365 nuits d'adieux (33): Pimpon ramène du monde


365 nuits d'adieux (33): Pimpon ramène du monde
Texte paru le 2000-08-24 par Needles   Drapeau-fr.svg
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Dring, dring...

— Ouais, j'arrive...

— C'est bien ici le vide-couille de Marc ?

Et vas-y que je te pousse ! Un pompier déboule dans l'entrée avec ses bottes boueuses. il examine en souriant ma collection d'armes au mur :

— Tu compenses ?

Ce pas qui fait trembler l'escalier, c'est Marc qui arrive, juste derrière.

— Alors, t'expliques, Pimpon ? Qu'est-ce que c'est que cette invasion ?

Je me suis évidemment pris une baffe : l'appeler comme ça devant le collègue qui se tord, c'était couru !

— Tu m'as dit d'amener mes copains, alors j'ai convoqué un spectateur.

Marc se précipite sur moi, dans le genre gros baraque qui renifle un teckel. On roule par terre en luttant aux pieds de son pote. C'est à qui déloquera l'autre le plus vite. Les boutons volent (encore une chemise azur à repriser !) La poitrine de Marc, tout en poils roux, se contracte ; il me plaque au sol. Je m'accroche à ses épaules pour essayer de l'embrasser. Mais Pimpon n'est pas venu pour la tendresse. Clic, le ceinturon ; un, deux, trois, quatre, les crochets des bottes, hop l'agrafe du pantalon, et il se retourne vers son pote, l'aspic au garde-à-vous, droit au-dessus de la couture des couilles.

— Crache là-dessus, Rodolphe, ça porte bonheur.

L'autre, qui s'est effondré sur mon fauteuil préféré, lui postillonne un glaviot sur le bout du gland avec une précision impeccable, un vrai tour de cirque. Pimpon me flatte le cul :

— Bien calé dans les startings, mon petit cheval ? Prêt pour la monte ?

— Tu veux pas que je hennisse, non plus ?

Paf ! dans le cul, et le manche du pompier, c'est toujours une surprise. Je ne suis pas remis quand la cavalcade s'emballe. Un grand coup maladroit me prouve que le tout n'était pas encore à demeure. Je m'y fais, je résiste à l'attaque, le cul en retrait, je tente de serrer les fesses, mais il gonfle du double. Marc est venu en démonstration faire admirer sa mécanique. Et ça l'inspire drôlement de faire ça devant témoin, lui qui prenait des habitudes de bande-à-l'aise ces derniers temps. Dans mon fauteuil, le spectateur a adopté la position du mec qui se chauffe les roustons au feu, grosses cuisses que comprime le drap bleu, écartées à angle droit. Il y a du remue-ménage dans sa braguette. Pendant que Marc ferme les yeux et se concentre sur sa besogne, je lui fais signe de la main qu'il ne me déplairait pas de voir l'objet. Il me sourit, mais rien à faire, il approche seulement sa botte de ma queue. Il joue du bout du pied à faire rebondir ma pine, l'écrase sur le parquet. Marc, fatigué, a allégé le rythme.

— Tu l'as amené juste pour qu'il regarde ? Je lui ferais bien un pompier pendant que tu m'encules.

— Ça le dégoûte, il veut pas que tu le touches.

Pourtant il a enfin tiré sa queue de son pantalon, une bonne grosse sympathique renflée vers le milieu, qui repose, molle encore, sur d'énormes burnes couvertes de poils. J'échappe à Marc pour m'approcher du fauteuil. Pimpon me suit, sur les genoux, il est pas content. Queue au poing, il me défonce à petits coups secs, la dirigeant pas droit pour faire le plus mal possible. Je me renverse, je m'assois sur sa bite. C'est lui qui est pris au piège, soudé à mon cul par toute la longueur de son drain. Je lèche les couilles chaudes de son pote, j'essaye d'introduire mes mains dans ses jambes de pantalon pour caresser ses mollets qui m'excitent. Pimpon dit :

— OK tu le suces, mais tu le touches pas !

C'est l'extase. Je suis ancré par la bouche sur la bite d'amarrage de Rodolphe ; sa pine épaisse me remplit, sans trop. Le mec, les bras ballants, se laisse aller les yeux clos, comme dans un bar à putes. Il a des frissons et des contractions dans les jambes, il râle ; je vais le faire jouir, mais Marc qui le devine me tire par les cheveux en arrière et son pote m'éclabousse la gueule.

— Bon, on passait juste tirer un coup, on se casse, fanfaronne Marco devant le collègue.

— Et il veut peut-être rester, Rudolph Valentino. Je fais live-show permanent.

Je lui décoche un sourire de star quand Marco le tire dehors. Derrière la porte, je l'entends dire :

— Son cul c'est privé, c'est à moi, tu comprends ?

Et le voisin, qui remonte toujours au bon moment, claironne à sa copine :

— Y a encore eu le feu chez la salope d'à côté. Et ils sont de plus en plus nombreux pour l'éteindre...

Dring... Téléphone. Pimpon peut pas venir, il va voir sa fiancée. Chienne !

Dring, Valentino is back. En civil malheureusement. Je lui dis que je peux rien pour lui, mais il a mis le pied dans la porte et me roule un patin en me refilant son chewing-gum. Il se frotte la braguette contre mon entrejambe. Je fonds. Monsieur Muscles est debout, jambes écartées devant le lit où je l'attends à plat ventre. Son paf est bien plus raide que tout à l'heure, moins épais que celui de Marc, mais quel artiste ! j'ai à peine senti qu'il me pénétrait et le plaisir me ravage. À l'intérieur ça remue tout seul dès qu'il s'est calé au fond. J'ai les jambes en V sur ses épaules. J'essaye de lui pincer les seins. Il me tord la queue dans tous les sens, la salive, la branle à toute blinde. Et puis c'est les chutes du Zambèze...

Marc l'a encore ramené deux fois à la maison. J'avais le droit de le piper, pas plus. Le deuxième coup j'ai demandé s'il pouvait me sauter. Marc, coincé, a prétendu qu'il s'en foutait, il s'est retiré et Rodolphe a pris sa place. Il m'a enfilé d'une traite, j'étais déjà chaud et large comme un tunnel. C'est vrai qu'il me baisait mieux, cherchait moins son seul plaisir égoïste. J'en ai rajouté pour faire la nique à Pimpon, l’œil révulsé, la lippe baveuse, les cris aigus de l'ascension vers le septième ciel. Bref, Marco l'a plus jamais ramené.