Bonne bourre dans le Maquis

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Numéro 113

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 113
Date de parution originale: Août 2001

Date de publication/archivage: 2017-08-06

Auteur: Stéphane
Titre: Bonne bourre dans le Maquis
Rubrique: Vacances à la dure

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C'est un trip qui doit me venir de mon oncle. Je l’ai pourtant détesté toute mon enfance, l’oncle Henri. Mais si aujourd’hui je croise par hasard son équivalent en masse et en sueur, je monte au créneau pour passer à l’action vite fait. Dans la famille, c’était lui le dur, un tas de viande et de muscles, un esprit de capo, du genre à faire le tour du Mont Blanc avec un sac à dos. À l’époque, je détestais! Maintenant, je dis que ça m’apporte un max d’occases que je ne trouverais jamais ailleurs. Ma tenue pour la rando, c’est celle du légionnaire, grosses chaussettes blanches, short, képi, et bien sûr rangeos. Je pars seul, je peux rester trois jours sans saillir, mais quand je tombe sur une distraction, pas question de la louper.

Cette fois-ci, j’ai mis le cap sur la Corse, et ce que je vise, c’est les Agriates, une zone où ça ne rigole pas. Là-bas, les vieux disent que c’est là où on se planque après une connerie. En tous cas, ce n’est pas là qu’on se rôtit les fesses au soleil comme une trougnasse, et c’est ça que je veux: du sauvage, du naturel. Quand je marche, la chaleur me monte entre les cuisses, la sueur trouve sa place dans mes poils au bout de quelques heures. Je suis tantôt calme, tantôt à l’affût, avec ma gueule de trapu qu’il faut pas faire chier.

Ce coup-là, il me faut bien trois jours avant de tomber sur un mec tout seul. Il vient du haut, et à sa façon de reluquer mes jambes de petit taureau velu et mon cul moulé dans un short de treillis, je pige sans attendre que ça va donner. Il fait deux ou trois gestes puis me dit en anglais que je suis «comme un Français». Je comprends ce qu’il veut dire, je mets tout en vitrine. Ce con est fuselé comme un gars du Nord, bien blond, une tronche à vendre des yaourts, des jambes de panthère, rasées, un peu mince mais du chien. Il commence par sortir sa queue sous prétexte de pisser et attrape sa gourde d’eau pour se la rincer. Oh, il doit savoir y faire!

Il veut se mettre le gland intact pour que je le lui bouffe. Je me mets sans perdre une seconde accroupi et je lape ce beau petit engin d’où vient de sortir le long jet jaune. Je passe les mains sur les longues cuisses lisses et je me pose sur la langue ce truc assez petit qui se transforme vite fait en une bonne tige d’étalon danois casseur de fion hexagonal. Je grogne, je fais bien celui qui reconnaît, je tire sur le short et ça me fouette sec. Mélangé à la garrigue et à l’odeur de mousse séchée, c’est tout ce qu’un parfum ne pourra jamais réunir! Du concentré de mec pas lavé, du condensé de transpiration de sportif, du macéré qui dégomme et met le pompeur aux ordres du pompé. Là, je ne suis plus celui qui frime en légio, je veux que ça s’accélère alors que je maintiens la gland en fond de gorge et sous salive mais en tendant bien les jambes pour qu’il puisse tâter à son tour.

Avec un jock en dessous pour bien laisser voir la raie et tenir le cockring qui tient la bite vers le haut, ça finit tous par les tenter. C’est pas qu’elle soit énorme, mais je ne rechigne pas à l’exhiber. Quant à mon derche, vu que je ne suis pas haut, il est large, il sait faire de la place à un bon empaffeur. Mais mollo, le blond veut bien profiter de la rencontre! Il m’indique de le suivre un peu plus loin. Son zobard ballotte de sa braguette ouverte, son cul est plus charnu que ce j’aurais pu croire, avec des frissons d’excitation piquetant la peau hâlée. À peine planqué derrière un massif de cistes, le grand blond se croit chez lui et se désape complètement, ne gardant que ses Timb. Il m’attire contre lui et baisse sa tête de géant pour m’octroyer une bonne pelle qui crache. Il attrape ma langue, tire dessus, joue avec et la relâche, puis se colle bien à moi pour descendre vers mon cou et me sniffer sous les bras comme une vraie brute. Il se coince la tronche dessous en m’empêchant de lever le bras de plus d’un tiers. Je comprends qu’il veut la sueur qui a mariné et la nouvelle, fraîche comme la rosée, qui coule et que le soleil brûlant me fait exsuder. D’un coup, je le bloque et lui axe le regard vers ma tige encore enfermée. Pas de raison que ce soit lui qui décide tout.

J’ouvre très lentement les boutons de mon short d’où il a vue sur mon gland cisaillé par la large ceinture. Je laisse tomber un gros mollard dessus. Quand je vois sa langue sortir de sa bouche, je sais qu'il a pigé. Je serre sa petite tronche entre mes deux larges pognes. Dès que je sens qu’un gosier aux joues humides m’enserre l’engin, je commence à relâcher mon étau. Il avale les burnes comme des bonbons, il les fait mijoter dans sa salive chaude, puis se les replace au fond. Ses doigts viennent tirer un peu plus sur le jock fumant et trouver leur place entre mes deux fesses. Je comprends que le mieux est de ne pas faire semblant: je me penche vers le rocher et tend mon cul à sa fouille. C’est pas le style qui hésite trois plombes. Il fouille dans son sac, prend du matos pour niquer, et fourrage ma fente à grands coups de langue, prenant bien soin d’aller sur tout l’arrondi de chaque fesse.

Pas question de laisser une zone mal léchée! Il branle mon chibre et me peint la rosette de crème à fion. Il la baise carrément avec deux doigts et les transforme en écarteur, tout en flattant le bord de mon trou arrondi avec le bout de sa langue. Je me cambre, je lui bafouille de me la foutre! À peine levé, il me carre son gourdin dans le derche, ça passe sur les bords, mais dans le fond je sens que sa poussée va où on n’est pas passé depuis un moment! Il s’enroule autour de moi, tire sur mes couilles, me fout la main sur la gueule pour m’empêcher d’ameuter toute la montagne. Je saisis entre ses jambes ses boules gorgées de suc, je récupère le fumet qui traîne, je hume et je déguste, alors qu’il me claque l’arrière-train en me défonçant comme un soudard. Il sort de mon étui à glands et revient cogner dans le bide. Au plus je gueule, au plus, il écarte mes chairs. Je suis empalé dans la forêt, mes couilles sont prêtes à se vidanger, mais je le supplie d’arrêter. À genoux sur la caillasse, le cul encore ouvert, je lui enlève sa capote. Je branle sa queue et la mienne. Sa veine bleue est ultra-gonflée, je tire sur son pacson, je passe en seconde et je récupère nos deux giclouses sur le torse. J’étale...

On s’allonge tant bien que mal sur nos serviettes, et je respire, mélangée à son odeur de fauve en rut, le divin parfum du jus de mâle qui coule vers mes reins, et luit sous le soleil plus brûlant que jamais. L’abri de montagnard n’est pas loin, la nuit est à nous et les étoiles aussi.

Stéphane, 37 ans.