Étape de randonnée


Étape de randonnée
Texte paru le 2018-06-06 par Eneryda   Drapeau-fr.svg
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Fin mai 2017, je suis installé à bord d’un TGV à destination de Lons-le-Saunier. En face de l’homme, qui à la fois, m’impressionne, m’intimide et me séduit tant. Certes, je l’idéalise, mais la beauté de son corps ne saurait en rien trahir sa maturité réelle. Nous formons un drôle de duo, côte à côte dans ce train : moi, minet embarqué dans l’aventure, un peu farouche, lui, homme serein, protecteur et initiateur.

Initiateur est le bon mot. Cet homme fut celui qui me révéla à moi-même, celui qui compta en premier comme amant véritable. Une semaine après ces débuts, nous partons tous les deux. J’étais excité comme jamais. Pendant le trajet, câlins et petites caresses s’échangent, flattent les corps. Une aura commune les réchauffe en un sentiment d’impatience et de promesse.

Nous arrivons en gare et nous rendons au point de rendez-vous de covoiturage : on nous attend pour nous conduire au lieu de départ de notre aventure à deux : un endroit au bord de la Seille. Après une demi-heure, nous y sommes. Temps magnifique, estival à souhait. À l’écart de la civilisation, nous nous mettons à l’aise en commençant par enlever le T-shirt. C’est parti pour une petite randonnée qui nous amènera au chalet où nous passerons la première nuit de notre escapade. Cette première étape n’est pas des plus épuisante, physiquement parlant. Nous atteignons ainsi le chalet assez rapidement, peu avant l’heure du diner. Juste à temps pour profiter, sur la terrasse, des dernières lueurs du jour qui déclinent à l’horizon. Le cadre est grandiose.

Après avoir mangé un repas relativement consistant, nous décidons de nous retirer dans notre chambre. Notre hôte ne cache pas son étonnement face au fait que nous, deux hommes, allons partager le même lit ; bon, tant pis : je ne me laisse pas attrister par certaines fermetures d’esprit. La chambre est dans un style à mi-chemin entre boiseries traditionnelles et mobilier contemporain. Mais surtout, elle possède une grande fenêtre donnant sur un petit cours d’eau cascadant sur un flanc de colline. Le bruit en est très agréable, transportant, dépaysant.

Lui profite déjà du lit pour y étendre son corps et se détendre après cette journée de voyage. Je le rejoins. Sensation d’enveloppement, de confort. Nous sommes tout simplement bien tous les deux. Il me propose soudain un massage, à l’huile d’amande douce. J’adore les massages : j’accepte volontiers ! Sur le ventre, je pose mes bras le long de mon corps et il se place par-dessus moi. Nos T-shirts sont ôtés dans la foulée. La sensation de ses mains qui parcourent mon dos est douce. Il alterne mouvement ample et pression localisée. Je soupire d’aise. Ça fait du bien ! Ses mains délaissent un peu le haut de mon dos, pour se focaliser au niveau de mes fossettes sacrées, glissant dans la cambrure de mes reins. Elles se rapprochent inévitablement de mes fesses. Je sais qu’il en a envie. Depuis que je l’ai rencontré, je lui ai toujours refusé cet endroit de mon anatomie : mélange d’appréhension et de pudeur. Là, je sais que nous irons plus loin, comme une envie d’aventure… Je le laisse faire. Il caresse maintenant mes fesses, les malaxe, en comprime le volume et joue avec leur fermeté. Son petit short trahit l’effet que ça lui fait : il est tendu à craquer ! D’ailleurs moi aussi je bande dur sous l’emprise de ses mains.

Ses mains se retirent, j’attends, me laissant aller à ses soins. Il enlève son short, et, sans prévenir me présente sa queue à l’orée des lèvres. Je les entrouvre par réflexe, il s’y engouffre et entame un va-et-vient lent. Ma langue en perçoit chaque centimètre ; elle a bon goût. Cela m’excite à mort. Périodiquement, il sort de ma bouche et promène son gland sur mon visage : il aime le confronter à mon nez, à mes joues. Puis il re-rentre et recommence. Après quelques instants, je le bascule sur le dos et lui taille une pipe dont, cette fois-ci, j’impose le mouvement. Que c’est bon de sucer une queue, qui plus est quand elle est de bonne taille ! Je la sens me remplir complètement la bouche en provoquant des bruits de succion explicites. Sa respiration s’accélère. Les yeux fermés, le plaisir s’empare de lui.

Mes lèvres s’éloignent de son sexe pour remonter son torse, à la recherche de ses tétons déjà bien durs, traduisant son état d’excitation. Alternativement, j’y applique de petits coups de langue rapides et des effleurements du bout de mon nez : il aime ça, en redemande ! Je le mordille, le titille. Ce petit bout de peau est tellement sensible qu’à la suite de chaque passage de ma bouche, il émet un petit soupir d’extase. C’est lui qui, il y a quelques semaines de là, m’avait initié à la pratique de ce délicat traitement : il m’a formé à lui apporter du plaisir. Je m’arrête là pour l’embrasser à pleine bouche. Nos langues se mêlent, tournoient l’une contre l’autre. Je lui gobe la lèvre, il aspire ma langue avec fougue. Ce baiser a quelque chose de passionnel.

Il prend les choses en main, me place en soixante-neuf, et nous nous suçons mutuellement. Il achève ainsi de me durcir. Expert, il me fait vivre des sensations inédites en happant tout d’abord mon sexe par le côté, puis, brusquement, en l’engloutissant dans sa bouche. Je me laisse porter tout en lui rendant la pareille. De ses mains, il caresse mes fesses et s’immisce dans ma raie. Ma peau ressent ses caresses, mon anus ses effleurements lubriques. Je n’ai alors plus qu’une envie : qu’il s’occupe de mon cul. Il comprend et change de position. Moi à quatre pattes, lui derrière moi pour me promulguer un anulingus dont lui seul a le secret. "Anulingus" est d’ailleurs beaucoup trop chaste comme mot pour décrire ce qu’il fait, il me bouffe carrément la rondelle ! Le plaisir est divin. Mon anus se détend progressivement. Y mettre un doigt serait le contenter trop facilement, il s’emploie à me faire mourir de désir, de sorte à que ce, tout naturellement, mon antre ne demande qu’à être emplie.

Je me trouve ainsi le trou à sa merci, offert. J’appréhende. Personne n’y est jamais entré. Je suis encore vierge de ce côté-ci. J’ai pourtant envie que ce soit lui, le premier à m’enculer. Je vais donc céder à ce que je lui avais refusé jusque-là. La dilation de mon fion est une invitation qui parle d’elle-même. Il appuie sur mon dos de sorte à en accentuer la cambrure et je m’installe. D’un "vas-y, prends-moi" je lui donne le feu vert. Il se place au-dessus de moi, m’attrape les mains comme pour m’immobiliser, m’enserre mes bras, mon dos mon corps. Sa position est celle du dominant. D’un geste fauve, il me mordille le lobe de l’oreille gauche et le gobe sauvagement. Mon corps est parcouru d’un frisson intense. Il entre en moi. Lentement, petit à petit.

La douleur est criante au début. J’hésite à lui demander d’arrêter tant l’impression d’être éclaté est forte. Il me rassure. Je l’autorise à poursuive. Après quelques va-et-vient, l’excitation prend le pas sur la douleur. Puis le plaisir. Le plaisir ! Que c’est bon de se prendre une bite dans le cul. Je n’aurais jamais imaginé ça auparavant. Les sensations sont totalement nouvelles. Je me sens rempli quand il est en moi. Et, dès sa sortie, tellement vide, que j’ai besoin que sa queue prenne la place qu’elle vient de laisser libre à l’instant, place qui lui est maintenant dévolue. Il accélère et amplifie ses mouvements. Je me laisse aller et pousse de petits gémissements, de plus en plus fort. Il sort pour laisser mon anus béant, tout palpitant. Ça l’excite de le voir à ce point déformé par l’action de son sexe. Il y parcourt un doigt sur la périphérie et y replonge aussitôt, me faisant hurler de plaisir. Oh que j’aime ça.

Je le préviens alors qu’à ce rythme, je ne vais pas tarder à jouir. En guide de réponse, il redouble d’ardeur et me pilonne le cul jusqu’à l’inonder de sperme par cinq puissantes secousses. Sous l’effet des vibrations de sa queue, je me décharge moi aussi spontanément. Nos cris de jouissances s’unissent et nous finissons dans les bras l’un de l’autre, baigné de cette aura de bienêtre qui suit l’amour charnel.

Voilà comment j’ai été passif pour la première fois.