Un petit vicieux

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Numéro 12

Texte d'archive:


Archivé de: Boys – Numéro 12
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2014-08-16

Auteur: inconnu
Titre: Un petit vicieux
Rubrique:

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Jean-Lou se savait beau comme un dieu. Il n'avait jamais eu aucune peine à se faire de la compagnie. Ce soir, il avait de la chance. Non seulement, il avait levé un délicieux minet, au coin de la place Rogier, mais il avait en même temps entraîné un homo de sa connaissance dont il savait la science particulièrement aiguisée de la mise en condition...

Bruno avait une quinzaine d'années. Il était bien fait, le petit, avec des hanches très étroites, le sexe joliment moulé dans son pantalon serré a la braguette. Sans les voir, on devinait parfaitement les deux mignonnes protubérances de ses testicules rondes et bien pleines. Il avait une verge effilée, placée à l'horizontale. Un régal pour les yeux, qui serait sans aucun doute un plat de choix pour le reste. Walter, avec force clins d'œil, fit comprendre à Jean-Lou que la soirée serait vraisemblablement de première qualité.

— Il est puceau? lui demanda-t-il à l'oreille.

— Comment veux-tu que je le sache! rétorqua l'autre. Quand tu ferres un poisson sous l'eau, est-ce que tu peux dire de quelle taille il est ?

Ils faillirent s'écrouler de rire. Ils étaient tous les deux dans un bel état d'excitation. Ils avaient furieusement envie de ce minet sautillant qui leur rappelait leurs plus belles prises.

— Il sait au moins où on l'emmène?

— Nature ! le rassura Jean-Lou. Je ne prends jamais un chat dans un sac !

Ils débarquèrent chez Walter. Jean-Lou ayant donné sa préférence à son appartement situé dans la banlieue dans un quartier isolé. On ne sait jamais, le minet pouvait très bien tout à coup changer d'avis, se mettre à gueuler. Il ne fallait pas risquer une descente de police dans le building qu'il habitait. Bruno avait un air angélique et lorsque Walter lui eut montré quelques gravures un peu lestes où se succédaient les scènes d’un érotisme très précis, il souffla en secouant la tête.

— J'ai déjà vu des trucs comme ça chez un copain, expliqua-t-il.

— T'as des copains homo ?

— Évidemment ! Faut pas me prendre pour un ignare.

Walter referma son album et regarda par dessous son ami Jean-Lou dont la déception était plus qu'apparente. Ce qui l'était tout autant, c'était la grosseur de la braguette du minet. Il bandait comme un âne et Walter siffla entre ses dents en se massant la bite qui lui battait dans le pantalon.

— Dis donc, petit mec, t'as pas l'air d'attendre ton tour, toi ! Regarde moi ce braquemard, un vrai phare de pleine mer! glapit-il à l'adresse de Jean-Lou qui était en train de se mettre à poil.

Bruno s'était assis au milieu du divan et avait écarté les jambes avant de les allonger devant lui. Sa braguette pointait délicieusement, mettant les deux hommes en appétit.

— J'aimerais bien voir, dit le garçon en tendant le menton vers Walter. C'est moi l'invité, c'est à vous de dire atout !

Le gaillard n’avait pas sa langue en poche. Ses yeux brillaient de plaisir et ils s’écarquillèrent au maximum lorsque les deux invertis lui apparurent dans leur plus simple mais impressionnante expresse. La bite de Jean-Lou était dressée devant lui comme un mât de cocagne. Celle de Walter était si grosse et si lourde que même en érection totale elle restait à l'horizontale.

— T'as une queue de mulet! gouailla Bruno, mais toi, Jean-Lou, t'as un ustensile vraiment beau. Quel machin, nom de nom! Donne, viens, je peux toucher ?

Contrairement à ce qu'ils projetaient, les deux organisateurs de la soirée d'ébats, se sentaient soumis à la libido de cet adolescent qui se révélait un parfait meneur de jeu. Ils en acceptèrent l’augure et s'assirent à ses côtés. Walter qui avait longuement guigné le pantalon bossu de Bruno, y posa la paume et la retira tout de suite en aspirant entre ses dents.

— De l'acier en fusion ! clama-t-il.

Jean-Lou n'y alla cependant pas par quatre chemins. Pendant que son ami entourait le garçon de ses bras entreprenants, il dégagea le vit du caleçon, l'extirpa entre ses doigts et le flatta en poussant des grognements admiratifs.

— Ça fait plaisir à voir et à sentir, un truc pareil.

Il se pencha et posa ses lèvres sur le gland recouvert de son capuchon naturel. Il le suça, grignota la fine peau et se redressa en claquant sa langue entre ses dents.

— Du gâteau! Tu as un pine du diable, mon minet. Ça doit être drôlement bon de se la fourrer dans le four.

Bruno s’était couché en arrière et se laissait tripoter par les deux hommes à la fois. L’un le masturbait déjà, essayant de le faire tressaillir, l'autre lui malaxait les testicules en les serrant dans son poing, mais l’adolescent demeurait de bois.

—- Faut quoi? glapit Walter. Tu veux qu’on se sèche à te secouer les breloques? Ou bien tu vas nous dire que t’as une prothèse?

— Je mets toujours longtemps avant de démarrer, expliqua le minet. Mais une fois que ça chauffe, je vous préviens, il faut tout de suite que je trouve mon refuge.

— Mon cul ! plaisanta Walter.

— C'est ce qu'on va voir, assura Jean-Lou en accentuant ses massages. Je ne te donne pas trois minutes avant que tu ne sautes en l'air!

Il avait le don des caresses. Le membre dans ses mains se trouvait bien. Bruno s'était tut, savourant le plaisir qui grondait dans son ventre et le faisait tressaillir. Il avait fermé les yeux et la bouche. Il se contractait. Walter qui s’était quelque peu écarté attendait l'instant de vérité. Il se léchait les lèvres, suant et soufflant, jetant les yeux à intervalles réguliers sur son complice et collaborateur, guettant en même temps la manifestation d'émoi qui ne pouvait tarder sur les traits du garçon travaillé. L'envol était proche. Bruno commençait à grogner, à s'agiter, à se trémousser. Il paraissait lutter contre les démons qui le harcelaient. Il grattait de ses doigts crochus, le velours des coussins sur lesquels il était écrasé. Jean-Lou poursuivait sa masturbation, serrant le poing, changeant de main, accélérant scs pistonnages, décalottant et recallotant le gland dilaté qui suintait et clapotait sous la peau tendue.

— Ça va venir, dit Walter en fixant la verge.

— Oui, elle branle drôlement! acquiesça Jean-Lou.

Le jeune garçon était comme inconscient. Il se préparait, secrètement, à une jouissance suprême. Il gesticulait, se soulevait, remuait furieusement son bassin, haletait en grimaçant. Subitement, sa colonne se raidit et Jean-Lou garda son poing serré à la base de la hampe. De l'extrémité bulbeuse, par la fente minuscule qui en traversait le dôme, s'élança un jet laiteux dont le contenu décrivit un arc de cercle par dessus ses genoux, avant d'aller s'étaler sur l'accoudoir du divan. Le deuxième, puis le troisième jet, moins puissants, s’étalèrent sur le poignet de Jean-Lou.

Bruno parut se dégonfler des pieds à la tête, comme une baudruche crevée, il souffla lourdement et rouvrit les yeux.

— T'as pris un joli pied, mon minet ! fit Walter en se trémoussant. Merde, quelle giclée !

Jean-Lou s'essuyait le poing en grognant.

— J'ai comme l'impression qu'on ne va pas en rester là, dit-il en se frottant les mains, puis les fesses. Avec un truc pareil, on va faire des merveilles.

Mais Walter n'entendait pas traîner. Ça lui démangeait furieusement dans le fondement et il avait envie d'un petit coup de bélier bien précis. Comme Jean-Lou lui proposait d’aller chercher des boissons à la cuisine, il attendit qu'il eut disparu derrière la porte pour attirer Bruno contre lui et, le couvrant de baisers dans le cou, sur l’épaule et sur la bouche, il lui chuchota :

— Si on se faisait des gentillesses, hein? Tu veux bien? Prenons un peu d'avance, il va revenir, si on est coincé bien proprement, faudra bien qu'il prenne son mal en patience. Ce sera toujours ça de pris pour toi et moi. Tourne-toi, montre-moi ton petit cul. J'ai envie d'aller dedans, tout de suite !

Bruno fit mine de pivoter sur lui-même. Walter le tripotait, essayant de lui introduire un doigt dans le guichet. Mais brusquement, l'adolescent bondit et, d'une pesée bien calculée, mit son partenaire sous lui. Il le retourna comme une crêpe et s'écria :

— Moi aussi, j'ai envie de faire joujou, figure-toi. C’est pas toujours les mêmes qui doivent faire le mort comme au bridge. On fait la tournante?

Jean-Lou qui revenait avec un plateau, une bouteille et des verres, s'immobilisa à quelques pas du divan, bouche-bée. Walter était figé, le bras tordu, sous l'adolescent qui venait de l'enjamber.

— Qu'est-ce que tu disais tantôt? Qu'on avait fait la bonne occase? glapit Walter. J'ai plutôt l'impression que c'est nous, les pigeons!

Bruno s'était assis sur son postérieur. Il se laissa glisser sur ses reins et, posant ses mains derrière lui, écarta les fesses de son partenaire maîtrisé. Il lui enfonça l'index dans l'orifice, lui arrachant un cri douloureux.

— Pas comme ça, gamin. Tu te les as lavées au moins. ? J’ai pas envie que tu me foutes des microbes dans le guichet. Et le sida, t'a jamais entendu parler ?

Bruno occupait une position inexpugnable. Ce n'était pas Jean-Lou qui l’en aurait expulsé car le gaillard trouvait l'épisode trop marrant pour réagir à l'avantage de son homologue.

— Débrouille-toi avec lui, annonça-t-il en déposant son plateau sur la table. Tout à l'heure, t'étais spectateur, maintenant c’est bien mon tour. Ça m'excite ce truc-là, tu peux pas savoir.

Il n'y avait rien de secret à cette révélation. Sa verge était haute et pour un rien, il aurait éjaculé.

— Ce gamin va nous ridiculiser! s’exclama Walter. Toi, poursuivit-il à l'adresse de Jean-Lou, je t'inviterai encore chez moi! Nom de Dieu, j'ai pas l'habitude qu’on m'encule!

Bruno s'était coulé tout doucement et allongé sur son dos. Incontestablement, il avait l'intention de faire joujou. Walter était dans l’incapacité de réagir puisqu'il avait le bras tordu par une clé indéblocable.

— L'est tout gros! commenta Jean-Lou en parlant du vit de l'adolescent. Un bazar pareil dans ton fourreau, ça va certainement chercher dans les trois points de suture !

À ces mots, Walter se débattit furieusement mais Bruno gagnait du terrain. Il réussit à se placer dans l’axe de l’ouverture et, avec une souplesse d’athlète rompu aux exercices les plus difficiles, il s'abattit entre les fesses au milieu desquelles pénétra sa verge roide. Walter se raidit comme une branche repliée, s’arqua en grasseillant :

— Oh non, je t’en prie, ça fait un mal de chien, ton truc!

Jean-Lou pavoisait en silence. Ce ne serait pas lui qui subirait un pareil supplice. Bruno s’enfourna profondément et s'agita dans un va-et-vient habile et efficace. Efficace pour lui car au bout d'un moment, relâchant son étreinte sur le bras de celui qu'il écrasait de tout son poids, il laissa échapper un cri rauque.

— Ça jute ! cria-t-il en se déversant.

— La prochaine fois, gronda Walter à l’oreille de son copain de virée, tu seras plus sélectif. Il nous a possédé ce minet !