Amoureux de mon prof de tennis

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Numéro 72

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 72
Date de parution originale: Septembre 1995

Date de publication/archivage: 2013-03-31

Auteur: Marc
Titre: Amoureux de mon prof de tennis
Rubrique: Biceps et torses velus

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«Viens vers moi, Marc, montre-moi que tu en veux! Je veux que tu me montres que tu en a vraiment envie, fais-moi croire que tu es plus fort que moi! C’est toi qui doit prendre l'initiative pour ce type de smash.»

Il était deux heures de l’après-midi et je n'en pouvais plus. Mon coach me critiquait depuis des heures; pourtant la chaleur humide de ce mois d’août torride me donnait des excuses.

— C’est le soleil. Luc, ça tape trop, j’en peux plus!

Luc semblait impassible. Il ramassa une balle et je me suis attardé un instant sur un cul et un dos parfaits. Je pouvais voir qu’il était déçu, je savais que j’avais failli à ma tâche. Dire que ce mec me faisait de l’effet est peu dire.

Comme la balle volait par-dessus le filet, je me mis en position, et d'un lob lui retournai une balle superbe, carrée, et qu'il ne put rattraper. Ses yeux d’un bleu électrique me traversèrent de part en part. Puis – étonnement, admiration, ou les deux – il me lança un franc sourire, à la fois énergique et gamin. Son plus faible élève avait fini par produire son petit effet, je crois.

— D’accord, espèce de salaud! Je crois que ça suffit pour cette semaine. Ça vient, lentement, mais ça vient. Tu seras en grande forme pour la saison d’hiver.

Comme je me penchais pour ramasser mes affaires, une ombre surgit au-dessus de moi et je me retrouvai face à face avec ce visage bronzé, ces dents blanches et ces jambes superbes, musclées et poilues, ce petit short blanc fendu et au paquet impressionnant que je connaissais si bien. Je me sentis rougir lorsque Luc m’entoura les épaules, me forçant à plonger mes yeux dans l’acier des siens; ils illuminaient son visage brun. «Je veux dire, Marc, que tu fais réellement des progrès. J'espère que tu t’en rends compte.»

Je m'apprêtais à répondre modestement lorsque Catherine sortit du club house et vint vers nous; elle lui entoura la taille et lui murmura quelque chose à l’oreille, puis repartit en courant, sûre de sa jeunesse et de sa minceur. De retour au vestiaire, je me sentis incroyablement excité, détaillant dans mon esprit chaque partie du corps sportif de Luc. J’enviais tout de lui: ses muscles, son sourire carnassier, sa puissance, le bleu de ses yeux et sa confiance en lui. Les filles semblaient être une grande partie de sa vie, et je sentais s’insinuer en moi l’évidence de mon insuffisance. Pourtant, j’étais mince, délié et assez musclé moi-même – rien à voir avec Luc, bien sûr – mais j’avais une bonne gueule de petit mec... Oh, et puis tant pis, tout ce que j'obtiendrai jamais de lui sera sans doute une bonne branlette en rentrant chez moi.

J'ai cherché le réconfort dans une douche brûlante, mais Luc occupait toujours mon esprit et j’avais du mal à garder le contrôle de mes sens. Je me savonnais depuis cinq minutes, les yeux fermés et la queue tendue, quand Luc entra dans la salle des douches. Je fis mine de n’y prêter aucune attention, présentant mon visage aux jets brûlants. J’ai jeté un coup d’œil dans sa direction, mais j'étais sûr qu'à travers la vapeur il n’avait pu apercevoir mon embarrassant profil. Je l’ai observé avec la crainte d’être surpris pendant qu’il enlevait son maillot de corps, révélant un torse superbe, dur, une chaîne d’argent au cou, la poitrine brillante de sueur, des boucles de poils mouillés entre les pectoraux. Ses muscles saillirent comme il se courbait pour enlever ses tennis. L'élégance déliée que cet athlète donnait à ses mouvements me fascinait. Luc se releva et arracha son jock-strap plutôt qu'il ne l’enleva. Le contraste entre la peau brunie de son dos cambré, et le dessin blanc de ce cul musclé et insolent m’hypnotisait.

Il était nu à présent, et je me suis retourné vers le jet de ma douche en fermant les yeux; j’entendis qu’il utilisait celle qui me faisait face. «Oh non, pensai-je, si je me retourne, je suis foutu!» À ce moment précis le jet devint si bouillant qu’instinctivement je fis un bond en arrière, et me suis retrouvé face à lui, bandant comme un cerf et immédiatement embarrassé. Mais ce salopard de Luc était comme toujours parfaitement maître de ses nerfs. Il me regarda, souriant, et très simplement me fit «salut!». J’ai bredouillé la même chose et me suis dépêché de cacher mon émotion dans mon drap de bain, si possible.

Une fois essuyé, je me suis allongé sur le lit à UV, ma récompense après l'effort sportif.

J’étais dans une douce chaleur. La combinaison du soleil, de la douche et de la vision de Luc nu me donnait de tendres pensées et je laissais ma main se promener doucement sous ma serviette. Soudain, je sentis de larges mains d'homme commencer à me masser le torse avec de l’huile; la surprise me fit ouvrir les yeux et je découvris le sourire ironique de Luc. Je les ai refermés, attentif aux mouvements doux et fermes de ses mains, méthodiques, lents d'abord puis plus rapides, forçant mes muscles à la soumission. Ses doigts effleurèrent mes seins aux tétons déjà durcis, puis il descendit et doucement il entreprit de masser chaque partie de mon corps. Je tremblais d’excitation. Ses mains glissèrent derrière mon dos et il m’attira vers lui. Je pouvais sentir son odeur – de propre et de frais mélangée de transpiration, une odeur forte et pénétrante, purement masculine – et lorsque nos lèvres se frôlèrent, j’ai planté mes yeux dans les seins; ils étaient à présents pétillants, tendres et pleins de désir. Désir de m’étreindre de ses biceps puissants. Désir de mélange.

Il me sembla que ce baiser durait des heures, Luc n’était plus que fougue et je le sentais respirer de plus en plus vite, son ventre contre le mien, abdominaux bandés. Il avait remis son jock-strap et je voyais sa superbe queue qui en dépassait, dure et luisante. J’avais faim de lui, je mis mes jambes autour de ses hanches, et, dégageant sa bite, je l’ai guidée moi-même. Il entra en moi doucement, puis se cambra d’un grand coup de reins qui me coupa le souffle. Il se pencha vers moi, me léchant le torse, mordillant mes tétons, me couvrant de baisers de ses lèvres dures et tendres, et il entreprit de me branler. Je gémissais doucement, à la fois de plaisir et de douleur, en sentant sa queue aller et venir. Mes deux mains sur son cul, je le caressais frénétiquement, accompagnant un rythme qui allait s'accélérant. Il me semblait qu’il pénétrait de plus en plus profond, me tirait avec force vers lui comme je l'attirais en moi. Il respirait fort, rejetait sa tête en arrière, passait sa langue sur ses lèvres puis à nouveau me jetait un regard chaviré.

Je perdis tout contrôle, sentant sa chaleur tout au fond de moi. Il me parla mais je n’entendis pas. Il me dominait de sa stature d'athlète, allait de plus en plus vite, ses grosses couilles battant contre mon cul offert. Puis brusquement il se retira et entreprit de frapper doucement ma bite de sa lourde queue au gland gonflé, énorme, au bord de la jouissance. Il prit alors nos deux bites dans sa large main et les branla sans ménagements, ses yeux dans les miens, la bouche entrouverte, mouillée. «Maintenant, viens, jute, jute!!!» supplia-t-il. Son foutre jaillit en saccades, quelques secondes avant moi, faisant de longues traînées blanches sur mes abdominaux.

Luc avait l'air ailleurs. Il était calme, semblait à la fois désespéré et résolu, j’avais oublié que nous étions deux entités distinctes. Il me fit trembler. Des voix à l’extérieur nous ramenèrent à la réalité des vestiaires. Luc s’éclipsa tranquillement, rapidement, ajoutant à ma confusion. J'étais humide de son sperme, de sa sueur... Je pris rapidement une autre douche, plus efficace. Je me suis séché et je me suis rhabillé très vite pour essayer de le rattraper. Je le vis à l’entrée, habillé de la même façon, détendu, comme si rien ne s’était passé. Assise sur le bord d’un bureau, Catherine agitait ses jambes, essayant de capter son attention. Luc me regarda brièvement, puis se détourna vers elle. L'impact de son regard fut tel que je sentis mes genoux se dérober: un instant je me suis interrogé sur la réalité de ce qui venait de se passer. Au moment où je sortais, il tourna vers moi un visage ouvert, pétillant, avec cette drôle de mimique moqueuse qui me fait craquer: «Eh, Marc on en fera un peu plus là-dessus samedi prochain, OK?» Sa réplique fit mouche, mais c'est seulement en rentrant à la maison que j’ai trouvé son numéro, caché dans mon sac de sport. Alors je compris que j'avais gagné à la fois le set et le match.


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