Transparences impudiques

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Numéro 18

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 18
Date de parution originale: Décembre 1987

Date de publication/archivage: 2014-08-31

Auteur: Jean-Claude
Titre: Transparences impudiques
Rubrique: Voir et être vu

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Ce texte a été lu 4401 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’ai dix-huit ans, et je suis pas mal foutu, dit-on. Il est vrai que, sans faire spécialement de sport, j’ai un corps bien roulé. Je ne suis pas franchement baraqué, mais j’ai tout ce qu’il faut, là où il le faut. En plus, je suis rentré de vacances superbronzé, ce qui fait craquer davantage les garçons. J’aime bien mon corps et j’aime qu’on l’aime. Je n’hésite pas à me mettre nu dès la moindre occasion.

L’hiver, c’est plus difficile, alors je vais un maximum à la piscine ou au sauna. Pour la piscine, j’ai un slip de bain hyper-sexy ; il est très court évidemment, et en plus, il est transparent ! Il ne cache plus rien de mes parties intimes à ceux qui me regardent de très près lorsqu’il est mouillé. Quand on me fait une remarque, je fais l’innocent naïf, mais à l’intérieur de moi-même, je prends un plaisir immense à savoir qu’un homme a vu ou est intéressé par mes attributs à peine dévoilés. Dans ce cas, il m’est impossible de ne pas bander. Mon sexe en érection se voit comme le nez au milieu de la figure, il tend la matière synthétiquement magique du slip blanc, et lui donne encore plus de transparence. Le plaisir de m’exhiber ainsi est fantastique. Toutefois, j’agis avec prudence pour ne pas me faire repérer par ceux qui pourraient ne pas apprécier mon comportement. Heureusement, j’ai un don pour les reconnaître et les éviter.

Je vais de préférence à la piscine le mercredi après-midi, c’est le jour où les instituteurs viennent se relaxer au beau milieu de la semaine dans l’espoir, pour certains, de tomber sur un élève de leur classe pour qui ils ont une tendresse particulière ou de particulières intentions... Dès les premiers mercredis de la rentrée, il n’est pas difficile de discerner les profs des étudiants qui peuplent la piscine. Ce mélange de corps imberbes et fin des ados, avec ceux plus robustes et plus mâles des profs, m’excite. Ça m’excite parce que je me sens envié par les deux catégories. Je suis assez mûr pour attirer les jeunes et assez jeune pour attirer les hommes qui préfèrent le style petit garçon.

Quand je commence mes exhibitions, je découvre vite ceux qui m’ont repéré. Qu’il s’agisse d'un ado ou d’un adulte, le comportement est le même. Ils devinent que ce sont leurs regards qui me mettent en état d’érection. D’abord ils en sont troublés, et ensuite, ils semblent inquiets par leurs propres réactions. Quand ça se passe sur le rebord, il s’empressent vite de se mettre à l’eau pour cacher leur membre qui s’enfle ou pour tenter de couper leur excitation par un bon coup d’eau glacée. Presqu’à chaque fois, il ne perdent rien de leur ardeur. Dans ce cas, je ne les quitte pas des yeux et on commence notre petit jeu. J’aime plonger dans l’eau et leur tourner autour, exactement comme un poisson qui fraye. Je les frôle pour sentir leur sexe contre une jambe ou un bras.

J’ai commencé carrément à me branler, mes mouvements de main faisaient des remous significatifs. Mon complice a plongé pour mieux m’observer sous l’eau.

Dernièrement, c’est avec un homme mûr que j’ai frétillé. Il était un peu mon opposé : assez grand, une peau laiteuse, des poils longs et noirs sur les jambes et une touffe du même genre entre les seins. Sa minceur lui donnait l’air d’une anguille. Une belle anguille semblait s’activer dans son slip également. Je n’ai pu que l’apercevoir car il s’est rapidement jeté à l’eau. Il avait pied, l’eau lui arrivait jusqu’aux tétons. Il était mignon et me faisait de grands sourires. J’étais en demi-érection, ma queue prenait alors des proportions qui pouvaient encore passer pour un état normal ; j’en ai donc profité pour rester sur le rebord. Je prenais un malin plaisir à marcher sous les regards admiratifs de certains. Arrivés près de mon compagnon de jeu, je me suis assis, les pieds dans l’eau. J’étais si près que j’ai touché sans le vouloir son sexe toujours dressé. Il m’a regardé en rougissant, puis il s’est agrippé et s’est propulsé au milieu du bassin en faisant la planche.

Une chose géniale m’a fait sourire ; en effet, la bosse énorme que faisait sa verge, dépassait de la surface de l’eau comme le périscope d’un sous-marin. Il s’en est aperçu et s’est vite remis sur pieds. À mon tour, j’ai plongé car l’excitation se laissait trop voir. J’ai nagé de manière nonchalante en restant autour de lui. II était contre le bassin, les mains sous l’eau ; j’ai pensé qu’il devait se toucher. Pour m’en assurer, j’ai effectué un peu de plongée sous-marine. De fait, il se tripotait en me regardant. Quand j’ai vu ça, j’ai eu envie de le faire à sa place, mais c’était trop risqué. Je me suis contenté de me propulser doucement droit devant moi afin d’aller me buter la tête sur sa bite d’amarrage. J’ai dû l’étonner, car il m’a saisi la tête hors de l’eau en ayant l’air vraiment surpris. Moi aussi bien évidemment, j’ai joué à celui qui ne s’attendait pas à ça, et je me suis rattrapé à son sexe en singeant celui qui coule. Je me suis excusé et me suis un peu éloigné.

La piscine se vidait de ses nageurs, ce qui m’a permis de m’asseoir sur les marches qui permettaient d'entrer et de sortir du petit bain. J’ai commencé à me caresser sous l’œil attentif de l’homme grand et mince que j’excitais. Dès cet instant, ses mains ne sont plus sorties de l’eau ; je les imaginais en train d’empoigner fermement cette barre dure et chaude. Je pensais qu’avec un peu de chance, le maître-nageur avait dû se rendre compte de notre manège et qu’il y participait par la pensée. Tout cela me rendait fou d’excitation. J’ai défait le nœud de la corde qui retenait mon slip pour glisser ma main dedans. J’ai commencé carrément à me branler, mes mouvements de main faisaient des remous significatifs. Mon complice a plongé pour mieux m’observer sous l’eau. J’ai baissé mon maillot et ai bien écarté les jambes pour qu’il en profite au maximum. Quand il a refait surface, il a fait la planche, en sachant cette fois que c’était un bon moyen pour me montrer sa queue.

L’envie de la saisir et le la sucer m’a fait jouir dans la flotte. Je me suis mis debout pour me rhabiller, l’eau m’arrivait juste au pubis. J’ai fait en sorte que le voyeur puisse voir un peu mon sexe, puis je me suis élancé pour disparaître dans les profondeurs et ne refaire surface qu’au grand fond. J’ai eu peur qu’il ne me suive, car je n’en voulais pas plus avec lui. Je me suis vite éclipsé dans ma cabine en pensant le retrouver un jour prochain.

Jean-Claude, 18 ans