Un Nord-Africain bien monté

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1985

Date de publication/archivage: 2014-05-24

Auteur: Bernard
Titre: Un Nord-Africain bien monté
Rubrique: Souvenirs

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Ce texte a été lu 9318 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’avais dix-huit ans et j’avais connu, avec des copains, quelques aventures homos, style attouchements, fellations... Je rêvais de connaître un homme plus viril qui me ferait découvrir autre chose. Le destin répondit à mon appel un samedi soir d’août, dans une avenue calme, où je me promenais tranquillement, le long de la voie ferrée. Au bout d’un moment, je m’aperçus que j’étais suivi. Pour en avoir le cœur net, je me suis arrêté en m’accoudant au mur surplombant la voie ferrée. Je vis venir un Nord-Africain jeune, grand, qui marchait doucement, passant derrière moi. Je sentis sa main sur mes fesses. Il continua sa route. Quelques minutes plus tard, il fit demi-tour. Il vint me rejoindre et nous engageâmes la conversation. Il me proposa de venir boire un café dans sa chambre située à quelques minutes de là. J’acceptai.

Il habitait une petite chambre mansardée dans un vieil immeuble encore potable. Il a préparé le café, est venu s’asseoir à côté de moi. Sa main s’est tout de suite égarée sur mes cuisses. Sentant mon sexe en érection, il m’a demandé de me déshabiller et de m’allonger sur le lit. Lui-même ôta son pantalon. Il avait un sexe immense, long, avec une tête énorme. Je n’en avais jamais vu des comme ça et je me mis à réaliser mon inconscience. Trop tard ! Il m'avait fait mettre sur le dos, voulant de toute évidence me prendre. J’étais complètement bloqué. Après plusieurs essais infructueux, furieux, il me demanda de le sucer. J’arrivai juste à mettre sa grosse tête dans ma bouche. N’arrivant pas à ses fins, il se leva, prit mes vêtements, fouilla les poches qui contenaient peu de choses, garda l’argent et me dit de m’habiller et de partir. Devant mon air contrit, il se radoucit et me donna un petit baiser. Il me permit de revenir le samedi suivant. La semaine fut longue : j’avais toujours devant les yeux ce sexe énorme.

Arriva le samedi suivant. Il n’était pas seul, deux autres Nord-Africains étaient là, visiblement on m’attendait : ma tasse était mise. J’étais inquiet, qu’allait-il m’arriver ? Au bout d’un moment, buvant son café, mon voisin me caressa le cou, ce qui fit rire les deux autres. Puis, ne trouvant de ma part aucune résistance, il s’enhardit, frôla mon sexe à travers le tissu et prit ma main qu’il mit sur son sexe ; ce dernier était beaucoup moins proéminent que celui du maître des lieux. Il me déshabilla et me fit installer sur le lit, sous l’œil goguenard des deux autres. Je l’ai alors sucé. Il me caressait doucement les cheveux. Les choses durèrent un moment puis, brusquement, je sentis deux mains m’empoigner fermement les jambes et me retourner. Je vis le maître des lieux, sans pantalon, le sexe dressé, tenant d’une main une éponge et de l’autre une savonnette. L’Arabe me reprit le visage et m’obligea à continuer à le sucer. Je sentis l’éponge mouillée sur mes sphincters, puis le savon. La sensation était agréable. Un sexe énorme fouillait et cherchait à me pénétrer. Mon Arabe me tenait toujours la tête pour que je le suce. Je sentis rentrer la grosse tête, le savon s’avérait efficace. Brusquement, d’un mouvement violent, il s’enfonça en moi. Je ne pus m’empêcher de pousser un cri : c’était douloureux et agréable, en même temps. Mon partenaire s’aperçut que je commençais à me décontracter.

À partir de ce moment, il me défonça littéralement. J’avais mal, mais c’était bon. Je dus subir les deux autres beaucoup moins bien montés. Cela se fit sans peine. Ils nous quittèrent, me laissant seul avec ma rencontre de la semaine précédente. Il vint me rejoindre au lit et s’endormit du sommeil du juste.

Dans la nuit, n’y tenant plus, je lui ai passé la main sur le sexe. Au bout d’un moment, ce dernier a commencé à se dresser. Mon partenaire s’est éveillé. J’ai pris soin de bien mouiller sa queue et je me suis mis à quatre pattes sur le lit. Il m’a pénétré à nouveau. Je me suis donné comme un fou. Nous avons joui en même temps, lui dans moi, moi sur le lit.

Nous nous sommes revus souvent. Chaque fois il était avec deux ou trois amis. Au bout de deux ans, il m’a annoncé son retour au pays et m’a avoué que je l’avais bien aidé pour ses fins de mois. En réalité, il faisait payer ceux que je croyais être de ses amis, pour passer un moment avec moi !

Vingt ans plus tard, c’est-à-dire aujourd’hui, encore et gratuitement, je soulage la communauté arabe (qui me connaît bien) de mon manque d’amour. Je n’ai jamais retrouvé un aussi gros sexe que celui de mon premier partenaire.

Bernard, 40 ans.