28cm dans la gorge

Drapeau-fr.svg Lettres Gay

LG66.jpg


Numéro 66

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 66
Date de parution originale: Septembre 1994

Date de publication/archivage: 2018-06-09

Auteur: Ludovic
Titre: 28cm dans la gorge
Rubrique: Ça baise dans le train

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 14971 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

Cette publication vous est présentée grâce au fonds d'acquisition auquel les visiteurs peuvent contribuer. Ce fonds sert exclusivement à acquérir de nouveaux périodiques à archiver et que nous ne réussissons pas à obtenir dans les collections personnelles des visiteurs.


J’avais pris une voiture-lits pour pouvoir me reposer un peu, les couchettes à six, c’est trop! Mais il ne restait que des doubles. Avec qui allais-je me taper le voyage? Le PDG costard-cravate, ou le pépé flageolant? J’avais une bonne demi-heure d’avance, et j’avais installé ma valise. Sur le quai, il y avait une dizaine de gaillards assez bruyants, des militaires en civil, plutôt en goguette; des crânes rasés, des armoires plutôt normandes, CRS ou para. En voilà quatre qui s’enfilaient dans le couloir, dont deux qui soutenaient un troisième. Je suis rentré dans le compartiment pour les laisser passer, quand l’un d’eux a dit:

— C’est là!

— Excusez-moi, monsieur, me dit l’un d’eux, on vous le confie, il descend au terminus. Nous avons pas mal arrosé et j’espère qu’il ne ronflera pas trop! Et il ajouta pour celui qu’ils soutenaient: Tu seras sage! Monsieur te réveillera à l’arrivée.

Ils déposèrent sur la couchette du bas un grand gaillard qui faisait bien son mètre quatre-vingt-dix, le crâne rasé avec une moustache blond-roux. Je l’imaginais bien avec un béret de para, le mec! Je me suis adressé à lui:

— Je pense que vous prendrez la couchette du bas. Je vais faire échange avec vous.

— Merci, m’sieur, car dans mon état j’suis pas capable de faire de l’escalade!

Le train partit.

— Fait chaud, j’aimerais bien me déshabiller!

Et il se releva, mais il tanguait tellement qu’il dut se rattraper à la couchette.

— Je vais vous aider.

— Pas de refus.

J’ai ôté le blouson et le polo. La poitrine était moulée dans un tee-shirt qui laissait échapper à l’encolure une toison blonde et frisée, et les manches semblaient craquer sur des biceps tatoués. J’ai dégrafé le pantalon et ce fut une véritable gymnastique acrobatique pour le lui retirer sans qu’il ne tombe.

— Asseyez-vous, je vais vous enlever vos baskets.

Je me suis agenouillé. J’avais là, près de mon visage, deux cuisses énormes et musclées, légèrement velues, qui se rejoignaient ou tout au moins tentaient de le faire car le slip était une poche gonflée d’un lourd paquet. II se releva d’un coup:

— Je voudrais pisser!

— Mais vous ne pouvez pas sortir comme ça dans le couloir! et j’ajoutais: Attendez! et j’ouvris le lavabo.

II se leva en se tenant d’une main, l’autre essayant de baisser le slip. L’équilibre était plus que précaire.

— Je vais vous aider, et j’ai baissé le slip sur deux fesses dures, rondes, musclées et poilues. Il avait posé son mastard sur le bord du lavabo et arrosait partout.

— Au point où nous en sommes, dis-je en prenant à pleine main son machin énorme, et j’ai dirigé le jet bien au centre.

— Hey, mon gars, tu as entre les mains la plus belle bite du régiment et je ne me vante pas, même certaines putes, ça les épate de voir un engin pareil!

En riant, je lui rétorque:

— Et encore, là il est au repos! Il fait au moins vingt centimètres!

Bien sûr, il faisait plus mais je voulais l’obliger à se vanter.

— Si je bandais et si tu avais de quoi mesurer, je dépasse les vingt-huit centimètres!

— Non?

— Allez, j’enlève ça aussi.

Et il tenta d’enjamber le slip en m’exhibant le vallon poilu entre ses deux fesses: à croquer! Je l’aidai à s’enfiler dans la couchette du bas, quand un coup de frein brusque m’expédia sur lui. Je suis tombé joue contre la sienne et ma main, mais là j’avais un peu aidé le hasard, heurta son bas-ventre.

Il me dit:

La plus belle bite du régiment !

— Tu sens bon!

— Vous aussi, et j’ai ajouté sur le ton de la plaisanterie: si on mesurait ce que j ’ai en main au repos, ça pourrait donner une idée!

Vantard comme sont les mecs ivres, il me répondit:

— Tu vas voir, tu vas être surpris!

Je défis un lacet de ses «Nike» sans quitter de l’autre main ce qu’elle avait en possession.

— Voilà, je suis prêt!

J’ai entouré le braquemard, puis j’ai mesuré cet énorme machin qui dormait encore sur deux grosses pêches velues. Je l’ai secoué un peu puis je l’ai décalotté pour soit-disant mesurer le gland. Il se laissait faire, fier et heureux comme un paon peut l’être de sa queue. Lorsque je sentis un petit frémissement, j’ai passé une langue habile sur le gland. Je l’ai enveloppé et l’ai gobé.

— Ouais, c’est ça! gémit-il, perdu dans les brumes vaporeuses de l’alcool.

Il ne me fallait pas plus d’encouragements pour essayer d’emboucher la verge qui gonflait entre mes lèvres, enflait démesurément, distendant ma bouche. De la main gauche, je tempérais son engloutissement en la branlant en même temps. Ma main droite massait les lourdes couilles velues, tandis que le majeur glissait sous les deux fruits, partait vers la contrée chaude et moite de l’anus. Ses deux mains avaient saisi mes joues et me manœuvraient la tête. Il me baisait la gueule. Je me suis dégagé pour me déshabiller en vitesse, tout en contractant au maximum la raideur de la verge. Je me suis glissé contre son flanc en évitant qu’il ne sente ma verge. Il était là, les yeux fermés, perdu dans son paradis! Ma main caressa sa nuque rasée, je lui ai mordillé le lobe d’une oreille puis j’ai posé ma bouche sur la sienne. Il était là, les yeux fermés, à ma merci! Ma langue lissa l’épaisse moustache, s’insinua entre ses lèvres, et il me rendit un baiser de mâle. Sa langue dure lutta contre la mienne et je dus déclarer forfait. Je l’ai chevauché et mes paumes massèrent les pectoraux velus, alors que mes doigts roulaient les tétons. Je descendis encore, sentant entre mes deux fesses l’énorme barre de son sexe. Il ne pouvait me prendre, il m’aurait fendu! Mais, tenant l’énorme bâton prisonnier entre mes deux fesses, je le caressais, titillant le frein de l’index.

Il roulait la tête de droite à gauche, et quand je sentis l’immense corps frémir, vite je me suis coulé entre ses jambes et j’ai embouché le braquemard qui me cracha de lourdes giclées de sperme. Il était trop abondant, et le trop-plein coula dans sa toison pubienne. Dès que le geyser fut tari, je me suis glissé contre lui, me collai à son corps et, tandis que sa bouche exhalait encore des soupirs d’aise, je lui ai recraché son venin que nos langues barattèrent. Je me branlais en même temps et ma jouissance constella de perles blanches sa toison. Il reprit semi-connaissance:

— Vains dieux, je crois que jamais une pute ne m’a fait jouir ainsi!

Je lui répondis à l’oreille:

— Tout à l’heure, dis, on essaiera de mesurer si elle fait toujours vingt-huit centimètres à la deuxième attaque?

J’ai terminé le voyage comblé, gluant et anéanti.

Ludovic, 32 ans.