Possession de Roux (01) : Collection


Possession de Roux (01) : Collection
Texte paru le 2016-08-22 par Yveslou   
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Il est une fois, dans les méandres du multivers, un monde qui ressemble au nôtre, où les désirs sont les nôtres.


En ligne !

C’est jour d’inspection pour les animaux humains que Maarkus collectionne. Il n’est pas riche, certes. Son bien est suffisant pour maintenir un cheptel, qu’il dresse puis revend avec profit. C’est ainsi que Maarkus dispose d’un jardinier, d’esclaves de cuisine et de chambre. Il prend plaisir à les mater, les exhiber, les baiser. Surtout les maltraiter. Maarkus est sadique. C’est un éleveur-dresseur. Avec son humour étrange, Maarkus dit qu’il est abaisseur-dresseur. Il est quatorze heures à peine. Maarkus a passé la nuit dernière avec Sept. Il peine à se maintenir éveillé. Il est courbaturé de partout. Sept a été vendu hier avec un joli bénéfice. Il sera livré à son nouveau propriétaire – un vieil homme pervers ‒ plus tard dans l’après-midi. Avant que Sept ne sorte du cheptel, Maarkus a pris le négrillon dans sa chambre et l’a baisé pendant des heures, la nuit dernière. Maarkus regrettera Sept, aux traits réguliers, au corps long et mince, au sexe long et gras, aux petites fesses rebondies dans lesquelles il est si bon de donner son coup de rein. Mais business avant tout. Sept est préparé, rasé tout propre, et attend, dans une cage portable, le moment de la livraison au nouveau maître.

C’est jour de revue. Tout le cheptel est là dans le jardin, debout, les yeux baissés devant le propriétaire. Maarkus les inspectera, un par un, pour prendre les décisions.

Huit est le premier de la ligne. Homme fait, il s’occupe du jardin. Huit est devenu rustique à force de dormir dehors, le collier enchaîné au crochet, là sur le mur de la resserre. Velu, tanné, puissant, Huit dégage une odeur fauve. Le travail de la terre fait transpirer et seule la pluie lave parfois l’esclave. Maarkus aime atteler le jardinier à sa voiture et le faire courir à perte d’haleine dans la propriété. Lorsque Huit fatigue, Markus lui perce les fesses de coup de piques pour lui faire reprendre la course. Les gouttes de sang et de sueur, qui frayent leur cours sur les fesses poilues de Huit, excitent le maître. Alors, au comble du désir, Maarkus fait arrêter la voiture et fouette au sang l’esclave avant de le sodomiser, allongé sur le sol. Esclave et maître communient dans une étreinte comme aux débuts du monde. Puis propriétaire et propriété se redressent, couverts de terre, de sang et de sperme. Le rite sauvage est accompli au milieu de la forêt. Esclave et maître nagent dans l’étang avant de rentrer à l’écurie.

Parfois, Maarkus loue Sept comme fécondateur. Cela ne paie pas vraiment, mais Maarkus aime voir. La femelle s’effraie et tente de se protéger mais elle est entravée, le vagin bien apparent. Sept se précipite, en rut, le membre tout raide mais la chaîne est trop courte. Sept doit implorer son maître pour que la chaîne s’allonge. Aussitôt la bonne longueur obtenue, il s’élance vers la fille pour la monter et la féconder. La femelle pleure. Elle recevra du sucre si elle fait la belle. Si elle tombe grosse, Maarkus touchera la prime.

Douze est l’esclave préposée à la cuisine, alors que Deux est en charge du service à table. Douze est entièrement glabre. Maarkus l’a percée d’un anneau au nez, d’autres aux aréoles des seins et il a infibulé les lèvres de la vulve. Un peu d’hygiène, n’est-ce pas ? Le mâle est lui-aussi totalement épilé, percé d’anneau au nez, d’anneaux aux aréoles des seins avec le prépuce infibulé pour que le gland demeure décent. Markus joue avec le clitoris de Douze qui arque la croupe, montre ses mamelons érigés et gémit. Douze est dressée à se donner en spectacle lorsqu’elle est pénétrée.

Deux a grossi. Markuus lui découvre des bourrelets à la taille. Tiens ! C’est neuf ! Après le service à table, Markus offre Deux aux hôtes pour la sieste ou pour la nuit. Deux est avenant. Les amis de Maarkus n’en font qu’une bouchée. Ils raffolent du bouton de rose parfaitement épilé de Deux, une œuvre d’art, une invite au crime. L’infibulation de l’esclave, qui empêche l’érection durant le service à table, les stimule comme c’est le cas aussi pour les visiteuses, qui rêvent de libérer le gland pour en jouer à leur manière - dernièrement, une visiteuse a rendu Deux avec les génitoires pourpres d’irritation. Deux vole-t-il en cuisine ? Mange-t-il en compagnie de Douze les reliefs des repas ? Maarkus fera porter aux deux esclaves la muselière pousse-langue. Avec elle, impossible de déglutir et donc de se nourrir et de s’abreuver sans permission. Le jeûne les fera maigrir. En outre, les esclaves, dont le visage est caché sous la muselière, deviennent les objets sans sentiment qu’ils sont réellement. Il est beaucoup plus amusant d’en abuser alors et de les faire crier. Le sentiment de puissance excite Maarkus. Il est temps de battre et d’honorer les fesses de Deux, ce qu’il n’a pas fait depuis longtemps. Maarkus aimera pilonner le bouton de rose de l’esclave, dont la tête sera recouverte d’un sac étanche, et qui suffoquera pour respirer, ce qui provoquera les contractions excitantes de son postérieur.

Trois est un mâle de lit, plus exactement, un fémelin. De race jaune, il est encore adolescent. Son visage est une perfection de symétrie et de douceur, rehaussée par l’anneau de nez et par la muselière ornementée. La chevelure noire est rasée sur le côté, laissant subsister au sommet du crâne quelques mèches tressées. Les aréoles des seins ont été dilatées et sont percées d’un anneau orné. Le pénis est encagé et les testicules mis en valeur par un écarteur. Les poils pubiens sont rasés ; seul un minuscule triangle noir subsiste sur le bas-ventre. Comment érotiser un corps perpétuellement nu, si ce n’est en le modifiant par des parures, des mutilations et des graffitis ? Comment maintenir l’effroi du soumis si ce n’est en imposant de constants changements corporels douloureux et détestés ? Le dos de Trois est couvert de dragons tatoués qui glissent vers son sexe fémelin, cette fente, située au milieu des fesses qui portent le chiffre de Maarkus. Maarkus ne peut imaginer ses esclaves de lit avec le bouton de rose épilé. Il aime que cet endroit, cet endroit seul, soit couvert de poils indécents. Quelle satisfaction de voir ses fémelins soumis, tous à quatre pattes, le cul en l’air, exhibant les fesses marquées de son chiffre avec, au milieu d’elles, les fentes velues d’animal. À son signal, les soumis dévoileront au même moment le bouton de rose, dans l’espoir de jouir de la faveur du maître. Maarkus en cueillera un, qu’il violera au milieu des cris. Quel plaisir de forcer son fémelin, de le contraindre à l’amour, à peine de punition sauvage.

Mais que pense Trois ? Trois aime sa vie d’animal de collection, oisive et sans souci. Être collectionné, c’est être admiré. Les nombreux visiteurs de la villa désirent Trois, que Maarkus prête volontiers. Trois est donc entretenu, admiré et baisé. Que demander de plus lorsqu’on est tout jeune et indolent ? De plus Maarkus est un bel homme blanc, puissant et viril. Trois apprécie d’être possédé par cet homme. Il admire le gros pénis de Markus et est heureux de le servir, dans sa bouche ou dans son cul. Rien ne lui plaît plus que de sentir Markus orgasmer et gicler. Sans doute, Trois est-il contraint de feindre l’excitation lorsque Maarkus le prostitue. Sans doute, le membre de Trois est-il encagé. Trois aime être un orifice passif. Qui le pénètre, importe peu. Il aime même être rudoyé. Être battu le fait bander dans la cage – et cela en soi n’est pas sans douleur. Maarkus songe à vendre Trois rapidement. Un vieux sadique lui a fait une bonne proposition. Maarkus se réjouira de marquer au fer la fesse du fémelin jaune.

Le maître arrive en face de Neuf. Cet esclave de lit est un des joyaux de la collection. Son corps est couvert de poils blonds que Maarkus aime regarder chatoyer au soleil. Neuf est musclé. Ses fesses sont un délice à saisir, fermes et soyeuses, avec ce tapis de petits poils blonds. Elles font le bonheur des visiteuses, fans des prouesses sexuelles de l’esclave. Maarkus injecte de la testostérone à Neuf qui devient en rut parfois irascible. Neuf est pratiquement toujours en érection. Sa verge est de belle dimension, circoncise pour mettre en valeur le gland impudique, percé d’un large prince albert. Les testicules épais, couverts de poils blonds, pendent bas. Neuf baise avec science et méthode. Les invités de Markus apportent du cheptel pour les confier à l’esclave qui les viole tout crus, sur la petite scène, éclairée de bougies, de la salle à manger, et qui reçoit alors sa part de dessert en remerciement pour le spectacle – à condition de mendier avec conviction, en faisant le beau. Les invités partis, Markus commande à Neuf de se mettre à quatre pattes et le sodomise du manche du fouet après l’avoir battu. Neuf n’est pas masculin. Il n’en a que l’apparence, comme un animal humain n’est qu’une apparence d’humain. Un esclave de lit est neutre, ni masculin, ni féminin. C’est une page blanche que le phantasme du maître remplit. Il est bon que ce principe soit rappelé à Neuf. Un esclave de lit n’est pas un coq pour la basse-cour du cheptel. C’est un orifice pour le plaisir des maîtres. Et vlan !

À la fin de la rangée, se tient Roux. Roux est le joyau absolu de l’écurie de Maarkus.