Samuel, le jeune marquis (5)


Samuel, le jeune marquis (5)
Texte paru le 2014-08-13 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Les deux adolescents séchaient au soleil depuis un bon moment, même que Samuel s'était assoupi, savourant les quelques rayons de soleil qui lui flattaient la peau à travers le feuillage des arbres qui les entouraient. Nicolas de son côté était tout à fait éveillé et se morfondait en attendant le réveil de son maître qui dormait du sommeil du juste à quelques centimètres de lui. Il se sentait coupable de s'être adonné de la sorte à ces plaisirs impurs pour deux hommes et d'avoir osé embrasser celui qui n'était plus seulement un ami, mais son patron. Il s'imaginait déjà non seulement la honte qu'il allait causer à sa famille mais au tort irréparable qu'il causerait à la famille du Duc si cela venait à se savoir. Il était terrorisé!

Alors qu'il était toujours à s'imaginer le pire scénario dans sa tête, il sentit le corps de Samuel venir se lover contre le sien. Sa peau était douce et chaude et c'est sans pudeur que le jeune marquis se pressa de tout son long contre son torse, ses jambes s'entortillant autour de la sienne et son bassin se plaquant contre sa hanche. Il pouvait sentir la verge de son maître qui s'étirait contre sa chair, devenant de plus en plus chaude et dure contre le bord de son muscle fessier.

— Samuel, que fais-tu?

— Rien du tout, pourquoi?

— Ce n'est pas rien que je sens contre ma hanche… ne fais pas l'idiot!

— Ah ça, ce n'est rien. Je me sens bien, voilà tout…

— Ce n'est pas correct, tu le sais?

— Si ce n'était pas correct, je ne me sentirais pas bien en ce moment… Tout au contraire, je suis heureux d'être là avec toi, sans le brouhaha qu'il y a en permanence au manoir… N'es-tu pas bien…

— Euh… si… non… je ne sais pas! Je crois que nous avons dépassé les normes qui nous sont permises à plusieurs niveaux.

— Les normes… si tu savais ce que j'en pense… J'en discutais justement avec mon proviseur il y a quelques semaines. Ce ne sont que des règles mises en place par certaines personnes qui se disent bien-pensantes, mais qui en bout de ligne ne sont là que pour entraver la liberté des gens.

— Ton proviseur et toi parlez de rapports interdits pendant tes cours?! Fit Nicolas, hébété.

— Non, on parlait en général. Ce ne sont pas vraiment des sujets que nous abordons…

— Nous devrions rentrer, si quelqu'un venait à passer ici, tu imagines les ragots?

— Personne ne vient jamais ici, voyons. Tous les gens à des lieues savent que ce sont les terres personnelles de ma famille. Personne n'oserait prendre le risque de se faire prendre sur nos terres.

— Je te trouve très confiant, pour quelqu'un qui est en train se laisser aller dans l'abomination des rapports interdits…

— Je me fous de ce qui est interdit, ou de ce qui est permis. Je suis bien de corps et d'esprit avec ce que je fais maintenant, cela me suffit.

Samuel faisait maintenant promener ses doigts sur le torse de son valet qui ne pouvait refréner quelques frissons en sentant la main du jeune marquis qui se promenait sur son corps. Son cœur lui disait de rester et d'apprécier, sa tête s'amusait à détruire son bien-être et le poussait à se sauver en courant. Néanmoins, il n'en fit rien.

— Pourquoi tu insistes, Samuel?

— Que j'insiste? Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

— Là, ce que tu fais… Ta main s'active sur mon corps alors que l'on ne devrait pas se trouver ainsi…

— Au contraire mon cher Nicolas. Tu sais, c'est exactement pour passer un peu de temps avec toi que j'ai tenu à ce que nous fassions ce voyage de quelques jours. Au manoir, c'était rendu que je ne te voyais presque plus – et je comprends fort bien que tu dois t'acquitter de tes tâches – mais là, je m'ennuyais de mon ami! Quand je suis avec mon valet, il me semble avoir de la difficulté à retrouver l'ami qui se cache en toi…

— Comme tu le dis si bien, mes tâches sont la priorité. Je te rappelle que c'est toi qui as désiré que j'obtienne ce poste…

— Je ne le sais que trop bien… Si j'avais su que ce poste nous séparerait de la sorte, je ne suis pas certain que ce fut une bonne idée de le demander à mon père…

Nicolas éclata en sanglots à l'écoute de ces paroles. Lui qui était si fier d'avoir été nommé valet personnel d'un membre de la famille du duché, son maître lui disait maintenant regretter sa décision. Il voyait le résultat de tous ses efforts s'écrouler pour quelques paroles. Samuel s'inquiéta rapidement de l'état de son ami Nicolas et s'assoyant à ses côtés, le prit rapidement dans ses bras. Nicolas semblait inconsolable et tentait désormais de le repousser.

— Hey! Nicolas! Qu'ai-je fait pour te mettre dans un tel état?

Nicolas pleurait de plus belle et ne disait rien.

— Réponds-moi, cher ami! Voyons! Étaient-ce mes paroles qui t'ont fait tant de chagrin?

La peine de Nicolas se transforma soudainement en rage, mais son esprit reprenant le dessus sur ses impulsions, il cessa net ses pleurs et, fixant son maître froidement, lui dit simplement :

— Monsieur le marquis, vous regrettez maintenant que je sois votre valet personnel, soit. J'organiserai dans l'heure qui vient notre retour au manoir afin qu'Alfred puisse reprendre son service auprès de vous. J'aurais aimé être à la hauteur de cette tâche, mais je respecte votre évaluation de mes services et soyez assuré que jamais mes intentions furent de vous décevoir.

Et Nicolas se tut. Il prit une grande respiration, se releva avec dignité malgré le fait qu'il soit cul-nu et que son sexe pendait effrontément sur ses couilles poilues, et se dirigea illico vers la maison. Samuel, tout d'abord interdit par les propos de son valet, et de son changement soudain dans la manière de s'adresser à lui, comme s'il y avait eu des gens autour d'eux, eut du mal à se ressaisir de la surprise. Sur le coup, son sang se glaça et il comprit subitement que ses paroles, lancées à la hâte, étaient la cause de ce revirement de situation entre son ami et lui.

Il sauta sur ses jambes, et se mit au pas de course pour rattraper Nicolas qui venait d'entrer. Il ouvrit la porte, et lorsqu'il vit Nicolas qui se dirigeait vers la chambre des domestiques, tout au fond, à côté de la cuisine, accourut vers lui. Il mit sa main sur l'épaule de Nicolas pour qu'il cesse d'avancer. Alors qu'il se demandait comment il pouvait se faire pardonner son allocution, ses yeux ne purent s'empêcher de fixer les deux lobes charnus du fessier de son valet qui s'était arrêté à quelques pas de lui.

— Nicolas, arrête!

Son valet obtempéra sur-le-champ à l'ordre ainsi donné. Des larmes de chagrin et de rage maculaient ses joues rosies et il se retourna, comme l'exigeait sa position de regarder son maître de face lorsque ce dernier lui adressait la parole. Samuel, voyant ces larmes, s'approcha doucement de son copain et posa ses mains sur ses épaules.

— Écoute, Nicolas. Ces mots que j'ai lancés il y a quelques instants à peine ne signifiaient pas que je ne te trouvais pas à la hauteur de la tâche, bien au contraire. Je suis sincèrement désolé que mes paroles aient pu être interprétées autrement que ce dont j'avais à l'esprit. Je tiens immédiatement à m'excuser de t'avoir fait du chagrin de la sorte.

Sur ces mots, le jeune marquis posa un genou par terre, devant son valet, et baissant la tête, en signe de soumission, lui adressa ces mots :

— Fidèle ami, sauras-tu un jour me pardonner…

Et il se tût. Nicolas était pétrifié de voir son maître agenouillé de la sorte devant lui et ne savait plus quoi dire ou quoi faire… Ni Alfred, ni le majordome ne lui avait jamais enseigné ce qu'il fallait faire en pareille situation. Normal, cette situation n'aurait jamais dû se produire en premier lieu! Tremblant, il improvisa. Il adopta la même posture que Samuel, posant un genou sur le sol, et du bout de la main posée sur le menton de son patron, le força à relever les yeux. Lorsque leurs deux regards se croisèrent, Nicolas reprit alors la parole :

— Cher ami, je suis désolé d'avoir mal interprété ces mots. J'aurais dû savoir que ton intention n'aurait jamais été celle de me peiner. La situation est très nouvelle pour moi et j'en tire une énorme fierté, non seulement pour moi, mais aussi pour le rayonnement que cela apporte à ma famille qui a toujours servie le duché avec respect et dignité. C'est à moi de te demander pardon, pas l'inverse.

Nicolas vit alors de grosses larmes couler sur les joues de son ami. Instinctivement, sans savoir pourquoi, il s'approcha du visage du marquis et vint cueillir les larmes avec le bout de la langue. Samuel, rassuré, dans un élan de passion, sauta dans les bras de son valet et l'embrassa avec ferveur. Peu à peu, Nicolas se relâchait et répondait à son baiser avec la même fougue. Si les deux adolescents n'avaient pas été aussi concentrés sur ce baiser enflammé, ils auraient immédiatement senti leurs jeunes bites élancées qui s'affrontaient dans un duel charnel à la hauteur de leur bas-ventre.

Samuel eut vite fait de renverser Nicolas sur le dos et à cheval sur son corps, continuait de le couvrir de baisers. Cet élan passionnel se transforma bientôt en échange charnel alors que Samuel abandonna les lèvres de son valet pour s'aventurer vers son lobe d'oreille, et descendant ensuite dans le cou jusqu'à l'épaule, et tout en continuant vers le nombril, après toutefois s'être arrêté quelques instants sur le mamelon durci qui arracha quelques gémissements à Nicolas, senti sous son menton la verge raide qui glissa ensuite sur ses lèvres. Samuel se figea quelque peu, comme s'il se demandait quoi faire, mais quelques secondes plus tard, il engloutit la bite entière entre ses lèvres brûlantes, faisant cogner le gland de Nicolas contre le fond de sa gorge, moment où ce dernier ne put s'empêcher d'émettre un cri rauque qui dévoilait le plaisir qu'il prenait à cette merveilleuse chaleur autour de sa queue. Samuel n'en fut que plus encouragé. Il continua à vouer au phallus une adoration telle que ses lèvres l'entouraient et dansaient sur cette longue tige pleine de vigueur.

Le jeune marquis sentit un moment donné que le membre fut pris de soubresaut alors que Nicolas, qui visiblement aimait la caresse buccale, gémissait de plus en plus en se tortillant sous lui. L'effet de surprise que ressentit Samuel lorsqu'il senti plusieurs spasmes sur sa langue le fit continuer de plus belle. Le membre de Nicolas était soudainement en vie, et à peine eut-il le temps de s'apercevoir des soubresauts du sexe de son valet entre ses lèvres qu'il sentit qu'un épais liquide salé se répandait dans sa bouche. Nicolas tentait de le repousser en lui poussant sur les épaules mais le jeune marquis s'agrippa encore plus solidement pour maintenir ancrée cette bite qui pulsait au fond de sa bouche. Il était si fier d'avoir fait jouir ainsi son ami par ses effets de succion.

Quand le flot de Nicolas fut tari, il avala les dernières salves qui s'étaient écoulées dans sa bouche et revint triomphant vers le visage de son valet qui ne put que remarquer le bonheur qui se lisait dans l'expression faciale de son maître. Ce dernier le fixait et affichait un sourire radieux, et c'est malgré tout avec certaines craintes qu'il accepta le baiser de Samuel, quelque peu dégoûté par le fait qu'il venait à peine de jouir dans la bouche de son ami. Finalement, lorsqu'il s'aperçut que le petit arrière-goût salé n'était pas du tout atroce, il s'abandonna une nouvelle fois dans un baiser fougueux qui réunissait leur bouches dans une passion sans bornes.

Les deux adolescents se mirent à rire aux éclats en se regardant droit dans les yeux. Une fois le fou-rire passé, le jeune marquis s'adressa à son valet :

— Je tiens à ce que tu saches que jamais tu ne me décevra. Je t'aimerai toujours.

Et sur ces mots, Samuel se fondit contre le torse de Nicolas qui versa une petite larme discrète. Lui aussi, il aimait Samuel.




Nicolas avait préparé le repas. Rien de bien compliqué, mais les deux garçons eurent l'occasion de reprendre les forces de leur aventure de la matinée. Le jeune valet servait le thé et quelques gâteaux secs qu'ils se partagèrent en discutant comme ils avaient l'habitude de le faire du temps que Nicolas n'était pas encore son valet. Samuel était rassuré. Il retrouvait enfin son ami de toujours et ceci était ce qui comptait le plus pour lui.

Après le repas, les deux adolescents sortirent et firent une petite promenade en forêt. Samuel aimait ces instants dans la nature, les alentours du domaine n'étant que trop peu fournis en arbres car il y avait principalement les bâtiments qui permettaient la production du duché et de grands champs que les familles de paysans cultivaient pour leur famille. Après près d'une heure de marche, Samuel bifurqua et se dirigea en direction du cours d'eau qui s'écoulait non loin. Nicolas pensa qu'il s'agissait de la même petite rivière qui coulait non loin de la petite maison dans la forêt. Rendu sur la berge, Samuel lança soudainement à son valet :

— Dis Nicolas, tu sais cuisiner le poisson?

— Euh, oui… Enfin j'imagine, j'ai souvent vu ma mère préparer le poisson que mon père rapportait de la pêche à la maison…

Nicolas se raidit soudainement.

— Tu ne le répéteras pas à ton père, hein? Ces poissons proviennent généralement de la rivière qui coule sur le domaine…

— Pourquoi le répéterais-je?

— Mon père n'avait pas le droit de le garder pour sa famille sans avoir reçu l'autorisation préalable du Duc. Tous les produits du duchés reviennent à ta famille, tu le sais bien!

— Voyons! Ce sont des poissons! Il ne faut pas couper un cheveux en quatre…

— Certes, mais ils provient tout de même de la rivière qui coule sur vos terres!

— Qui suis-je pour savoir si les poissons que ton père a sorti de la rivière ne provenaient pas du duché voisin et qui s'étaient promenés dans la rivière à l'intérieur de nos limites?

Nicolas ne sachant pas quoi répondre, se retourna vers Samuel qui se retenait de pouffer de rire. Quand il vit le visage interloqué de son valet, c'en fut trop et il éclata d'un rire franc. Nicolas rougit et comprit que son ami le faisait marcher.

— Sache mon cher Nicolas, que le fruit de la pêche, je ne le considère pas comme un produit du duché. Les terres cultivées rapportent leur lot de produits, et ce, par les semences que notre famille achètent, et ces terres sont travaillées par les paysans qui sont à la solde du duché. Personne ne travaille le poisson des rivières, or, je ne considère par qu'il s'agisse d'une entrave aux biens de notre famille. Tant mieux si certaines personnes, dont ton père, réussissent à varier leurs menus grâce à la pêche!

— Il est tout de même préférable que tu n'en parles pas avec ton père, je ne voudrais pas que s'abatte la foudre sur les paysans qui le font…

— N'aies craintes, mon cher ami…

Quelques instants plus tard, Samuel reprit donc :

— Comme tu sais apprêter le poisson, que dirais-tu que l'on pêche un peu pour le dîner?

— Ce serait une bonne idée et ce serait très agréable aussi.

— Soit alors! Quand nous reviendront, nous prendrons l'attirail de pêche et nous nous rendrons près de la maison. Pour l'instant, ça me dirait bien de me baigner un peu…

— Mais Samuel, nous n'avons pas nos maillots… Ils sont restés à la cabane…

— Qui a parlé de maillot?

— Mais voyons! S'inquiéta le jeune valet. Nous ne sommes pas pour tremper nos vêtements!

— Je n'ai pas parlé de vêtements non plus, fit remarquer le jeune marquis, un sourire espiègle sur le visage.

Nicolas rougit encore une fois, il rougissait à chaque fois à la simple idée de voir son ami Samuel nu, et cela lui donnait à chaque fois, comme c'était le cas en ce moment, une érection qu'il lui était difficile de cacher. Samuel n'avait pas perdu de temps et déjà, il avait retiré chemise en pantalon, et il s'apprêtait à retirer sa culotte quand Nicolas, gêné, l'imitait. Une fois nu, Samuel se rua sur Nicolas pour terminer de le déshabiller, chose qui n'eut rien pour l'aider à perdre son érection gênante. Samuel ne fit aucune remarque quand il baissa sa culotte sur ses chevilles et que le chibre rebondit sur son ventre lorsqu'il fut libéré de sa prison. Lorsqu'ils furent nus tous les deux, le jeune marquis entraîna son ami dans le flot de la rivière où ils s'ébrouèrent pendant près d'une heure comme des gamins.