries par ma correction de tantôt…

Sitôt les liqueurs servies, je me couche dans un coin de la pièce, lorsque les chiens se mettent à aboyer.

— Les pauvres bêtes elles doivent avoir des envies ? Venez, très chère, le spectacle devrait vous plaire…

Un signe de la main et je comprends… Je suis le Maître et ses invités à deux pas en arrière comme il se doit, jusqu’au chenil…

Ce sont deux grands mâles dobermans et comme il se doit, ils ont des besoins sexuels, sous peine de devenir méchants, il leur faut une femelle…

Le Maître ouvre la porte et d’un signe du doigt, il me dit d’entrer et de faire mon ouvrage.

Je pénètre dans le chenil à quatre pattes, pataugeant dans leurs excréments, l’odeur ne me gêne pas, j’ai l’habitude de nettoyer ce lieu. Je suis à quatre pattes devant ces deux monstres qui viennent renifler mon cul que je lève bien haut…

Le premier, le dominant ne tarde pas à se mettre sur moi ses pattes avant sur mes épaules et il m’enfonce brutalement sa bite dans mon cul offert. Cela ne me me fait pas mal, j’apprécie assez, enfin disons que j’aime profiter de la longueur de sa verge qui me pénètre profondément, hélas sa jouissance est de courte durée…

Heureusement, le second chien vient se mettre juste devant moi, il bande merveilleusement et je vois juste devant mes yeux sa verge rouge sortie de son fourreau… Je n’ai qu’à ouvrir la bouche et il s’y glisse comme si ma bouche était un sexe. Je ferme les yeux de plaisir, je jouis du cul et dans ma bouche je sens l’odeur, le gout du sperme de l’autre, je ne suis qu’une chienne en chaleur que deux mâles pénètrent… Une chienne, oui je suis vraiment leur chienne dans laquelle ils vident leurs couilles…

Au-delà de la jouissance qu’ils savent me donner, je jouis aussi de ma déchéance…

Bien sûr quand le Maître ou l’un de ses invités me viole ou plutôt me baise, j’aime… J’aime l’idée de n’être qu’un trou à bite dans lequel n’importe qui peut se vider…

Mais les chiens… C’est autre chose, je suis leur vraie femelle. Il m’était arrivé avant que je ne jouisse de mon sort de paillasson de vouloir m’évader, de prendre la fuite… Mais quitter les chiens ? Jamais ! Je sais qu’ils me laisseraient sortir, mais ils me manqueraient trop.

Le matin, lorsque je viens les nourrir, c’est moi qui leur mets mon cul sous leur nez, j’adore leurs truffes froides qui me reniflent. Et si le Maître ne m’a pas ensemencé, c’est moi qui me couche sur le dos et qui les branle…

Ils ne sont pas longs avant de réagir… J’adore voir leurs sexes sortir de leurs fourreaux… J’en branle un pendant que je lèche le bout rouge de l’autre. J’écarte les cuisses, couchée sur le dos, mes jambes autour de son rein, et pendant que l’un m’encule d’un seul coup je bois la bite de l’autre.

Parfois je me dis que je devrais avoir honte, mais c’est si bon. Ils savent me remercier en me faisant une sorte de baiser, ma langue couverte de sperme que je pose sur leurs truffes… Et avant que je ne referme la porte du chenil, cette caresse, leur nez contre mon cul rempli de leur sperme… C’est froid, humide, mais c’est si chaud à mon cœur…