Sur la plage de La Rochelle

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1985

Date de publication/archivage: 2014-05-29

Auteur: Jean-Paul
Titre: Sur la plage de La Rochelle
Rubrique: Souvenirs

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Ce texte a été lu 4382 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Il y a deux ans, pendant les vacances, j’ai eu la révélation de mes désirs homosexuels. Depuis, j’ai connu bien d’autres aventures. Mais comme toujours, ce sont les «premières fois» qui marquent le plus notre mémoire. J’aimerais vous faire partager le souvenir de ces premiers émois.

J’avais 19 ans à l’époque. Avec ma copine du moment, Claire, nous étions venus sur cette plage près de La Rochelle. Nous passions nos journées à nous baigner et à jouer avec des amis de rencontre. Ce matin-là, Claire ne se sentait pas bien. Elle a préféré rester dormir dans la tente. Je suis donc descendu seul vers la plage. Sur le terrain de volley-ball de fortune, j’ai retrouvé Marc, Éric et Nacer. Nous avions plusieurs fois joué avec eux les jours précédents. Ils m’ont proposé de me joindre à eux. Après avoir un peu joué, nous sommes partis nous baigner. Il faisait très beau. Nous nous sentions en pleine forme. Nous nous aspergions d’eau, nous nous poursuivions. Mes amis devaient avoir quelques années de plus que moi. Nos corps étaient jeunes, souples et sportifs.

Plusieurs fois pendant nos jeux aquatiques, j’ai senti une main qui me frôlait. Elle insistait sur mes fesses ou sur mes parties. Une fois, j’ai même senti les doigts d’Éric pénétrer sous mon maillot de bain et toucher mon sexe. Bien que mettant tous ces contacts sur le compte de la taquinerie, je dois avouer qu’ils me troublaient. Lorsque nous sommes sortis de l’eau, mes amis m’ont proposé d’aller manger dans leur tente. J’ai accepté. J’étais étrangement bien avec ces garçons. Mieux en tout cas qu’avec Claire dont je supportais difficilement les caprices.

Mes copains s’étaient installés dans un endroit assez retiré, loin des lieux passants. Devant la tente, nous avons mangé et bu de la bière. Nous nous sommes racontés nos vies respectives. Il y avait une ambiance très chaude. Je me sentais très proche de ces mecs. Lorsque le repas fut terminé, Nacer s’est allongé, posant sa tête sur les genoux d’Éric. Ce dernier a commencé à lui caresser les cheveux. Cette tendresse entre garçons ne m’a bizarrement pas surpris. Je la trouvais toute naturelle dans l’ambiance de profonde amitié qui régnait. J’ai fini par me sentir tout excité de les voir ainsi. Ils étaient si beaux tous les deux. J’ai du mal aujourd’hui à retracer tout ce qui est alors passé par ma tête. Tous ces désirs me semblaient maintenant tellement naturels !

Soudain, j’ai senti la main de Marc sur mon dos. Je n’ai pas réagi. J’ai simplement frissonné d’aise. Inconsciemment, je devais certainement le désirer. Très vite, mon sexe s’est raidi dans mon maillot. Mon ami a commencé à me masser doucement les épaules. Puis, ses doigts fins sont descendus doucement le long de mon dos électrisé. J’ai tourné la tête pour le regarder. Il a approché son visage du mien. La tête vide je me suis laisser embrasser par un garçon pour la première fois. Sa langue a pénétré dans ma bouche et a entraîné voluptueusement la mienne. Mon gland, au stade ultime de l’érection, avait jailli hors de mon slip de bain.

Nous sommes entrés sous la tente. J’étais comme un zombie. Je ne savais plus ce que je faisais. Je pensais «Ce sont des pédés, ce sont des pédés», mais je ne pouvais pas m’empêcher de les suivre. Le désir a ses raisons... Ils ont enlevé leurs maillots et je les ai imités. Marc m’a fait m’allonger sur son sac de couchage. Il est venu sur moi et s’est mis à m’embrasser. Progressivement, il est descendu vers mon buste puis vers mon ventre. Sa main a enserré ma bite avec une attention toute délicate. J’ai entrouvert les yeux pour voir mon ami/amant qui me masturbait efficacement. Il était accroupi près de mon bassin. Il me caressait de ses deux mains expertes. Devinant que je le regardais, il a relevé son visage vers moi. Il m’a souri, prenant mon regard comme une invitation à aller plus loin.

Il a plongé sa tête vers mon sexe et l’a introduit dans sa bouche. Il s’est mis à me sucer. Je n’avais jamais imaginé que je puisse un jour être pompé de la sorte. Claire, de toute façon, se refusait à cet attouchement. Cette fellation a duré une éternité de bonheur pour moi. Mais, soudain, j’ai senti quelque chose de froid remplacer la gorge et la langue chaudes de mon amant. J’ai ouvert les yeux à nouveau. Marc était en train d’enduire ma verge avec un produit qu’il prenait dans un pot. Probablement de la vaseline. Il en a également mis sur son anus déjà dilaté de plaisir. Il s'est placé à quatre pattes devant moi et m’a fait signe de venir. «Viens, encule moi,» m’a-t-il murmuré. Je suis resté un moment interdit.

À côté de nous, Éric chevauchait Nacer. Le sexe du jeune Arabe disparaissait entièrement dans son cul. Ils semblaient tous les deux pris dans les transes du plaisir. Tétanisé par l’exemple de nos amis, j’ai présenté mon gland à l’orifice accueillant de Marc. Je réalisais que j’avais vraiment envie de posséder ce garçon qui s’offrait à moi. J’ai fermé les yeux. D’un seul coup, je l’ai sodomisé. Son sphincter bien préparé n’a opposé qu’une petite résistance. Je me suis mis à donner de grands coups de rein. «Oh, oui, défonce-moi fort,» a fait Marc. J’ai redoublé de violence. Je n’ai pas tardé à éjaculer au plus profond de son ventre. Lui-même s’est vidé de son sperme sur le sac de couchage, sans s’être jamais touché la queue.

Les jours suivants, j’ai cherché des excuses auprès de Claire pour aller retrouver mes amis dans leur tente. Je supportais de moins en moins ma copine. J'avais hâte d’être dans cette ambiance de garçons. Quelques jours plus tard, j’ai été à mon tour sodomisé par Nacer. Depuis ce temps-là, je n’ai eu que de rares aventures avec des filles.

Jean-Paul, 21 ans.