Quand j'étais jeune esclave à Rome (02)


Quand j'étais jeune esclave à Rome (02)
Texte paru le 2017-12-04 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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Je venais de découvrir l'amour dans les bras de mon Maître gaulois. Je n'avais jamais jusqu'ici partagé le plaisir sexuel que j'étais obligé d'offrir à celui qui usait de moi. Le coïtum et la fellation faisaient partie de mes devoirs et je m'y soumettais avec la complaisance due par le servus à son Maître. Quels que fussent son sexe et son âge, l'esclave devait satisfaire des exigences d'hommes et de femmes habitués au commandement. Nul ne songeait à s'y soustraire car nul ne s'en plaignait vraiment tant la chose semblait naturelle et il y avait nombre de tâches infiniment plus rebutantes comme de vidanger les latrines ou de coiffer une vieille matrone. Entre l'odeur pestilentielle et la furia domestica, j'aurais opté pour la première, le moindre coup de peigne douloureux provoquant de telles violences que le travail de camériste avait des allures héroïques.

Le lendemain à mon réveil, je pris soin de Cassivello. Je lui démêlai les cheveux empalé sur son pieu dressé. C'était une sensation étrange que d'être rempli de chair vivante comme un serpent voluptueux. Son sexe respirait en moi et je sentais ses pulsations contre ma paroi tiède et moelleuse. Il resta longtemps immobile et j'aimai sa douceur virile. Sur un petit mouvement que je fis, il versa sa semence dans les profondeurs de mon ventre et demeura encore dressé avant de mollir lentement.

— As-tu une femme, Cassivello ?

Ma question était audacieuse car elle supposait de ma part qu'il pût être célibataire et dénué de virilité. L'homosexualité gauloise devait certainement exister cachée mais les Celtes, comme les Romains, ne se définissaient pas ainsi dès l'instant qu'ils étaient actifs. Un homme libre perd son honneur s'il donne son anus à un homme, mais qu'il initie un garçon est considéré une norme. Je savais que Vercingétorix était friand des pré-pubères et cependant archi-viril puisqu'il menait des milliers d'hommes.

— Ma femme a quitté la maison à ton arrivée, me dit-il. Elle reviendra à ton départ. Si tu m'appartenais vraiment, tu vivrais dans une autre hutte et je viendrais te visiter. Mais contrairement à Jules César, aucun soldat n'est mon amant. Tu sais ce qu'on disait de lui : " César est l'homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes ". Il fut néanmoins un grand chef.

Il avait parlé de départ et je ne voulais pas le quitter. J'aurais aimé être sa femme, cuisiner pour lui dans la hutte, lui donner mon trou chaque soir et m'endormir entre ses bras. Mais le Celte était homme d'honneur et il me ramena à Flavius à l'heure dite je jour de Vénus. Il m'avait fait un don immense m'ayant fait découvrir l'amour, et un immense préjudice puisque je retournais à un Maître qui ne m'en inspirait aucun. À peine entré dans sa Domus, je subis l'assaut de Flavius et lui vouai une haine féroce en même temps qu'un profond dégoût. Je restai passif comme une souche et ne simulai pas le plaisir. C'était au-dessus de mes forces.

J'arrivai à Rome avec joie et un immense soulagement. Les vingt jours de litière en la compagnie de Flavius m'avaient épuisé physiquement et encore plus moralement. Ses attouchements en journée et ses assauts aux gîtes d'étape où il me baisait toute la nuit ne me paraissaient plus naturels. Mon antipathie pour Flavius augmentait d'étape en étape et le dégoût qu'il m'inspirait m'obligeait à fermer les yeux et à convoquer les images du Celte pour le supporter.

Quand je comparais les deux hommes, mon accablement s'amplifiait du regret d'avoir perdu un athlète au sexe long et généreux, au profit de ce grassouillet au pénis petit et brutal. Flavius ne me remplissait plus assez depuis que le Celte Cassivello m'avait élargi mon anus et je ne prenais pas même la peine de le resserrer afin de lui donner du plaisir. Flavius s'agitait dans le vide et en éprouvait du dépit.

— Ce maudit Gaulois t'a gâté, il t'a trop dilaté l'anus. Ces barbares, à ce qu'on prétend, ont la queue grosse comme celle d'un âne. Est-ce la vérité, Enéus ? Décris-moi son membre bandé.

Rien ne pouvait m'agréer plus que de parler de ce sujet qui ne quittait plus mes pensées. Je le fis avec perfidie, donnant un luxe de détails qui enflammèrent mon désir, et la curiosité de Flavius exigeant toujours davantage, j'éjaculai spontanément à seulement évoquer le gros membre qui m'avait rendu si heureux. C'est donc avec ce souvenir que je me retrouvai à Rome en la compagnie de Flavius.

Deux jours ne s'étaient pas écoulés que l'Empereur le fit mander pour entendre de vive voix son envoyé à Nemausus. Je l'accompagnai au palais et pus voir Auguste en personne. Il dégageait la force tranquille de celui qui a tout réussi. Sa sage administration de l'Empire autant que ses succès militaires lui conféraient l'aura d'un dieu. Flavius se courba devant lui, quant à moi je me prosternai. D'un geste souverain Auguste nous fit signe de nous relever, puis il écouta le rapport que fit Flavius de sa mission. Quand celui-ci eut terminé, l'Empereur s'adressa à moi.

— Et qu'en pense le secrétaire ? Comment trouves-tu Nemausus ? Que t'a semblé le chef gaulois ? J'aime avoir le point de vue d'un esclave, son regard est parfois différent de l'œil blasé d'un patricien. Allez, exprime-toi sans crainte.

— Nemausus fait honneur à Rome, elle érige des monuments dignes du grand Imperator et la vie y est agréable. Le Celte t'es loyal et dévoué, il a un grand pouvoir sur son peuple. Si j'osais...

— Ose, servus, ose, je le commande, c'est un ordre !

— Tu devrais l'inviter à Rome afin qu'il en voie la splendeur et soit pénétré de la gloire qu'il y a à servir un monarque aussi soucieux de tous ses peuples.

— Tu es intelligent, servus. Je réfléchirai à la chose. Merci, vous m'avez bien servi. Fais-toi compter dix mille sesterces, Flavius Domitius. Quant à toi, dit-il en s'adressant à moi, j'ordonne qu'on te fasse un pécule. Quand le moment sera venu, tu rachèteras ton servage et l'on te fera affranchi. Continue à servir ton Maître et tu serviras l'Empereur. Allez !

Il sortit avec majesté et longtemps après son départ nous restâmes tous les deux courbés. Dans ce palais de marbre et d'or, un homme dirigeait le monde avec la puissance d'un Dieu mais son pouvoir, sur nos frontières, ne reposait que sur une diplomatie habile et une intelligence hors pair. Il était mortel parmi d'autres et se levant chaque matin, il allait comme nous aux latrines, avait des aigreurs d'estomac et son front prenait une ride. Il lui fallait compter sans cesse avec l'ambition, la traîtrise des patriciens qui l'entouraient et qui aspiraient à sa perte. Il avait des espions partout et se montrait impitoyable quand il se sentait menacé, même si sa clémence était grande.

Flavius fut un peu humilié de ne pas avoir eu mon idée mais n'osa rien me reprocher. Il m'informa que désormais je bénéficierais d'un pécule et que pourrais me racheter à lui au montant qu'il m'avait payé. La somme étant considérable (4 000 sesterces au bas mot si l'on tenait compte de la vieille), ce ne serait pas avant longtemps et je serais alors un vieillard livré au hasards de la rue et regrettant d'être un homme libre. Car la condition de l'esclave est d'être logé et nourri, ce qui est vital dans une ville de plus d'un million d'habitants. Le Maître lui doit assistance et le terme familia urba qui désigne une maisonnée inclut aussi tous ses esclaves.

Flavius ne m'invita pas sur sa couche le soir où nous vîmes l'Empereur et ne m'invita plus jamais. Sa rancune tenait à trois causes. Je ne lui donnais plus de plaisir, j'avais brillé devant Auguste et il me devait un pécule. Son orgueil en était meurtri, mais son intérêt bien compris me fit rester son secrétaire. Pour se venger il me livra à Moetius son affranchi.

Son visage était repoussant, nez épaté, lèvres épaisses, dents gâtées, haleine fétide. Son corps était large et puissant et son sexe gros et puant. Quand il m'entraîna sur son lit et que je vis sa nudité, je faillis défaillir d'horreur. Il me prit comme un chien une chienne, à grands coups de reins haletants et me força ensuite à boire sa semence grasse et immonde. Je la vomis immédiatement. Il me frappa, me fouetta. J'aurais voulu mourir de dégoût, mais il m'avait en son pouvoir.

L'épouse de Flavius, Livia, était belle et issue d'une famille noble. Comme son époux ne montrait guère d'intérêt pour elle, elle jouissait d'une liberté dont seules les femmes de haut lignage avaient le droit de disposer. Elle avait de nombreux amants, y compris parmi les esclaves, pourvu qu'ils fussent bien membrés. Elle me convoqua dans sa chambre et me fit me déshabiller. À côté d'elle, une belle esclave qui lui était très attachée et qui partageait son goût pour les hommes commenta mon anatomie.

— Beau visage, buste musculeux, taille étroite et très belles fesses. Joli sexe d'adolescent.

— Fais-le grossir, ordonna Livia.

L'esclave se mit à genoux et masturba ma queue flaccide. Elle ne tarda pas à grandir et prit une belle tournure. Certes elle n'était pas énorme mais la forme en était parfaite et un gros gland la couronnait. Mes testicules remontés faisaient un socle bien gonflé et l'esclave y pointa sa langue..

— Suce-le, commanda Livia.

C'était la première fois qu'une bouche s'intéressait à mon phallus. Celle de l'esclave m'enveloppa et dans sa tiédeur douce et humide ma chair s'épanouit et gonfla. J'éprouvais une sensation inconnue de moi jusqu'ici. Mon sexe n'avait eu à ce jour que ma main droite comme partenaire et des jouissances masturbatoires ou spontanées quand Cassivello me prenait. Quand mon phallus fut au sommet, l'esclave abandonna sa succion et sa Maîtresse le contempla.

— Tu as un sexe gros et dur pour un jeune garçon de ton âge. Que sais-tu du femina sexus ? As-tu déjà joui dans une femme ou n'es-tu qu'un trou pour les hommes ?

— Une bouche et un trou pour les hommes depuis que j'ai eu mes 8 ans, Livia.

— Aujourd'hui est un autre jour, tu vas connaître le plaisir d'être viril et ta vie en sera changée. Le secret te sera révélé car Vénus t'a choisi pour moi. Comment t'appelles-tu, servus ?

— Mon nom d'esclave est Enéus, il m'a été donné par mon premier Maître quand je lui fis vendu à 8 ans.

— Approche, charmant Enéus. Touche-moi là entre les cuisses. Entre ton doigt doucement, comme ça. Explique-moi ce que tu sens.

— Je sens ton intérieur humide.

— Prends de cette moiteur et remonte ton doigt jusqu'à l'extérieur de ma vulve, caresse ce petit phallus qui se raidit, le sens-tu, servus ?

— Je sens un bâton minuscule terminé par un renflement et qui durcit sous ma caresse.

— Mets-y ta langue et lèche-le, il durcira pour mon plaisir et sortira de son fourreau, ensuite tu entreras en moi et tu feras avec ton sexe ce que ta langue fait maintenant.

Le petit phallus de Livia avait peu à peu pris la taille de mon auriculaire et son minuscule gland s'érigeait. J'avais ignoré que les femmes possédaient elles aussi un pénis qui bandait comme celui d'un mâle. Celui de Livia, entièrement décalotté, frémissait du désir de mâle comme mon anus enfiévré avait désiré mon Gaulois.

— Prends-moi, Enéus, dit Livia.

Elle se renversa en arrière et s'offrit à mon sexe dur. Il entra lentement en elle et s'y enfonça de deux paumes. Comme il était assez épais et que je poussais vers le haut, mon mouvement de va-et-vient vint exciter le petit gland que j'avais déjà préparé avec mon doigt et avec ma langue et je sentis qu'il grossissait. J'éprouvai une grande jouissance grâce à ce contact inédit et quand Livia eut son orgasme je déchargeai toute ma semence en cinq longs jets voluptueux.

— Tu es un vrai mâle, Enéus, tu donnes du plaisir aux femmes, dit Livia après le coït. Ton phallus est gros et puissant et tu éjacules à grands traits. Atalia, compte dix sesterces au servus.

L'épouse de Flavius se leva et je pus la contempler nue. Ses seins lourds, cerclés de larges aréoles, s'écartaient de chaque côté et son pubis était entièrement épilé. Elle essuya entre ses jambes la semence qui coulait de sa vulve et me congédia de la main.

Dans la moitié d'heure qui suivit, Flavius me fit quérir sur le champ pour mon travail de secrétaire. Je pris ma plume et écrivis :

À Pedipus Andronicus.

Aura lieu chez moi un banquet où apparaîtra l'Empereur le jour de Mars aux prochaines ides. Je te serais très obligé de me prêter tes cuisiniers, car il y aura deux cents convives. Qu'Apollon t'aie en sa bonne garde et te maintienne en la santé.

La Domus du maître était vaste et ses banquets très réputés. La présence de l'Imperator y apporterait un grand lustre et consacrerait la faveur dont Auguste honorait Flavius depuis sa mission réussie en Gaule. Des mets succulents se succédèrent les uns aux autres et Auguste félicita mon Maître pour cette excellence prandiale, conjuguée avec l'excellence des scurrae et moriones qui l'avaient beaucoup diverti. Puis l'Empereur quitta le palais et commença alors l'orgie.

On célébra d'abord Bacchus et furent vidées trente amphores du meilleur vin qu'il y eût à Rome. Puis de jeunes esclaves dansèrent nus et rejoignirent les convives afin de leur donner du plaisir. On n'entendait que bruits de bouches en train de faire des fellations, les ahanements des Romains en train d'enculer les esclaves. Je me tenais derrière Flavius, remplissant son cratère de vin de Falerne afin qu'il bût à satiété car plus tôt les convives seraient ivres morts, plus tôt l'orgie serait finie. Un homme tituba près de moi et il m'entraîna dans sa chute.

En dépit de son ébriété, il gardait une force énorme et m'immobilisant les bras, il cria : " Qu'on aille chercher l'asinus ! " C'était la fin d'orgie rituelle et je ne compris que trop tard que l'âne m'était destiné. C'était un baudet des Abruzzes qu'un esclave avait excité et sa verge d'un pied et demi de long et d'une paume d'épaisseur balançait d'arrière en avant. Elle s'immobilisa en oblique quand mon trou lui fut présenté et l'âne poussa en avant.



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