École buissonnière (1)


École buissonnière (1)
Texte paru le 1999-11-29 par Thomas   
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Template-Books.pngSérie : École buissonnière

À Mathieu, Nicolas et David

C'était à la fin de ma seconde. Des travaux de rénovation au niveau du gymnase de mon lycée obligeaient ma classe à partager le vestiaire avec une autre seconde, celle de Mathieu, un bon camarade seulement jusqu'alors.

Malgré la foule, on réussit, lui et moi, à s'installer sur le même banc, côte à côte, au fond du vestiaire. Serrés comme des sardines, on commença à se changer tant bien que mal. Tandis que j'enlevais mon sweat, Mathieu, debout devant moi, se débarrassait de son 501. Slip rouge vif, jambes fines, fesses rondes. Cette vision m'excita passablement bien que je n'étais pas encore, à cette époque, spécialement attiré par les garçons. Mais Mathieu, il est vrai, ne manquait pas de charmes.

Il enfila son short. À mon tour, je me levai pour enlever mon fute. Je m'arrangeai pour faire glisser légérement mon slip. Je sentis le regard de mon camarade se porter au bon endroit. Comme si de rien n'était, je réajustai mon slip et finis de me changer en me rasseyant à ses côtés. Nos jambes se frolèrent à plusieurs reprises:

— Tu as quoi après,Thomas?

— Une heure d'éco avec Karl Marx, tu parles!

— Pauvre vieux! Pas très bandant tout ça.

— Et toi?

— Moi c'est ma dernière heure.

Mathieu se leva pour rejoindre sa classe:

— À t'à l'heure alors peut-être.

En guise de réponse, je me contentai de sourire.

Pendant toute la séance d'EP, je ne cessai de penser à lui, à ses derniers mots surtout qui m'apparaissaient comme une invitation... Mon short était suffisamment ample heureusement pour dissimuler aux yeux de mes camarades de classe les incessantes érections qui me venaient. Je revoyais Mathieu dans le vestiaire, seulement vêtu de son slip. Vision adorable.

Mes camarades Arnaud,N icolas et Yann ne manquaient pas de charmes. Plus d'une fois, j'en avais eu envie mais avec eux, rien ne me semblait possible. Ils étaient dans ma classe, j'avais peur de les brancher. Tandis qu'avec Mathieu, quelques indices me laissaient espérer. De plus, aucun des trois (à part Nicolas peut-être) ne m'attirait autant que lui.

L'heure passa.

Je le retrouvai dans le vestiaire. Il s'était déjà changé. Comme d'hab' les douches étaient en panne. Dommage, j'aurais bien aimé l'y voir:

— Pas trop crevé j'espère?

— Non, ça va.

Pourquoi cette question? J'enlève mon t-shirt, mon short puis m'assois à ses côtés, vêtu de mon slip seulement. Il y a toujours autant de monde. Mathieu s'apprête à s'en aller pour libérer la place mais avant de sortir, il pose furtivement sa main sur ma cuisse, me sourit:

— Je t'attends dehors, Thomas.

— Ok.

Dehors, il me proposa un clope:

— Tu vas à ton cours d'éco alors?

— Ben oui, obligé.

— Obligé?

— Tu veux que je lui fasse une infidélité à Karl?

Mathieu pouffe de rire, me d‚visage, hésite et - divine surprise - agite délicieusement sa langue dans sa bouche. Tout se passe alors très vite. On décide d'aller "au jardin", lieu de rendez-vous pour les filles et les garçons de notre lycée. Tant pis pour le cours d'éco.

La suite sur requête.