À s'en étouffer

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Numéro 93

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 93
Date de parution originale: Septembre 1998

Date de publication/archivage: 2012-06-03

Auteur: Michaël
Titre: À s'en étouffer
Rubrique: Tendresses de jeunes mecs

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Ce texte a été lu 4052 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Un jour, j’ai décidé de descendre à Toulon pour aller voir des copains, soit environ 600 km depuis Millau où j’habite. Je suis parti à six heures du matin et, une fois arrivé, j’ai téléphoné à mes amis de venir me chercher à la gare. Ils sont arrivés à tous, dont un que je ne connaissais pas, très mignon. Ils m’ont fait connaître quelques endroits qui étaient pas mal où il était possible de se faire des mecs, et j’ai passé quelques jours avec eux avant de repartir pour Montpellier.

Au bar où j’ai l’habitude d’aller me jeter une mousse, je suis entré. Un mec est arrivé cinq minutes après. Dès que je l’ai vu, j’ai mon cœur qui s’est mis à battre la chamade. Il était grand, les cheveux fous, bruns, environ vingt à vingt-cinq ans, la peau bronzée, un visage d’ange sauvage, je n’ai pas eu à le mater longtemps par en-dessous avant qu’il ne s’aperçoive qu’il m’intéressait. Il m’a gratifié d’un sourire éblouissant et il est venu m’adresser la parole. En fait, il avait vingt-neuf ans. Un a parlé de banalités et je lui ai offert un verre. Mais on s’était bien compris. Je l’ai dévisagé de la tête aux pieds. Il portait un débardeur assez serré qui mettait en valeur ses pecs et ses tétons qui pointaient, et un jean qui avait vécu et moulait ses fesses et ses belles cuisses. Mais j’étais fasciné par ce qui pouvait se lover derrière la braguette usée. Ça devait être un bon morceau à en juger par les plis et les bosses que cela dessinait. J’étais excité à ne plus pouvoir parler. Ça l’a fait sourire. Je me suis mis à bander sans pouvoir m’en empêcher. J’ai fini par lui avouer que j’avais envie de faire l’amour avec lui.

On a fini par se lever et par se diriger vers sa Honda rouge. Nous avons pris la route de Palavas, fenêtres ouvertes. Ça sentait la mer et le soleil. Peu de temps après, j’ai posé ma main sur sa cuisse. Je l’ai caressé et je me suis décidé à lui ouvrir cette sacrée braguette qui me fascinait. Il s’est soulevé un peu pour m’y aider tout en conduisant. Sa queue était à la hauteur de mes espérances, droite, dure, grosse, bronzée elle aussi, comme tout son corps. Je l’ai saisie à pleine main et je l’ai branlée doucement. Puis, ne pouvant attendre plus longtemps, je l’ai engloutie d’un coup. Florent conduisait tout doucement, et je pense que les voitures qui nous doublaient devinaient ce qui se passait vu la faible hauteur du coupé, mais sans savoir si c’était un homme ou une femme qui suçait. J’avoue que ce n’était pas très prudent. Plus je pompais, plus l’engin s’allongeait, c’était fou. Il a fini par me dire qu’il fallait qu’on trouve un endroit adapté. J’ai acquiescé de la tête sans pouvoir me détacher de sa bite. On a dû s’engager sur un chemin de terre. Je me suis rappelé le conseil de ma mère quand j’étais petit, de ne pas parler la bouche pleine...

La voiture a fini par s’arrêter, penché au bord d’un petit fossé. Je me suis mis sérieusement à pomper ce dard magnifique, à m’en étouffer. Florent soupirait doucement en passant sa main à contre-poil sur ma nuque.

— Tu suces bien, c’est bon, tu sais... m’a-t-il dit.

Mon menton était en plein dans ses belles couilles que je malaxait en même temps. J’ai senti un grand frémissement. Florent s’est mis à grogner. Il était au bord de jouir. Je suis allé de plus en plus vite en aspirant fort à chaque fois. Deux minutes plus tard, il a soudain relevé son bassin en rugissant. La hampe est entrée toute entière dans ma gorge et j’ai cru étouffer. J’ai nettement senti les jets de son venin tout chaud. Quel délice! Peu après, j’ai accepté de quitter cette barre merveilleuse. Florent m’a embrassé et je lui ai fait partager le goût de sa propre semence. Nous sommes sortis de la voiture pour vérifier qu’elle n'était pas trop engagé dans le fossé. J’ai allumé une clope, heureux, sachant que ça allait être mon tour de prendre du plaisir. Les choses n’allaient pas en rester là. Florent, qui était resté braguette ouverte, queue à l’air, a fini par tout remballer, même si l’endroit, plutôt aride, était désert. Il s’est dirigé vers moi, a pris ma cigarette et l’a soigneusement écrasée du pied. Puis il m’a embrassé avec une force inouïe. Sa langue a fouillé ma bouche dans les moindres recoins, j’en ai profité pour caresser son corps de mes mains libres. Je lui ai pincé les tétons qui ont vite durci sous mes doigts. Il a ôté son débardeur, moi, mon tee-shirt. Il avait un corps splendide, une musculature parfaite, sans aucun poil. On s’est collés l’un à l’autre, il avait encore envie, à peine sept à dix minutes après avoir joui! On a fini par rouler dans les hautes herbes bordant le chemin. Il m’a caressé partout, léchant tout mon corps, même sous mes aisselles, chose qu’on ne m’avait jamais faite. Puis il a dégrafé les boutons de ma braguette, sans sortir ma bite du caleçon. Il s’est mis à malaxer la bosse, et il est revenu à mes tétons qu’il a trituré très fort. Je me suis mis à haleter de plaisir. Il a approché sa bouche de l’un d’eux et l’a mordu sans cesser île manipuler l’autre. Je lui ai dit:

— Oui, c’est trop bon, mords, mords plus fort!

Il a répondu en souriant:

— Oui, mon joli salaud, t’as pas fini de souffrir.

Il a enfin libéré ma bite pour s’en emparer et m’a pressé les couilles entre ses doigts. Il m’a taillé une des meilleures pipes de ma vie. C’était un expert, ses mains glissèrent entre mes fesses. Je les ai écartées au maximum afin qu’il puisse me travailler l’anus à l’aise. Il me l’a humidifié et a commencé à me pénétrer d’un doigt pour le dilater. Je lui ai demandé de me défoncer, je n’en pouvais plus de le voir guetter mes réactions sur mon visage. Il s’est mis à genoux, mes jambes autour de mon cou. il a présenté sa grosse tige habillée d’un préservatif et il m’a pénétré avec beaucoup de douceur. Mais j’étais trop excité, et de moi-même, j’ai fait entrer ce beau morceau d’un coup sec dans mon fondement. J’ai poussé un cri, de souffrance et de victoire. Il a commencé à me limer sur un rythme assez vif, puis il m’a littéralement éclaté le cul, puisque c’est moi qui le lui demandais à chaque coup de boutoir. Il s’est mis à me branler d’une main, en appui sur un seul bras. Je n’ai pas tenu longtemps. J’ai déchargé très vite en criant. Tout mon sperme a été projeté sur son corps. Ce qui a dû déclencher son propre orgasme, quelques secondes plus tard.

Il est resté en moi quelques minutes, toujours en érection, puis il est sorti avant de débander. Nous étions en sueur et les herbes nous picotaient. Nous n’en sommes pas restés là. Nous nous sommes caressés sous le soleil dans une espèce de demi-torpeur, puis nos sens se sont à nouveau échauffés. À nouveau j’ai embouché sa queue. Mais il a fallu plus d’une demi-heure pour le faire cracher. Il râlait et grognait sans retenue, son corps vibrait, il me caressait sans arrêt. Je me suis mis à me branler en même temps. Puis il a fini par éjaculer dans ma bouche, et moi à jouir. J’étais HS, lui aussi apparemment. On a fini par se rhabiller, on étaient collants de sueur et de sperme. Enfin, on a repris la route pour Montpellier. Arrivés devant le Polygone, je lui ai demandé si je pouvais le revoir puisque j’avais prévu de passer quelques jours à Montpellier. Il m’a répondu oui, et nous avons encore fait l’amour, deux fois chez lui, et une fois dans les dunes après la Grande-Motte.

Nous ne nous sommes jamais revus. Je n’ai de lui aujourd’hui que quelques photos où il sourit d’un sourire éblouissant.


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