Tu la sens, ma grosse pine?

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Numéro 75

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 75
Date de parution originale: Mars 1996

Date de publication/archivage: 2013-06-21

Auteur: Erik
Titre: Tu la sens, ma grosse pine?
Rubrique: Pédés oui! Mauviettes non!

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Ce texte a été lu 4053 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Il me pousse dans la chambre. La porte refermée, il tourne la clef dans la serrure. «Je ne m’échapperai pas, je suis pris...»

Adossé à la porte, les bras croisés, un sourire amusé sous une épaisse moustache brune, il me regarde et dit: «Tu te déshabilles!» Il commence à dénouer sa cravate; tremblant, je reste immobile pendant qu’il enlève sa veste. Sa chemise, aux manches retroussées, laisse voir des avant-bras musclés couverts de poils noirs qui descendent jusque sur les mains. Maintenant, il est nu jusqu’à la taille: des épaules rondes, couvertes d’un duvet noir, la poitrine massive, bombée, ces poils bouclés encore sur les pectoraux, le ventre, poilu aussi, avec une ligne épaisse de fourrure qui disparaît sous la ceinture, qu’il déboucle. Il se baisse, soulève une jambe, puis l’autre, et il est devant moi – qui n’ai toujours pas bougé –, les cuisses fortes, velues, serrées dans un slip blanc, gonflé, et dont je ne peux détacher mon regard. Il s’approche, la voix plus grave: «Déshabille-toi», insiste-t-il. Je m’exécute et lorsque j’ai terminé, il est nu aussi, le sexe droit qu’il emprisonne dans ses doigts. «Il te veut» dit-il d’un voix sourde, presque éraillée.

Il m’entraîne vers le lit où nous nous allongeons. Tout de suite, sa bouche s’écrase sur la mienne, une langue douce caresse mes lèvres, se fait plus dure pour les écarter, puis s’enfonce dans ma bouche, joue avec ma langue. Alors j’empoigne ses épaules velues et je me serre contre son corps, contre cette toison si chaude, si douce... Brusquement il me retourne. Deux mains dures m’écartent les fesses, une bouche au souffle chaud et court s’applique sur ma raie poilue. La moustache drue me pique cependant que la langue titille mon petit trou; je commence à me détendre. Alors, un doigt bien gras – le tube sur la table de nuit, c’était pour ça – va et vient dans ma raie, s’attarde sur mon trou, s’enfonce un peu, ressort, s’enfonce jusqu’à mon anneau. Ça y est, il est passé, bientôt suivi par un deuxième doigt. Va-et-vient, mouvements de rotation, puis les deux doigts s’écartent, distendant progressivement mon anneau. «Tu aimes, hein?» dit-il, la voix rauque. Il s’allonge alors sur moi. À nouveau, j’ai peur et me crispe: une bite, c’est bien plus gros que deux doigts!

Il pèse de tout son poids; le gland bien graissé, appliqué contre mon trou déjà élargi, s’enfonce lentement. D’un coup sec, il a forcé le passage, il est en moi. Une douleur, courte et vive, une chaleur qui irradie dans mon corps et qui remonte le long du dos jusqu’à la nuque, m’oblige à me cambrer, à me raidir. Puis la douleur-chaleur se dissipe, et commence alors un lent va-et-vient. Je tends les mains en avant pour empoigner deux fesses musclées, velues, et chaque fois qu’il s’enfonce, je tire vers moi pour qu’il aille encore plus profond.

— Petite salope, petite pute, tu ne dis rien! Tu ne veux pas gueuler, dis que tu jouis, ma petite femelle! Tu la sens, ma grosse pine dans ton petit cul?

Oui, je jouis et je jouis encore plus quand il m’empoigne la queue et me masse les couilles. Le rythme s’accélère, le souffle aussi sur ma nuque. Il rentre, il sort complètement avant de rentrer à nouveau, et je tends mon cul vers lui chaque fois qu’il s’enfonce en moi. Je sens alors ses énormes couilles battre contre les miennes. Il s’écroule enfin sur moi dans un grand cri, son corps vibrant au rythme des giclées, et je jouis aussi, chaleur rayonnant jusqu’à emplir ma gorge d’un cri que je ne peux étouffer. Nous nous retrouvons en sueur, haletants, avec des cercles dorés tournant dans les pupilles, la soif qui emplit la bouche, douce lassitude.

Maintenant, nous ne bougeons plus; il est toujours en moi. J’ai saisi un de ses avant-bras, et les lèvres posées sur son poignet, je caresse doucement ses poils. Je suis bien, si bien...


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