Recrue militaire et ses fantasmes (01)


Recrue militaire et ses fantasmes (01)
Texte paru le 2022-02-10 par Jerome3140   Drapeau-be.svg
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Je viens d’avoir 18 ans et depuis mes 14 ans, j’ai toujours rêvé de faire un stage paramilitaire. C’est vrai que je fais partie des générations qui n’ont pas connu ’l’appel sous les drapeaux’ et je dois avouer que je fantasme souvent sur le sujet.

Je veux savoir ce que discipline, règlement, autorité, vexation, exercice d'apprentissage, obéir aveuglément comme un para. Aussi, après de longues hésitations, je me suis enfin inscrit pour un stage d’une semaine.

Sur le net, après quelques recherches, j’ai trouvé un gars qui organisait ce genre de stage. J’en avais d’abord trouvé quelques-uns dans les rubriques lubriques SM et gays, mais je cherchais avant tout la discipline et l’autorité et j’avais un peu peur de me retrouver avec des mecs tout en cuir.

Aussi, quand on m’a fait parvenir son dossier complet avec photos des lieux et d’anciens participants, le règlement – les dix commandements – à connaître par cœur, la liste des objets à emporter, la tenue dans laquelle il faut se présenter et le compte sur lequel il faut verser sa participation aux frais, j’ai senti des vibrations dans mon ventre.

J’ai envoyé presque immédiatement ma demande de participation et signé la clause accordant à l’organisateur le droit de me sanctionner dans le cadre de ce stage. Après avoir reçu ma confirmation, mon acceptation, j’ai acquis tout ce que je devais emporter et mettre.

La tenue est totalement kaki ou camouflage jusqu’aux sous-vêtements : boxer, débardeur (en fait un marcel), t-shirt, chaussettes kaki, pantalon et short camouflage ainsi que la veste et comme pompes : des rangers hautes tiges. Je devais me présenter le 6 juillet à 8 heures tapant à la Ferme de l’Hocaille, situé dans un bled perdu au fin fond de la Corrèze.

C’était un vendredi et pour être sûr d’être là à temps, j’étais même parti la veille et j’avais logé sous ma petite tente et je m’étais levé de bon matin et à 8 heures précisément je me trouvais à la ferme. Je dois dire que j’étais surpris d’être seul ; pourtant, le chef – c’est ainsi qu’il faut appeler l’organisateur – m’avait fait savoir que nous serions au complet, soit six conscrits.

J’avais garé ma vieille bagnole un peu à l’écart et vêtu de ma tenue et portant mon sac je me suis dirigé vers l’entrée, j’ai actionné la cloche, mais rien ne se passait. Et ce n’est qu’après avoir sonné la cloche une deuxième fois et avec vigueur que l’on m’a ouvert la porte : c’était l’adjudant qui paraissait très surpris, mais surtout hyper furieux.

—Mais qu'est-ce que tu fous ici à cette heure, bleusaille ! Mais quel con tu fais mon vieux ! Tu ne sais même pas suivre des instructions simples ; je pense que tu vas morfler durant ton séjour. Quel est ton matricule, petit con ?

— Matricule cent un mille quatre cent vingt-six, chef

Dis-je distinctement.

—Tu as lu toutes mes instructions ?

— Oui, chef

Moi, toujours au garde-à-vous.

— Tu devais être ici à quelle heure, crétin ?

—8 heures, chef

—Oui, mais à 8 heures pm. Tu sais ce que cela veut signifie PM petit con ? Eh bien je vais te le dire : cela signifie 20 heures, le soir, bougre d’imbécile ! Et en plus tu m’as sorti de mon lit !

—Excusez-moi, chef, et je suis franchement désolé.

Comme je fais mine de repartir ; mon idée étant de me représenter ici à l’heure officielle de convocation. Mais je me trompe :

—Mais tu ne vas pas t’en sortir comme ça recrue bleue-bite ! Suis-moi, j’ai sûrement quelques corvées à te confier.

—Bien chef !

Je suis donc l’adjudant qui me précède.

Chemin faisant, le chef s’est calmé et il me demande si j’ai tout mon matos et il voit à ma tenue que c’est une première pour moi, car tout ce que je porte est neuf et apparemment cela se voit. Il me demande aussi si je connais bien les dix commandements de son centre de formation et je réponds fièrement :

—Oui, chef.

Puis, il m’emmène dans ce qui doit être le dortoir et me lance :

—Choisis-toi un lit et installe-toi ; je viens te donner tes instructions dans quelques minutes.

Et il quitte le dortoir. Moi, avant de défaire mon barda, je fais le tour du propriétaire. La pièce doit faire 5 mètres de large et d’une dizaine de mètres de long. Quand on entre, côté gauche et côté droit sont garnis de trois lits et trois armoires métalliques.

Puis vient la partie cuisine avec contre le mur réchaud, évier et plan de travail ; au milieu à cette hauteur, une longue table avec deux bancs et contre le mur opposé démarre un escalier qui mène vers une cave sans doute.

Et contre le mur opposé à l’entrée, les sanitaires comportant deux WC, deux urinoirs, deux lavabos et deux douches, le tout sans portes et sans séparations. En un mot élémentaire comme installation et aucune intimité. Cela promet !

C’est vrai que lorsque je voyage avec mes parents nous descendons toujours dans les meilleurs hôtels où, depuis mes 14 ans, ils me réservent une chambre séparée. Et les quelques fois où j’ai participé à des camps de jeunesse nous avions quand même plus de confort et d’intimité.

Mais soit ! Pour mes 18 ans, je voulais m’offrir un camp d’entraînement paramilitaire et me voici donc au fin fond de la Corrèze dans un dortoir infâme. Découragé, je me couche sur le lit que j’ai choisi et je prends mon cellulaire pour prévenir ma mère que je suis bien arrivé. A ma voix, ma mère entend directement que cela ne va pas du tout, mais bien vite je dois revenir aux réalités corréziennes.

— Mais qu’est-ce que tu fous couché sur ton lit ! Et en plus tu utilises un téléphone portable ! Mais tu te fous de moi !

Lance le chef. D’un bon, je suis au pied de mon lit, mais déjà l’adjudant s’est saisi d’une longue chaîne qui pendait au mur et en moins de deux – il faut dire que le chef doit faire au moins 1,95 m et moi à peine 1,77 m – je me retrouve avec un collier en chaîne autour du cou et au bout d’une longue laisse. Il me traîne derrière lui et pour ne pas sortir l’étranglement, je suis obligé de mettre mes mains autour de la chaîne à hauteur de ma gorge.

Et nous descendons les escaliers et je me retrouve dans une cave pas trop bien éclairée. Le chef me traîne jusqu’au milieu de la pièce et je sens qu’il accroche l’autre bout de la chaîne à un crochet et je me retrouve suspendu par le cou. Cela ne m’étrangle pas, mais c’est quand même assez inconfortable.

—Alors, je croyais que tu connaissais mes dix commandements ?

—Oui, chef, je les connais !

—À partir de maintenant quand tu me réponds, je veux entendre à chaque fois ton numéro matricule, à la place d’un ’je’, sale bleusaille !

—Oui, chef, le matricule cent un mille quatre cent vingt-six, connait vos dix commandements, chef.

—Et lesquels n’as-tu pas respecté, recrue ?

—Le matricule cent un mille quatre cent vingt-six n’a pas respecté le deuxième et le quatrième commandement, chef.

—J’écoute :

Tu ne t’assoiras ou tu ne te coucheras sur ton lit qu’après le service et les corvées et sûrement pas avant que l’adjudant a mentionné que la journée était finie est le premier commandement que le matricule cent un mille quatre cent vingt-six a contrevenu, chef et Tu n’utiliseras ni téléphone, ni radio, ni télé, ni jeux vidéo, ni autres jeux ou appareils durant ton séjour au camp est le second commandement que le matricule cent un mille quatre cent vingt-six a enfreint, chef.

—Et le sixième commandement, quel est-il, bleu-bite ?

Tu te mettras en tenue ou tu changeras de tenue en moins de trois minutes est le sixième commandement chef.

—Eh bien tu as donc trois minutes pour te foutre à poil, bleusaille.

—Mais chef, je ne peux pas me déshabiller attaché comme je suis, chef.

Et voilà qu’il s’est muni d’une sorte de martinet, mais bien plus épais et qu’il commence à me frapper le dos.

—Je t’enlève 30 secondes parce que tu as utilisé les ’je’ et non ton matricule bleu-bite !

Et un nouveau coup m’assène, mais je ne sens rien évidemment sous ces frusques militaires épaisses.

—Alors tu commences à te désaper ou dois-je venir le faire ?

—Non chef, le matricule cent un mille quatre cent vingt-six obéira à vos ordres, chef.

Et tenant d’une main la chaîne derrière ma tête, je commence de l’autre à défaire les boutons de ma veste et ensuite je l’ôte partiellement, je change de main et je parviens à enlever ma veste qui tombe à terre. Et un nouveau coup atterri dans mon dos ; celui-là, je le sens.

—Continue, n’aggrave pas ton cas ! Pour ton t-shirt, enlève-moi ça par le bas, sinon je devrai le déchirer. Tu comprends ?

— Oui, chef, le matricule cent un mille quatre cent vingt-six suit vos conseils, chef.

Et tenant toujours la chaîne d’une main, j’essaye de retirer mon bras de l’emmanchure, mais pour réussir cela je lâche un court instant la chaîne, mais une fois l’opération réussie pour mon bras droit, je reprends vite la chaîne en main. En fait, je viens de me rendre compte que la chaîne prend appui sur le haut de ma mâchoire et non sur la gorge ; je peux respirer sans problème ; ce qui ne rend pas ma position plus confortable pour autant.

Le chef trouve que je traîne et j’encaisse quelques coups de ce martinet, je retire maintenant mon bras gauche. Comme je suis assez mince, il ne me faut trop élargir l’ouverture pour passer la tête et après quelques mouvements, je parviens à y faire passer d’abord une épaule puis l’autre et ensuite je réussis à faire descendre le t-shirt jusqu’à ma taille.

A ce moment-là, le chef m’assène encore quelques coups dans mon dos et me lance :

— Petit con, tes 150 secondes sont écoulées ; tu devrais déjà être déshabillé ; voilà encore un commandement non respecté.

En disant cela, il s’est mis devant moi un cutter à la main. Il prend mon marcel entre ses doigts et d’un coup sec coupe l’encolure en deux, puis il déchire complètement le débardeur qui repose maintenant sur mes épaules. Il me fait signe de l’ôté. Je passe mon bras au travers de l’ouverture, je lâche la chaîne et fait de même avec l’autre bras et le débardeur rejoint ma veste camouflage par terre.

Et j’encaisse à nouveau des coups de martinet et cette fois, sur ma peau nue, je crie plus par surprise que par douleur.

—Tes bottines maintenant bleusaille et en vitesse.

Une vraie gymnastique commence ; heureusement je suis souple et tout en tenant la chaîne d’une main, je plie ma jambe devant moi et je parviens assez facilement à défaire le lacet. Et c’est le moment que le chef choisit pour ma première vraie volée de coups de martinet.

Je ne les ai pas comptés, mais j’ai l’impression qu’il m’a rossé durant dix bonnes minutes tout en m’ordonnant de poursuivre mon déshabillage. En tout cas, quand le chef s’arrête de frapper, je suis parvenu à ôter mes deux godasses et mes chaussettes kaki.

Maintenant pieds nus, ma position est encore devenue plus inconfortable et je me retrouve presque sur la pointe des pieds ; à vrai dire je ne parviens plus à déposer mes deux pieds complètement au sol.

—Le reste maintenant recrue et en vitesse !

Je commence par enlever ma petite jupe que forme mon t-shirt autour de mes reins, mais je ne parviens qu’à la faire descendre que jusqu’à hauteur de mes genoux. D’une main, je défais ma ceinture et puis les boutons de la braguette et déjà je sens tomber mon pantalon sur mes chevilles ou quasiment et en bougeant une jambe et puis l’autre, mon pantalon et le t-shirt tombent à terre.

—Ton caleçon aussi, bleu-bite et vite.

—Mais chef…

—Tu discutes, tu te rebelles : recrue cela fait encore un commandement que tu ne respectes pas !

Et je ne moufte plus et je mets ma main sous mon caleçon kaki et le laisse glisser le long de mes jambes et d’un coup de pied, je l’envoie sur mon pantalon et me voilà complètement nu, attaché par le cou à la merci de mon instructeur.

—Il t’a fallu presque sept minutes en plus des 150 secondes pour te foutre à poil et sept minutes, cela fait 420 secondes, recrue et voici ton tarif. Tu comptes les coups comme moi j’ai compté les secondes.

—Oui, chef.

Et le premier coup s’abat sur mes fesses, suivit de très près du second et des autres. Après les 20 premiers coups, je crie en comptant et je demande pardon, je m’excuse, je demande grâce mais les coups s’abattent encore et toujours. J’ai les larmes aux yeux. Non, je pleure, je renifle, mais comme un métronome le chef poursuit son œuvre.

Les coups ne s’appliquent plus uniquement sur mes fesses, mais aussi sur le dos, les cuisses, les mollets, ma poitrine et certains se perdent même sur mon sexe et ceux-là font nettement plus mal. Il frappe même sur mes bras et mes mains comme s’il voulait que je lâche la chaîne.

Et puis, après le 100ᵉ coup, il s’arrête et vient se planter devant moi.

—Ces cents-ci étaient pour ta lamentable prestation de mise en tenue si je puis dire. On se retrouvera tout à l’heure.

Et avant de quitter la cave, il passe derrière moi, il tripote à la chaîne et me tire légèrement vers le haut et je me retrouve sur la pointe de mes doigts de pied cette fois.

—Je t’ai resserré d’un cran, petit con !

Et il quitte la cave. Il éteint la lumière et referme la porte sur moi.

Je me retrouve sur la pointe des pieds comme une ballerine, j’ai mal partout, je renifle encore et mes fesses chauffent. Mais qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire à ce stage ! Quel petit con j’ai été de ne pas lire que je ne devais être ici qu’à 20 heures et non à 8 heures du matin !

Et ensuite ma nonchalance : surpris couché sur le lit occupé à téléphoner ! Quelque part, je manque quand même de rigueur et après tout ce stage me mettra peut-être un peu de plomb dans la cervelle.

Mais pour l’instant, je n’en mène pas large et mes orteils me font déjà horriblement mal et de temps à autre j’essaye de reste sur un pied pour permettre à l’autre de se reposer. Je n’ai plus aucune notion du temps et cela me parait bien long.

Et je ne sais pourquoi, je me mets à me branler gentiment bien que je ne sois pas un grand branleur quand j’entends ce que mes copains me racontent.

Et soudain, la porte s’ouvre, la lumière s’allume et le chef jaillit de tout son long dans la cave. Je suis surpris, mais quelque part je suis heureux que je ne bande pas quand il est rentré. Après bien une demi-minute, je m’habitue à la lumière et je vois que le chef tient en main un rasoir et des ciseaux.

—J’ai regardé ton dossier d’inscription recrue. C’est la première fois que tu fais ce genre de stage, bleu-bite ?

—Oui, chef

—Alors tu vas subir une petite tonte !

Et sans attendre, je sens que le chef prend mes poils en main et j’entends les ciseaux faire leur travail. Je me mets à bander et cela me rappelle étrangement la fois où j’avais été hospitalisé parce que j’avais une couille enflée et quand l’infirmier s’est mis à me raser, je me suis mis à bander et j’ai éjaculé sans que je ne me touche et sans que lui ne me touche : une éjaculation spontanée.

Du coup je me mets à bander à fond, j’ai un peu honte et le chef me lance :

—Cela te fait de l’effet, hein bleusaille !

Et quand il passe la lame de rasoir sur mon bas ventre, je ne peux me retenir et comme quand j’avais quinze ans, j’éjacule et j’ai juste le temps de prévenir le chef pour qu’il ne reçoive toute ma dose sur lui. Je sens que je suis rouge de confusion et le chef en prenant mon sexe en main pour mieux faire son travail lance :

— Encore un de ces petits gars que l’idée d’être tondu le fait gicler comme s’il était entre les mains d’une parfaite nana.

Et quand il a fini son boulot, il revient se mettre devant moi et dit en tenant un tube devant moi et lance :

—Comme tous ceux qui se permettent de prendre du plaisir alors qu’ils sont punis je vais te rendre la monnaie de ton moment de volupté !

Et le chef ouvre le tube, prend mon sexe entre ses doigts et je sens le produit froid que le chef répand sur ma verge et mes testicules. Puis, il me dit très calmement :

—Le temps que je t’administre ta deuxième dose de 100 coups, cette fois avec ma cravache et tu seras complètement chaud !

Et déjà le premier coup s’abat et je compte évidemment. Après vingt coups, je pleure, je gémis, je demande déjà grâce mais c’est surtout ma verge et mes testicules qui se mettent à chauffer. Le chef a enduit mes parties d’un produit chauffant qui me fait bander à mort.

Mon cœur en bat plus fortement et les coups de cravache qui s’abattent sur moi, partout sur mon corps et même sur ma verge et je dirais ces dix derniers coups uniquement sur mon pénis.

Je pleure réellement maintenant, je transpire, j’implore le chef de m’épargner, mais en vain et après mes cents coups, je pends lamentablement si je puis dire à ma chaîne bien que je sois toujours sur la pointe des pieds. Une fois la raclée encaissée, le chef relâche le collier d’un cran et je me retrouve les pieds entièrement au sol et je me mets à masser mon sexe et ma bourse.

Cela me soulage légèrement, mais déjà le chef intervient. Je sens que quelque chose de froid vient prendre dans mon dos ; une chaîne apparemment et déjà, le chef me prend une main et la passe dans mon dos et je sens une menotte qui se referme sur mon poignet et ma deuxième main rejoint très rapidement la première puis le chef m’oblige à relever mes avants bras un maximum et fixe la paire de menottes à la chaîne au moyen d’un mousqueton apparemment. Ensuite, il vient se placer devant moi, me montre à nouveau le tube, l’ouvre et moi de crier :

—Chef, le matricule cent un mille quatre cent vingt-six vous demande grâce chef, non s’il vous plaît chef, plus de baume sur ma verge, pitié.

Mais je sens déjà que le chef enduit d’une seconde couche mes parties. Et en quittant la cave il dit encore :

—Tu vas te sentir vivre pendant au moins une bonne heure.

Puis, il ferme la lumière et la porte de la cave. Ce que j’ai ressenti là durant tout ce laps de temps, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Sentir son pénis qui enfle, qui brûle, sentir toute la chaleur dans ses testicules et ne pas pouvoir soulager cette brûlure ni soulager la tension sexuelle est insoutenable.

Et, le tout, pour moi en tout cas, ne devient pas assez intense pour avoir une éjaculation spontanée. Et à côté de cette douleur, mais aussi cette forme de plaisir, les blessures, les brûlures causées par les coups de cravache ne sont pas grand-chose ; le tout relativement évidemment parce que mes fesses, mon dos, mes cuisses et mon torse sont quand même endoloris aussi.

Quand enfin, je commence à me sentir mieux, le chef surgit à nouveau dans la cave. Je pense que je ne bande plus – c’est vrai que du fait de cette chaîne, je dois garder la tête droite et levée et je ne vois presque rien de mon corps. Au bout de quelques secondes, je m’habitue à la lumière. Et j’ai une envie de pisser énorme et je me permets de demander au chef :

—Chef, matricule cent un mille quatre cent vingt-six demande l’autorisation d’aller aux toilettes, s’il vous plaît, chef ?

—Pas question !

Est sa première réponse puis il ajoute :

—Par contre, ceci peut être ton premier exercice de survie.

Je l’entends derrière moi ouvrir la porte d’une armoire métallique et il revient rapidement devant moi en me montrant une sorte de sac en toile, il m’oblige d’ouvrir la bouche et me fourre l'anse en toile de ce sac entre les mâchoires. Puis, il se place derrière moi et m’ôte les menottes.

—Voici la première règle pour survivre : la pisse est le seul liquide qu’un homme a toujours avec lui. Aussi pour survivre il faut récolter la pisse de tout le monde afin de permettre à chacun de ne pas se déshydrater.

Alors, il m’ordonne de prendre le sac – il appelle ça une vache à eau – de la présenter devant mon pénis et d’uriner dans la vache à eau. Et quand j’ai fini, je reçois l’ordre de tenir le sac en toile devant moi à deux mains et je vois que le chef se déboutonne la braguette, sort son sexe et à son tour, il urine dans la vache à eau. Et quand il a à peine terminé :

—Recrue, je suppose que tu dois avoir soif, toi qui depuis huit heures ce matin pends à cette chaîne à cause du non-respect de mes dix commandements.

Comme je ne réponds pas, il vient mettre son visage à trois centimètres du mien et hurle :

Tu as soif, bleu-bite ?

Par peur sans doute, je réponds :

—Oui chef.

—Alors porte cette vache à eau à tes lèvres et vide-moi rapidement tout le contenu ; ta pisse mélangée à la mienne !

Cela me dégoûte royalement et il me faut bien dix secondes avant que je n’approche ce sac de mes lèvres, mais en sentant l’odeur, mes bras m’en tombent et je ramène le sac à hauteur de mon bas-ventre rasé.

—Tu n’obéis pas aux ordres, recrues, tu sais ce que cela signifie ? Je te donne une deuxième et dernière chance. Porte ce sac à tes lèvres et vide-le !

Je sais ce que cela signifie, la désobéissance aux ordres suivant les commandements du chef et la mort dans l’âme, je porte le sac de toile à mes lèvres, je ferme les yeux et je commence à avaler ce mélange de pisse. Ma pisse passe encore, mais en plus celle du chef. J’en ai des haut-le-cœur, mais je m’applique et je bois toute la pisse. Je me sens vraiment profondément humilié.

Mais déjà le chef me prépare pour ma troisième série de cent coups, je le sens derrière moi et il desserre d’un cran ma chaîne. Puis il prend ma cheville gauche et je sens qu’il l’attache à je ne sais quoi. Puis c’est au tour de l’autre cheville et quand celle-ci est fixée je me retrouve les jambes fortement écartées et immobilisées.

Il doit y avoir une barre ou quelque chose de pareil entre mes deux jambes. Et déjà je sens le chef qui resserre la tension sur ma chaîne et je me retrouve à nouveau sur la pointe des pieds et cette fois le chef utilise un ceinturon pour me faire souffrir pour la troisième série de coups.

—Et tu comptes, recrue. Et ne te trompe pas, sinon je recommence à zéro !

—Non, chef, le matricule cent un mille quatre cent vingt-six comptera les coups sans se tromper, chef.

Et les premiers coups pleuvent sur mes fesses à une vitesse incroyable. Je n’ai pas le temps d’avaler le coup et de compter à haute voix que le suivant atterri déjà. Ma position est encore devenue plus inconfortable. Aussi longtemps que j’avais les jambes libres, je pouvais encore faire des mouvements latéraux pour digérer la douleur, mais cette fois, avec les jambes entravées cela devient nettement plus difficile.

Et les coups restent concentrés sur mes fesses et j’en suis au quarantième. Je crie, je pleure, je demande grâce mais le chef continue à frapper en me traitant – et cela est nouveau – de mauviette, d’avorton et autres noms d’oiseau. Et enfin – si je puis dire – il commence à répartir les coups sur tout mon corps : dos, torse, jambes, mollets, mais bien souvent les fesses sont encore à l’honneur. Et quand enfin je peux crier :

—Cent, chef !

Je ne sens plus rien de mon pauvre corps. Et sous les chocs violents cette fois, la chaîne me brûle la mâchoire. Je ne suis pas encore remis de mes émotions que le chef est déjà planté devant moi.

—Recrue, un soldat ne peut jamais se séparer de son arme, n’est-ce pas ?

—Non, chef

—Et quelle est la deuxième chose dont il ne peut absolument se séparer, bleu-bite ?

Je réfléchis rapidement, mais je ne trouve pas la solution d’où un sonore en le regardant dans les yeux :

—Le matricule cent un mille quatre cent vingt-six ne sait pas, chef.

À ce moment le chef se baisse et quand il se relève il a ma paire de combat shoes en main.

—Un soldat ne se sépare jamais de ses chaussures. Recrue, si je te lâchais maintenant en rase campagne comme tu es maintenant à poil et pieds nus, tu ne ferais pas cent mètres. Tandis que godasses aux pieds, même tout nu, tu peux te déplacer et survivre.

Et je vois que tout en parlant il a attaché les deux chaussures ensemble et à ce moment je sens qu’il prend mes parties en main, qu’il enserre mes testicules, qu’un lacet vient caresser ma peau et qu’enfin mes couilles se trouvent fermement ligotées et je lâche un cri très aigu ; le chef vient de libérer les godasses qui tirent mes testicules vers le bas et je me mets à bander…

À suivre…