Rome antique (29)


Rome antique (29)
Texte paru le 2015-01-17 par Manuel1   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Rome antique

Le temps que je parle, le coffre était à bord avec les deux gladiateurs à côté et Sabine emménageait sous la tente légère située à l'arrière avec les deux jeunes. Eros a fait déhaler la galère de notre bateau et, en cadence, les rameurs, des hommes libres dont c'était le métier, nous ont fait sortir du port. Là, la voile latine a été hissée et comme la galère était plus fine on avait une impression de vitesse. Les marins avaient rangé leurs longues rames et discutaient, habitués à ramer bien plus que cette fois-là. Eros m'a demandé ce qu'il en était du garçon. Je l'ai rassuré, ne lui disant que le nécessaire et l'explication a eu l'air de le satisfaire. Le deuxième a eu plus de mal a passer.

— C'est quoi ce mec mi-fille mi-garçon ?

— Exactement ce que tu as décrit. Je n'ai jamais vu des gens comme ça. Nous allons à Misène voir Pline l'ancien pour lui montrer. Il fait grand cas des différentes espèces de la nature.

Le nautonier, que je n'avais pas remarqué tout à l'arrière, a eu un geste de surprise.

— Par Neptune, nous allons voir le chef de la flotte ? Vous auriez dû prévenir, seigneur.

— Et pourquoi cela ?

Il a eu un geste d'exaspération.

— On ne va pas voir un tel personnage en arrivant sous voile. Ho là, mes amis, nous allons chez Pline et je veux que vous fassiez honneur à notre maître en nageant comme un seul homme. Je vais donc abaisser la voile et vous allez ramer comme un ensemble parfait. Il faut, si il est sur sa terrasse, qu'il voie un bateau comme il les aime. Allez mes jolis, montrez à ces militaires et leurs esclaves ce que des hommes libres font de meilleur.

De l'ensemble moyen au début s'est installé un ensemble parfait, le plat des rames plongeant dans l'eau avec un bel ensemble pour en ressortir d'un même mouvement. Le regard du nautonier s'est éclairé de joie. Il surveillait l'arrière, tenant ferme la barre de bois, la ligne d'avancée était rectiligne et devant lui on distinguait une belle villa et en se rapprochant j'ai vu la silhouette d'un homme seul, penché sur un balcon pour tâcher de reconnaître le navire.

— Oui mes beaux, il nous regarde de là-haut. Le chef de la flotte ! Vous ne le voyez pas comme vous êtes mais je vais le décrire tel que je le vois. Grand, la barbe frisée comme ses cheveux, la main sur les yeux pour isoler la lumière de la mer. Nous allons entrer dans le port. L'élan nous amènera juste dans la darse sous sa villa. Relevez vos avirons bien droit pour le saluer comme il convient.

Lui-même se tenait à la barre, raide mais l'œil sur la trajectoire qu'il a fait décrire à la galère. L'amenant juste à s'arrêter sur le bord du quai. Sans heurts. Le temps de tendre les amarres et de pousser la passerelle jusqu'au quai, j'ai vu arriver l'homme que nous avait décrit le nautonier. Monté sans étrier sur un cheval sûrement emprunté à la hâte, il est descendu prenant affectueusement notre nautonier dans une forte brassée.

— Je savais que c'était toi. Mener comme tu l'as fait une galère, même petite, on te reconnaît aisément. Tu viens rempiler chez nous ?

— Ho non, seigneur. Je suis casé maintenant avec femme et enfants et j'ai trouvé cet emploi qui me va très bien. Je suis souvent à la maison.

— Dommage, des nautoniers comme toi sont longs à former. Mais je manque à mes devoirs. Qui est là ? Sabine ? J'ai su pour ton mari, mais tu ne dois pas trop le pleurer.

Elle a eu un fin sourire.

— Que non, mais j'y avais une certaine sécurité et je te présente celui qui m'a délivré de tous les prétendants qui me tournaient autour dans le seul but de récupérer la fortune de Flavius. Voici Marcus.

J'ai incliné la tête devant ce grand homme mais déjà il me tendait la main.

— Si tu as aidé Sabine tu as toute ma reconnaissance, Marcus. Mais que me vaut votre visite ?

— Je t'ai amené une curiosité, disons anatomique, qui pourrait t'intéresser comme sujet.

J'ai fait signe d'approcher à ce que je ne savais pas encore nommer entre nom de fille ou de garçon...

— Sans aucun problème, en la voyant tu imagines une fille n'est-ce pas ?

— En effet oui, bien proportionnée avec de beaux appâts.

— Alors approche de l'arrière, que je te montre le reste sans gêner les sens de cette "fille".

Une fois là, je l'ai fait tourner pour que l'on soit les seuls à la voir et j'ai soulevé un peu sa tunique, dévoilant le sexe masculin sans conteste.

— Toujours une fille ?

— J'ai déjà entendu parler de ce genre de phénomène. Recouvre-toi petit. Allons plutôt chez moi pour en parler. Il y a encore assez de jour pour voir et expliquer le pourquoi sans que je comprenne encore le comment. Laisse ton monde ici et ne venez que tous les deux et lui. Je n'attendais personne et Sabine connait mes goûts de stoïcien, un peu ascète.

On est descendus par la passerelle et cette fois une litière était arrivée pour Sabine et l'autre et un autre cheval tenu à la longe pour moi. Je n'ai jamais été un bon cavalier mais on a remonté la pente au pas jusqu'à la terrasse de la villa, côte à côte Pline et moi.

— Alors comme cela tu as épousé Sabine. Je pense que tu la sais insatiable après Flavius qui la négligeait. Je me demande d'ailleurs comment il a pu lui faire un enfant.

— Oui, je connais très bien Sabine et nous avons des goûts communs sur certains sujets, mâle ou femelle.

— Et bien je crois que tu as trouvé l'un et l'autre dans ce joli sujet. J'ai déjà rencontré ce genre de phénomène avec des attributs féminins et masculins. Ils ne sont pas si rares que tu l'imagines. Mais nous voilà sur la terrasse. Descendons de cheval, Sabine va nous rejoindre avec son phénomène. Je vais faire servir des boissons avant que ce garçon se dévoile devant nous. Il y aura assez de soleil encore.

Une fois les boissons servies et les serviteurs partis, il s'est tourné vers le "garçon".

— Dis-moi ton nom, le vrai.

— Adrien.

— Bien. Joli prénom. Dévoile toi-même ton corps, n'aie aucune gêne ni pour moi ni pour mes amis.

Il s'est dévêtu, tétons biens formés sur des petits seins de fille et sous la taille un petit sexe de bébé à peine caché par un peu de poils.

— Tu es très joli. Mais comment aimerais-tu être ? Fille ou garçon ?

Il nous a regardés un peu rouge et sans hésitation a répondu, une fille.

— Tu sais que pour vivre comme tu en as envie il te faut un protecteur ? Un ami qui t'aide et te protège de ceux qui profitent des garçons comme toi ?

— Oui je sais bien cela.

— Et celui que tu t'es choisi, c'est Marcus ? Malgré qu'il soit marié avec Sabine ?

— Oui, si il m'accepte je lui serai dévoué comme une fille doit l'être.

— Nous verrons après. Je veux que tu me dises comment tu te satisfais sexuellement. Cette fois ce n'est que pure curiosité intellectuelle.

Il a rougi violemment et en baissant les yeux il a dit se satisfaire avec les doigts ou en se frottant son petit sexe, appréciant aussi le sexe des autres garçons ou de se frotter contre une fille qui l'accepte.

— Bien, je te remercie de ta franchise et cela fera partie de mon histoire naturelle que j'écris actuellement. Mais ... Quel est ce bruit et le sol qui tremble ?

Il a eu un sourire.

— J'oublie souvent cette montagne où vivent des dieux avec leurs colères. Voilà, ça se calme, cette fois ce n'est qu'un petit nuage qui encercle le sommet. Vous allez dormir ici après le repas que j'ai commandé et qui va nous être servi à côté, d'où nous verrons peut-être le feu des dieux au sommet de l'Etna.

— Merci mais il faut que je m'occupe de mes gens en bas.

— Laisse, Marcus, j'ai donné des ordres et ils seront servis et dormiront dans un lieu que je réserve aux hôtes de passage. Tu les reverras demain. Allons nous installer sur les lits du triclinium, il sont dirigés vers la montagne et le spectacle y est souvent grandiose. Où allez-vous après ? Vous retournez à Rome ?

— Non, Marcus a reçu de Flavius, peu avant sa mort, le domaine qu'il possédait à côté de Pompéi et nous allons y passer quelques jours jusqu'à fin septembre. Ensuite nous descendrons vers Carthage où j'ai un domaine sur lequel je n'ai jamais mis les pieds et nous irons plus tard voir le petit domaine que j'ai aussi en Grèce.

Nous nous étions allongés sur les lits, Sabine partageait le mien et Pline avait contre lui une esclave qui, collée à son dos, lui réchauffait les reins. Adrien faisait le service, nous offrant la vision de son jeune corps nu et de la cambrure de ses reins. Les mets servis étaient succulents mais Pline ne nous accompagnait qu'avec des fruits.

(à suivre)