Un été dans les gorges


Un été dans les gorges
Texte paru le 2021-02-08 par Eric30   
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Dès le début de la matinée, j’avais senti qu’il ferait chaud ce jour-là. J’étais parti tôt, avec l’idée de passer toute la journée au bord de la rivière, après les gorges. Je savais qu’une fois passée cette série de rochers on tombait sur une section beaucoup plus sauvage, en amont, qu’il y avait beaucoup moins de monde, et que ceux qui voulaient faire du naturisme en profitaient. J’avais pris tout ce qu’il fallait : grande serviette, bouteille d’eau, crème, un petit pique-nique léger, et je courais presque sur le chemin. Il me semblait qu’une fois que j’aurais passé les rochers, j’entrerais dans un autre monde, un monde de liberté, loin de tout, un monde sauvage, où on redeviendrait proche de la nature, entouré seulement d’eau, d’arbres, de ciel, entièrement dans les sensations.

Du sommet des rochers je vis la série de méandres qui constituait ce petit paradis. Il y avait presque plus de cailloux que d’eau, en cette saison, mais tout de même de belles vasques, et un assez fort courant. De loin je voyais quelques silhouettes, rares, espacées. Un petit coin de paradis. Je descendis vivement, le cœur presque battant. En arrivant sur le plat, je m’efforçai d’adopter une démarche plus lente, plus raisonnable. D’instinct, je me mis à chercher la place la plus propice, un peu à l’écart (et à l’ombre) et en même temps pas trop visible quand même.

Je trouvais une petite plage de sable où il y avait déjà quelqu’un, à la lisière des arbres, assis sur une serviette. Je m’installai à une distance moyenne de lui, pas trop près, mais pas trop loin non plus, cinq-six mètres, disons. Vêtu d’un short rouge, il était assis et semblait contempler la rivière avec application. De mon côté, j’étalai ma serviette, disposai toutes mes petites affaires autour et commençai à me déshabiller. J’hésitai une petite minute, puis me dis que, oh allez, je me mets complètement nu. Après tout, c’est la zone naturiste, et il me semble que j’en ai déjà vu de loin qui étaient nus. Je m’allonge donc nu, le cœur un peu battant, sur le ventre, et je mets tout de suite le visage dans mes bras, histoire de remettre un peu mes émotions d’aplomb. Un moment de vide, ensuite, étonnant, silencieux et comme bourdonnant.

Ça y est, je suis installé, je suis posé, je n’ai plus rien à faire qu’à me soumettre à la nature, aux sensations. J’ouvre un peu les yeux et remets rapidement mon visage dans mes bras. J’ai eu le temps de voir que l’homme me regardait. Il a peut-être 30-40 ans. De voir un jeune gars de 22 ans qui s’allonge nu comme ça à deux pas de lui, ça doit lui faire un drôle d’effet. Je rouvre les yeux et vois qu’en fait il est en train de déplacer sa serviette. Est-ce que je le gênerais ? Non, puisqu’en fait il vient plus près, dans mon axe, devant moi. Peut-être qu’il peut prétexter que le soleil est devenu trop fort là où il était ? Après tout, il n’a pas à se justifier ! En tout cas, il a mis sa serviette incontestablement plus près : à disons, deux-trois mètres de moi, un peu plus haut, en face, vers les arbres. Il s’est rassis dans la même position, exactement, c’est-à-dire assis les genoux relevés, et les coudes appuyés sur les genoux. Il a toujours l’air sérieux, les sourcils presque froncés sous sa casquette, absorbé semble-t-il dans le spectacle de la rivière.

De mon côté je ne bouge pas, la tête toujours dans mes bras. Je la relève un peu et j’ouvre les yeux. Je le vois qui me regarde, sérieusement. Et il écarte un peu les jambes. Son short est vraiment court, ou alors il remonte le long des cuisses. Et il me semble que je devine son sexe qui apparaît, dans l’entrebâillement. Cette fois-ci, je ne referme pas les yeux. Je regarde, je n’arrive pas à détourner le regard. Les jambes s’écartent encore un peu plus. J’entrevois les couilles, de chaque côté. Et il me semble même qu’il s’est arrangé pour qu’un bout de sa queue émerge, discrètement, dans l’entrebâillement. Je lève la tête et saisis son regard, brièvement. Puis je soupire bruyamment et remets la tête dans mes bras. Mon cœur bat, je ne peux pas m’en empêcher. Un petit moment passe, pendant lequel j’entends un peu de bruit. Est-ce qu’il se serait levé ? Je ne lève pas la tête.

Quand je le fais, il est encore plus près de moi. Il a encore bougé sa serviette, et maintenant il n’est plus qu’à un mètre de moi, dans l’axe. Je relève la tête imperceptiblement, comme si je ne pouvais pas la relever davantage, comme si j’étais cloué au sol. Il a repris la même position, exactement, assis les genoux relevés. Mais ses jambes sont encore plus écartées, et là, sa queue est presque entièrement sortie par un côté. C’est comme si son short avait glissé tout d’un côté et s’était déporté. Il ne fait absolument pas mine de s’en apercevoir. Même, je dirais qu’il accentue encore le mouvement. En se soulevant légèrement et en retombant sur place, il a réussi à faire sortir tout son sexe à l’extérieur du short, en pleine liberté.

Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir grand les yeux et de regarder. Ce sexe est magnifique : une queue large, et qui se déploie librement maintenant qu’elle n’est plus enfermée, et deux belles couilles régulières, sans poils. Je lève les yeux vers lui et rencontre son regard. Il est dur et sans concession. Je le soutiens un petit moment, tandis que mon cœur bat plus fort, et que je suis obligé d’ouvrir un peu la bouche pour reprendre ma respiration. Cela ne me gêne pas, d’avoir ce spectacle devant les yeux, je le lui montre et il le comprend. D’ailleurs, il en semble fier, de ce spectacle : il écarte complètement les jambes et me montre sans honte la beauté de son sexe en train de gonfler. Il me semble que j’en sens l’odeur, d’ailleurs, tout d’un coup. Je me surprends à humer l’air. Zut, trop tard, je l’ai fait sans m’en rendre compte. Je ne remets plus la tête dans les bras, à présent : je regarde et regarde et regarde. C’est un spectacle fascinant. Sa queue se déploie lentement, comme si elle prenait sa véritable forme, la forme pour laquelle elle était faite. Elle a déjà doublé de volume et continue de grossir.

Alors, il fait un geste brusque. D’un coup sec il tire sa serviette sous lui et l’amène encore plus devant lui. Avec ses pieds, il s’est rapproché de 50 centimètres. Il est vraiment tout près de moi, maintenant, juste devant moi, les jambes toujours aussi impudiquement écartées, les bras toujours sur les genoux. Je peux voir tous les détails de sa queue et de ses couilles, à présent. Le gland est complètement sorti, je le vois qui bave et qui mouille d’une goutte transparente. Les couilles bougent légèrement, se rétractent. Mes yeux sont comme aimantés par ce qu’ils voient.

Alors, subitement, je replaque mon visage dans mes bras, comme si je ne voulais pas voir. Mais c’est peine perdue. Bientôt, je l’ai à nouveau relevé, et là je vois qu’il en a encore profité pour s’avancer. Son sexe n’est plus qu’à trente centimètre de mon visage, à présent. Il le sait, bien sûr. On est au-delà des convenances, on a franchi les limites. Il ne le touche pas, il le laisse vivre, ainsi devant moi. Et ce qu’il peut vivre ! Il se balance, presque dressé, parfois s’abaissant légèrement, parfois se relevant et révélant les couilles dessous, comme un animal indompté.

Son parfum me pénètre, maintenant, m’envoute. Je ne peux pas m’empêcher de respirer fortement. Même, j’ouvre la bouche et laisse échapper un soupir. Un soupir fort, haletant. Ma gorge se sèche. Je suis obligé de me passer rapidement la langue sur les lèvres, de déglutir. Je ferme les yeux. Alors, il avance de façon décisive. Et tout à coup, je sens la pointe du gland contre mes lèvres. Je ferme les yeux, mais je ne recule pas. Veut-il entrer ? J’ouvre légèrement les lèvres. Il en profite, appuie. « Oui ». C’est ce que tout mon être semble dire intérieurement. Oui, appuie, oui, je te laisserai entrer. Mes lèvres s’ouvrent, et toute sa queue entre progressivement. Il pousse lentement avec son bassin. Ses couilles touchent mes mains, et mes doigts, légèrement, ne peuvent pas s’empêcher de les caresser. Il avance et recule doucement. Je sens ma bouche qui salive et se remplit de liquide comme pour l’accueillir. De tous mes doigts, je caresse doucement ses couilles. Et j’avance encore les lèvres pour prendre toute sa queue. Je referme les parois intérieures de ma bouche autour de cette colonne de chair, que je sens chaude et vibrante. Il est assis, les jambes largement écartées, les mains posées derrière lui, vivant de son bassin seulement qui bouge. Ma bouche déborde de salive. Elle coule en longs filets de chaque côté de mes lèvres. Mes doigts aussi sentent un amour débordant pour ces couilles qu’ils caressent, tandis que ma bouche accompagne ce lent va-et-vient qui s’accélère.

Au-dessus de moi, j’entends un souffle rauque. L’univers a disparu, la rivière, les arbres. Je suis dans une mer obscure de sensations auxquelles un rythme est donné. Mes lèvres s’allongent, se recourbent, veulent en prendre le plus possible. Pendant ce temps, le rythme s’accélère. Les poussées dans ma gorge deviennent plus profondes. Et soudain j’entends un râle. Je n’ai pas le temps de réaliser que déjà un jus chaud m’inonde, par saccades. Je le bois, sans réfléchir. Il en vient encore. Il y en a tellement qu’il déborde un peu de ma bouche, de part et d’autre de sa queue. Il pousse un long soupir, bien enfoncé en moi. Et moi, les yeux fermés, je ne bouge pas. Je sens tout ce jus chaud qui baigne ma bouche. Je déglutis et en avale une partie tandis qu’il retire lentement sa queue. Ma bouche ouverte en laisse échapper une partie. Je reste ainsi immobile, perdu, comblé.

D’une main il me donne une petite tape gentille sur la tête et puis se lève.