Sauna surprise

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Volume 1 — Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: Zipper – Volume 1 – Numéro 6
Date de parution originale: Janvier-Février 1995

Date de publication/archivage: 1999-10-27

Auteur: Manuel Ledoux
Titre: Sauna surprise
Rubrique: Fiction Érection

Note: Ce texte a été reproduit sur l'archive avec l'autorisation de Zipper (2000 - Contact: jeandenis@microtec.net)

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Il y a parfois des images érotiques qui remontent à la surface de la mémoire périodiquement: un beau garçon bien baisé, la queue énorme d'un mâle jamais revu ou encore la petite quéquette d'une aventure sans lendemain... Ces images ou ces remords surgissent dans l'imaginaire à partir d'un petit détail comme, par exemple, une odeur, un parfum ou une couleur qui ravive l'esprit, le bouscule et vous transporte quelques années en arrière... Ou encore un air de chanson comme: "Ah! si maman savait ça, tra-la-la..."

Une nuit, après avoir festoyé plus qu'à l'ordinaire dans les bars, une lune brumeuse d'automne m'incita à aller faire un tour dans un sauna. Il y avait fort longtemps que je n'y avais pas mis les pieds (ni la verge). Je fus d'abord surpris de constater qu'il y avait beaucoup plus de gars que je ne l'avais d'abord pensé. "Ça doit être un soir de pleine lune", me dis-je. Je pris possession de ma chambrette et je me décidai, pour achever la soirée, de fumer un petit joint, seul, question probablement d'avoir plus de facilité à libérer certains fantasmes. Le délit accompli, je me dirigeai vers les douches non sans avoir reluqué quelque peu le menu... Quelle sensation particulière que de prendre une douche alors que tu es stone comme une bourrique!

Alors que j'achevais mes ablutions régénératrices, voici qu'apparaît dans le décor un homme d'âge mûr mais visiblement bien conservé; un grand noiraud aux cheveux plus poivre que sel avec un corps d'athlète muni d'une queue tout-à-fait tentante. Un visage dominé par de beaux grands yeux noirs qui trônaient un peu au-dessus d'une large moustache et qui lui conféraient une allure féline, un peu tigrée, mais aussi, faussement paternelle. D'ordinaire les hommes d'un certain âge ne m'intéressent guère mais celui-là semblait particulier et peut-être un peu plus... Mon esprit, sans doute tourmenté par quelques vapeurs haschichiques, me le fit observer avec des élans de convoitise. J'avais ralenti mes mouvements et mes yeux suivaient les lignes harmonieuses de ce corps sous toutes leurs coutures jusqu'à m'apercevoir que j'étais dans une érection complète. L'homme s'en était évidemment aperçu et son regard avait aussitôt réagi ainsi que sa queue. Je me sentais mal-à-l'aise de l'avoir ainsi provoqué; après tout, il aur ait pu être mon père. Je fermai aussitôt la douche et commençai à m'essuyer. L'homme semblait vouloir étirer mon plaisir de voyeur par quelques gestes sensuels et intéressés, mais je décidai de retourner à ma chambrette.

Sur le chemin, je croisai plusieurs mâles dont un grand jeune homme qui avait sans doute remarqué que j'étais en érection sous ma serviette humide. J'ouvris avec une lenteur toute calculée, ma porte tout en regardant venir ce beau jeune homme dans ma direction. J'entrai dans ma chambre et, tenant du pied la porte, j'enlevai prestement ma serviette. Le jeune homme passa devant ma chambre sans s'y arrêter mais en y jetant un long coup-d'oeil. Je m'étendis alors sur le dos en recouvrant légèrement de ma serviette mes appâts virils. J'éteignis. J'attendis. Quelques secondes... Le jeune homme repassa devant ma porte, fit une halte en prenant soin de raffermir le noeud de sa serviette devant moi. Il est bien fait, me dis-je, puis je portai la main à mon sexe durci. Il s'approcha alors dans l'entrebâillement de la porte. D'un geste rapide, j'enlevai ma serviette afin de le provoquer plus directement encore. Il resta un moment debout, regardant avec une acuité singulière mon corps bandé et invitant. Il commença alors une série de flattements sur sa serviette à la hauteur de son sexe qui gonflait et gonflait pendant que je me caressais voluptueusement. Il avança d'un pas vers ma couchette, laissa tomber sa serviette à ses pieds pendant qu'une ombre se profilait dans son dos... D'un geste un peu brusque, il me saisit la queue comme sienne. C'était dur comme de la pierre! En moins de deux, nous nous sommes retrouvés l'un sur l'autre sur l'étroite couchette, échangeant caresses et baisers lascifs jusqu'à ce que je m'aperçoive que quelqu'un nous observait, debout dans l'entrée de la chambre. "S'il veut voir, eh bien qu'il regarde!", me suggéra mon esprit stone, et je continuai un échange de manipulations délicieuses avec l'autre; sa queue était vraiment superbe, surmontée d'un gland tendre et juteux, et son corps aussi soyeux que la peau de ses fesses duveteuses. D'une pulsion à l'autre, on partageait maintenant un soixante-neuf essoufflant lorsque je sentis une main supplémentaire caresser mon dos. Quelques gouttes de paranoïa surgirent à mon esprit...

Puis, une deuxième main vint se placer comme pour soutenir la belle queue que je suçais. J'eus d'abord un accès de répulsion mais une deuxième queue s'offrit à la hauteur de mes yeux, toute aussi belle et rigide que la première. Il me sembla alors que les caresses se multiplièrent et que de l'une à l'autre, elles devenaient comme familières et s'enchaînaient dans un tendre synchronisme. La porte se referma, nous plongeant dans une obscurité totale...

Trois queues, six mains et trois bouches rivalisaient maintenant d'audace; de longs frissons passaient d'un corps à l'autre, puis à l'autre, électrisants de sensualité; deux bouches se partageaient ma queue et mes gosses pendant que mes mains enserraient les queues que je tentais désespérément de sucer toutes deux à la fois... Tous nos mouvements concordaient à assouvir nos passions, nos impulsions, et bientôt nos désirs mutuels s'orientèrent d'une façon précise et non-équivoque. À travers les slurrppss et les hahaans, j'entendis comme des froissements de papier plastifié. Dans un élan intempestif, presque rageur, je pris fermement aux hanches le jeune homme et je fouinai de ma langue avide son anus sans poil, pourléchant et humectant généreusement ce lieu de délices. Alors, je constatai qu'on tentait de m'ajuster un condom... Pris ou égaré dans un tourbillon de sensualités enivrantes, il montait en moi une fièvre irrésistible, une fièvre comme une lune brumeuse d'automne... Le grand jeune homme cherchait maintenant à s'empaler sur mon épieux condomisé et je remarquai qu'il s'était lui-même ajusté un condom. Je sentis aussi qu'il cherchait le troisième et qu'il manifestait l'envie de le sodomiser. Et de fait, nous nous sommes retrouvés, tous les trois, ahanant l'un sur l'autre. Avec des gestes précis mais soutenus, d'un équilibre fragile, mon sexe avait finalement pénétré l'antre érotique. Et maintenant je sentais, par ses réactions impulsives, que celui que j'enculais réussissait, lui aussi, son entrée vers le septième ciel. Dans des mouvements rythmés et comme synchronisés, je chevauchais le grand mâle qui chevauchait à son tour le troisième qui soupirait sous le poids de nos deux corps. De trois, comme mystérieusement, nous ne faisions qu'un! Les pieds fermement appuyés sur un mur de la chambrette, je poussais ma queue au plus profond possible de l'homme-sandwich; je percevais très agréablement maintenant la chaleur moelleuse et bienfaisante de son intérieur; mes mains agrippant comme pour les mordre ses seins bandés, j'ai poussé et repoussé en augmentant le rythme jusqu'à ne plus sentir que les convulsions répétitives de son anus lorsque celui-ci éjacula dans les frissons intérieurs de l'autre. Aussitôt cette double-sensation me fit jouir en cascades et dans des spasmes frénétiques...

Un beau silence jouissif se fit alors entendre (sic), succédant à nos pâmoisons de l'enfilade à la queue leu leu et qui se dénoua lentement, voluptueusement, tout en douceur...

Illustration par Zilon
Épuisés, nous nous sommes péniblement assis tous les trois sur le bord de la petite banquette; je pris mes cigarettes et en offris à mes complices. En allumant le briquet, je reconnus le troisième type qui s'était joint à nous: il s'agissait du doucheur à mon arrivée, l'homme d'âge mûr. Soudain, tout en fumant sa cigarette, il se leva, encore tout bandé, et se mit à se masturber devant moi et l'autre; j'entrouvris alors à peine la porte afin de faire participer nos yeux à sa nouvelle jouissance. Il possédait une manière assez spéciale de se branler, en tenant ses gosses enserrées entre son pouce et son index, le gland bien découvert qui bloquait les mouvements répétitifs de son autre main. Au moment où il fit entendre quelques râlements pré-jouissifs, mon voisin se précipita sur sa queue comme pour l'avaler tout entière... Ce qu'il fît avec une ardeur inouïe de jouvenceau...

Au bout de quelques minutes, nous étions tous les trois à la douche et, en pleine lumière, je ne regrettais nullement l'aventure. Tout en placotant de tout et de rien, ils m'avouèrent qu'ils se connaissaient très bien; mais je fus estomaqué lorsqu'ils me jurèrent qu'ils étaient père et fils!!! Je remarquai alors qu'ils avaient étrangement les mêmes grands yeux noirs. L'un s'appelait Charles et l'autre André... J'aurais vraiment aimé mieux les connaître mais ils devaient retourner le jour même en Abitibi... Ainsi, j'avais sodomisé le fils qui sodomisait son père pour ensuite le dévorer aussi amoureusement, sans doute, qu'un pop-sicle de son enfance... Une histoire comme celle-là, je sais que je n'en vivrai plus jamais...

"Ah! Si maman savait ça, tra-la-la..."