Percé à jour. (05)


Percé à jour. (05)
Texte paru le 2021-01-21 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Percé à jour.



Début juillet j’avais décroché mon bac avec distinction et il était prévu que début août j’irais m’inscrire à la fac de Nanterre.

Pourquoi Nanterre, et bien parce que c’est tout près de Paris que je ne connais pas et qui pour un homo pervers c’est le lieu rêvé.

Un beau matin du début août j’ai donc pris le TGV pour Paris avec pour mission de m’inscrire à la fac et aussi de chercher un logement. Ça c’était la partie officielle mais j’avais aussi l’intention de découvrir déjà le quartier gay du Marais.

J’avais réservé un lit pour deux nuits dans un des dortoirs de l’auberge de jeunesse MIJE rue Fourcy et une fois installé dans le dortoir que je devais partager avec 5 autres gars je suis allé me promener dans le Marais. Wow quelle faune dans cet arrondissement de Paris et puis, je ne sais comment je me suis retrouvé près de l’Hôtel de Ville.

—Axel, Axel, tu es bien Axel ?

Ai-je entendu crier. Une grosse voiture de sport s’est arrêtée à ma hauteur et sans grande difficulté j’ai reconnu Gilles, mon ami Gilles, l’ami dont j’ai toujours voulu faire mon amant.

—Embarque !

M’a-t-il dit et il m’a emmené vers un endroit plus calme, je pense Neuilly. Devant un immeuble très cossu, avec sa télécommande, il a ouvert la porte du garage et on s’est engouffré dans le parking. Une fois la voiture garée nous avons pris l’ascenseur jusqu’au 7ème et les portes se sont ouvertes non pas dans un hall mais immédiatement dans l’appartement.

Comme nous n’avions parlé que de choses et d’autres, je pensais qu’il était le larbin qui pouvait conduire la bagnole de son patron et la ramener au garage mais de toute façon j’étais impressionné.

Mais quand il m’a dit :

—Axel, je te souhaite la bienvenue chez moi !

Je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles. Il en avait fait du chemin le pauvre petit frère de Claire.

—Attends, c’est une habitude dont je n’ai pas pu me défaire.

M’a-t-il dit et il s’est éclipsé et est réapparu totalement nu et rasé, totalement rasé.

Immédiatement je me suis mis à bander et je lui ai demandé si je pouvais en faire autant. Sa réponse était affirmative évidemment. Je me suis déshabillé en jetant mes frusques par terre et le fait que je bandais ne me gênait pas du tout ; que du contraire.

—Encore toujours aussi excité mon petit Axel !

M’a-t-il dit en souriant.

Puis, devant un verre il m’a raconté son histoire.

Après que son père m’ait percé à jour, il a envoyé Gilles dans un genre de centre pour enfants difficiles de l’armée. Durant six mois environ il a passé toutes sortes de tests et il en est ressorti que c’était un garçon calme, poli, attentionné, gentil, ordonné mais surtout intelligent.

Il n’y avait pas de problème avec Gilles mais plutôt un problème entre Gilles et son père et suite à un procès, son père a été déchu de ses droits parentaux et Gilles était devenu une sorte de pupille de la nation. Mais bien vite il a été confié à Alban de Bervac ; un châtelain homo qui avait ses entrées dans la magistrature et qui se faisait appeler par ses gens de maison et son autre personnelle, monseigneur.

Bien sûr, il n’avait plus de contacts avec son père, ni avec sa sœur et il n’avait pas repris ses études.

Au départ, chez le châtelain, Gilles devait s’occuper de l’entretien des bâtiments et des jardins mais bien vite d’autres tâches l’attendaient grâce à son intelligence et sa clairvoyance.

Hélas Alban a surpris un jour Gilles alors qu’il s’occupait trop du fils du métayer à peine plus jeune que lui. Gilles pensait que cela serait la fin de sa courte vie de château. Mais tout au contraire, il a été pris en amitié par le châtelain homo et a fini dans le lit du maitre… tout comme le fils du métayer qui s'y trouvait déjà depuis quelques temps.

Malheureusement, l’hiver passé Alban qui n’avait que 40 ans a contracté une maladie fulgurante et en toute hâte avec le concours de grands avocats et de certains juges, mon ami Gilles a été adopté par le châtelain et, quand celui a lâché son dernier souffle, fin avril de cette année, Gilles, dans le testament, était désigné comme légataire universel.

Il héritait donc de tous les biens d’Alban ; sa seule contrainte c’était de pourvoir aux besoins du fils du métayer jusqu’à ses 25 ans.

Pendant qu’il me racontait tout cela nous étions assis dans le même sofa profond et je dois avouer que son récit était souvent interrompu par des attouchements et de nombreux baisers. J’étais follement content de le revoir et quelque part j’espérais que lui ressente la même chose.

—Où loges-tu ce soir ?

—Je suis venu à Paris pour m’inscrire à la fac et pour me chercher un logement. J’ai réservé un lit pour 2 nuits dans un des dortoirs dans l’auberge de jeunesse MIJE.

—Ce soir tu dors ici ; j’ai trop envie d’enfin te tenir dans mes bras et de te faire l’amour.

Directement il a commencé à m’embrasser, à me caresser, à me branler et il a fini par me prendre assez violemment et j’ai aimé cela. Je me sentais bien et lui aussi je pense. A mon grand étonnement il était très directif et j’aimais cela.

Il avait encore toutes les qualités dont je me souvenais : gentil, attentionné, caressant, calme, voix douce et sa soumission il l’avait troquée contre un ascendant, une fascination, une emprise, une domination certaine tout au moins sur moi.

Ce soir-là et cette nuit-là nous avons au moins juté chacun quatre fois et je ne me suis endormi qu’après il m’ait donné une bonne fessée ; celle que j’ai mérité pour la bêtise que j’avais faite il y a près de 3 ans.

Quand on s’est réveillé le lendemain matin, sa tête reposant dans sa main, Gilles m’a dit :

—J’aimerais bien que tu prennes une année sabbatique pour qu’on récupère le temps que nous avons perdu à ne pas être ensemble.

—Ton idée me plaît mais il faut que j’ai l’accord de mes parents.

Et puis la question que je ne voulais pas entendre :

—As-tu jamais raconté à tes vieux ce que moi j’ai subi à cause de tes fantasmes ?

—Non, Gilles et encore moins ce que moi j’ai subi !

—Ah, bon, raconte !

Et je lui conte en détail tout ce que son père et son cousin m’ont fait subir comme punitions et humiliations, sans oublier la fameuse épée de Damoclès qui n’est plus suspendue au-dessus de mes faits et gestes que depuis quelques mois seulement.

—Je trouve quand même Axel, que tu leur dois la vérité et peut-être pas toute la vérité. J’y tiens si tu veux que l’on bâtisse quelque chose ensemble, d'abord durant cette année et peut-être à plus long terme.

—Très bien Gilles, si tu y tiens vraiment.

Je pense que dès ce moment-là, Gilles a pris ma vie en main et je ne demandais pas mieux. Et pour marquer le coup, il m’a enculé sauvagement et j’étais aux anges.

Ce jour-là, j’ai été récupérer les affaires à l’auberge de jeunesse,Gilles a réservé 2 places dans le TGV pour Aix-en-Provence pour le lendemain et loué une voiture qui nous amènera à Saint Raphaël. Vers 13 heures, nous sommes allés déjeuner au Ciel de Paris à la Tour Montparnasse.

Puis, nous sommes retournés à Neuilly et toute l’après-midi nous avons batifolé et Gilles a insisté pour que je me rase le pubis et les aisselles comme lui ; je n’ai pas refusé.

Ensuite, il s’est retiré dans son bureau ; il avait des choses à terminer avant de partir tôt demain matin. Moi, tout nu, je me suis rendu utile en préparant une petite collation pour quand Gilles réapparaîtra.

À 20 heures nous étions déjà au lit et nous avons passé une nuit d’enfer et la façon dont Gilles m’a dominé me convenait très bien. Et le lendemain matin, à 9.14 heures nous prenions le TGV vers Aix. Le paysage défilait à une vitesse incroyable et vers 11 heures Gilles à commander l’apéro. Vraiment la vie de château pour moi.

À Aix, sur le perron, un gars nous attendait avec un écriteau portant le nom de Gilles – devenu Gilles de Bervac – et il nous a amené à la voiture que mon ami avait louée : une Porsche Carrera. Nous étions en un peu plus de 3 heures à Aix et en moins d’une heure à Saint Raphaël.

Nous avons déjeuné à Fréjus sur le front de mer et à 14.30 heures comme convenu on s’est dirigé vers chez moi. Mais avant cela une surprise de taille m’attendait. Gilles m’a tendu un sac t m’a dit :

—Je veux que tu mettes ces frusques pour aller chez tes parents ; ce sont les seules fringues que je portais quand mon père, à cause de toi, m’a envoyé dans ce que je croyais être un enfer et qui, grâce à mes qualités personnelles, est devenu l’Éden.

J’étais surpris et je me suis mis à bander.

—Fous-toi à poil et nippe-toi !

Ce que je craignais s’est avéré exact quand j’ai mis ses vêtements : le short était plus que serrant et on voyait très bien où se trouvait ma queue et mes couilles, le t-shirt ne couvrait pas entièrement mon ventre, seules les espadrilles étaient ok.

Quand il a garé la voiture, en sortant, il m’a tendu une feuille et m’a dit :

—Je veux que tu lises cela à tes parents, mot à mot, à la lettre, ce que j’ai écrit ; sans cela, on se quittera ici et maintenant, Axel !

Tu sais, tes parents t’ont toujours pris pour un garçon parfait ou presque, sans histoires et quasi vertueux. Ce soir, je veux te voir tomber de ton piédestal !

Je ne sais pourquoi mais j’ai simplement répondu :

—Oui, maitre, oui, Gilles.

J’ai ouvert la porte avec ma clé et comme le voulait Gilles, nous sommes directement allés au salon où mes parents étaient chacun assis dans un fauteuil.

—Mais comment es-tu habillé, chéri ?

Je n’ai rien dit, je les ai embrassés et je leur ai présenté Gilles :

—Voici Gilles, le frère de Claire, mon ami…

Ils se sont serrés la main. Gilles et moi on s’est assis dans le canapé, Ma mère nous a servi à boire et j’ai sorti le fameux papier que Gilles m’oblige à lire.

Papa, maman, chers parents.

Je ne suis pas sûr que vous me percevez comme je suis réellement surtout depuis 14 ans. En fait, je suis un addict du sexe, tant avec les filles que les garçons, je suis addict de la perversion, de la soumission.

La plupart de mon temps libre, je l’occupe à jouir d’une façon ou d’une autre : me branler, sauter une fille, sucer un garçon ou me faire prendre par un autre.

Et si je suis affublé de cette tenue c’est à cause d’une grosse connerie que j’ai commise et dans laquelle j’ai entraînée Gilles, mon ami, mon futur maitre.

Vous vous souvenez que j’avais une amie, Claire, avec qui j’ai eu une relation durant quelques mois. Gilles est son frère et en fait je fréquentais Claire pour être près de son frère.

Un jour, leur père s’en est rendu compte ; en fait j’ai joui dans mon froc en donnant la fessée à Gilles. Sur ce, Gilles a été envoyé par son père dans une sorte de centre de redressement.

Et moi, jusqu’à il y a quelques mois, j’étais sous contrôle judiciaire mais quand nous habitions encore dans le Nord, j’ai été condamné à 60 heures de travaux pour la communauté et soumis à un couvre-feu dès 21 heures.

Vis-à-vis de vous je reconnais d'avoir été un fils ignoble.

Il est écrit : mets-toi à genoux maintenant ! Ce que je fais.

Je ne mérite pas que vous me mettiez sur un piédestal !

Mais vis-à-vis de Gilles, j’ai été abominable. J’ai gâché près de 3 ans de sa vie et c’est Gilles, mon maitre, qui veut que je prenne cette année sabbatique comme compensation au temps qu’il a passé loin des siens. Maitre Gilles, excuse-moi pour tout ce que je t’ai fait subir et puni-moi autant que tu le jugeras nécessaire, maitre.

Un grand silence se fait. Mes parents ne bougeaient pas, ne faisaient aucun commentaire et moi, je n’avais pas reçu d’ordre de Gilles.

Alors, enfin, Gilles s’est levé et m’a dit :

—On va préparer les affaires que tu peux emmener et tu sais comment j’aime te voir !

—Oui, maitre.

Et je me suis foutu à poil devant mes parents et c’est tout nu que j’ai précédé Gilles pour rejoindre ma chambre. Là, c’est mon maitre qui a fait le tri dans mes frusques et, j’ai été assez étonné qu’il ait pris quasi tout… sauf les pantalons longs. J’ai pu prendre mon ordi portable, mon sac de tennis mais il a confisqué mon portable en me disant :

—Je t’en donnerai un autre ; tu sais un de la première génération où je peux facilement en réduire l’usage : tu ne pourras recevoir des appels que de moi !

Quand nous sommes redescendus, ma mère était en pleurs mais quand je lui ai dit que c’est cette vie-là, auprès de Gilles, aux pieds de Gilles que je désirais, elle n’a plus insisté. On s’est tous embrassé et mon père a encore lancé à Gilles :

—Prend bien soin de mon fils !

Sur le pas de la porte j’ai pu enfiler mon short et déjà la Porsche démarrait. Ce que j’ignorais c’est que Gilles avait prévu de faire le tour de ses domaines qu’il a hérité dans le sud. Nous avons roulé jusque dans l’Hérault où il possède une vigne.

Durant tout le trajet j’étais à poil et Gilles soit il jouait avec ma queue, soit il m’obligeait à en faire autant avec la sienne et, à deux reprises on s’est arrêté pour que je le suce et qu’ensuite il m’encule.

Ce qui m’avait aussi surpris, c’est que sans être nu, Gilles portait toujours des vêtements à travers lesquels on pouvait voir son corps, tout son corps ; une sorte de microfibre transparent aussi bien ses shorts que ses t-shirts ou chemises.

Quand nous sommes arrivés dans l’exploitation viticole, un gars de notre âge environ s’est approché de nous, il s’est penché vers Gilles et l’a embrassé tendrement ; cela devait être, Christian.

Il ne portait qu’un short dans une matière proche de celle que porte Gilles et il a lancé :

—Bonjour maitre, je viens de terminer de contrôler les vignes.

Et tout en disant cela il enlève son short et ajoute :

—Maitre, je sais que tu apprécies de me voir au naturel !

Puis, me détaillant complètement, il a ajouté s’adressant à moi  :

—Toi, tu dois être Axel, l’amoureux de longue date ! L’esclave en puissance !

J’étais fixé.

Et puis tout d’un coup, l’attitude de Gilles a changé tant envers moi qu’envers Christian. En quelques millisecondes je ne reconnaissais plus Gilles.

—Fous-lui la paix ! Tu ne le connais pas ! Qu’est-ce que tu as foutu durant cette semaine que tu as passé ici ? Et combien de petits gars tu as violé ici ? Tu es une charge que je dois traîner avec moi jusqu’à mes 26 ans ! Je ne veux plus te voir !

—Mais Gilles, monseigneur Gilles, calme-toi ! Je vais chercher tes pilules !

Gilles se met à trembler, s’affaisse sur une chaise et se met à tenir un monologue incompréhensible et il se met en boule, presque dans la position du fœtus et protège son visage avec les mains.

Je me retrouve seul avec lui, Christian étant parti à la recherche de quoi le calmer. Ne sachant que faire, je m’approche de lui, et dépose délicatement une main sur son épaule… Je n’aurais pas dû !

—Non, ne me touche pas ! Tu veux me voir à poil, alors voilà !

Il se lève et se débarrasser très vite de ce qu’il porte et puis lance :

—Tu veux quoi ? Mon cul ? Mes fesses ?

Puis il tombe à genoux et se met à pleurer.

Quand Christian revient et qu’il voit Gilles en pleurs, il me dit à l’oreille que le pire est passé et que je ne dois pas m’étonner de la suite. Il prend dans la voiture, une bouteille d’eau et la pose devant Gilles.

Après un quart d’heure, Gilles, enfin, se redresse, prend une ou deux gorgées de la bouteille, se redresse, se rhabille et s’adressant à Christian il l’interroge :

—Tout s’est bien passé ici dans la propriété ? Tout est en ordre ? Et, je te présente mon ami Axel dont je t’ai déjà tellement parlé !

Puis, s’adressant à moi :

——Tu sors toutes tes affaires de cette bagnole et tu déposes tout dans le coffre de la Range Rover.

—Oui, maitre.

Je pense qu’à partir de maintenant je dois lui donner du maitre à Gilles si je veux rester dans ses grâces et de rester un maximum auprès de lui. Et surtout que je ne tiens pas à ce qu’il se mette dans des états pareils. Puis, à ma grande surprise il s’approche de moi, m’embrasse fougueusement et me dit :

—C’est bien que tu m’appelles maitre ; après tout tu seras mon esclave durant un an au moins mais ce soir on dort à 3 dans mon grand lit ; tu dois apprendre à connaître, apprécier, aimer et obéir à Christian, mon autre petit esclave qui sera aussi ton mentor, mon petit Axel.

Et me prenant par l’épaule et Christian aussi, Gilles lance :

—Je pensais d’abord aller au resto à nous 3 mais avec tes talents de cuisinier, Christian, je crois qu’on est mieux de rester à notre aise et je tenterai de ne pas donner trop d’ordres.

En chemin, il s’arrête, il m’embrasse amoureusement puis il me donne l’ordre de lui ôter son short pendant qu’il embrasse Christian et quand je vois sa bite en érection, je ne peux m’empêcher d’y déposer mes lèvres. Quand je me redresse, il me dit assez sèchement :

—Ici, chez moi, je suis le maitre du jeu ! Toi et Christian vous n’êtes que mes pions mais je vous aime tous deux !

Il m’envoie une claque sur la fesse et nous rentrons dans un immense mas.

J’ai aidé Christian à préparer le repas qui était vraiment succulent ; avec pas grand-chose il est parvenu à faire des merveilles. Et, après ce délicieux repas, nous sommes tous 3, après quelques verres du bon vin des chais de Gilles, et nous sommes allés dans la chambre.

—Tu sais, Axel, où tu es invité à dormir dans ma chambre et c’est la meilleure chose qui puisse t’arriver. Où tu dors loin de moi entre les animaux de la maison ; il n’y a pas de juste milieu.

Je suis assez surpris mais Christian m’emmenant vers la salle de bain et tout en faisant nos ablutions intimes il m’éclaire :

—Tu sais, notre maitre peut être très gentil, attentionné, caressant avec sa voix douce mais quand on le déçoit, il t’envoie en enfer et parfois il peut être rancunier doublé d’une soif de vengeance.

Je ne comprenais pas directement mais quand Christian, qui apparemment était au courant de pas mal de choses m’a mis sous le nez la façon dont Gilles m’avait traité en présence de mes parents, j’avais pigé. Et j’ai répliqué :

—Une main de velours dans un gant trempé dans le fiel de la rancune et du châtiment ! Mais comment expliques-tu la scène que nous avons vécu en arrivant.

Il s’est contenté d’opiner de la tête d’une part et d’écarter ses bras en soulevant ses épaules… il ne savait pas, lui non plus.

Nous avons rejoint Gilles dans le lit et nous avons passé à 3 une nuit d’enfer ; Christian est aussi chaud lapin que Gilles, et, je peux ajouter que je ne suis pas en reste !

C’était une vraie nuit d’amitié, de tendresse, de chaleur comme je les ai souvent rêvées quand j’étais dans les bras de sa sœur.

Au petit matin, Gilles a ordonné à Christian de s’occuper de mettre le personnel au travail. Et pour moi, Gilles avait un autre projet ; il voulait me faire l’amour comme il l’avait appris pendant son séjour dans l’institution.

Moi, j’étais tellement heureux d’être seul avec quelqu’un dont j’étais fou amoureux. J’étais prêt à tout pour plaire à Gilles, prêt à tout pour qu’il m’accepte auprès de lui, pour qu’il me prenne en charge pour que je puisse lui montrer mon amour et ma volonté de lui être agréable.

C’est vrai que je savais qu’une sorte de soumission allait me lier à lui mais j’étais prêt à tout - même de devoir le partager avec Christian - j’allais simplement lui obéir aveuglément ; je n’étais plus moi-même.

Tout en douceur, il s’est approché de moi et il bandait déjà très fortement mais bien vite sa douceur a disparu pour faire place à une violence inouïe pour ne plus s’arrêter. Il a ouvert les tiroirs de sa table de chevet et en a sorti une panoplie de godes de toutes les sortes et tous, à tour de rôle heureusement, ont trouvé le chemin de mon cul.

Et Gilles, assez excité, je dirais même, en transe me lançait à tout bout de champ des mots, des phrases lui rappelant la forme de queue d’un de ses tortionnaires au centre de rééducation, puis d’un autre et après m’avoir mis le plus gros dans le cul et de m’avoir pompé, il l’a retiré et a introduit sa main dans mes entrailles. On l’avait même fisté !

Alors, il est venu s’asseoir sur mon torse et durant de très longues minutes, tout en pleurant toutes les larmes de son corps il m’a frappé, giflé, torturé les tétons, tiré mes cheveux jusqu’à ce qu’il se soit calmé, défoulé.

Il s’est couché sur le lit et moi, en pleurs également, je me suis jeté à genoux et je lui ai demandé pardon. Mais sa réponse que je comprenais mais qui m’inquiétait tout de même était :

—Après ton année sabbatique à mes pieds, je te pardonnerai peut-être mais sûrement pas avant. Je vais te faire souffrir, je vais t’humilier et te casser pour ce que tu m’as fait subir par ta bêtise !

Et puis, comme par miracle, sa douceur naturelle est revenue.

J’avais le sentiment, après ce qu’il m’avait fait subir, que ma nuit de noce était déjà terminée et que j’avais déjà mangé tout mon pain blanc mais de la façon amicale dont il m’a énuméré ses règles suivantes, je ne savais plus très bien.

—Axel mon ami, mon prétendant, pour me faire plaisir tu resteras à poil tout le temps ! Et pour sortir, tu porteras des vêtements comme Christian et moi nous portons ; tu sais que je suis assez exhibitionniste et j’aimerais vous voir bien sûr dans ces mêmes tenues.

—Bien maitre.

—Ne m’appelle pas toujours maitre ; tu peux aussi dire Gilles, tu sais ! Va préparer le petit déj., s’il te plaît. Pour moi café noir, deux tranches de pain grillé et du beurre. Mets le couvert sur la terrasse, il fait tellement beau. Exécution !

—Oui, maitre… Oui Gilles.

Si ses premières paroles étaient dites avec beaucoup de douceur, son ton avait totalement changé et sa voix douce avait fait place à une voix très autoritaire.

Je ne savais plus me retrouver en lui. Ou étais-je occupé à me faire des idées. Je suis allé tout nu dans la cuisine, et guilleret – mon côté optimiste - j’ai mis la table, j’ai fait le café, toastés quatre tartines et mis le beurre et deux pots de confiture sur la table que j’avais dressée pour deux.

Quand le tout était prêt, j’ai crié Gilles :

—Gilles, maitre, le petit déj. est servi !

Et j’ai pris place à table en l’attendant. Mal m’en a pris. Quand Gilles est rentré dans la cuisine, vêtu que d’une culotte de pyjama en soie il m’a dit d’une voix douce et posée :

—Pour commencer tu ne cries pas chez moi, ici ou à l’appart ; tu viens poliment me réveiller.

Il a ensuite regardé la table et a ajouté :

—Mais apparemment tu n’as rien pigé ; tu te crois où ?

J’étais surpris !

—Tu es chez moi, sur mes terres et tu suis donc mes règles !

Je me fais tout petit et il poursuit :

—Mais qu’est-ce que c’est tout cela ? Je t’ai dit café noir, deux tranches de pain grillé et du beurre ; rien de plus. Alors pour commencer, lève-toi de table, jette à la poubelle le surplus de pain grillé, remets la confiture au réfrigérateur et ôte aussi une assiette, une tasse, un couteau et une cuillère. Si tu veux rester à mes côtés, il faudra mieux m’écouter à l’avenir.

Et la tête basse j’ai dit :

—Oui, Gilles, oui maitre.

Et j’ai ôté tout ce qui était en surplus.

—Tu commences à comprendre ! Pour ta peine, vas sur la pelouse de manière que je te vois de la terrasse et que d’autres peuvent te voir. Tu fais des pompes et des Sit-ups avant que je ne m’occupe de toi.

—Est-ce que je peux mettre un short ou un slip ?

Demandé-je mais sa réponse est cinglante et sans appel :

—Ici, la seule tenue que tu dois porter est celle d’Adam. Je t’impose la nudité. Partout !

—Bien, maitre.

Dis-je tête basse et durant tout le temps qu’il a pris son petit déjeuner et lu son journal j’ai fait les exercices imposés nu sur la pelouse à la vue de pas mal de membres de son personnel, je crois. Quand il m’a permis de le rejoindre sur la terrasse, j’ai pu récupérer une des tartines grillées dans la poubelle que j’ai pu manger à genoux à ses côtés et il a ajouté :

—La prochaine fois ce sera à mes pieds et dans une écuelle pour chiens. Demande à Christian comment on se sent après !

—Je ferai gaffe à l’avenir, maitre.

—Va te laver maintenant. Mais oublie l’eau chaude évidemment ; pas trop de confort pour toi et rase-toi le corps, les aisselles, et les jambes, le haut des jambes et quand tu seras prêt, viens te montrer à ton maitre.

J’ai mis pas mal de temps pour me raser complètement, moi qui exigeait cela de mes amants soumis ! Quand je suis revenu me présenter à mon maitre, Christian était de retour accompagné d’un autre gars ; ce doit être le responsable du vignoble.

Je constate que si moi, je dois être selon de mon maitre totalement à poil, l’autre gars était vêtu normalement tandis que Christian ne portait qu’un short blanc qui laissait deviner tout… comme celui de Gilles d’ailleurs.

Ils sont en pleine discussion au sujet des vendanges qui doivent avoir lieu apparemment mi-septembre. Puis, à mon grand étonnement j’entends Gilles dire :

—Milan, je te présente Axel, mon second bras droit et bien sûr mon esclave ! Je l’ai obligé à prendre une année sabbatique pour me servir ; il me devait bien cela ; il va entrer en formation encore aujourd’hui et c’est Christian qui va le former.

—Bien, monseigneur. Je vous tiendrai, par l’entremise de monsieur Christian, informé de la suite des opérations mais nous savons déjà, monseigneur, que cela sera un bon cru, une bonne année.

Je ne dis rien, mais Gilles doit voir à ma tête que je suis étonné et, en me frappant sur les fesses il me dit :

—Et oui, mon petit esclave d’Axel, tout mon personnel me donne du monseigneur ; cela aussi je l’ai hérité de ce cher Alban. Mais fini de rire ! Tu commences ta formation maintenant.


À suivre…