T'enspermer la gueule, encore et encore

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Numéro 57

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 57
Date de parution originale: Février 1993

Date de publication/archivage: 2014-07-05

Auteur: Guillaume
Titre: T'enspermer la gueule, encore et encore
Rubrique: Voisins, voisins, ça baise à l'aise

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Ce texte a été lu 3889 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’ai vingt-quatre ans. Je m’appelle Guillaume. On me dit un bon coup. Mes conquêtes féminines en redemandent. Quand j’ai joui, je ne sors pas de suite de la chatte de mes partenaires. Je remets ça aussi sec. Enfin “aussi sec”, si je puis dire, car je noie le fourreau, ayant une décharge abondante. Je croyais cette particularité commune à tout le monde, tirer à répétition. Il m’a fallu avoir dix-neuf ans pour comprendre que la plupart des types calent après avoir craché une fois. Moi, je reste au trou. Le temps de reprendre mon souffle quand je me suis vidé, et c’est le second tour aussitôt. Les nuits où je suis plus en forme, je fais cinq ou six fois sa fête à la gonzesse. J’ai toujours pensé que lorsqu’on a un bon biscuit (ce qui est mon cas), faut le tremper au maximum!

Tout ça pour dire que je suis une affaire. Mais jusqu’à l’an dernier, je limitais mes prestations aux filles. J'habite à la périphérie de Clermont-Ferrand, un hameau dont le nom ne vous dirait rien. Je suis stagiaire dans un club de gym où j’exercerai à plein temps l’an prochain. Le hameau que j’habite est un peu tristounet. À quinze kilomètres de Clermont-Ferrand, il a pour avantage de me couper du milieu professionnel quand la journée est finie. Là-bas, je suis anonyme. Il n’y a que deux maisons à l’extrémité du bourg, dont la mienne.

J’ai vu d’un bon œil partir les anciens voisins. Ils étaient jeunes mais chiants, avec trois gosses en bas âge. J’ai toujours pensé qu’elle, j’aurais pu me la faire. Elle me coulait des regards qui, une fois sur deux, tombaient au niveau de ma braguette. Elle était mettable, mais il y avait ses moutards, son mari. J’ai fait semblant de ne pas comprendre ce qui lui chatouillait la chatte, quand elle m’appelait pour un oui pour un non au-dessus de la haie, et en l’absence de son jules.

Ils sont partis et la maison est restée libre quelques six mois. Puis est arrivé un jeune type qui a loué. Il venait d’être embauché comme serveur dans le seul restau du village, à l’autre bout. Il était de la jaquette, c’était net. D’ailleurs il ne s’en cachait pas. À vingt-trois ans, il avait une voix très efféminée et des ondulations du bassin éloquentes. Il m’a fait comprendre tout de suite que j’étais son genre. Jusqu’à lui, je n’avais eu d’autres rapports homo que ceux qu’on a à douze ou treize ans, quand on se touche la bistouquette avec les copains de collège. La première nana que j’ai tirée m’a permis de bien situer les choses, et depuis je n’avais pas franchi la ligne de démarcation.

Mais Claude m’a eu... Claude est bien sûr le prénom de mon voisin-serveur. Comme j’allais dîner le soir quelquefois à “La Bonne Table” (ce n’est pas exactement le nom du restau, vous comprenez que je le transforme un peu) on avait double motif de se connaître, lui et moi. Claude ne me plaisait pas du tout physiquement; et je vais vous faire une confidence qui va vous estomaquer: c’est justement ça qui m’a branché. Il n’avait d’ailleurs pas à me plaire car les mecs ne m’excitent pas. Mais en plus, ses manières, ses gestes et ses mimiques m’irritaient. Et puis il est bien enveloppé. Et quand je vois les jeunes mecs fermes que j’entraîne au club, ça fait une différence! Bref, s’il ne m’inspirait pas vraiment du dégoût, il n’excitait qu’une curiosité négative en moi. Quand il s’est mis à me draguer ouvertement, je lui ai fait en riant:

— Arrête, t’es un tas! Si encore t’avais trois kilos de moins!

Car j’oublie de vous dire qu’il était sympa, aimait la blague, et que nos rapports ont tout de suite été sur le rapport de la dérision et de la moquerie réciproque. Il avait un humour décapant, beaucoup d’intelligence et pas mal de finesse en dépit de son côté "Boule de suif". Quand je lui ai dit: "Perds trois kilos et on étudiera la question", il m'a répondu: "Je ne mettrai qu’une jambe dans le lit, ça fera trois kilos en moins."

Avec ça, Claude était hyper-gentil. Quand ma bagnole a été en panne, il m’a amené au boulot trois ou quatre fois, lui ne travaillant pas le matin. Cette même semaine, il revenait me chercher le soir. Les collègues n’étaient pas toujours disposés, et je n'aime pas le car. Et lui s’est proposé de venir me récupérer au boulot en fin de journée.

C’est d’ailleurs dans sa voiture que tout ça a débuté, un soir où on revenait. Il pleuvait. Un formidable orage de juin qui nous a obligés à nous arrêter sur la route un moment. Les rideaux de flotte empêchaient la visibilité. Je ne sais pas à quoi je pensais une fois garés. Il faisait un peu sombre et tout était désert. On était arrêté sous les arbres en bordure de route... En fait j’avais envie de baiser ces jours-là, car je n'avais pas tiré ma crampe depuis trois bonnes semaines. On aurait dit que ce cochon de Claude le comprenait. Pendant qu'on était à attendre un répit, il a encore remis ça sur le tapis: le coin paumé où on habite, l'impossibilité de trouver des partenaires, “quels qu’ils soient”, la solitude, le besoin. Je l’écoutais et ne répondais pas. La violence de la pluie créait un climat spécial. Je me souviens qu’il a ajouté:

— Ah, au fait, j’ai perdu trois kilos récemment.

Comme je ne disais toujours rien, il s’est mis à effleurer le haut de ma cuisse de la pointe des doigts. Je l’ai laissé agir... Si ça pouvait lui faire plaisir! Je savais qu’il allait me toucher la braguette et me caresser la queue. C’est venu encore plus vite que prévu. “Voyons comment il s’y prend...’’ me suis-je dit, lassé par toutes les entreprises insistantes qui avaient précédé. Ce qui m’a le plus étonné c’est l’émotion qui, à partir de là s’est emparée de lui alors qu’il me frottait la bite et la pressait à travers le jean. Moi aussi je me surprenais: j’avais cru son contact dégoûtant, et voilà que j'écartais les jambes pour aider sa main à gagner mes couilles. Je bandais graduellement. Lui commençait à être tout chamboulé. Il m’a caressé la carotte à travers l'étoffe en pinçant les doigts autour du bambou, et en étudiant attentivement mon érection. D'une voix un peu rauque, il a fait:

— Tu sais que je pourrais te sucer ici, beau gosse!

— Je ne te crois pas! ai-je répondu. T’en es pas capable!

II a rien dit et a continué à me palucher et à me faire durcir. Il ne respirait qu’avec la bouche. Il avait déjà ouvert un des boutons du jean. Le second a suivi. Avant qu’on ait réalisé tous les deux, il m’a baissé le slip et a dégagé mon manche jusqu’aux poils pubiens. Appuyé contre le tableau de bord, il m’a sucé. Sa bouche molle et tiède descendait avec convoitise, avalant tout le morceau. Sa langue se tordait avec lenteur contre mon membre. Il ne s’est interrompu que pour murmurer:

— Je te jure que j’ai jamais vu une si belle queue! Je l’aime à la folie!

Il est revenu aussitôt à la manoeuvre, m’engloutissant avec appétit. Il avait un art consommé pour sucer les bites et palper doucement les couilles en même temps. Je souhaite à tous vos lecteurs de trouver un pareil maître en pipes! Il m'a tellement chauffé le noeud avec sa bouche onctueuse, descendant jusqu’au bout, que je lui ai dit:

— Attends, c’est trop dangereux ici. On va chez toi. Puisque t'aime sucer, je t'en mettrai plein la bouche!

Je n’ai pas débandé de tout le trajet ensuite jusqu’à chez lui. Arrivés à la maison, aussitôt la porte verrouillée, il m’a baissé jean et calbard et s’est remis à me pomper avec avidité. On était tous les deux comme deux ados qui n’y ont jamais goûté. J’avais les couilles pleines. Pendant qu’il m’avalait le sexe et le travaillait, je me suis dégagé de mes vêtements pour apparaître nu. Il ne s’est arrêté que juste le temps de me laisser passer les pieds du pantalon. Il a sifflé d’admiration. D’un ton chaud, il a murmuré:

— T’es encore mieux foutu que je ne croyais. Ce corps, putain, cette bite!

Il l’a reprise aussitôt dans la bouche, en la calant avec ses doigts à la pointe et en gémissant de bonheur. J’étais à poil devant lui, fier de ma plastique impec. Toujours à genoux, il m’a léché les burnes en râlant et en me caressant partout. Il m’a sucé le cul en écartant les fesses. II délirait en m’aspirant le trou du cul.

— J’aime ton cul! J'aime ton cul! C’est bon...

Recommençant à me sucer la queue, il s’est retrouvé allongé sur le dos. Je me suis agenouillé au-dessus de sa tête. Il m’a léché le cul et m’a aspiré les roustons, comme s’il voulait les avaler. Il cherchait à immiscer un doigt dans mon anus, et me branlait tout en tenant la queue à la base. Il me branlait autant avec la main qu’avec sa bouche qui allait de plus en plus vite. Enfiévré, j’écartais les cuisses pour lui offrir à fond ma bite raide. Mais c’est tranquillement que je me suis entendu lui dire:

— Si tu accélères encore, je vais pas tarder à t’enspermer la gueule!

— Oui, a-t-il fait, crache! Crache-moi dans la gueule!

— N’aie pas peur, l’ai-je prévenu, je remets ça aussi sec après.

Il a baissé les cils pour me dire qu’il n’attendait que ça. En maintenant son visage au sol et en donnant des coups de queue de plus en plus rapides, j’ai provoqué la montée de l’orgasme et je lui ai lâché quatre ou cinq jets de foutre qu’il a avalés en geignant de satisfaction.

C’est seulement à ce moment-là que je l’ai remarqué: il se branlait aussi. Avant qu’il ne fuse, j’ai recommencé à aller et venir entre ses lèvres. Il me léchait le zob pour recueillir le sperme. Il n’allait pas être déçu du voyage, car je me sentais prêt à m’éclater à nouveau. J’ai sorti ma queue de sa bouche pour la branler avec orgueil au-dessus de son visage. Avec incohérence, il répétait:

— Je veux que tu me baises. Baise-moi! Baise-moi!

— Je te baiserai autant de fois que tu veux si avant tu me suces chaque fois aussi bien...

Et pour le faire délirer un peu, car il ouvrait la bouche en attente de mon braquemard, je me suis sadiquement frotté au-dessus de lui mon manche qui avait repris ses vingt centimètres.

— Baise-moi! répétait-il. Baise-moi!

— Je te baiserai cette nuit. Je reviendrai chez toi te baiser. Mais avant, suce!

Il ne demandait que ça. Je lui ai enfourné mon gland et il a réintroduit mon membre jusqu’à mi-course pour le sentir en lui, pendant qu’il se masturbait.

Je le voyais se secouer et ça m’excitait. J’ai pistonné entre ses maxillaires comme dans un vagin et j’ai fait monter la sève une seconde fois, pendant que lui aussi s’explosait – ayant contrôlé sa masturbation jusque-là. On s’est retrouvés heureux et soulagés pour un petit moment.

Après, la chaleur est un peu retombée.

— N’oublie pas: cette nuit! m’a-t-il fait avec un clin d’oeil alors que je passait le seuil.

— Laisse toujours ta porte ouverte! ai-je dit, tu verras bien si je viens.

Je ne pensais pas alors le rejoindre, mais après avoir longuement regardé la télé ce même soir, je me suis mis à repenser à la séance, avec de bonnes vibrations dans les couilles. Le hasard a voulu qu’il rentre du boulot sensiblement à ce moment, vers les une heure du matin. J’ai entendu sa voiture, puis il y a eu un jeu de lumières dans la maison d’à côté. J’ai attendu que tout s’éteigne. J’hésitais. En même temps je me caressais le sexe, tendu et fourmillant d’envies. La situation m’excitait ainsi que notre proximité. Ça alimentait mes fantasmes. "On verra bien", me suis-je dit.

D’un coup, je suis allé chez lui et je suis rentré dans la maison obscure. Il était à poil sur le lit car il faisait chaud encore à l’intérieur, en dépit de l'orage dehors. Dans la semi-obscurité, j’ai vu les globes de ses fesses un peu trop charnues, appétissantes quand même. J’ai ouvert ma braguette et j’ai dégagé ma trique. Il était allongé sur le ventre. Je me suis avancé vers le lit, le zob à l’air, les couilles à l’air. On savait tous les deux que les préliminaires de la fin d’après-midi (la “mise en bouche” disait Claude) allaient nous contraindre à passer au stade supérieur. Il s’est retourné sur le dos en me souriant. Provocateur, il a plié ses jambes sur son ventre pour que je le nique et le bourre aussi sec. Compte tenu de ce qui avait eu lieu quelques heures auparavant, je l’ai enculé aussitôt. Le salaud! Il s'était lubrifié le rectum avec de la vaseline, pensant bien que je viendrais. Les deux éjacs de l’après-midi auraient calmé n’importe qui, mais il y avait quand même que ce rapport par le cul était neuf pour moi. Aussi je lui ai mis ses deux doses comme à mes meilleurs moments. Il avait un cul si profond et si large que c’était bon comme dans un vagin! Et dans l’obscurité, en plus! Cette révélation, quoique épisodique ensuite, s'est répétée une dizaine de fois avant le départ de Claude, récemment.

Quand j’y pense, je n’en ai pas honte. Ça s’est fait comme ça. L’expérience m’a appris qu’on était tous un peu pédés sur les bords. Ce qui me fait sourire, c’est d’imaginer les réactions de la voisine d’avant Claude, si elle avait su que j’étais entré chez elle pour baiser... et pour baiser un homme, de surcroît! Il faut croire que cette maison m’attendait. C’est pas de ma faute à moi si les hasards de la vie ont voulu que j’y jouisse d’un occupant plutôt que d’une occupante!

Guillaume, 24 ans