Un amour de cousin

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1985

Date de publication/archivage: 2014-05-19

Auteur: Bruno
Titre: Un amour de cousin
Rubrique: Souvenirs

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Ce texte a été lu 5661 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Quand j’étais petit, j’étais toujours fasciné par mon cousin Jean-Paul. Des tas de bruits couraient sur lui dans la famille. C’était vraiment le déshonneur de ses parents. Le mystère qui entourait ce garçon de dix-huit ans, me troublait beaucoup. Bien des années plus tard, j’ai fini par comprendre ce qu’on lui reprochait. Jean-Paul était homosexuel. «Une sale tantouze» disait mon père avec répulsion. Moi, au contraire, j’étais très intéressé par les histoires que je pouvais glaner sur lui.

Une fois, alors que j’étais en visite chez ma tante, j’ai pu me glisser doucement dans la chambre de mon cousin. Sur le lit, j’ai découvert une pile de journaux. Rapidement, j’en ai subtilisé deux. De retour chez nous, je me suis enfermé dans ma chambre pour découvrir ce que j’avais volé. Le cœur battant, j’ai vu pour la première fois des hommes tout nus en train de faire l’amour. C’était à la fois très effrayant et terriblement excitant. J’ai senti mon sexe se dresser dans mon pantalon. Ils étaient beaux mecs, tous bien baraqués, avec de superbes moustaches. Bientôt, je n’ai plus résisté. J’ai ouvert ma braguette et j’ai commencé à me branler vigoureusement. C’était bon. Je sentais ma sève monter avec une extrême puissance. Le désir qui me faisait frémir était d’une force encore inconnue. Cela n’avait rien à voir avec les petites branlettes que je me tapais en regardant les nanas dans Playboy.

C’est ainsi que, indirectement, Jean-Paul a été à l’origine de la révélation de mon homosexualité. Mais, j’ai dû attendre jusqu’au service militaire pour pouvoir enfin concrétiser mes désirs. C’est là que, pour la première fois, j’ai pris des bites dans ma bouche et dans mon cul.

Il y a deux mois, la boucle a été bouclée. J’ai enfin pu atteindre celui qui avait été sans le savoir mon maître, Jean-Paul. Ce jour-là j’étais sorti en boîte avec des copains. Nous avons fini la soirée dans un club homo. Là, sur la piste, j’ai remarqué mon cousin. Lui aussi m’a aperçu. Intrigué de me voir en ce lieu, il est venu à moi : «Mais, qu’est-ce que tu fais ici ?», m’a t-il dit ébahi. «Comme toi, je drague,» lui ai-je répondu. Je lui ai alors raconté comment, grâce à lui, j’avais découvert mon désir pour les hommes. Jean-Paul était très excité par mon récit. Moi aussi je me sentais très troublé de pouvoir enfin parler à ce garçon qui m’avait fait fantasmer depuis toujours. D’un commun accord nous nous sommes levés et nous sommes partis.

Jean-Paul m’a amené chez lui. Déjà, tout en conduisant, il avait posé sa main sur ma cuisse. Ses doigts fiévreux étaient tremblants d’émotion. Ma queue était hyper raide. J’avais hâte d’arriver. J’avais vraiment le feu au ventre et ailleurs. «Fais-moi voir, ce que tu as,» a dit Jean-Paul impatient. J’ai ouvert ma braguette et mon braquemart a jailli. «Très joli, a sifflé mon cousin en caressant tendrement mon gland. Il semblerait que nous soyons très bien foutus dans la famille.» D’un geste, il a ouvert le devant de son pantalon. C’est vrai qu’il y avait un certain air de famille entre nos deux queues. Dès que nous avons franchi la porte de son appartement, nous nous sommes enlacés. Nos bouches goulues se sont sucées. Nos mains caressaient nos corps. Nos bas-ventres étaient soudés l’un à l’autre. Nos hampes raides se touchaient. Jean-Paul m’a pris par la main et m’a entraîné vers sa chambre. «Viens, viens, viens que je te baise, mon petit cousin chéri,» a t-il rugi. Tête-bêche, l’un sur l’autre nous nous sommes emparés mutuellement de nos sexes. J’ai englouti la belle queue de Jean-Paul jusqu’au fond de ma bouche. Lui me suçait avec un savoir-faire de maître. Ses lèvres se contractaient à l’extrême autour de mon gland. Je me retenais pour ne pas l’innonder trop vite. Je voulais que ça dure longtemps.

Sa langue allait se glisser entre mes fesses. Avec volupté il m’a léché l’anus. Ses doigts pleins d’assurance me massaient, s’insinuaient en moi, m’ouvraient pour le plaisir. Lorsque mes sphincters se sont fait dociles, je me suis placé à quatre pattes devant lui. Son gland s’est introduit entre mes fesses. Puis, d’un coup de rein énergique, il s’est projeté au plus profond de moi. J’en avais le souffle coupé. Mon cousin était un super-baiseur. Avec puissance, il me limait à fond. Moi, la bouche grande ouverte, je criais d’une seule voix : «Ah ce que tu es bon mon cousin,» disait Jean-Paul en m’enculant. Je frémissais au son de sa voix chaude. Cela faisait des années que j’attendais cela en fait. Sa main câline s’est emparée de ma bite. D’un poignet souple il s’est mis à me branler. J’ai cru que j’allais mourir. C’était trop. Nous n’avons pas résisté longtemps à ce régime. Au bout de quelques minutes, nous avons tous les deux explosé dans un délire de cris et de râles.

Depuis cette époque, Jean-Paul et moi sommes les meilleurs amis du monde. Lui qui était mon initiateur, a continué à parfaire mon expérience. C’est avec lui que j’ai appris les joies du fist-fucking ou de la baise à plusieurs. Je suis vraiment fou de bonheur avec mon cousin, avec mon amour.

Bruno, 25 ans