Plaisirs avec Georges (01)


Plaisirs avec Georges (01)
Texte paru le 2018-06-08 par Loulou.paris   Drapeau-fr.svg
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Entre Georges et moi c’était un jeu difficile à déchiffrer. Au moins pour moi. À l’époque, j’étais en couple avec Thierry et je suis plutôt monogame. Pas parce que je n’aime pas une aventure de temps à autre, mais parce que je n’aime pas l’indispensable obligation d’utiliser un préservatif. Et c’est pour ça que je suis devenu monogame, avec tout de même quelques exceptions. Cela dit, Georges me plaisait, quelques regards échangés en telle ou telle occasion pouvaient me laisser penser que lui aussi n’était pas indifférent, mais les choses en restèrent là longtemps.

Thierry partait souvent pour son travail. Une fois, on était au début de l’automne, il partit pour deux mois. L’idée de passer plusieurs semaines comme un célibataire me plaisait, malgré ma difficulté à rester longtemps sans un homme dans mon lit. Georges me fit changer d’avis.

Une soirée d’automne, avec une douceur dans l’air qui vous met les sens en éveil, des amis avaient organisé une soirée. Nous sommes une vingtaine, hétéros et homos assez bien mélangés. Georges est là, seul. Depuis pas mal de temps on ne lui connaît un amant attitré. Quelques regards, quelques mots échangés, rien d’autre à signaler. On est tous très détendus, bavards, insouciants.

À un certain moment, je vais dans la salle de bains pour voir et peut-être refaire mon maquillage : mes préférences sexuelles se comprennent facilement, mais pour une soirée j’aime bien mettre un fil de mascara. En sortant du salon, je croise le regard de Georges : je crois que mon sourire ne laisse pas de place au doute, c’est un peu comme lui dire qu’il me plaît et que je suis dispo. Et le doute est encore moins permis quand j’arrive à la salle de bains, puisque je laisse la porte légèrement entrouverte. Je commence à me maquiller quand Georges arrive :

— À force d’être tout le temps avec tes copines, tu es devenu une fille.

— Tu te trompes, je suis très souvent avec les garçons, je réponds d'un air faussement naïf.

— Mais tu n'es jamais avec. Juste quelques mots. Alors que tu bavardes comme une fille avec Fanny ou Catherine.

— Je suis très lié à elles, c’est tout. Et puis… tu ne m’as jamais fait la cour.

— Ne dit pas de bêtises, depuis des mois je t’ai fait comprendre que j’ai envie de toi.

Il me sourit, je crois que tout mon corps laisse deviner mon désir. Il se colle derrière moi, les mains sur ma poitrine, se serre contre moi, m’embrasse sur le cou. Avec ma main droite je caresse sa tête, avec la gauche je le presse contre moi. Tout ce que je m’étais dit pour justifier ma monogamie s’évanouit : je sais que je veux être à lui.

— C’est une drôle de manière de me faire la cour, lui dis-je.

— Ça fait au moins six mois que je te fais la cour…

Il n’a pas tort : quelques mots glissés par ci, par-là. Quelques regards. Mais Thierry était toujours là.

— Et ce soir, finalement, tu es seul. Et ne me dis pas que tu as oublié par hasard de fermer la porte.

En effet, quand je suis sorti du salon et je l’ai regardé, j’ai tout de suite pensé à ne pas fermer la porte.

Georges va fermer à clé la porte et reviens vers moi. La salle de bain n’est pas en soi un endroit très romantique, mais elle est belle et spacieuse. Je me retourne et reste appuyé contre le lavabo. Georges m’embrasse et me serre dans ses bras, nos langues se fouillent, se cherchent. Je sens son sexe déjà raide contre le mien, qui ne l’est pas moins. Je tiens sa tête, je le regarde et dans mes yeux doit voir que suis déjà à lui. Je me retourne face à la glace. Je dégrafe mon pantalon. Je sens Georges fouiller dans ses poches pendant qu’il caresse mon dos.

Je baisse mon slip. Je sens son doigt entre mes fesses et la fraîcheur du gel. Il baisse son pantalon et met un préservatif pendant que j’enlève la jambe droite de mon pantalon pour pouvoir m’écarter et l’accueillir en moi. On est tellement excités, on a tellement envie d’être unis que nous n’avons pas eu besoin de préliminaires. Je pose mes mains sur le lavabo pour me cambrer. Il met sa bite entre mes fesses. Elle trouve facilement son chemin. Je sens son gland me pénétrer. Je frémis de plaisir. Un petit cri sort de ma bouche. Georges me pénétre doucement jusqu’au bout.

— Oh oui, c’est bon, c’est bon, lui dis-je en commençant à gémir.

— Oui c’est bon, Lou, me répond-il en se serrant contre moi.

Il me caresse et me pince les tétons à travers la chemise. Il bouge lentement. J’adore être baisé comme ça. Trop souvent les hommes se mettent tout de suite à bouger comme un moteur à piston. Georges non. Il me donne des longs coup. Il va et vient en moi avec douceur, mais il me tient fort comme le mâle qui monte sa femelle. Mais il est d’une grande tendresse, malgré la situation pas très romantique. Je m’abandonne à lui, il me donne du plaisir avec son sexe qui s’enfonce en moi. Il caresse mes fesses. Je gémis plus fort, son souffle devient plus fort, son excitation monte.

— Fais-moi l’amour, baise-moi. Je suis ta salope, Georges.

— Tu es à moi, à moi seulement.

Il bouge plus rapidement. Sentir un homme en moi, sentir sa bite, être possédé a toujours été mon plus grand plaisir. Mais Georges me rend folle, chaque mouvement de sa bite dans mon cul me fait frémir. Il me serre fort. Il crie et jouit en s’enfonçant en moi le plus profondément possible. On a le souffle coupé. Je serre son sexe avec mes fesses :

— Reste en moi, fais-moi jouir.

Il prend ma bite dans sa main. Je bande fort et il ne faut que quelques secondes pour me faire gicler. Il m’embrasse sur le cou et se retire doucement. Maintenant, il faut redevenir présentables, être à nouveau comme il convient dans la bonne société. Ce soir, il n’y a pas de place pour l’intimité des amants après l’amour. Je refais mon maquillage pendant que lui va au salon. Je suis tellement comblé que je voudrais dire à tout le monde ce qui vient d’arriver, mais il vaut mieux être sage.

— Où as-tu disparu, me dit Fanny avec un regard inquisiteur.

— J’ai refait mon maquillage.

Elle me sourit. Je vois bien qu’elle ne me croit pas.

— Tu n’étais pas monogame ?

— Je le suis à nouveau, si lui est d’accord.

Je suis parti une demi-heure après. J’ai salué tout le monde. Georges voulait partir avec moi.

— Je préfère rester seul.

Il est déçu, il insiste, mais je le laisse là. Il doit penser à un caprice de folle. Il comprendra bientôt que ce n’est pas le cas. Moi aussi j’aurais voulu passer la nuit avec lui. Mais je veux être à lui complètement.

Une fois rentré et douché, je me couche, souriant, ravi. Je pense à lui, à son sexe en moi, au bonheur d’avoir été si bien baisé sans m’y attendre. Je sais que ça ne resterait pas une soirée sans lendemain.



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