"Non Capitaine, pas dans mon cul"


"Non Capitaine, pas dans mon cul"
Texte paru le 2019-03-14 par Dixon   Drapeau-fr.svg
Récit reçu de l'auteur pour publication sur l'archive.

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À dix-huit ans et sans emploi, je dus m'engager dans l'armée. Mon père m'y avait poussé, ne voulant plus m'entretenir. Aîné d'une famille de cinq, je ne devais plus être à charge. Je fis les tests avec succès bien que mes dons intellectuels eussent été notoirement médiocres, mais mes capacités physiques étaient supérieures en tout point et je fus finalement admis, on verra à quelles conditions. Si j'avais hérité de mon père son peu de goût pour les études, il m'avait transmis sa beauté, à l'exception d'un petit détail. Mon corps était svelte et musclé, mais par un caprice génétique mon sexe était démesuré et me pendait jusqu'à mi-cuisse. Je trouvais cela disgracieux. J'en avais conçu un complexe et je n'avais aucun ami.

C'est au conseil de révision que je pris pleinement conscience de cette particularité. Tous en slip dans une salle d'attente, chacun attendait de passer devant le médecin militaire. Mon slip était plein à craquer et attirait tous les regards, surtout celui d'un jeune soldat qui me regardait, fasciné. Arrivé devant le major, je me mis complètement à poil. Il se plaça derrière mon cul, me dit "Penchez-vous en avant, toussez, c'est bien, garçon, rhabillez-vous !"

Retourné dans la salle d'attente, je me retrouvai très gêné. Ma bite s'était mise à bander et faisait une barre énorme. Un gradé dit : "Ceux qui veulent signer pour cinq ans, suivez-moi chez le lieutenant". Nous étions 4 sur 28 à vouloir servir dans l'armée, dont le mec qui m'avait maté avec une si grande insistance. Nous entrâmes dans un bureau. L'officier était occupé à parapher des documents et il ne leva pas les yeux.

— Gauthier, Morin, Lajoux, Primard ! Voici les hommes, mon lieutenant, dit le gradé au garde-à-vous.

Le lieutenant leva la tête. Il nous détailla longuement.

— Comment t'appelles-tu ? me dit-il après avoir fixé les yeux sur ma grosse protubérance.

— Jacky Lajoux, mon lieutenant.

— Jacky Lajoux, section 14, les autres, section 21.

Le gradé eut un bref sourire à l'intention du lieutenant et nous sortîmes du bureau. Primard, celui qui m'avait tant maté, me jeta un regard de dépit et murmura : "Espèce de planqué, on se retrouvera, tu verras !" Séparé de mes camarades, je fus confié à un sergent et gagnai la section 14. C'est là que j'allais faire mes classes avant que mon engagement fût définitivement validé. On me remit mon paquetage et je rejoignis ma chambrée. Une vingtaine de soldats y étaient déjà casernés, y fumaient ou jouaient aux cartes. Mon arrivée fut accueillie par ces mots dits avec chaleur : "Bienvenue au club des grosses bites ! Combien de centimètres, collègue ?"

Je ne répondis pas et souris. L'ambiance me parut sympathique, les garçons très décontractés. Mon appréhension disparut. J'avais craint ce premier contact avec des jeunes de mon âge car j'avais été jusqu'ici quelqu'un de plutôt réservé. Je déposai mon paquetage sur le lit à moi attribué et pris mon temps pour observer. Tous les soldats qui m'entouraient semblaient triés sur le volet. Ils étaient beaux et bien gaulés et avaient l'air bien dans leur peau. Les classes, dont on m'avait parlé comme d'une période difficile, ne paraissaient pas avoir d'impact sur leur physique et leur moral.



La soirée passa rapidement et vint le moment du coucher et de se mettre en caleçon. Après un bref conciliabule mes camarades de chambrée se regroupèrent autour de moi.

— Petit bizutage, soldat, on va te mesurer la bite. C'est la tradition du 14, nous sommes une section d'élite. On nous appelle le club des 20 et tu dois être à la hauteur. Notre chef, c'est lui, Parmentier, il est à 22cm. Parmentier, à toi d'opérer.

Un grand gars s'avança vers moi et me baissa mon caleçon. Il tenait un mètre à ruban et s'empara de ma queue molle. Elle ne le demeura pas longtemps. Sa main sur moi, premier contact d'un homme sur mon sexe encore vierge, me le fit gonfler aussitôt.

— 19, 21, 23 !

Ma bite se tendait, se tendait, elle n'avait jamais été aussi longue.

— Parmentier, tu es dépassé, dit un soldat aux dents très blanches que j'avais déjà remarqué. Maintenant, la salve d'honneur !

Tous les hommes sortirent leurs bites et commencèrent à se branler. Il y en avait de toutes les formes mais elles avaient un point commun : toutes atteignaient ou dépassaient 20cm à l'érection. Bientôt s'accéléra le rythme et jaillirent des flots de sperme qui vinrent s'écraser sur moi.

— Et voilà, il est baptisé, officiellement membre du club, dit le beau soldat aux dents blanches. Et maintenant va te doucher, ajouta-t-il à mon adresse.

Oui, j'en avais vraiment besoin. Le foutre, avec ses larmes blanches, me ruisselait sur tout le corps. Il dégoulinait de partout, sur mes lèvres et sur mon menton, poissait mes épaules et mon ventre, s'accrochait aux poils de mes cuisses. Moi-même je n'avais pas joui mais je bandais comme un baudet. Je filai à la douche commune sous les applaudissements des soldats et me nettoyai sous l'eau froide, ce qui calma mon érection. J'étais ravi, un peu troublé, fier d'avoir été accepté au sein de cette fraternité.


Quand je me couchai ce soir-là, le jeune soldat aux dents blanches, qui était mon voisin de lit, m'expliqua en quoi la section était une unité d'élite.

— Ainsi que tu l'as remarqué, nous sommes tous plutôt athlétiques. De plus nous sommes bien montés et pas avares de notre sperme. Le capitaine est persuadé que la camaraderie rend forts, comme les couples de Spartiates à l'époque de la Grèce antique. Tu en as entendu parler ?

J'avouai ma complète ignorance.

— Le capitaine t'expliquera. À propos, mon nom c'est Verdier, et mon prénom c'est Frédéric. Je suis content de te connaître. À présent, dors bien, si tu le peux...

Je me tournai sur le côté et essayai de m'endormir. J'entendais des bruits de succion, des gémissements, des soupirs, et n'en comprenais pas la cause. Finalement le sommeil me prit.


Le lendemain matin, le capitaine me convoqua pour s'informer à mon sujet. C'était un homme de quarante ans, visage beau, long et sévère, magnifiquement bien gaulé et qui portait son uniforme avec une rare élégance.

— Vous êtes dans la section 14, vous avez dû faire connaissance avec l'élite de nos soldats. J'ai une tendresse particulière pour ces gars que j'ai voulus forts, la crème de la jeunesse française. Non seulement forts, mais très virils, comme il convient aux militaires. J'ai un rêve depuis toujours, que dans cette section 14 vous deveniez comme les Spartiates, des couples soudés par l'amour, chacun prêt à donner sa vie pour défendre la vie de l'autre. Les Spartiates furent invincibles et étaient redoutés partout. Ils ont gagné toutes leurs batailles, amants la nuit, guerriers le jour. Que pensez-vous de mon idée ?

— Mon capitaine, je ne sais pas si je peux être amant d'un homme.

— Si vous ne vous sentez pas capable, je peux vous changer de section.

— Non, Monsieur, je m'y sens très bien car pour la première fois de ma vie j'y ai rencontré des amis. C'est juste que je m'interroge. Pour tout vous dire, je suis puceau.

— Ça, ça peut s'arranger très vite. Il ne manque pas de volontaires pour remédier à ce problème. Vous pourrez même choisir la queue qui vous défoncera le cul.

— Non Capitaine, pas dans mon cul !

— Appelez-moi MON Capitaine et écoutez attentivement. Les Spartiates qui étaient amants se pénétraient mutuellement, tour à tour actifs et passifs. Je veux qu'à la section 14 on perpétue la tradition, un coup devant, un coup derrière. Ainsi chacun de mes soldats sera le mari et la femme comme le fut le grand Jules César, ce général incomparable. Comprenez-vous, soldat Lajoux ?

Je comprenais qu'en refusant je quitterais la section 14 où l'on m'avait accueilli si bien. Et puis je comprenais aussi qu'être puceau à 18 ans ne plaidait pas en ma faveur. Mes désirs sexuels me portaient plus sur les gars que sur les filles mais je n'avais pas franchi le pas. Ce qui me plaisait chez les hommes, c'était la camaraderie virile, le goût de la performance sportive et le partage quotidien des petits plaisirs de la vie. Je n'avais pas envisagé de me faire pénétrer un jour mais j'avais regardé des culs avec une certaine convoitise. Ma décision fut bientôt prise.

— Mon Capitaine, je suis d'accord. Puis-je choisir mon partenaire ? Je voudrais le soldat Verdier.

— Très bon choix, d'ailleurs il est libre. Je célèbrerai votre union en présence de toute la section. Ce sera samedi prochain à vingt heures dans votre chambrée, mais commencez à faire équipe.

— Puis-je l'annoncer à Verdier ?

— Vous pouvez, mais demeurez chaste jusqu'à votre union officielle. Ici on a de la morale. Et maintenant, soldat, rompez !

Je retournai à la section et allai droit vers Frédéric.

— Le capitaine m'a expliqué en quoi consistait l'amour grec et surtout celui des Spartiates. Veux-tu faire équipe avec moi ?

— Rien ne me ferait plus plaisir.

Verdier eut un large sourire et cela me fit chaud au cœur. Je l'avais choisi entre tous car par une étrange alchimie, je me sentais très attiré. D'autres peut-être étaient plus beaux, mais il avait ce grand sourire qui m'avait séduit dès l'abord. C'est lui qui m'avait pris en main à mon arrivée dans l'armée avec une amitié virile. C'est lui qui serait mon amant.

Les jours qui suivirent furent remplis par les exigences militaires. Le matin, réveil à 7h, revue de détail et ensuite, exercices dans la caserne ou les terrains environnants. J'appris à ramper, à grimper, à manier le fusil d'assaut, à tirer au cœur de la cible. La douche était la bienvenue, prise à poil collectivement, et entraînait chez les soldats des érections monumentales. Les couples étaient constitués et se frottaient l'un contre l'autre. Je fis de même avec Verdier dont je pus admirer la pine. Longue et charnue, bien dessinée, je l'aurais bientôt dans mon cul et je frémissais à l'idée de ce gros gourdin qui allait forcer ma rondelle. J'aurais sûrement un mal de chien car mon trou, parfaitement vierge, n'avait jamais connu le mâle et n'admettait pas même un doigt. Et si j'allais tourner de l'œil comme une simple femmelette ? Ce ne serait pas digne d'un Spartiate. Je me promis d'être stoïque quel que fût le prix à payer.


Le samedi soir arriva et à 20h exactement le capitaine fit son entrée. Verdier et moi, l'un près de l'autre, nous reçûmes sa bénédiction. Nous promîmes d'être l'un à l'autre et nous scellâmes ce serment par un long baiser sur la bouche.

— Je vous déclare tous deux unis par le serment des vrais Spartiates, soyez fidèles dans votre couple et que votre amour accompagne chaque moment de votre vie. Et maintenant, enculez-vous ! Verdier, Lajoux, devant les hommes de notre belle section 14, consommez enfin votre union.

Verdier me dévêtit alors et je fis de même pour lui. Ma bite bandait à moitié, mais Frédéric, lui, bandait ferme. Un des soldats lui présenta un petit tube de lubrifiant et il en enduisit sa bite après m'avoir huilé le cul. Autour de nous tous les soldats avaient sorti leurs grosses pines et le capitaine la sienne, qui était longue et très poilue. Ils se branlaient tous en cadence, les yeux fixés sur mon anus. Je sentis la pression du gland et je me fermai, terrifié.

— Il faut vous relaxer, Lajoux, ce ne sera que du bonheur, dit le capitaine, s'approchant. Il y a un moyen infaillible, vous allez me sucer la bite.

C'était un ordre. Simple soldat, il me fallait m'exécuter, et je pris sa queue dans ma bouche. C'était une sensation nouvelle, pas désagréable du tout. Mon cul s'ouvrit naturellement et la grosse queue de mon amant entra de plusieurs centimètres.

— Trois, quatre, cinq, six centimètres, crièrent les soldats en cœur en branlant furieusement leurs bites.

Frédéric faisait son chemin, les larmes perlaient à mes paupières car j'avais réellement très mal, mais ce qui me faisait tenir bon, c'était la queue du capitaine dont la saveur me ravissait. Sa mouille coulait dans ma gorge et je bandais comme un taureau. Je découvrais la fellation et je me promettais de sucer très souvent la queue de mon beau compagnon qui avançait toujours en moi.

— 18, 19, 20cm, scandaient les soldats excités en se branlant comme des malades.

Je sentis les couilles de Verdier taper contre mon périnée. Sa grosse bite était toute en moi et me remplissait le côlon. Il commença ses va-et-vient et je fus près de défaillir. Non, je n'aurais jamais pensé éprouver un plaisir si fort. La longue pine du capitaine venait buter contre ma gorge, il mouillait sans discontinuer, je me délectais de ce goût âcre et suave tout à la fois, j'étais bourré par les deux bouts. J'atteignis bientôt à l'orgasme et je déchargeai à longs jets mon jus blanc, mon foutre, mon sperme, qui fit une flaque à mes pieds. Et presque simultanément, je reçus en bouche et en cul la semence de l'armée française.

— Section 14, au pied du lit !

Le capitaine, réajusté, passa l'inspection des soldats au garde-à-vous, la bite en l'air. Puis il sortit et nous laissa, le couvre-feu ayant sonné. Chaque couple se retrouva en tête à tête pour la nuit et mon amant, avec tendresse, m'enlaça de ses bras musclés.

— Je veux être à toi, maintenant !

Il me conduisit vers son lit et je me couchai contre lui. Nos corps nus et entrelacés épousaient leurs creux et leurs bosses, nos langues se mêlaient dans nos bouches. Il ne nous fallut pas longtemps pour sentir entre nos deux ventres s'ériger nos queues à nouveau. Frédéric me tourna le dos et guida ma pine dans son trou. Il poussa un râle de plaisir quand mon gland franchit son rectum et se recula contre moi pour hâter mon intromission. Il me sembla, à cet égard, qu'il avait beaucoup d'expérience car son tunnel était frayé et s'ouvrait pour moi sans douleur. Quand je fus entièrement passé, Frédéric me dit à voix basse :

— Reste là comme ça, sans bouger.

— Toute la nuit ?

— Toute la nuit. Nous ne formons plus qu'un seul corps. Je suis à toi, je sens ta bite, tu es enraciné en moi. Bonne nuit, mon amour, dors bien.

Moi aussi je me sentais bien soudé au corps de mon amant. Mes bras lui entouraient le torse, ma tête posée contre son cou trouvait naturellement sa place. C'est ainsi que je m'endormis. Vers le petit jour cependant, je me réveillai en sentant un mouvement ondulatoire. Le cul de Frédéric bougeait, son sphincter me branlait la pine, toujours profondément ancrée dans la tiédeur de son côlon. Elle regonfla aussitôt et j'entrepris un va-et-vient au sein des muqueuses si douces. J'appris à presque déculer pour que mon gland vienne s'étrangler sur l'anneau rectal de mon homme qui me serrait convulsivement. Le frottement sur la couronne me conduisit en peu de temps aux limites de la volupté mais Frédéric l'avait senti.

— Retiens-toi Jacky, mon amour. Je veux venir en même temps.

Mon amant se branlait la pine cependant que je l'enculais et ça augmentait mon plaisir. Je ne m'étonnais plus maintenant des liens unissant les Spartiates, ces hommes doublement virils qui ne faisaient qu'un à la guerre. "Un homme inverti en vaut deux", la devise de la section, me paraissait très judicieuse.

— Maintenant, souffla Frédéric.

Je déchargeai mon jus en lui et je le mordis à l'épaule. Lui en fit autant devant moi en poussant un rugissement qui réveilla toute la chambrée. Mais c'était notre nuit de noces et cela nous fut pardonné.


Les exercices militaires devenaient de plus en plus durs au fur et à mesure que les classes approchaient de leur conclusion. Vêtus de nos treillis d’attaque, poussant d'horribles cris de guerre, nous devions attaquer des positions ennemies et faire leurs soldats prisonniers. Tous les coups nous étaient permis, toutes les ruses, toutes les traîtrises, car seul comptait le résultat. Gagner, remporter la victoire, c'était notre unique objectif. Nos ennemis, c'étaient les autres, ceux de la section 21, des braves gars épouvantés. Chez eux, c'était chacun pour soi, chez nous, c'était chacun pour l'autre, nous étions toujours deux contre un et chaque bataille se soldait par notre victoire éclatante. Nos prisonniers tremblaient d'effroi car ils savaient devoir passer par des humiliations terribles. La pire était la nudité. Face à notre aristocratique beauté, ils étaient forcés d'exhiber leurs corps débiles et mal bâtis, leurs bites toutes recroquevillées dont nous nous moquions méchamment. Puis nous passions à la fessée.

C'était une sensation étrange d'avoir, allongés sur nos cuisses, des garçons nus au cul poilu et de rougir leurs demi-lunes à grands coups de claques viriles. Les très rares qui se rebellaient devaient sucer une de nos bites, une punition que certains ne semblaient pas détester. Ils étaient des pédés cachés et se lâchaient à l'occasion, heureux d'avoir été forcés.

Après chaque victoire, le soir, le capitaine venait pour nous féliciter et il nous parlait des Spartiates.

— Bien qu'étant inférieurs en nombre, ils ont battu les Athéniens dans la guerre du Péloponnèse. Chacun des couples, dos à dos, constituait une forteresse et se battait sur tous les fronts. D'où tenaient-ils cette vaillance ? Du sperme dont ils étaient gorgés, soit dans leur cul, soit dans leur bouche, et de l'amour qui les liait.

— À en juger par les images qui sont peintes sur les amphores, ils avaient tous de petites bites, dit Parmentier en se branlant.

— On n'en sait absolument rien. C'est un parti-pris esthétique de les représenter ainsi. Comme les Égyptiens de profil à l'époque des Pharaons. Je suis convaincu quant à moi qu'ils étaient plutôt bien pourvus, mais la question n'est pas tranchée. Parmentier, je vois que vous êtes particulièrement excité, alors faites-nous votre spectacle.

— Viens, Lothar, je veux t'enculer, dit Parmentier en se levant.

Son amant s'approcha de lui. C'était un jeune de dix-neuf ans, torse en V, cuisses fuselées. Ses origines germaniques s'exprimaient dans son beau visage, sans doute le plus beau d'entre nous. On aurait dit Helmut Berger dans Les Damnés, le film culte. Il s'accroupit et Parmentier lui présenta sa grosse tige. Lothar l'engloutit aussitôt. Tout cela était érotique et les queues gonflèrent dans les slips, prenant de plus en plus de place jusqu'à faire émerger les glands. Rangés en cercle autour du couple, nous commençâmes à nous branler, y compris notre capitaine.

— Mais qui est-il exactement ? demandai-je à mon Frédéric.

— Le capitaine ? Odon d'Urvois, une vieille famille picarde.

— Seul au milieu de tous ces couples ? Mais il doit se sentir frustré !

— Non, nous sommes tous dévoués à lui. Quand viendra l'instant de juter, il mettra sa queue dans une bouche qu'il choisira selon son goût. Il fait comme Salvador Dali. Quand Dali faisait ses orgies, il ne faisait que se branler, et au moment de décharger, il choisissait un homme, une femme, et il lui jutait dans la gorge.

Je regardai le capitaine. Comme je l'ai dit, il était beau, comme peut l'être un quadra pétri de sport et d'esthétique. Le seul de sa génération, il était au milieu de nous, l'adulte parmi les ados, la virilité et la force. Il dégageait un tel charisme que nous étions impressionnés. Sa main pistonnait sa queue longue et il regardait, fasciné, la bouche de Lothar en action.

Lothar pompait comme un malade et se branlait en même temps. Sa queue n'était pas la plus grosse, mais elle était bien conformée et pourvue d'un gland impeccable, ovoïde et déjà suintant. Je croyais voir Helmut Berger en train de pomper Visconti. Ma masturbation s'amplifia.

On peut s'étonner que des gens puissent bander à la demande. C'est ignorer que les homos, contrairement aux hétéros, sont sexuellement insatiables et que leur délai de latence dépasse une heure au maximum. À peine le sperme largué, les glandes se mettent à travailler, une nouvelle érection se prépare et ne demande que l'occasion de satisfaire un partenaire.

Lothar se doigtait cependant et Parmentier, le retournant, aboucha ses lèvres à son trou. Il y introduisit sa langue et commença à le fouiller. L'anulingus dura longtemps et Lothar, écartant ses fesses de ses mains, rendit son anus accessible à la grosse bite de Parmentier qui s'y engouffra aussitôt. Alors démarra notre orgie. Tous les couples surexcités se mirent à se sucer la pine, à s'enculer sauvagement, à soupirer, à décharger. Partout c'étaient des flots de sperme et le capitaine, le dernier à juter à main nue, se dirigea vers Parmentier. Le garçon comprit aussitôt et ouvrit largement la bouche. Une cataracte de foutre se déversa dans son gosier. Il déglutit pour l'avaler mais il ne put y parvenir. Lothar, venu à la rescousse, en avala autant qu'il put et épongea le capitaine en lui léchant son gland crémeux. Il était l'heure du couvre-feu, je me blottis contre Verdier et je m'endormis dans ses bras.


— Inspection générale demain !

Le capitaine était très pâle, des tics agitaient son visage.

— Il y a une plainte contre nous, quelqu'un de la section 21. Brutalités, humiliations, c'est remonté au ministère et il va y avoir une enquête. Général inspecteur Bidart. Le colonel m'a dénoncé. Il faut accorder nos violons. Qu'est-ce qui s'est passé, Verdier ?

— Une fessée comme d'habitude, et parfois quelques fellations. Ni plus ni moins qu'un bizutage. Certains y ont pris du plaisir. La section 14 est enviée et jalousée par ceux qui n'ont pu l'intégrer. Sait-on quel militaire s'est plaint ?

— On le saura nécessairement. Il y aura confrontation entre la victime et l'accusé. À mon avis il faut avouer, il y a trop de témoins directs pour nier la réalité.

— Mais alors, c'est vous qui serez sanctionné ! Le colonel veut votre tête et il fera tout pour cela. Il envie l'amour qu'on vous porte et votre prestige dans l'armée.

— Oui, vous avez sans doute raison, mais c'est ma responsabilité et je suis prêt à l'assumer. Si à la suite de l'inspection on dissout la section 14, je démissionnerai de l'armée car ma vie n'aura plus de sens.

Son émotion était palpable et les larmes nous montèrent aux yeux. Le capitaine nous aimait autant qu'il aimait son métier et nous avions pour lui une vénération filiale. Il fallait lui sauver la mise et trouver la bonne solution. Notre section, très marginale, suscitait peu l'admiration dans la chaîne égalitariste où l'élitisme était proscrit. Mais grâce aux idéaux d'Urvois, j'avais compris qu'une société ne survit que par ses élites et ce, aux niveaux régaliens. Notre armée, en déliquescence, avait su former des Spartiates et plutôt que de les louer pour leur grande efficacité, elle voulait les mettre à l'index. Nous étions en période de paix, mais en cas de difficulté, elle se trouverait confrontée à des adversaires aguerris et nous étions formés pour ça. D'Urvois l'avait très bien compris mais ses qualités éminentes suscitaient méfiance et rejet. Le célèbre plafond de verre avait compromis sa carrière. La jalousie de ses rivaux, jointe à celle de ses supérieurs, avait bloqué son ascension. Pourtant il n'était pas amer, car il trouvait beaucoup d'amour chez ses soldats depuis toujours. Comme il mettait très haut la barre, il les menait à leur meilleur et chacun était fier de soi, fier de son couple et fier du groupe.


Le général inspecteur Bidart se présenta le lendemain, accompagné du colonel et du capitaine d'Urvois. C'était un homme de soixante ans, de petite taille, l'air impérieux. Il pénétra dans la chambrée où nous étions au garde-à-vous et essaya de nous toiser, ce qui n'était guère facile vu qu'il était vraiment petit. La tête dressée au maximum, il avait l'air d'un petit coq et j'eus toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire.

— Ainsi donc, ce sont vos Spartiates, déclara-t-il au capitaine. Vous ! dit-il à Lothar Verdier, avancez d'un pas !

Lothar fit un pas en avant.

— Nom, matricule ?

— Soldat Verdier, matricule 5408.

— Définissez votre section.

— Section 14, section d'élite, 20cm au minimum.

— De quoi parle-t-il, capitaine ? dit l'inspecteur interloqué.

— De la longueur de son pénis, dit bravement le capitaine. C'est le critère de sélection pour appartenir au 14.

— 20cm, 20cm, dit le général écarlate. L'armée ne saurait se réduire à des soldats très bien membrés. D'ailleurs votre section d'élite se signale par des exactions, lesquelles ne sont pas sans rapport avec la chose dont nous parlons. Faites entrer le soldat Primard.

Entra à l'instant un soldat que je reconnus aussitôt, un de la section 21 que nous avions fessé naguère. C'était le petit militaire, assez joli mais mal pourvu, qui m'avait traité de planqué comme je l'ai dit précédemment.

— Soldat Primard, désignez-nous celui qui vous a maltraité.

Primard fit semblant d'hésiter, puis il pointa son doigt sur moi. Je ne fus nullement étonné.

— Un pas en avant, nommez-vous !

— Soldat Lajoux, mon général.

— Que dîtes-vous pour votre défense ?

— Que ce soldat est un menteur ! Je n'ai jamais eu affaire à lui, il doit prouver ce qu'il avance.

— Avez-vous des preuves à l'appui ? interrogea le général.

Primard eut un sourire méchant, pensant l'heure de sa vengeance venue.

— Mon général, il a un sexe d'une dimension particulière. Il m'a forcé à le sucer, j'ai encore son goût dans la bouche, et c'est un goût désagréable. De toute ma carrière de pédé, je n'en ai pas connu de pire, et pourtant j'en ai eu beaucoup, la fellation est ma passion !

— Comment, comment ? dit le général cramoisi.

— Comment, comment ? dit le capitaine d'Urvois. Soldat Primard, vous prétendez qu'il vous a pour ainsi dire violé et vous avouez votre passion pour cette pratique sexuelle ? Il y a là un paradoxe.

Primard vit qu'il s'était trahi, mais il avait d'autres cartouches.

— Ce n’est pas parce que je suis pédé qu'on peut m'obliger à sucer. Je connais mes droits, et je dis que je n'éprouve que dégoût pour le soldat Jacky Lajoux.

— Mon général, c'est une chose qu'on peut vérifier aisément, dit le capitaine d'Urvois. Je propose que l'on procède à une petite expérience. Qu'ils se déshabillent tous les deux et qu'ils se mettent face à face, et on verra leurs réactions.

— Bonne idée, dit le général. Messieurs, faites ce que le capitaine a dit.

Tranquillement je me désapai et j'apparus nu devant tous. Ma bite, complètement flaccide, me descendait jusqu'à mi-cuisse et le général s'étouffa, devenu presque apoplectique. Primard fit des difficultés, mais ne pouvant se dérober, finit par être à poil aussi. À son extrême désarroi, sa queue se mit à bander dur, atteignant ses 12cm. Il me dévorait du regard et ne pouvant se contrôler, se mit à genoux devant moi.

— Je constate que la preuve est faite, dit le capitaine d'Urvois. Mes soldats ne sont pas violeurs, ils sont une section d'élite et ils sont jalousés par tous. Enviés et parfois désirés, comme vous pouvez le constater.

— C'est ma foi vrai, dit l'inspecteur. Colonel, vous m'avez trompé. Que Primard soit mis aux arrêts. Quant à vous, capitaine d'Urvois, je vous renouvelle ma confiance. Soldat Lajoux, j'ai quelques mots à vous dire en particulier.

Le général de retira et le capitaine me dit :

— Mon ami, voici l'occasion de vous dévouer pour la Patrie. Le général vous plaît-il bien ?

— Non, mais pour la section 14, je suis prêt à me sacrifier.

Et l'on me porta en triomphe.

FIN