Souvenir de stewart

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1985

Date de publication/archivage: 2014-05-24

Auteur: Éric
Titre: Souvenir de stewart
Rubrique: Souvenirs

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Ce texte a été lu 4610 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je suis steward dans une compagnie aérienne. Il y a deux mois, il m’est arrivé une aventure folle et j’aimerais en faire partager le souvenir avec les lecteurs de Lettres Gay. J’étais embarqué ce soir-là sur le vol de Rio de Janeiro. Alors que j’étais en train de distribuer mes plateaux repas, j’ai remarqué dans la cabine un visage qui ne m’était pas inconnu. C’était José. Toute une vague de souvenirs agréables a déferlé dans ma mémoire. J’avais rencontré José un an auparavant dans une boîte homo. Nous avions fait les fous toute la nuit, roulant à tombeau ouvert à travers Paris. Puis, au petit matin, nous étions allés chez moi. Pendant de longues heures, nous avions fait infatigablement l’amour. C’était un amant hors pair, à la fois tendre et énergique. Mais, dans l’après-midi, mon ami était parti et je n’avais jamais pu le joindre par la suite.

José, lui aussi m’a reconnu. C’est avec une certaine émotion que je lui ai tendu son plateau. Son bras s’est avancé pour le prendre. Sa main s’est posée sur la mienne pour une rapide caresse électrique. J’ai eu du mal après ça à me concentrer sur mon travail. Une excitation brûlante bouillonnait dans mon ventre. Je m’efforçais de penser à autre chose. J’avais peur de finir par bander, et de le laisser voir.

Vers onze heures, nous avons éteint les lumières et la plupart des passagers ont commencé à s’endormir. J’étais pour ma part assis dans le fond de l’avion essayant de somnoler un peu. Soudain, j’ai senti une main se poser sur mon épaule. Sans ouvrir les yeux, j’ai su qui c’était. Une onde de bonheur a parcouru tout mon corps et mon sexe s’est raidi dans mon pantalon. J’ai regardé ce visage qui se penchait sur moi. C’était bien lui. C’était José. Il m’a fait signe de ne rien dire et m’a désigné les toilettes du fond. Je l’ai laissé y aller le premier. J’ai enlevé la veste de mon uniforme, pour être un peu moins voyant. Mon cœur battait très fort. Je savais que je risquais gros si jamais on nous découvrait. Mais j’étais bien incapable de résister aux pulsions qui m’entraînaient.

J'ai poussé la porte de la cabine de toilette. Aussitôt, José m’a attiré dans ses bras. Nous étions à l’étroit dans cet habitacle, mais nous n’avions besoin que d’être l’un contre l’autre. Nos langues se sont mêlées avec amour, tandis que nos mains fébriles caressaient nos dos et nos fesses. J’étais devenu comme fou, aveuglé par le désir. J’embrassais mon ami partout. J’ai déboutonné le haut de sa chemise pour goutter à nouveau sa poitrine et ses seins sensibles. Mes doigts se sont aventurés sur son bas-ventre. Son superbe sexe était complètement comprimé dans son pantalon. Avec impatience, j’ai ouvert sa braguette pour libérer son membre. Je suis tombé à genoux devant lui. J’étais complètement écrasé contre ses jambes. Sa queue collait à mon visage. Je laissais son gland se promener sur mes yeux, sur mes joues, sur mes lèvres. Finalement, j’ai aspiré son sexe. Quel bonheur de retrouver ce pieu à nouveau. Avec une frénésie incontrôlable je me suis mis à le sucer à fond. J’avais une grosse faim de cette queue-là. Mes mains jouaient avec ses couilles dures, allaient trouver son anus un peu plus loin. Les lèvres bien creusées, le fourreau de ma bouche devait être bien serré autour de sa hampe. Je sentais le plaisir monter inexorablement dans son bâton de chair chaude.

Bientôt, José a projeté son ventre en avant. Son gland a buté au fond de ma gorge. Un long jet de sperme a envahi mon palais. C’était un délice. J’ai reconnu tout de suite ce goût inoubliable. Je me suis délecté de tout son foutre. José m’a aidé à me remettre debout. «Viens, baise-moi» m’a-t-il dit avec son si bel accent. Il a pris appui contre le lavabo. J’ai ouvert mon pantalon où ma bite n’en pouvait plus de bander. José a bien écarté ses fesses. Avec lui, ce n’était pas la peine de préparer ses sphincters. Son cul est toujours chaud et accueillant. Ma bite s’est enfoncée rapidement jusqu’au plus profond de son ventre. Dans le miroir je voyais son visage décomposé par le bonheur. C’est en contemplant ses traits magnifiques que je me suis mis à le limer avec force. J’avais complètement oublié où j’étais. Seuls comptaient pour moi ce beau mec et son cul que j’étais en train de sodomiser.

Soudain, la tête vide, je me suis senti partir. C’était comme si soudain l’avion se mettait à tomber. J’étais aspiré par un trou noir. Tout mon ventre se vidait dans le cul de José. Mon ami s’est retourné vers moi. Je l’ai embouché encore une fois avec plaisir. Au bout de deux allées et venues entre mes lèvres, il a lâché sa semence. À nouveau, j’ai tout avalé.

Arrivés à destination, José m’a simplement salué d’un signe de la main et d’un sourire. Encore une fois il a disparu de ma vie. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, dans un vol Rio-Paris, je le retrouverai.

Éric, 27 ans.