Pas facile la vie d'ado (05)


Pas facile la vie d'ado (05)
Texte paru le 2015-01-22 par Nephylime   Drapeau-fr.svg
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Couché dans mon lit, je touche mes lèvres avec mon index et mon majeur gauche. Je n’arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit, mes pensées retournent toujours vers ce qui s’est passé l’après-midi même. Je ne sais pas quel sentiment me domine, je suis tour à tour honteux, fier, amoureux, heureux, au comble du désespoir… Enfin, Morgan m’a permis de le toucher et de pénétrer son intimité. Mais j’aurais tellement voulu qu’il me montre un peu de tendresse, cependant une nouvelle fois nous nous sommes séparés sans un mot. Je suis rentré honteux le visage constellé du sperme de mon camarade de classe.

Ce soir là, la frustration est d’autant plus forte que je meurs d’envie de me branler mais cette putain de cage m’en empêche. Pendant une semaine je n’ai plus de nouvelle. Je me morfonds, je scrute toutes les cinq minutes mon téléphone dans l’espoir d’y trouver un message de Morgan. Je dois bien me l’avouer, je suis amoureux transi et son absence est bien plus difficile que tout ce qu’il peut me demander par ailleurs. Je suis si dépendant que, s’il me rappelle, je suis prêt à faire n’importe quoi pour continuer à lui plaire.

Puis, le dernier vendredi des vacances mon portable vibre, c’est lui.

Viens chez moi à 13H30, fais comme d’habitude.

À la lecture du sms, mon cœur s’emballe et mon sexe se débat vainement dans sa cage. Je suis à l’heure, je sonne et je rentre, je me déshabille dans le hall d’entrée et je pénètre dans le salon. Il est là dans le fauteuil.

— Avance, viens devant moi mains derrière le dos, écarte les jambes.

Je m’exécute. Il me scrute longuement de la tête aux pieds. J’ai l’impression d’être une chose, et je comprends que si ça lui plait alors ça me plait également. Puis finalement il daigne me parler.

— Tu vois petite fiote, je me suis bien amusé avec toi, tu m’as bien fait marrer avec ta micro bite et ton corps sans poil et je dois reconnaitre que tu m’as super bien sucé et que j’ai joui comme jamais, mais je crois qu’on a fait le tour, je vais t’enlever ta cage et tu vas rentrer chez toi, j’ai plus envie de te voir.

Les mots me font l’effet d’un coup de poing et me sonne littéralement, j’ai l’impression que mon corps se déchire en deux tellement les mots que je viens d’entendre me blessent, tout ce que j’ai enduré me traverse l’esprit en une fraction de seconde et là s’il me restait un peu de dignité, celle-ci s’envole aussitôt et je m’écroule en pleurs aux pieds de mon bourreau. Et entre deux sanglots, je lui dis :

— S’il te plait ne fait pas ça, je ferai ce que tu veux mais je veux que l’on continue à se voir, tu m’entends je ferai n’importe quoi.

Je vais même jusqu’à ramper jusqu’à lui. Il me répond en me repoussant avec son pied, je tombe sur le flanc toujours en chialant. Il me regarde méprisant, longuement, longtemps puis il se penche vers moi m’attrape les cheveux et me tire vers lui sans ménagement, il approche mon visage du sien.

— Qu’est-ce qu’une merde comme toi peut m’apporter ?

— Ce que tu veux, je ferai tout, je sanglote.

Il se lève sans lâcher mes cheveux, il me traîne jusqu’à la salle de bain et me positionne devant la glace du lavabo. Posé sur celui-ci se trouve une tondeuse.

— Ok, je veux que tu deviennes pour moi mon esclave, ma chose, et je ne veux pas que mon esclave est une coiffure de fille alors rase toi la tête. Je te rassure je l’ai réglée pour qu’il t’en reste un peu alors si tu es honnête et sincère et que tu veux rester avec moi, prouve-le.

Je comprends immédiatement le piège, je sais que si je prends la tondeuse c’est un peu comme signer un contrat avec Morgan, que je vais être lié à lui et que je serai sans doute encore plus humilié que je ne l’ai été jusque-là. Mais finalement je n’hésite pas longtemps, je ne peux me résoudre à avoir enduré tout ça pour rien. Alors presque rassuré je saisis l’engin. Dans le reflet de la glace je vois Morgan derrière moi esquisser un sourire furtif, dans son regard je comprends qu’il sait qu’il a gagné, qu’il m’a gagné, que je suis à lui. La tondeuse attaque ma chevelure et très vite il me reste moins d’un centimètre d’épaisseur mais je m’en fous un peu sur le coup, tout ce qui compte c’est que Morgan soit content.

L’opération ne dura pas longtemps malgré la difficulté que je rencontrai quand j’ai dû faire l’arrière du crâne. Je pose la tondeuse sur le lavabo et je me regarde dans la glace. Sur le coup, j’ai du mal à me reconnaître, je n’avais pas les cheveux très longs mais là ils sont vraiment à ras ; de plus cela fait encore plus ressortir la couleur orange de ces derniers et je fais encore plus jeune qu’avant.

L’excitation du moment est un peu retombée quand je vois mon image, et je commence à regretter ce que je viens de faire. Comment je vais expliquer ma nouvelle coiffure à mes parents, que va-t-on dire de moi au lycée lundi matin. Dans la glace, je distingue Morgan derrière moi, il a un air satisfait, de sa main droite il me frotte les épaules pour faire tomber les cheveux roux puis il me caresse le crane et enfin il me saisit et me force à me tourner face à lui puis il m’appuie sur la tête pour me forcer à m’agenouiller. Je me retrouve avec la tête en face de son entre-jambe. Je reste comme cela sans savoir quoi faire, lorsqu’il finit par dire :

— Ton Maître est fier de toi, tu as le droit de lui faire plaisir maintenant.

Mes pensées s’embrouillent, je ne comprends pas tout de suite ce qu’il veut, de plus il vient d’utiliser le mot "maître" et il vient de me faire un compliment ce qui n’est jamais arrivé, tout se bouscule en moi. Puis le brouillard se dissipe et je sais quoi faire, alors fébrilement mes mains montent jusqu’à la ceinture de son jean. Je tremble et j’ai du mal à la défaire, puis viennent les boutons de la braguette. Le jean et ouvert, je distingue un boxer orange dans la fente.

Je tire sur les côtés du jeans pour le faire descendre un peu. J’ai devant moi une bosse énorme. Je m’attaque à l’élastique du sous-vêtement. L’excitation me saisit de nouveau, c’est la première fois que je vais voir l’objet de mes désirs en pleine lumière. Le tissu glisse lentement, une épaisse toison de poils blonds foncés surgit, elle est dense et très fournie. Le sexe montre quelques résistances, je tire un peu plus fort et le membre se libère de sa prison et apparaît bien droit devant moi. Il est vraiment très gros. Le gland est en partie recouvert par le prépuce. Le caleçon a rejoint le jean, les deux grosses boules presque imberbes pendent lourdement sous la verge.

J’étudie l’ensemble, depuis le temps que j’attends ce moment... Mais Morgan est impatient et ne me laisse pas le temps de le contempler, avec sa main il me met une gifle derrière la tête. J’avance mon crâne, et ouvre ma bouche, je fais pénétrer le gland dans ma cavité buccale et je l’enserre avec mes lèvres. Je commence à sucer doucement. Mes mains sont posées sur les cuisses musclées de mon camarade, je les caresse doucement tout en m’activant avec ma bouche. J’augmente un peu le rythme et Morgan commence à râler. Il se trémousse de plus en plus, il mouille beaucoup je sens un goût salé dans ma bouche. J’ai parfois des haut le cœur quand le membre pénètre trop profond vers ma gorge, mais dans l’ensemble je suis assez surpris et content de moi car je maîtrise plutôt bien la situation.

Puis enfin je sens qu’il va jouir, je vais me retirer lorsque les deux mains de mon tourmenteur m’en empêchent. Je panique un peu et je force le passage mais il est plus fort, je sens son sexe convulser dans la bouche puis lâcher la semence. J’ai du mal à trouver mon souffle et je suis forcé d’avaler le sperme, j’ai des hauts le cœur, le goût est très aigre au fond de ma gorge, je crois que je vais vomir ; comme Morgan a enlevé ses mains je me précipite au-dessus de la baignoire, les hauts le cœur sont plus importants. Et puis petit à petit j’arrive à me ressaisir et je reprends le contrôle de la situation. J’ai toujours le goût dans la bouche mais de façon moins importante.

Finalement je me remets à genoux sur le carrelage. Je regarde Morgan qui s’est déjà rhabillé et qui me regarde avant de me dire :

— T’es une bonne lope, je suis content de toi, finalement je vais te garder encore un peu, mais maintenant tu dois nettoyer la salle de bain, tu as foutu des cheveux partout. Il y a un aspirateur dans le couloir, va le chercher et assure toi que tout soit nickel. Quand tu auras fini rejoins-moi dans ma chambre.

Pendant plus d’une demi-heure je m’active dans la salle de bain afin que tout soit propre. Cela me fait bizarre de faire le ménage à poil. Tout en m’affairant je réfléchis à la situation, je sens que les choses ont basculées. Morgan a changé de comportement, il a compris que j’étais à lui et moi j’ai compris que je pouvais lui être entièrement soumis si c’est ce qu’il désire. Il m’a offert son intimité pour me le prouver, je suis aux anges, si seulement je n’avais pas cette cage… Comme c’est frustrant, je sens qu’à la remémoration de tout à l’heure je suis excité, je mouille fort et un filet translucide pend de la cage. Des gouttes tombent sur le sol, je suis obligé de reprendre mon ménage. Quand j’ai enfin tout rangé et tout nettoyé, je rejoints Morgan dans sa chambre, il est à son bureau devant son ordinateur portable, il ne m’adresse pas un regard, je me dirige au pied de son lit, je me mets à genou les cuisses écartées et les mains derrière la tête et j’attends.

Je regarde le dos de mon camarade, je ne sais pas depuis combien de temps je patiente, je sens encore le goût de Morgan dans ma bouche. Sur mon côté droit, il y a une armoire avec une grande glace. Ainsi, même si je suis un peu excentré, je peux me voir entièrement dans le reflet. À genoux, les jambes écartées, les mains derrière la nuque, avec mon crane quasi rasé, mon collier, ma cage, mon corps maigre, laiteux et complètement imberbe.

Maintenant que les hormones se sont un peu tuent, je prends de nouveau conscience que je suis tombé très bas, j’ai perdu toute ma fierté, presque toute masculinité, je suis devenu une chose obéissante pour l’utilisation exclusive de Morgan. Et le pire c’est que j’aime ça car si je suis honnête avec moi-même je sais que j’aurais pu arrêter les événements bien avant qu’ils ne prennent cette ampleur. Cependant maintenant il est un peu tard pour faire marche arrière, finalement tout ça est arrivé parce que je suis homo et que je suis tombé amoureux d’un garçon. Tout d’un coup le siège de Morgan pivote, il se tourne face à moi et me regarde. Je baisse les yeux, je sais qu’il n’aime pas que je le fixe.

— Approche !

Je m’exécute, je viens devant lui à quelques centimètres. Il avance ses mains vers mon entrejambe, il manipule la cage, puis tout d’un coup je sens la pression se relâcher. Mon sexe est de nouveau libre. Comme pour fêter l’événement, il se dresse comme jamais auparavant. Je n’ose pas bouger. Morgan commence à me toucher les tétons, il les tire, les pince en les faisant durcir. C’est douloureux mais en même temps je ressens beaucoup de plaisir, je chauffe à l’intérieur de mes cuisses, d’ailleurs sans être touché mon sexe à des soubresauts et je mouille, un long filet translucide pend au bout de mon gland et tombe au sol. Du coup ma baisse de moral de tout à l’heure n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir, je n’ai qu’une préoccupation : jouir. J’ai un besoin vitale de lâcher la sauce, à cet instant je serais prêt à mourir pour cela.

Avec ses deux mains, sans un mot, mon camarade me travaille toujours les seins, je les sens bien durs maintenant et plus sensibles, je commence à me trémousser de plaisir sans pouvoir me contenir, je lève la tête et je vois que mon dominateur est satisfait de son travail. Il descend une main et la met sous mes bourses, il commence à les malaxer, au début c’est agréable puis cela devient douloureux, je lâche un cri de douleur mais il continue encore un peu puis enfin il saisit ma tige qui pulse déjà dans sa main.

Il fait seulement trois va et vient que je suis déjà sur le point de cracher. Mais au moment où je crois que je vais être libéré il arrête. Il recommence plusieurs fois. Je suis au bord de l’hystérie. Abandonnant toute dignité je me mets à le supplier de toutes mes forces telle la petite pute que je suis en train de devenir. J’en pleure même, tellement j’ai besoin de jouir. Je ne sais pas s’il prend finalement pitié ou s’il l’a prévu depuis le début mais enfin il ne me relâche pas, et je sens la jouissance monter de nouveau et finalement le feu d’artifice arrive. Ma tige convulses et crache son liquide blanc sur le sol, j’ai l’impression que ça ne va pas s’arrêter mais finalement le flot finit par se tarir, mon corps tremble et me lâche, je m’écroule au sol complètement vidé et épuisé. Je n’ai pas le temps de trop réfléchir que j’entends la chaise du bureau rouler autour de moi pour s’arrêter dans mon dos. Puis j’entends mon tourmenteur me dire :

— Mets-toi à quatre pattes.

Je m’exécute encore tremblant, je baisse la tête, je m’aperçois que je suis juste au-dessus du sperme que je viens de projeter par terre. Effectivement comme je l’avais ressenti, il y en a une assez grande quantité.

— Lèche maintenant grosse lope, je veux que tu nettoies tout ton bordel.

Je descends la tête et commence à laper mon foutre, je me fais la réflexion que je ressens de moins en moins de répugnance à l’avaler, j’y vais toutefois par petites quantités car des hauts le cœur me prennent parfois.

— Lève bien ton cul de chaudasse et écarte bien les cuisses.

J’obéis aux ordres, je sens que je rougis et que mes joues s’empourprent, de là où il est, Morgan doit avoir une vue imprenable sur mes bourses et ma raie, voir mon trou. Je l’entends d’ailleurs de dire.

— Putain t’es vraiment tout blanc et lisse de partout et en plus tes couilles sont vraiment pas plus grosses que ta bite, t’es vraiment fait pour être une petite lope.

Je ne réponds rien, je continue à laper, rouge de honte à cause de la position dégradante que je m’inflige. A ce moment précis je me demande ce que diraient mes parents de leur fils s’ils me voyaient, ils seraient vraiment déçus, ça c’est sûr. J’entends que Morgan prend des photos de moi avec son téléphone. Puis alors que j’erre dans mes pensées je sens le pied de mon camarade toucher mes fesses. Le tissu de la chaussette est un peu râpeux mais ce n’est pas forcement désagréable. Le pied descend pour venir sous mes bourses et le plat du pied du garçon vient caresser mes couilles. Je me mets à bander de nouveau et il m’en fait la remarque.

— T’aime ça salope.

Je ne réponds pas car je ne sais pas quoi dire. Du coup, il profite de mon état pour faire descendre son pied le long de ma tige, je mouille de nouveau. Pendant tout le temps que je m’affaire avec le sol, il joue de façon intermittente avec mes bourses et ma verge. Le sol est propre, mon bourreau en à profiter pour m’exciter pendant tout le nettoyage et je n’ai à nouveau qu’une seule envie, libérer la tension dans mon sexe. Mais cette fois Morgan ne semble pas disposé à me laisser jouir. Enfin il enlève son pied, je ne bouge pas, le cul toujours bien offert. Rien ne se passe puis d’un coup je sens Morgan s’approcher, il plaque ses mains sur mes fesses et les écartes. Un doigt se pose sur mon sphincter et le titille. Je sens la chaleur me brûler les joues, à cet instant j’ai vraiment honte de la situation. C’est très dégradant d’être touché à cet endroit, dans cette position. Le doigt force l’entrée, je sursaute de nouveau. Je n’éprouve pas de plaisir quand le doigt commence un va et vient, juste de la honte et encore de la honte. Puis finalement cela s’arrête. Morgan me demande de me tourner vers lui.

Lorsque Morgan prend la parole, à son regard et à sa voix, je vois tout de suite qu'il s’adresse à moi de façon différente de d’habitude avec un peu plus de douceur, enfin je crois.

— Tu vois aujourd’hui c’est mon anniversaire, et c’est moi qui vais te faire un cadeau parce que tu as été obéissant. Je ne vais pas te remettre ta cage par contre si je m’aperçois que tu t’es branlé sans mon autorisation tu vas morfler.

Je hoche la tête pour faire signe que j’ai compris le message.

— Lundi pour le bahut, on fait comme d’hab tu mets rien sous ton fute.

Il vient de me féliciter mais j’ai l’impression d’être un petit garçon à qui on vient de remette un bon point, cela montre une nouvelle fois à quel point je lui suis devenu soumis et à quel point je suis devenu dépendant de lui tout simplement.

— Bon tu peux rentrer chez toi, à lundi.

Je reste un peu en position et sans le regarder je lui souffle un merci et un bon anniversaire. Mais il ne me répond pas, il est déjà retourné sur son ordinateur. Piteusement, je me rhabille dans le couloir encore tout émotionné par mon après-midi, mais bon maintenant je dois rentrer chez moi et affronter mes parents au sujet de ma nouvelle coupe de cheveux. Finalement après une grosse tension lorsque je suis rentré chez moi, les choses se sont plutôt bien passées. Au départ ma mère a levé les mains au ciel et a gueulé un peu, mon père aussi et puis quand j’ai pu parler je leur ai dit que je voulais faire plus viril ça les a fait sourire.

Le soir après le repas mon père est venu discuter avec moi, il a voulu s’assurer que je ne faisais pas partie d’une bande de skin Head ou un truc comme cela. Ça m’a fait marrer, s’il savait…