Samedi, suite...


Samedi, suite...
Texte paru le 2013-11-11 par Coolmark   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MM.jpg

Cet auteur vous présente 63 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 7569 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Coolmark.


Template-Books.pngSérie : Félix et Steven

Samedi, suite...

J'ai pas dû dormir plus de dix minutes, mais ça m'avait fait du bien.


Steven prit les choses en main, et me prêta un bermuda en latex. Encore une première pour moi.

— Il faut bien mettre du talc pour l'enfiler, sinon ça glisse pas, précisa-t-il.

J'avais l'impression d'avoir une seconde peau, tellement ça serrait mes fesses et ma queue. C'était doux et chaud, assez bandant, je recommande l'expérience.

— Ça te plaît ?

— Oui, c'est cool.

— Alors mets le tee-shirt.

Et me voilà emballé !

— T'es mignon comme ça ! mets ton froc, dit-il tout en me passant un collier fin en cuir, puis un col roulé pour le cacher. Comme ça, t'auras pas froid. On va aller manger un petit truc, faire une course et boire un coup. Après, on reviendra s'amuser.


On s'est pris un hamburger avec une bière. De là, on est allés dans un magasin de fringues où il a acheté un slip, un string et un shorty. Je ne lui demandai pas pourquoi.

Ensuite, il a eu envie de boire un verre en terrasse, vendu.

J'essayais de rien montrer, mais commençais à sérieusement mariner dans le latex au fur et à mesure de nos pérégrinations. La marche à pied, conjuguée au doux rayons du soleil, me faisait transpirer abondamment.

Il commanda deux bières, puis m'attaqua franco, me questionnant sur mes éventuels goûts pour la fessée et toutes autres formes de spanking.

Qu'est-ce que j'en savais ? sinon que ça m'excitait. Oui, j'avais envie de tester martinets et cravaches, mais n'était-ce pas que du fantasme ?

— Je veux te faire découvrir le plaisir de la douleur. Quand la morsure des lanières de cuir t'emmènent, t'emportent au-delà de ce que tu peux imaginer.

— T'y crois ? j'ai demandé, dubitatif.

— Je l'ai vécu, m'affirma-t-il. Viens, finis ton verre, on rentre.

— Il faut que j'aille pisser avant.

— Ça attendra, on en a pour un quart d'heure maxi, tu te retiendras.

J'avais comme l'impression de le voir venir.


Durant le trajet de retour, je faisais le maximum pour oublier ma vessie. Steven parlait de tout et de rien, sautant du coq à l'âne, commentant le patrimoine historique de la ville, mais me paraissait savoir parfaitement où il allait.


Enfin arrivés, je m'apprêtai à foncer aux toilettes. Il m'agrippa par le collier et m'immobilisa par terre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. J'ai été surpris par sa force. Où avais-je envie de me livrer ? Mains menottées, chevilles attachées. Et toujours avec mon envie de soulager ma vessie.

— T'es encore plus mignon comme ça !

Ses yeux brillaient, il avait un tendre sourire aux lèvres, je fondais, mais ne voulais rien en laisser paraître.

— Comment, comme ça ?

— Avec ton angoisse de pas te contrôler. Alors que c'est justement là que ça devient intéressant...

— Je vais pas pouvoir me retenir plus longtemps, l'informai-je.

— Eh ben, vas-y, où est le problème ?

Il me regardait droit dans les yeux, me donnant le feu vert. J'ai alors senti le liquide qui s'évacuait, remplissant le bermuda qui se gonflait.

— Lâche-toi ! ordonna-t-il, presque brusquement.

Une douce chaleur envahit tout le bas de mon corps. Je refusais d'admettre que j'étais en train de pisser dans mon froc, mais c'était la réalité. Steven me fila un coup de pop, et je me suis enfin laissé aller totalement. Plus rien n'avait d'importance. Et quand il se déballa, j'ouvris instantanément la bouche qui lui servit de pissotière. Curiosité de la nature, ma queue soulagée était aussitôt devenue dure comme l'acier. Est-ce que j'étais en train de devenir une lope ?

Il souleva le tee-shirt et acheva de se vider sur mon torse déjà humide de transpiration. Je baignais comme dans le ventre de ma mère.

Submergé d'émotions, je lui demandai de me libérer.

— C'est ce qu'on est en train de faire, répondit-il sans rire.

Il me fila deux baffes avant de me faire encore bouffer sa queue odorante.

Je voulais retrouver ma liberté, mais il y avait aussi un conflit dans ma tête, puisque, en même temps, je jouissais de cette situation. Et sentais bien qu'il ne capitulerait pas. J'étais vaincu, à ses ordres.


— Ça va mieux ? t'es soulagé ?

— Oui, ça va.

Il me libéra des entraves, m'ordonna de retirer les latex, et remplaça le collier fin par un plus costaud, auquel il accrocha une laisse.

Direction sa playroom, et plus précisément l'espalier, qui ne servait donc pas qu'à le maintenir en forme.

Et je me retrouvai face au mur, attaché d'abord par les poignets, puis par les chevilles, bras en l'air et jambes écartées, encore dégoulinant de nos pisses mélangées.

Cagoule aveugle, bâillon-boule, je ne savais plus trop où j'étais.

— Ben maintenant, je vais te sécher.

Il commença par me lécher, des épaules aux fesses. C'était géant, ma queue n'en pouvait plus, et je craignais de cracher sans autre manipulation.

— Ça marchera pas comme ça, j'ai entendu. On va faire autrement.

Quelques secondes plus tard, je sentis qu'il attachait mes couilles et mon sexe à un barreau de l'espalier. J'étais déjà en totale érection et n'avais pas besoin de plus, mais ne pouvais rien dire. Je compris par la suite que le but était seulement de m'immobiliser davantage.

L'ouïe était mon seul repère, et je guettais le moindre son qui me permettrait de savoir ce qui se tramait. J'allais et venais entre inquiétude et excitation.

Quelques pas qui s'éloignaient et revenaient.

— Renifle ! c'est ce qui va te sécher.

Il m'avait passé sous le nez ce que je supposais être un martinet. En tout cas, je n'avais pas de doute sur l'odeur enivrante du cuir.

Le premier coup s'abattit sur mes fesses. Chaud, surprenant, pas aussi désagréable que je le craignais. Un deuxième, plus appuyé. J'ai eu mal. Courte pause. Avant le début du tournoiement, Steven alternant légèreté et force. Dos et fesses.

Petit à petit, je m'abandonnais. J'étais là sans y être. Mon corps subissait, mais mon esprit était ailleurs. En gros, je décollais sans X.

Les coups pleuvaient, de plus en plus forts, mais ils ne me faisaient plus mal. Ils s'accéléraient, je râlais et hurlai quand j'ai joui, heureusement qu'il y avait le bâillon...

Les caresses de Steven me ramenèrent au monde. Ses mains parcoururent tout mon corps, avant qu'il ne me libère de mes attaches.

En tirant sur la laisse, il libéra ma bouche et l'approcha de sa queue dont je m'emparai sans me poser de questions. Elle était dure et douce, chaude, et palpitait sous ma langue. Je dégustai assez vite les premières gouttes de sa liqueur séminale, ce que j'adore.

— Retourne-toi !

Après m'avoir attaché de nouveau à l'espalier par les attaches de poignet, son sexe bien lubrifié par ma salive s'enfonça d'un seul coup au plus profond de mon cul. J'ai aimé qu'il me possède. Oui je l'avoue, une fois encore j'étais sa chienne, et ça me plaisait.

Il jouit trop rapidement à mon goût, au bout d'une dizaine d'allers et retours, j'en aurais voulu plus. À sa décharge, faut dire que je lui avais fait un sérieux massage avec les muscles de mon anus, qui tentaient en vain de le garder en moi.

Il se retira, mais autre chose se présenta à mon trou très rapidement. J'en soupirai d'aise bien que le contact fût plutôt frais. Je me suis senti écarteler, à la limite du déchirement, enfin, c'est l'impression que j'avais. C'était la première fois, mais j'ai vite compris qu'il s'agissait d'un spéculum. J'ai essayé de lui dire d'arrêter, il m'ordonna de la fermer et me fila, en plus d'une paire de claques sur le cul, une sniffée qui me calma.

C'est alors que je sentis mon intérieur qui se gonflait et chauffait, avant que ça ne se mette à couler sur mes cuisses. Steven avait sûrement passé sa queue dans le spéculum avant d'ouvrir les vannes et me remplir de sa pisse.

— Ça va ? il a demandé.

— Oui, j'ai soufflé.

Je pensais qu'on allait faire une pause, j'en avais besoin.

Ben non, mon cul a été de nouveau investi par un objet inconnu, qui massait l'anneau du fond, le branlait carrément, le défonçait. Je suppliai Steven d'arrêter, mais dû me contenter d'un nouveau snif. Là, il s'en donna à cœur joie. J'ai eu l'impression qu'il me transperçait, que l'objet allait ressortir par ma bouche. Cette masturbation anale, avec la stimulation de ma prostate, me firent rendre les armes. Mes couilles se vidèrent en grands jets sur le sol avant que je ne m'effondre dessus.

Là, il s'arrêta, me libéra de tout, puis m'embrassa.

— Alors, bon vol ? demanda-t-il au bout d'un moment tout en me caressant tendrement.

— Je crois que j'ai pas encore atterri.

Je ne savais pas quoi lui dire d'autre. Il m'avait fait découvrir des trucs que je n'imaginais pas, et j'étais un peu perdu de me retrouver dans ce qu'on appelle la réalité. Il me regardait attentivement, je l'ai serré très fort, avant de murmurer : « merci ».

— Merci à toi aussi, me répondit-il, et...

— Oui ?...

— N'oublie pas qu'il n'y a pas de bon master sans un bon soumis. Allez, viens, je t'offre un remontant, fit-il en me prenant par la main.


En me relisant, je me rends compte que ça ne donne qu'un très vague reflet de ce que j'ai vécu cet après-midi. Je devrais plutôt dire en moins d'une journée. J'avais l'impression d'avoir changé de monde. Y'avait avant et maintenant...