École buissonnière (2)


École buissonnière (2)
Texte paru le 2001-12-20 par Thomas   
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Template-Books.pngSérie : École buissonnière

À Mathieu, Nicolas et David

C'était à la fin de ma seconde. Des travaux de rénovation au niveau du gymnase de mon lycée obligeaient ma classe à partager le vestiaire avec une autre seconde, celle de Mathieu, un bon camarade seulement jusqu'alors.

Malgré la foule, on réussit, lui et moi, à nous installer sur le même banc, côte à côte, au fond du vestiaire. Serrés comme des sardines, on commençe à se changer tant bien que mal. Tandis que j'enlève mon sweat, Mathieu debout devant moi, se débarrasse de son 501. Slip rouge vif, jambes fines, fesses rondes. Cette vision m'excite passablement bien que je ne suis pas encore, à cette époque, spécialement attiré par les garçons. Mais Mathieu, il est vrai, ne manque pas de charmes. Il enfile son short.

À mon tour, je me lève pour enlever mon fute. Je m'arrange pour faire glisser légèrement mon slip. Je sens le regard de mon camarade se porter au bon endroit. Comme si de rien n'était, je réajuste mon slip et finis de me changer en me rasseyant à ses côtés. Nos jambes se frôlent à plusieurs reprises:

— Tu as quoi après, Thomas?

— Une heure d'éco avec Karl Marx, tu parles!

— Pauvre vieux! Pas très bandant tout ça.

— Et toi?

— Moi c'est ma dernière heure.

Mathieu se leva pour rejoindre sa classe:

— À t'à l'heure alors peut-être.

En guise de réponse, je me contente de sourire.

Pendant toute la séance d'EP, je ne cesse de penser à lui, à ses derniers mots surtout qui m'apparaissent comme une invitation... Mon short est suffisamment ample heureusement pour dissimuler aux yeux de mes camarades de classe les incessantes érections qui me viennent. Je revois Mathieu dans le vestiaire, seulement vêtu de son slip. Vision adorable.

Arnaud, Nicolas et Yann, mes camarades de classes, ne manquent pas de charmes non plus. Plus d'une fois, j'en ai eu envie mais avec eux, rien ne me semble possible. Ils sont dans ma classe, j'ai peur de les brancher. Tandis qu'avec Mathieu, quelques indices me laissent espérer. L'heure passe. Je le retrouve dans le vestiaire. Il s'est déjà changé. Comme d'hab' les douches sont en panne. Dommage, j'aurais bien aimé l'y voir:

— Pas trop crevé j'espère?

— Non, ça va.

Pourquoi cette question? J'enlève mon t-shirt, mon short puis m'assois à ses côtés, vêtu de mon slip seulement. Il y a toujours autant de monde. Mathieu s'apprête à s'en aller pour libérer la place mais avant de sortir, il pose furtivement sa main sur ma cuisse, me sourit:

— Je t'attends dehors, Thomas.

— Ok.

Dehors, il me proposa un clope:

— Tu vas à ton cours d'éco alors?

— Ben oui, obligé.

— Obligé?

— Tu veux que je lui fasse une infidélité à Karl?

Mathieu pouffe de rire, me dévisage, hésite et - divine surprise - agite délicieusement sa langue dans sa bouche. Tout se passe alors très vite. On décide d'aller "au jardin", lieu de rendez-vous pour les filles et les garçons de notre lycée. Tant pis pour le cours d'éco.

À cette heure-là de l'après-midi il n'y avait pas grand monde au jardin. L'air était tiède,l'été s'annonçait, les vacances, la liberté... Le caractère illégal de notre escapade (c'était la première fois que je loupais volontairement un cours, j'étais plutôt le genre d'élève studieux) augmentait mon excitation.

Mathieu me guide vers un coin reculé du jardin. Tout en marchant,je l'observe du coin de l'oeil. Il garde son naturel, arrive même à plaisanter. Moi, je me sens gauche, j'ai du mal à prononcer un seul mot. On arrive face un mur de vieilles pierres. Haut de plus de deux mètres au moins.

— Ça y est, c'est ici. De l'autre côté.

— Tu veux pas me faire escalader ça, Mathieu?

— Quoi? Facile! Grimpe le premier, je te file un coup de main.

Le saligaud saisit mon sac à dos,le balance de l'autre côté.

— Ma calculo! T'es fou!

Mathieu éclate de rire.

— Thomas t'es vraiment unique. C'est aujourd'hui le plus beau jour de ta vie et tu me parles de ta calculo?

— Là,tu te surestimes.

Je suis plutôt content de ma réplique. La colère me rend moins gauche. Mathieu s'approche de moi,regarde s'il n'y a personne et me roule un patin.

— Thomas, je t'adore. T'es un amour.

Je reprends mon souffle, rouge sans doute de confusion. Mon regard reste fixé quelques instants sur cette bouche délicieuse qui vient de se coller à la mienne. Je suis en plein rêve.

— J'ai plus qu'à y aller alors?

— Ben, oui.

À mi-hauteur, Mathieu me file en effet un coup de main en me mettant les mains aux fesses. De l'autre çôté, ça donne sur un verger laissé à l'abandon. Il y a une maison en ruines avec des grafitis de toutes sortes: de "fuck the system" à "peace and love". Plusieurs générations de lycéens ont dû passer par ici. Mathieu me rejoint.On descend dans le verger.

— Tu vérifies pas qu'elle marche?

— Hein?

— Ta calculette.

— Non.

— Tu fais la gueule?

— Non, c'est l'endroit qui m'inspire pas trop.

— T'inquiètes pas. J'y suis venu déjà avec...

Mathieu venait de gaffer. Il ne se démonte pas:

— Avec?

— Avec Nico. Jaloux?

En guise de réponse, je lui rends son baiser. Je suis le premier surpris de mon audace.

— On va faire un tour dans la piaule?

— On est bien ici, non?

— Comme tu veux.

C'est lui qui prend à nouveau les initiatives. Je me sens maladroit devant lui qui paraît si à l'aise. Je le revois dans le vestiaire. Mon excitation est à son comble. Mathieu se serre contre moi, m'enlace. Il me baise dans le cou, sur la joue. Je ferme les yeux. Je m'abandonne à lui. Sa bouche rencontre la mienne. Nos langues s'amusent entre elles. C'est un délice. Il me serre fort contre lui. Maladroit, je le tiens par la taille, ne sachant comment encore me comporter face à ce corps tant désiré. Mathieu, lui, m'a déjà mis la main aux fesses. Il me les tripote. Un vrai bonheur.

À travers l'étoffe de mon jeans, je crois sentir son membre en érection. Je vais pas tarder à souiller mon slip s'il continue ainsi à me palper les fesses. Je gémis. Il s'empresse de glisser sa main jusqu'à ma braguette. Je l'aide à défaire les boutons de mon 501. Mon jeans se met à glisser le long de mes cuisses. Mathieu a déjà baissé mon slip. Il se met à faire ce que jusqu'ici je faisais solitairement. De son autre main il continue à me caresser les fesses, maintenant à l'air libre.

C'EST LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE.