Soumis volontaire (01)


Soumis volontaire (01)
Texte paru le 2015-07-04 par Demale   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Soumis volontaire


Lorsque j'étais ado, j'avais un meilleur ami appelé Bernard. Nous formions un couple improbable, liés par l'intérêt. J'étais un garçon à l'intelligence vive, mais introverti, doux et rêveur et j'étais souvent en butte aux quolibets et au harcèlement des autres garçons. Lui était le contraire de moi, grand et très musclé et n'hésitait pas à utiliser ses poings. Nous habitions des maisons voisines et nous avions trouvé une sorte d'arrangement qui nous convenait à tous les deux: il me protégeait et en échange de l'aidais à faire ses devoirs.

Au fil du temps, nous sommes devenus amis et inséparables. Un après-midi, nous étions en train de faire nos devoirs de maths et je butais sur un problème particulièrement épineux. Bernard avait déjà abandonné et attendait simplement que je le résolve pour lui. À un moment donné, j'ai senti sa main glisser sur mon dos et me caresser. J'ai bondi hors de portée en criant:

— Mais ça va pas! Tu fais quoi là!.

Tout penaud, Bernard m'a dit:

— Mais rien,t'avais un insecte sur le dos.

— Tu te fous de moi? T'es qu'un sale pédé, oui!.

En prononçant ces paroles sur un ton blessant, j'ai compris que je lui avais fait très mal. Il s'est enfuit sans même prendre ses livres et ses cahiers et j'ai compris qu'il pleurait en le voyant s'enfuir dans la rue en passant sa manche devant les yeux.

Les jours suivants, nous nous sommes évités, mais finalement nos deux mères nous ont forcés à nous réconcilier. Nous avons donc repris nos devoirs communs, assis cette fois chacun sur un côté de la table, silencieux. De temps à autre, l'un de nous donnait une réponse. Le plus souvent je corrigeais les erreurs de Bernard. L'ambiance était naturellement assez lourde, mais nous faisions comme si de rien n'était.

Un après-midi pourtant, nous avions fini plus tôt nos devoirs et j'ai proposé à Bernard d'aller dans le garage pour bricoler nos vélos. Je suis rentré le premier et j'ai entendu la porte se fermer. Je me suis retourné pour dire à Bernard que cela n'était pas nécessaire, mais déjà il était sur moi et me plaquait contre le mur en me disant: "Je te veux, putain, je te veux!".

Il était très excité et me caressait partout en essayant maladroitement de m'embrasser sur la bouche. Je me débattais mais il était immensément plus fort que moi et bientôt il s'est retrouvé à califourchon sur moi, les genoux bloquant mes avant-bras, ses deux mains libres de me caresser où il voulait. Pourtant il restait immobile, comme s'il ne savait plus que faire, son excitation subitement retombée. Il s'est alors relevé en s'excusant et déjà il s'apprêtait à s'enfuir.

— Mais qu'est-ce que tu fais, putain? me suis-je écrié.

— Je m'excuse, s'est-il piteusement justifié, des larmes dans la voix. Je crois que c'est mieux si je pars et qu'on se revoie plus, dit-il en ouvrant la porte du garage.

Je me suis jeté contre la porte, la claquant sèchement et je me suis adossé au battant pour l'empêcher de sortir. Il a essayé de me rejeter sur le côté pour pouvoir sortir, mais j'ai tenu bon. Il s'est alors arrêté et m'a dit d'un ton suppliant:

— Écarte-toi, je ne veux pas te faire de mal.

Là j'ai ri!

— Tu ne veux pas me faire de mal maintenant, mais avant tu me saute dessus? C'est pas croyable!

On est restés comme ça un moment, en se jaugeant, puis Bernard a pris le premier la parole:

— Bon! Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant?

J'ai répondu:

— Ben... tu es mon meilleur ami, si tu veux que je sois ton petit ami, je suis prêt à essayer.

— Tu... tu ferais ça pour moi? m'a-t-il dit dans un souffle.

— Oui, tu n'as qu'à me dire ce que tu veux et je le ferai pour te faire plaisir.

En disant cela j'ai commencé à ressentir une très forte excitation dans tout mon corps. Mon cœur battait tellement fort que j'étais sûr qu'il allait exploser. J'ai ressenti un besoin impérieux de me déshabiller et j'ai rapidement ôté mes vêtements, me retrouvant nu et en érection devant mon meilleur ami. Il s'est approché de moi, m'a embrassé sur la bouche, m'a caressé et s'est lui-même déshabillé, révélant un corps musclé et massif, très viril et poilu, contraste saisissant avec mon corps fin et imberbe. Nous nous sommes caressés et masturbés jusqu'à la jouissance.

Reprenant nos esprits, nous nous sommes rhabillés en silence. Durant les jours suivants, nous nous sommes quotidiennement donnés du plaisir de cette façon, dans le garage, dans ma chambre ou la sienne. Peu à peu je me rendais compte d'une chose: je ne l'aimais ni ne le désirais, mais j'éprouvais du plaisir à jouer le rôle d'un garçon amoureux, juste pour lui faire plaisir. Ayant découvert qu'il aimait les garçons plutôt efféminé, je me suis efforcé de correspondre à son désir, quel qu'en soit le prix pour ma réputation.

En quelques mois j'étais devenu un garçon très délicat, et féminin, aux cheveux mi-longs et j'avais dévoilé à ma mère ma "passion amoureuse" pour Bernard.

Mon excitation provenait toujours de mon désir de correspondre totalement à ses désirs et j'étais à l'affût du moindre signe que tous ses désirs n'étaient pas comblés pour trouver un moyen de les satisfaire. Je n'étais pas honnête avec Bernard, je le savais, mais je trouvais tellement de satisfaction à jouer mon rôle que je ne pouvais plus me passer de jouer à ce jeu de soumission.