Qui a juté dans le bénitier ?


Qui a juté dans le bénitier ?
Texte paru le 2017-11-20 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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On est quatre à le détester, le nouveau curé de la paroisse. C'est à dire nous, les enfants de chœur, Michel, Jean-Louis, Pascal et moi. On m'appelle le plus souvent Didi mais mon vrai prénom c'est Didier, je suis le fils de la boulangère, c'est nous qu'on fournit les brioches quand c'est le jour du pain béni. Gratuitement bien entendu, ma mère est une bonne catholique et je sers la messe tous les dimanches. C'est un teigneux le nouveau curé et il a souvent la main leste, alors on se venge comme on peut. C'est nous qu'avons cassé la quéquette du petit angelot en plâtre dans la chapelle Sainte-Bernadette et qui l'avons recollée à l'envers. Comme le lendemain c'était Pâques, l'église était bourrée à craquer parce que, au milieu des années 50, personne n'ose rater la messe. Même les hommes y vont, c'est pour dire.

— Quoi que c'est-y que c't'affaire qui redresse ? qu'a demandé mademoiselle Jeanne à sa voisine la Marie-Louise. Ça vous paraît pas bizarre ?

— Ma fois non, qu'elle a répondu, j'en ai jamais vu d'autrement.

On parle pas un bon français dans notre village du Morvan et le curé nous fait la guerre.

— Sainte-Marie mère de Dieu, faut bien détacher les syllabes. Mère de, en deux mots distincts, sinon vous commettez un blasphème.

Mais le pire c'est le latin. Il dit que « Ora pro nobis » ça veut dire « priez pour nous » mais Michel croyait jusqu'ici que ça voulait dire « tu auras deux fois des pruneaux ». Il est pas bien futé Michel.


On a 14 ans tous les quatre et on compare souvent nos bites. Celui qui a le plus de poils c'est moi, mais Pascal a la plus grosse bite. C'est Jean-Louis qui jute le plus mais Michel pisse plus loin que lui. On est tous des amis d'enfance et le jeudi après-midi, on traîne tous les quatre ensemble. On va voir Pompane à la ferme. C'est un garçon de l'assistance qui est ouvrier agricole. Il prend les orties à pleines mains et ça lui fait même pas des cloques. Il dit qu'il encule les vaches, ça le gêne pas de montrer sa bite. Elle est vachement plus grosse que les nôtres, mais aussi il a 18 ans. Plus tard, j'en veux une grosse comme la sienne pour pouvoir sauter Marie-Louise. Elle fait pas de manières Marie-Louise, elle aime les gars et c'est pas rare de la voir couchée dans les champs avec un homme qui bouge sur son ventre. Même qu'on a vu souvent son cul quand elle se renfile sa culotte. Elle va souvent avec Gaston qu'est bien connu pour sa grosse bite. Les jours de 14 juillet, quand il a suffisamment bu, on l'a vu casser des soucoupes en les cognant avec sa bite. Gaston, c'est le maréchal-ferrant, un gaillard qu'a pas froid aux yeux.


On s'est construit une cabane dans les bois et on s'y tape des bonnes branlettes. Michel a trouvé un bouquin où y a des bonnes femmes en soutien-gorge et on décharge en les regardant. Mon jus commence à être blanc, bientôt je serai un vrai homme et je pourrai sauter Marie-Louise.


Je me suis confessé aujourd'hui. J'ai essayé de dire mes péchés pour recevoir l'absolution, je veux pas rôtir en enfer. J'ai dit que j'avais fait des choses dans les bois avec des copains et le curé il a voulu en savoir plus. Il avait la voix toute drôle, il m'a demandé des détails mais j'en avais assez dit comme ça. Il m'a dit que c'était très grave et il m'a donné tout un chapelet à réciter en pénitence.


Il a plu cet après-midi et on a fait des trucs dans la grange avec Michel et sa grande sœur qui a un an de plus que nous. Elle nous a montré ses nichons et nous on lui a montré nos bites. Elle nous a embrassés sur la bouche mais quand Michel a voulu la sauter elle a dit que ça il fallait pas parce que c'était péché mortel mais elle nous a branlés quand même.


On a menés la vache au taureau, mais quand le fermier lui a pris sa flèche pour la guider dans le cul de la vache, le taureau a juté à côté. Encore une saillie de perdue. Y en avait bien un demi-litre, c'était drôlement épais et blanc.


Le curé nous a convoqués pour qu'on fasse pas de bêtises pendant la messe de confirmation. Il va y avoir monseigneur l'évêque et il faut que ça soit impeccable. Douze confirmés c'est beaucoup, ça sera un événement important. Y aura même le sous-préfet et la baronne du Bois du Bourg qui habite à 20km. Le curé nous fait répéter, toi et toi à côté de Monseigneur et toi et toi à côté de moi. Comme je l'écoute que d'une oreille, il me fout une claque sur la gueule. Pauvre con, tu vas le payer.


On a pris l'âne du père Thévenard, on l'a fait grimper au clocher et puis on l'a abandonné là. Il faisait des hi han, hi han, et tout le monde est venu sur la place pour voir ce qui pouvait bien se passer. Le curé disait que c'était un scandale et que le bon Dieu nous punirait parce qu'un âne dans une église, c'était aussi péché mortel. À quoi ma mère a répondu que Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même avait fait son entrée sur un âne à Jérusalem et que c'était une noble bête. L'âne avait bien voulu monter mais il voulait surtout pas descendre et on a été chercher le Gaston. Il lui a foutu un sac sur la tête et le baudet est redescendu parce qu'il avait plus le vertige. N'empêche qu'on a bien rigolé.


Mon frangin va partir à l'armée, y a des bruits de guerre en Algérie et de Gaulle dit « Je vous ai compris ». On comprend rien dans nos campagnes sinon qu'il va manquer deux bras dans notre boulangerie. Il est fiancé à Solange et elle pleure soir et matin, c'est qu'elle l'aime son grand escogriffe. Moi aussi il va me manquer car j'aimais lui branler la bite vu qu'on couchait dans le même lit et qu'il branlait aussi la mienne. Une nuit qu'il rêvait de Solange il a essayé de m'enculer mais il s'est réveillé avant, tout penaud avec sa grosse bite.


Jean-Louis m'a dit qu'il a enculé son grand frère et qu'il a juté dans son cul. Son frère, c'est un gars de 17 ans et il est un peu demeuré. Il a dû quitter l'école sans certif, il a pas la tête aux études. Il s'amuse avec des chiffons et on l'appelle Jean-fillette parce qu'il a des goûts de fille. Dans tous les villages y en a un.


J'ai vu l'évêque en costume mauve à la messe de confirmation. Il a comme un bonnet d'âne sur la tête, on appelle ça une mite ou une mitre, en tout cas il est attifé. Les confirmés ont défilé et il leur a donné une calotte, ça veut dire qu'ils sont encore plus catholiques qu'avant. On a pas trop fait de bêtises, le curé m'a quand même reproché d'avoir gardé mes gros croquenots et que je sentais fort des pieds. Y a pas de douche à la maison et on se lave dans une bassine en économisant le savon. Tu vas me payer ça, gros con.


J'ai chié dans le confessionnal et quand mademoiselle Jeanne est entrée elle s'est pris les deux pieds dans la merde. Pour le coup, c'est elle qui sentait et pourtant elle est une des rares paroissiennes à avoir toujours les pieds propres vu qu'elle possède une salle de bains. Elle a reproché au curé qu'il savait pas tenir son chien vu que c'était pas la première fois qu'il faisait ses cacas dans l'église et qu'elle se plaindrait à l'évêque si il tenait pas mieux son chien. Le curé lui a fait des excuses mais il a pas puni Pataud. Il aime mieux son chien que ses ouailles et ça c'est pas tellement chrétien.


On est retournés voir Pompane, il était sur son trente-et-un parce que c'est la fête au village et qu'il y a les chevaux de bois. Y a aussi un parquet de danse où qu'on se fait tamponner le poignet pour montrer qu'on a payé son entrée. Pompane fait trois tours de chevaux de bois puis il va sur le parquet de danse mais comme il ne sait pas danser il reste assis sur la banquette. Après quoi il retourne à la ferme et il va enculer ses vaches. Il monte sur le tabouret de traite et vas-y que je te leur bourre le cul. Elles continuent à ruminer le foin qu'elles prennent dans la mangeoire.


J'ai rencontré la Marie-Louise qu'elle revenait de Château-Chinon où qu'elle avait été chez le médecin rapport à ce qu'elle a plus ses règles. Il lui a dit de faire attention et il lui a prescrit des lavements avec de l'eau vinaigrée. Comme ça elle sera pas enceinte mais faut qu'elle prenne des précautions, par exemple que le gars se retire et qu'il jute dehors, pas dedans. Faudra que je le dise à Pompane pour pas qu'il mette ses vaches enceintes.


À la messe le curé a dit que y avait de la luxure dans le village et que le bon Dieu voyait tous nos péchés du haut du ciel où qu'il habite. J'ai cherché dans le dictionnaire ce que ça voulait dire luxure et du coup ça m'a foutu la trouille parce que ça parlait d'une sexualité déréglée et comme Marie-Louise elle a plus ses règles le bon Dieu la voyait d'en haut quand elle se faisait ramoner.


J'en ai parlé à mes copains et ils m'ont dit que la Bible elle disait tout et son contraire. Pascal qui a lu au moins deux chapitres nous a dit qu'Onan se branlait pour pas engrosser sa belle-sœur et selon Pascal c'est moins grave de se branler que de faire l'amour à sa belle-sœur. À la campagne y en a qui s'enculent comme ça, c'est les familles tuyaux de poêle et c'est très mal considéré.


Marie-Louise, tout le monde l'aime bien et à part mademoiselle Jeanne qu'arrête pas de la critiquer, on trouve que c'est une gentille fille et que le curé a eu tort de parler de luxure à la messe en la regardant fixement. On va venger la Marie-Louise et faire payer ça au curé.


On a sifflé le vin de messe qu'on appelle le vin liturgique et à la place on a pissé dans les burettes. Y avait plein de monde dans l'église vu que c'était la Saint Révérien qui est le nom de notre village et qu'on honore toujours notre saint avec une messe particulière. Au moment de l'Eucharistie Jean-Louis a présenté le calice et le curé l'a élevé en prononçant « Le sang du Christ » puis il en a bu une goulée. Il a eu l'air un peu surpris et il l'a promené en bouche comme pour tester un nouveau cru, puis il l'a bu jusqu'à la dernière goutte. Je lui ai tendu le torchon et il s'est essuyé les lèvres. On en a été pour nos frais nous qu'on croyait le faire dégueuler mais la pisse avait refroidi et perdu son goût d'ammoniaque.


Le fermier a surpris Pompane en train d'enculer une vache et il l'a vachement engueulé. « Tu vas y faire tourner son lait, qu'il a dit le père Bévillon, et ça va donner du caillé. Je veux pas que t'en fasse une habitude, Pompane, faudra te débrouiller autrement. Va donc trouver la Marie-Louise, d'abord elle est plus dans tes âges que la Florette qu'a pas trois ans. Et puis tout ça c'est ben joli mais tu vas la dégoûter du taureau et dans trois mois y faut qu'elle porte, c'est bientôt la saison des veaux. »


Mon frangin est venu en perm, il va partir en Algérie. Il en profite pour bourriquer sa Solange mais le soir quand il est couché, il a toujours sa bite bien raide même s'il a tiré ses trois coups. Ce qui lui ferait plaisir, c'est une pipe, mais la Solange elle veut pas sucer même si elle aime écarter les cuisses. « Si tu me suces je te file mon couteau, c'est un suisse, y vaut cinquante francs, y a six lames et un tire-bouchon. »

Ça c'est vraiment un beau cadeau un couteau suisse avec six lames. « Juré promis si tu me la suces, et je te sucerai aussi si tu veux. Allez Didi, fais ça pour moi avant que je parte à la guerre. » On a tiré nos draps sur nos pieds et chacun a sorti sa bite. « Elle a vachement grossi la tienne depuis six mois que je suis parti, elle est aussi grosse que la mienne, » qu'il a dit en la découvrant. Il s'est penché et m'a sucé et putain c'était drôlement bon de sentir sa bouche sur ma queue. « À toi Didi, on va se faire un 69, passe ta tête entre mes jambes. » J'ai fait comme il me demandait et j'ai pris sa bite dans ma bouche. Ça m'a fait une drôle d'impression mais c'était pas désagréable. « Attention les dents, rentre-les sinon tu me vas me la mettre en charpie. » J'ai fait comme il me demandait et on s'est sucé nos deux bites. Ça a pas duré très longtemps parce que j'ai déchargé tout de suite, il a craché sur l'oreiller et j'ai vu qu'il était déçu. « Faudra que t'apprenne à faire durer, mais à ton âge j'étais comme toi. Maintenant finis-moi à la main. » Je l'ai branlé jusqu'à ce qu'il jute et ensuite il m'a dit merci et qu'il fallait le dire à personne, que c'était entre lui et moi et que tous les frangins faisaient la même chose. J'ai posé ma tête sur mon oreiller et il était encore mouillé sous ma joue. Ça m'a pas empêché de dormir.


On a vu le curé s'installer dans la sacristie pour s'habiller avec son aube et tout son saint frusquin du dimanche. Il a relevé sa soutane et on a vu son derrière de lapin pointu et ses jambes pleines de varices bleues, pas même un poil pour faire un homme, et ça nous a franchement écœurés. Je trouve que le Christ sur sa croix est vachement mal représenté par ce type parce que le Christ lui, il est beau. Si encore il fermait sa gueule, mais il prêche l'amour divin et l'amour avec des varices, c'est à vous dégoûter de l'amour. Va falloir qu'il paye pour ça, on le déteste, c'est pas nouveau.


On a mis du poil à gratter à l'intérieur de sa culotte pendant qu'il passait sa soutane par-dessus sa tête et on s'est nous-mêmes habillés avec nos habits d'enfants de chœur. Aux premiers sons de l'harmonium on a pénétrés dans la nef et on est allés à l'autel. Les fidèles se sont tous levés et le curé les a bénis. Il a commencé à gigoter environ cinq minutes après. Ça le démangeait dans sa culotte, il passait d'une fesse sur une autre mais il osait pas se gratter devant la centaine de fidèles avec leurs yeux braqués sur lui. Quand il est monté dans la chaire pour faire son sermon, il s'est mis à se tortiller comme un ver coupé et à se frotter son gros ventre contre la balustrade en bois. C'était un sermon comme quoi les pécheurs iront en enfer et qu'y a des centaines de démons qui les tourmenteront sans arrêt et que putain de nom de Dieu de merde, va y avoir un traitement de choix pour ceux qui m'ont mis du poil à gratter et si je trouve ceux qui m'ont fait ça ils vont passer un sale quart d'heure !

Y en a qui ont rigolé dans l'église en se cachant derrière leur missel et y en a d'autres qu'étaient fâchés qu'on s'attaque à un pauv' curé qui faisait le bien autour de lui vu qu'il bénissait même les lapins pour pas qu'y aient la myxomatose. Mais mademoiselle Jeanne elle m'a regardé comme si elle tenait le coupable et je me suis senti pâlir. Si jamais j'étais découvert, mon père me foutrait une tournée qui m'enlèverait le goût du pain et pourtant il est boulanger.


Le curé a dit à la Jeanne que vu que j'étais dans la sacristie avec lui et qu'on était entré ensemble, ça pouvait pas être moi qu'avais mis le poil à gratter. Celui qui l'a mis c'est sûrement le Thomasson qu'est venu réparer le robinet et que ça serait bien dans son genre. C'est un vieux gars qu'on invite à tous les banquets à cause qu'y fait rigoler le monde avec ses farces et ses attrapes. Toi aussi Jeanne, tu vas le payer.


On est allés chercher Pompane avant d'aller à la cabane et là on s'est bien amusés. Il a sorti sa grosse bite et franchement on a admiré. Je pense pas qu'elle puisse remplir le cul d'une vache, mais elle doit faire mal où qu'elle passe.

— Si je vous enculais ? qu'il a dit. Faites voir vos culs, les gamins.

On a tous baissé nos culottes et on lui a montré nos culs et en même temps il a vu nos bites.

— Ça passera pas que Michel a dit, ta bite elle est vraiment trop grosse, dommage ça nous aurait bien plu rien que pour essayer une fois.

— T'as pas à parler pour les autres, que Pascal il a répondu. Moi, je veux bien essayer. Vous faites des choses avec vos frères, y vous baisent ou vous les baisez, mais moi j'ai juste une frangine et pas question de la toucher. T'as bien vu, Didi, qu'elle veut pas. C'est bien beau les branlettes à quatre, mais maintenant je veux faire autre chose, baiser ou me faire enculer. Je suis partant avec toi, Pompane.

Pascal c'est le plus petit de nous quatre mais c'est lui qu'a la plus grosse bite et j'aurais jamais soupçonné qu'il en voulait une dans son cul. V'là qu'il se met à quatre pattes et qu'il écarte tant qu'il peut et que Pompane pointe la sienne avec son gros bout tout au bout. J'ai peur que ça soit un carnage mais Pompane y va tout doucement. D'abord il y crache dans son trou et il y fourre un doigt puis deux. Ensuite il y met son gros bout et il pousse.

— Toi t'en a déjà pris une dans ton cul, qu'y dit à Pascal, t'es ouvert comme une porte de grange.

— Non, mais je me suis fourré des courgettes, c'est pour ça que tu me fais pas mal. Tu peux m'enculer mon Pompane, p't'êt' que ça leur donnera envie.

Le Pompane il y va franco, et vas-y que je te le défonce ! Il y fourre son membre en entier et il lui enfonce jusqu'aux couilles. Le Pascal il est tout content, c'est pas le genre à porter plainte. Pendant ce temps-là nous on se branle et je sens des fourmis dans mon cul comme quand mon frangin à failli me confondre avec sa Solange. Ça doit être bon une grosse bite dans le cul et puis les Enfers je m'en branle, c'est le cas de le dire. Pompane sort sa bite et il nous dit : « À qui le tour ? »


Les lavements au vinaigre, ça a pas marché cette fois-ci et la Marie-Louise a le ballon. Elle est enceinte de six mois mais le Gaston va l'épouser parce qu'il y a bien cinq chances sur dix que ce soit lui le géniteur et puis il aime la Marie-Louise. N'empêche qu'elle a plus le droit à l'église parce que cette vieille salope de mademoiselle Jeanne lui a formellement interdit. Le curé a pas contredit vu que la Jeanne à ses entrées à l'évêché et qu'elle donne la plus grosse enveloppe du diocèse pour le denier du culte. La Marie-Louise est une bonne fille et aussi une bonne catholique et elle veut se marier à l'église mais mademoiselle Jeanne elle veut pas. Alors tous les matins, à quatre, on va juter dans le bénitier. Ça commence à faire de l'eau trouble avec des filaments comme du blanc d'œuf et la Jeanne, qu'est la plus dévote du village, elle s'en tartine régulièrement la gueule. Elle est pas complètement idiote, elle voit qu'y a quelque chose qui va pas.

— Quoi que c'est-y qu'y a dans l'eau bénite ? qu'elle a demandé au curé. Faut la jeter, elle est toute croupie, on dirait qu'y a des filaments que j'en ai les doigts tout poisseux.

— Jeter de l'eau bénite ?

— Puisque je vous dis que c'est l'eau du diable. On dirait des méduses au fond que ça m'en donne la chair de poule. Z'avez qu'à en bénir une autre, on va vider le bénitier et on aura de la vraie eau bénite.

Sauf que chaque matin, à quatre, on jute dans le bénitier et c'est comme ça pendant un mois.


Un autre curé, plus jeune, a remplacé l'abbé Gandois parti en maison de repos. Il est sympa et il ne s'en laisse pas conter. Mademoiselle Jeanne va désormais à la messe au village voisin, et il va célébrer le mariage de Marie-Louise et de Gaston et nous sommes tous invités. J'aurai jamais la Marie-Louise mais ça m'inquiète pas outre mesure parce que je crois bien que je suis pédé depuis que Pompane m'a fourré.