Restructuration cérébrale (3) par Trebor


Restructuration cérébrale (3) par Trebor
Texte paru le 2011-05-21 par Nobody69   Drapeau-be.svg
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Template-Books.pngSérie : Restructuration cérébrale

Troisième partie écrite par Trébor.

Contrairement à leur état d’esprit quand ils sont arrivés dans cette maison pour restructuration cérébrale, Walter, Julien , Jean et André, l'ont quittée avec une espèce de regret. D’homophobes, ils se sont découverts et devenus homosexuels, en milieu protégé, en quelque sorte ils pouvaient donner libre cours à leurs pulsions, se retrouver dans la vie de tous les jours était une autre affaire.

Walter et Julien décidèrent de vivre ensemble dans un appartement , outre leur chambre, ils disposaient d’une chambre d’amis où venaient, en cachette de leurs épouses, se retrouver Jean et André pour laisser s’exprimer leur libido que les rapports qu’ils avaient avec leurs femmes ne satisfaisaient aucunement. Parfois avec Walter et Julien et les quatre jeunes du centre, ils ressortaient de ces rencontres, fatigués mais tellement heureux et apaisés.

Alors, que Julien et Walter étaient en ville, celui-ci aperçut sur le trottoir d’en face les deux jeunes hommes qu’il avait agressés verbalement, il remarqua que ses réactions avaient bien évolué. Lors de ces agressions, il aurait été incapable de dire ce qui avait déclenché sa haine, qu’ils soient PD ? Était-ce le seul motif ? Non, mais ce qu’être homo englobait dans son ensemble, la baise, les pelles, les pipes mais aussi, du moins dans son cas à lui, l’apparence générale, jaloux de leur aspect, ces jeans et ces cuirs qu’il ne porterait jamais et qui les rendaient si excitants, quel autre moyen pour se défendre d’une frustration, d’une jalousie sinon l’agressivité et la méchanceté.

— Mon bébé, tu vois les deux mecs assis à la terrasse du café, là-bas.

— Où, mon ange, la terrasse est toute occupée.

— Si, là, la table où il ne reste que deux places, tu vois ces mecs, ce sont ceux que j’ai agressés, j’aimerais leur faire des excuses mais je ne sais pas comment m’y prendre.

— Attends-moi là, je vais voir si je peux leur parler. Julien se dirige vers la terrasse bondée, fait semblant de rechercher une place assise, se dirige vers les deux seuls sièges libres à la table des deux mecs qui viennent de s’y installer, jambes écartées, provocants.

— Excusez-moi, messieurs, je ne voudrais pas vous déranger mais accepteriez-vous que je m’asseye à votre table ?

— Oui, pas de problème, avec cette chaleur les places aux terrasses sont prises d’assaut, asseyez-vous.

— Merci, j’attends un ami mais son grand défaut est son manque de ponctualité.

— Oh, si c’est vraiment un ami, vous lui pardonnerez.

— Oui bien sûr, c’est pendant un stage de formation qu’on s’est connus et qu’on est devenus amis. Excusez-moi, je m’appelle Julien

— Moi, c’est Thierry, mon ami, c’est Didier. Vous habitez dans cette ville ?

— En vérité, j’y suis né, je m’y sens bien et en général les gens sont sympa, vous ne trouvez pas ?

— Sympa, sympa, ça dépend, parce que Didier et moi on peut vous dire qu’il y a tout de même une bande de sacrés cons dans cette ville.

— Je vous sens plein de rancœur, il vous est arrivé des problèmes ?

— Ouais, et pas qu’une fois, on a même porté plainte. Dès l’instant où on n'est plus dans le moule, pour certains on est les proies idéales qu’on traite de tous les noms, si Didier et moi n’étions pas si bien bâtis, on se ferait tabasser.

— A ce point-là ? La vache, à quoi attribuez-vous une telle agressivité.

— A notre avis, la trouille et l’envie, remarque, Julien, nous on les plaint ces pauvres cons parce qu’ils seront toujours sous la domination de leur agressivité, nous on n’emmerde personne, alors qu’on nous foute la paix.

— Dites-moi, vous avez eu l’occasion de revoir vos agresseurs ? Si cela arrivait, quel serait votre comportement.

— Non, jamais on n’en a revu, au cas où ça arrivait, si le type ferme sa gueule et ne nous insulte plus, on l’ignore, sinon ? On ne sait pas, la bagarre ne résout pas grand-chose.

— Voilà mon ami qui arrive, Walter, Thierry et Didier m’ont autorisé à prendre place à leur table en t’attendant, Thierry, Didier, je vous présente Walter.

— C’est lui ton ami ? Désolé Julien, nous on se barre, tu sais qui c’est ton ami ? C’est celui contre qui on a porté plainte pour son comportement et ses propos homophobes.

— C’est vrai, mais vous devez me croire, j’ai changé, j’ai beaucoup changé, je voudrais vous présenter mes excuses pour mes offenses.

— Tes excuses, mon cul oui, aujourd’hui parce que tu nous rencontres tu te fais humble mais demain ou après quand tu verras deux mecs s’embrasser, ton naturel reviendra.

— Croyez-le, il dit la vérité, tu parles du naturel de Walter, je peux t’affirmer que dorénavant, lui et moi on connait notre naturel, c’est pendant notre stage de formation qu’on l’a découvert, Walter et moi, nous nous aimons et vivons ensemble.

— Tu, vous, c’est pas vrai, tu veux dire que vous êtes devenus PD ? C’est pas possible, tu entends Didier, tu y crois, toi ?

— J’y croirai quand je les verrai baiser ensemble.

— Pour vous prouver notre sincérité, on vous emmène chez-nous.

Arrivés à l’appartement, Didier a embrassé Walter et Thierry a embrassé Julien, bien vite ils étaient nus se baisant les uns les autres.

— C’est pas croyable, d’homophobes vous êtes devenus PD, des PD qui baisent bien en plus, vous savez quoi tous les deux, Thierry et moi on aime bien de temps en temps un plan uro, ça marche ?

— On ne connait pas, il faut nous guider.

— Allons dans la salle de bains, Thierry et Walter dans le bac à douche pendant que vous vous masturberez, Julien et moi on va vous pisser dessus, n’oubliez pas d’ouvrir la bouche, après ce sera notre tour.

La Soirée fut chaude, ils se revirent souvent, Jean et André firent leur connaissance et participèrent souvent aux plaisirs partagés. Le soir ou les week-ends, Thierry et Didier les avaient incités à adopter le même look, jeans et cuir.

FIN.


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