Amour débutant (3)


Amour débutant (3)
Texte paru le 2003-08-20 par Jalbert   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Amour débutant

J'avais du mal à trouver le sommeil, je n'étais pas le seul car j'entendais Damien se retourner par bonds dans son lit. J'avais décidé d'aller nous coucher mais je crois que pour l'un comme pour l'autre, le désir continuait de nous tarauder.

Je commençai enfin à m'assoupir, quand je décelai une présence dans ma chambre. J'ouvris les yeux et, dans la faible lueur dispensée par la lune, je distinguais un joli corps nu au sexe dressé qui s'avançait dans ma direction, comme dans un rêve. Du reste, je n'étais plus très sûr que je ne rêvais pas, jusqu'à ce que cette apparition s'immobilise au milieu de la pièce en interrogeant :

— Thomas... tu dors ?

— Pas encore.

— Je peux venir dans ton lit ?

Tout en parlant, Damien avait repris sa progression vers moi.

— Pourquoi, tu as peur tout seul ?

— Mais non, banane !

Comme je ne répliquais pas, arrivé contre mon lit, il déclara :

— Nous n'aurons peut-être plus d'autres occasions de dormir ensemble.

— Oui tu as raison, mais j'aurai du mal à sentir ton corps contre le mien et rester de marbre.

— Ça tombe bien, Thomas... je... j'aimerais qu'on recommence, balbutia-t-il de sa petite voix.

Je ne répondis pas, moi aussi j'avais envie de lui, je n'avais osé le lui proposer. Même si je n'étais guère plus âgé, j'arrivais cependant à mieux maîtriser mes pulsions, sa demande en était la preuve. Il y avait peut-être une autre raison à son impatience, il venait seulement de connaître son premier orgasme, moi j'avais déjà plus d'expérience, mais je comprenais cette irrésistible envie de jouissance sexuelle, ça m'arrivait parfois, à l'improviste, d'avoir une furieuse envie de me branler, souvent plusieurs fois dans la journée. Damien connaissait pour la première fois cette avidité, je ne pouvais résister à sa prière, enfin je veux dire que je ne demandais que ça. Je me poussai vers l'autre bord et l'invitai :

— Monte, mon chéri.

Le terme m'avait échappé, je n'avais jamais songé à appeler quelqu'un ainsi, je me sentais rougir jusqu'aux oreilles, heureusement il faisait trop sombre pour que Damien le voit.

Son corps doux comme de la soie vint se plaquer contre le mien. Le lit était étroit pour deux personnes, bien que nous étions l'un et l'autre très minces, c'était plutôt juste. Alors je basculai sur lui pour le couvrir de mon corps épris. Nos sexes frémissants se coincèrent l'un contre l'autre. Nos bouches se cherchèrent, un long baiser passionné commença. Le désir nous tourmentait très fortement de nouveau, je sentais contre ma poitrine les battements de son cœur qui se mêlaient aux miens, je percevais sur mon pubis les ardeurs de son sexe ; il devait certainement ressentir les miennes sur le bas de son ventre. J'eus soudain l'envie de l'embrasser partout.

Je laissai ses lèvres pour déposer des baisers dans son cou, puis je tentai de me glisser vers le bas. Il desserra son étreinte et soupira quand j'embrassai de façon désordonnée sa poitrine. Il entreprit de me caresser les cheveux alors que je baisais son nombril. J'eus soudain envie de faire une chose que je n'avais jamais faite, sauf en rêve. Je n'avais aucune expérience en la matière, mais comme je sentais son sexe qui s'agitait dans mon cou, ça m'affolait, ma bouche le réclamait, j'avais du mal à me maîtriser. J'avais le trac, j'eus peur que Damien réprouve l'acte, mais je n'en pouvais plus de sentir son sexe si proche de mon visage. Je descendis encore un peu puis j'ouvris la bouche quand son pénis en se redressant toucha le bout de mes lèvres. Je refermai la bouche, gobant la moitié de son membre ardent et frémissant. J'avais les mains sur ses hanches, je sentis ainsi tout son corps se raidir, ses mains s'immobilisèrent dans ma chevelure, il murmura dans un souffle :

— Tu vas me sucer ?

Je ne répondis pas, et pour cause ! Je restais quelques secondes sans bouger, attendant une possible protestation, mais il ne dit plus mot, son sexe parlait pour lui, je le sentais s'animer de plus en plus fort dans la prison de ma bouche. Alors, je libérai son membre que je pris entre mes doigts, je tirai délicatement son prépuce vers le bas. Damien se mit à soupirer de plaisir. Puis, j'enfournai son gland bouillant et gonflé en le mouillant avec la langue, ses gémissement se transformèrent :

— Ahh... Thomas... Oh, Thomas !

Puis râlant de plaisir, le garçon s'était agrippé à mes cheveux et accompagnait le mouvement de va-et-vient que j'avais commencé sur son sexe. Lèvres resserrées sur le prépuce, je descendais sur la hampe, puis je remontais jusqu'au sillon du gland. Arrivé là, je l'agaçais de ma langue et je redescendais avec une longue succion. Je sentais Damien frémir, trembler entre mes mains, son bassin poussait de temps à autre, enfonçant son membre plus avant dans la chaude moiteur de ma bouche. Puis il se mit bientôt à râler et à souffler de plus en plus fort, je sentais son sexe qui raidissait encore entre mes lèvres, je devinais qu'il n'allait pas tarder à atteindre l'orgasme. C'est alors que je glissai une main entre ses cuisses, mes doigts se posaient sur ses bourses raffermies. Damien se tortillait comme s'il voulait se soustraire à mes caresses, mais brusquement son sexe devint comme de l'acier, il poussa une longue plainte en se soulevant, puis se laissa retomber lourdement, son pénis s'échappa de ma bouche.

— Ça va Damien ?

Le garçon reprenait son souffle :

— Oui... tu aurais pu me prévenir... que... c'était pire que tout à l'heure...

Je me recouchai à côté et contre lui :

— Je ne sais pas, c'est la première fois que je fais ça, et personne me l'a fait non plus.

— Alors tu vas voir, dit l'ado en se redressant sur un coude.

Bien qu'excité à l'extrême, dans un éclair de lucidité je m'écriai :

— Non Damien !

— Pourquoi ? s'écria-t-il d'un ton de déception.

— Parce que tu risques d'avoir tout dans la bouche, tu vas me traiter de dégueulasse.

— Ça va pas ? Je ne vois pas ce qui est dégueulasse, j'ai adoré me rouler dans ton sperme tout à l'heure. Tu l'as jamais goûté ?

— Si.

Je me sentais fiévreux, je ne demandais que cela : connaître ce que je lui avais fait connaître. Cette conversation m'excitait, mon sexe donnait des coups de boutoir contre la cuisse de Damien qui continuait :

— C'est pas bon ?

— Si... mais...

Il me coupa en s'élançant à plat ventre sur moi, ses lèvres cherchèrent les miennes, je sentais son sexe débandé contre le mien dressé dans une érection fougueuse. Puis, comme un bon élève qu'il avait été jusqu'ici, il m'imita sans rien ajouter. Je frissonnai quand il me baisa dans le cou. Puis mon cœur s'emballa quand il distribua ses baisers sur mon buste. Pour moi il n'y avait pas, comme il y avait eu pour lui, de surprise, je savais ce qu'il allait faire. Tout mon corps bouillonnait d'impatience, la jouissance s'exaspérait. Je me mis à trembler de tous mes membres quand je sentis mon sexe entouré d'une chaude humidité, Damien n'avait pas hésité.

La sensation cessa avec le contact des ses doigts sur ma verge, puis vint l'agréable caresse du gland qu'on décalotte suivie presque aussitôt de nouveau par l'humidité de sa jolie bouche. J'en avais le souffle coupé, je croyais défaillir quand sa langue titillait mon gland, puis la pression de ses lèvres sur la hampe de mon sexe me fit gémir malgré moi. Damien commençait un va-et-vient insupportable, sa petite langue nerveuse autour de mon gland, suivi d'une aspiration dans la descente de mon prépuce serré par ses lèvres gourmandes, la chaleur humide de sa bouche, tout cela me faisait râler, mon corps était secoué de spasmes incontrôlables, mon bassin avait tendance à accompagner le mouvement de la tête du garçon. Je sentais que l'éjaculation arrivait. Dans un élan de lucidité, je voulus le prévenir pour qu'il se retire, j'avais scrupule à lâcher dans sa bouche ce qu'il ne pouvait pas encore lâcher dans la mienne, mais son geste imprévisible me prit par surprise.

Damien avait dû comprendre que j'arrivais au bout. Il a fait comme moi, il introduisit une main entre mes cuisses, l'attouchement des ses doigts sur mes bourses gonflées à bloc provoqua immédiatement le point de non-retour, mon sexe se durcit au maximum, je hurlais presque quand la sève brûlante monta dans mon membre. L'orgasme, brutal par sa puissance, m'assomma presque. J'entendais à peine tousser mon Damien. J'avais déversé mon sperme dans sa bouche. Il bascula sur le côté en se raclant la gorge.

— Excuse-moi, dis-je, je n'ai pas eu le temps de te prévenir, tu m'en veux pas ?

— C'était très bon, répondit-il entre deux quintes. Mais ça m'a giclé jusqu'au fond de la gorge, j'ai failli m'étrangler.

— Tu n'as pas avalé quand même ?

— Ben si ! Qu'est que tu veux que j'en fasse ?

J'étais gêné, un peu honteux :

— Je suis désolé.

— C'est plutôt moi qui suis désolé, je n'ai pas pu te donner la même chose.

Je posai un baiser sur une joue que je devinais dans la pénombre.

— Ça viendra, réserve-moi les premières gouttes.

Le silence s'établit. J'étais épuisé et certainement lui aussi.

C'est le rayon de soleil qui atteignait le lit qui nous réveilla. Dans ce lit, trop petit pour nous deux, nous étions étroitement serrés l'un contre l'autre, nos sexes se touchaient dans une érection matinale. Damien plongea ses beaux yeux bleus dans les miens, puis avec son sourire d'ange habituel déclara :

— J'ai jamais passé une aussi bonne soirée de toute ma vie, merci Thomas, ce sera le plus beau de mes souvenirs.

— C'est exactement pareil pour moi, mais il n'est pas tard, ajoutai-je en regardant ma montre. On a le temps de recommencer.

— Oh oui ! Tout de suite ?

— Attends cinq minutes, je vais d'abord pisser, puis toilette et là... hum...

— Je vois, je viens pisser avec toi.

Sans se gêner et sans attendre mon avis, Damien pénétra dans les toilettes avec moi. L'un à côté de l'autre, debout devant la cuvette, ce fut le blocage. Nos sexes se dressaient si fort qu'il nous était impossible d'uriner.

— Tu n'aurais pas dû me suivre, ta présence me fait trop bander, dis-je en souriant.

— Et moi c'est pareil... Attends, je repense à quelque chose...

Le jeune garçon sortit précipitamment puis j'entendis une porte s'ouvrir pour se refermer dans les secondes suivantes. Joyeusement, Damien se repositionna à côté de moi en brandissant un mètre de couturière :

— On en profite pour se mesurer ?

— Je ne vois pas très bien l'intérêt, mais si ça te plaît...

— Depuis où on mesure ? demanda-t-il en prenant ma verge d'une main.

Je ne sais pas si c'est l'érection matinale qui perdurait, l'excitation de notre nudité ou l'idée de l'attouchement nécessaire à ce travail, mais une certaine excitation dressait nos membres à la verticale.

— Je pense que ça doit-être contre le pubis...

— Dans tes poils si je comprends bien.

Avant que j'aie eu le temps d'acquiescer, Damien colla l'extrémité du mètre dans ma toison à la naissance de mon sexe, déroula jusqu'à l'extrémité de mon prépuce et annonça radieux :

— Quinze centimètres et demi !

Puis il me tendit le mètre. Je pris son pénis entre mes doigts, il était bouillant, et j'opérai de la même manière :

— Presque douze centimètres. Attends, ne bouge pas, je prends la circonférence.

Son sexe frémissait entre mes doigts, mes attouchements devaient l'exciter.

— Huit centimètres. Voilà, tu es satisfait maintenant ? demandai-je en lui rendant l'outil.

— Je serai content quand je t'aurai rattrapé, donne-moi ton sexe.

Sans attendre ma réponse, il entoura ma verge avec le mètre et déclara :

— Presque treize centimètres.

Sur ce, il sortit en chantonnant j'entendis de nouveau les portes. Le garçon était ordonné, il avait replacé le mètre de couturière. Bien qu'il fut rapide, pendant ce temps je commençai de débander, l'envie d'uriner réapparaissait. Damien vint de nouveau se placer près de moi, lui aussi débandait. D'un parfait ensemble, nos jets se rejoignaient au fond de la cuvette.

— Maintenant on fait notre toilette avant toute chose, décidai-je.

— D'accord, mais on fera encore l'amour ? J'ai peur qu'après on ne puisse plus, c'est peut-être la première et la dernière fois que mes parents s'absentent, et comme ma mère ne bouge pas de la maison...

Je savais que Sylvie ne travaillait pas, il était certain qu'il devait être moins aisé que pour moi à Damien de s'isoler, mes parents travaillaient tous les deux.

— Tu viendras chez moi le mercredi et les jours de vacances, la maison est à moi tout seul ces jours-là.

— C'est vrai ? Tu veux bien ? Je verrai ta chambre ?

— Bien sûr que je veux bien, je l'espère de tout mon cœur, Damien je t'aime...

— Je t'aime aussi, déclara-t-il de sa petite voix.

Il se précipita sur moi et m'enlaça des ses deux bras. En plein milieu du couloir, je l'étreignis à mon tour, échangeant la chaleur de nos deux corps nus. L'émotion nous envahissait, nos sexes se réveillaient de nouveau, notre soif d'amour était irrésistible. Puis il s'écarta en annonçant :

— Je vais remplir la baignoire.

Je lui saisis la tête, écrasai mes lèvres sur les siennes, un long baiser conclut cette conversation.

Alors que Damien était parti remplir la baignoire, j'étais retourné dans ma chambre pour récupérer ma montre, il fallait surveiller l'heure pour ne pas nous faire surprendre dans nos ébats. Il était un peu plus de huit heures. Je me dirigeai vers la salle de bain à la rencontre de mon compagnon. Je réalisai subitement que je déambulais complètement nu depuis la veille au soir, ça ne m'était jamais arrivé auparavant, et, curieusement je n'éprouvais aucune gêne à me trouver ainsi devant Damien.

Il n'y avait pas encore beaucoup d'eau dans la baignoire. Le dos tourné, Damien me présentait un merveilleux spectacle, il était penché au dessus de la baignoire, ses fesses roses se tendaient vers moi. Il ne m'avait pas entendu arriver. Je le ceinturai en posant mes mains sur son sexe ramolli, le mien en début d'érection s'enfila entre ses cuisses légèrement écartées. De surprise, le garçon se redressa et je sentis son pénis gonfler rapidement sous mes doigts.

— Ton sexe est brûlant, observa-t-il.

Puis il se pencha de nouveau en avant et, passant une main entre ses jambes, il attrapa mon sexe au niveau du gland, nos érections réciproques se firent plus fermes. Je l'embrassai sur la nuque. L'eau continuait de couler ; relâchant mon étreinte, je déclarai :

— On va bientôt pouvoir se laver.

— On peut déjà entrer dans l'eau si tu veux.

Et tout en disant cela, l'adolescent enjamba les bords de la baignoire. Je devrais pourtant m'y habituer depuis hier soir, mais j'étais toujours surpris de la célérité avec laquelle il mettait en application immédiate ses décisions comme si elles ne devaient supporter aucune contradiction et aucun retard. Il s'assit dans la baignoire, il y avait juste assez d'eau pour qu'il n'y ait plus que l'extrémité de son sexe dressé qui dépasse. C'est à l'instant où j'allais entrer à mon tour que quelque chose me revint en mémoire :

— Tu veux que je chronomètre ton apnée ?

— OK, je veux bien, mais ça va pas être terrible, tu m'as déjà tout excité.

— Ouais, la bonne blague, dis-je en éclatant de rire.

— Bon et bien j'y vais, prépare ta montre.

Damien se mit à plat ventre dans la baignoire, prit une grande inspiration puis plongea la figure dans l'eau qui lui couvrait à peine la tête. Je regardais la trotteuse de ma montre ; quinze secondes, trente secondes. La première minute passa suivie d'autres secondes, encore trente, quarante-cinq, Damien faisait des bulles, deux minutes, cinq secondes, il relèva brusquement la tête et prit un grand bol d'air.

— Tu m'as bluffé, deux minutes et cinq secondes, bravo !

— Alors tu doutais ?

— Non, Damien, c'était pour te faire enrager, je t'aime...

Tout en parlant, j'entrais à mon tour dans la baignoire. Il s'était relevé et assis, je m'installais face à lui. Il n'y avait pas beaucoup de place, nos jambes s'emmêlaient. Alors nous nous sommes rapprochés jusqu'à ce que nos membres soient repliés au maximum. Je pouvais sans peine atteindre son sexe qui avait retrouvé sa flaccidité pendant l'exercice de plongée. L'eau était maintenant montée jusqu'au niveau de notre sternum. Nos parties sexuelles étaient complètement noyées. Damien tourna les robinets, l'eau arrêta son débit.

Je me penchai vers lui, posai un rapide baiser sur ses lèvres, il me le rendit. Je recommençai en m'attardant cette fois dans un baiser amoureux tout en prenant son sexe dans une main. Je sentis bien vite ses doigts se resserrer sur le mien. L'excitation nous gagnait l'un et l'autre, son pénis durcissait aussi rapidement que le mien. Je le décalottai lentement, il gémit entre mes lèvres, immédiatement il découvrit mon gland également, je ne pus réprimer une plainte de plaisir entre ses lèvres. Il n'y avait qu'une douche chez moi, je n'avais jamais éprouvé le plaisir de cette caresse avec l'eau tiède. Nos langues toujours mêlées ajoutaient à l'envahissement de la jouissance qui montait dans nos jeunes corps.

Puis je fus gagné par un long frisson, Damien commençait un lent va-et-vient sous l'eau. Il faisait simplement coulisser mon prépuce comme un décalottage répété. C'était grandiose ! J'entamais alors la même caresse sur son adorable pénis, nos bouches se séparaient, nous ne pouvions plus respirer, nous commencions à haleter. C'était la première fois que je goûtais à une masturbation dans l'eau avec en plus une première masturbation réciproque simultanée avec un autre garçon.

Alors je décidai d'amplifier le mouvement, je tirai son prépuce à fond vers le bas puis remontai jusqu'à recouvrir le gland, je le sentis frémir sous ce long va-et-vient. Il ferma les yeux et je perçus la caresse de l'eau tiède tout le long de ma hampe, le frein de mon prépuce tiré à fond m'inonda d'un plaisir immense, Damien me faisait la même chose mais il décida bien vite, tout en gardant cette amplitude, d'accélérer la cadence. Je haletais de plus belle, j'accélérais aussi la cadence, le sexe de Damien se raidissait encore, le mien aussi. Je n'en pouvais plus, je sentais monter inexorablement la jouissance accrue par celle de mon compagnon qui laissait éclater la sienne par des râles et des petits cris de plaisir.

Puis je sentis une intense chaleur monter dans mes reins. Mon sexe se contracta une dernière fois, j'eus l'impression d'exploser, l'orgasme m'ébranla longuement. Je laissais s'étaler dans l'eau plusieurs jets de sperme. Sous la violence de l'orgasme, je m'étais crispé sur la verge de mon compagnon, je relâchais un peu l'étreinte pour reprendre la masturbation, mais Damien aussi était près de l'orgasme, sans doute accentué par le mien. J'ai atteint le point de non-retour en deux amples va-et-vient, au troisième, tout son corps se raidit, son bassin se souleva et après un grand cri s'affaissa.

Nous sommes restés immobiles quelques minutes, reprenant notre souffle. Damien regardait mon sperme qui flottait en filets entre deux eaux. Puis ses grands yeux bleus se fixèrent dans les miens :

— Thomas, jure-moi qu'on se reverra bientôt, qu'on recommencera...

Je me penchai pour le prendre dans les bras et lui murmurai à l'oreille :

— On ne se quittera jamais, quand nous serons grands, nous vivrons ensemble.

Nos cœurs plein de bonheur battaient à l'unisson.

Malgré l'adversité et l'incompréhension de nos familles et de notre entourage, nous avons tenu notre promesse, nous vivons maintenant ensemble comme un couple uni.






Dernier courriel connu de l'auteur : p_jalbert@hotmail.fr