Bordel de garçons à Bangkok


Bordel de garçons à Bangkok
Texte paru le 2017-09-11 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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Comme nous en étions convenus, Chris m'attendait à l'aéroport avec sa voiture de fonction. Je le vis, bronzé, sympathique, un sourire éclatant aux lèvres. Non, Christophe n'avait pas changé. Cinq années passées en Asie, sous un climat si différent de celui de la métropole, avec son travail éreintant et un divorce difficile, ne l'avaient pas vieilli d'un jour. Son visage mâle et sensuel, trahi par sa bouche gourmande, exprimait bien ce qu'il était : un playboy aux fortunes faciles, un coup devant, un coup derrière, bref, un beau bisexuel comblé.

Il était venu sans chauffeur et se déplaçait dans Bangkok avec une grande maestria, choisissant toujours la bonne file, passant quelquefois au feu rouge et gardant un calme olympien au milieu des embouteillages. La circulation, très dense, mobilisait son attention. Assis près de lui à l'avant, j'eus le loisir de l'observer.

À 43 ans bien sonnés il n'en paraissait guère que 38. Pas un fil blanc dans ses cheveux, des pommettes pleines, un léger sillon vertical de chaque côté de la bouche, Chris devait user du botox et sans doute de la chirurgie. J'en eus l'intime conviction en voyant son front sans une ride, mais parcouru de lignes claires, traces du laser chirurgical. Son corps me parut impeccable, travaillé par la gymnastique qu'il s'était toujours imposée.

— Alors Édouard, comment tu me trouves ? J'ai vieilli ou j'ai pas vieilli ?

Christophe m'avait surpris l'observant et je lui répondis par une vanne comme quand nous étions lycéens.

— Moins que moi, mais ça a dû te coûter un max.

— Autour de cinq, six mille euros. En France, j'aurais payé trois fois plus. Dis-moi au moins que c'est réussi !

Il tourna son regard vers moi. Je vis l'éclat de ses yeux verts qui m'avaient fait craquer à 20 ans lors d'un weekend dans sa famille. Amis à Janson de Sailly, notre camaraderie lycéenne avait tourné à l'enculade dans sa villa du bord de mer où j'avais été invité. Nous ne l'avions fait qu'une seule fois, mais notre amitié s'était renforcée et nous étions restés très proches. Je savais qu'il était bisexuel et lui savait que j'étais gay Nous nous appelions fréquemment et correspondions par email.

— Oui, franchement très réussi, répondis-je avec sincérité. Tu dois vachement cartonner avec ta belle gueule et tes pecs. Et ton divorce ?

— Terminé. Il m'a coûté plus cher que ma gueule. Elle m'a pas fait de cadeau, la salope. Elle m'a surpris une bite dans le cul au milieu du lit conjugal et elle voulait tout balancer à mon père et à mes deux frères. Pour éviter ça j'ai payé. Mais parle-moi un peu de toi. Tu es toujours avec Éric ?

— Terminé. Il m'a trouvé dans le cul d'un mec sur la table de la cuisine et nous nous sommes séparés. Je lui ai proposé à trois mais il n'a rien voulu entendre. Amoureux, le mec, et jaloux. Dommage, on faisait un beau couple et c'était parti pour durer. Mais tu me connais, la fidélité au-dessous de la ceinture, ça n'a jamais été mon truc. Merci de m'avoir invité, ça va me changer les idées.

Nous étions arrivés chez Chris, un beau building de 15 étages dans un quartier résidentiel. Depuis le garage souterrain, un ascenseur ultra rapide nous monta à son appartement tout en haut, un duplex de standing high tech avec une vue panoramique. Le ville brillait de tous ses feux dans cette nuit sans lune. Il était seulement 20h, mais le soir déclinait très vite comme dans tout pays tropical.

— Installe-toi et mets-toi à l'aise. Narong va bientôt arriver, il est allé faire quelques courses. Il va nous servir un whisky.

— Narong ?

— C'est mon boy à tout faire, mon valet de chambre, mon cuisinier. Il fait une bouffe du tonnerre. Tiens, le voilà, j'entends la clé dans la serrure.

En effet le boy arrivait, des provisions à chaque bras. Il les posa à la cuisine et vint me saluer poliment. Il pouvait avoir 19 ans, mais sait-on l'âge d'un Asiatique quand il a moins de 35 ans ? Les ados peuvent paraître plus vieux et les trentenaires plus jeunes en fonction du métier qu'ils font. Je penchais pour un jeune garçon à peine sorti de l'adolescence parce que son regard semblait pur et exempt de toute fatigue. En bermuda et en t-shirt, il avait un corps élancé et un visage bien dessiné encadré par des cheveux noirs mi-longs. Un sourire étirait sa bouche aux lèvres joliment ourlées.

— Sers-nous à boire, lui dit Chris en anglais.

— Yes, Master, répondit le boy.

Il posa sur la table basse un plateau avec deux whiskies et se tint respectueusement debout à côté de Christophe assis. Celui-ci glissa sa main droite par la jambière du bermuda et remonta jusqu'à son sexe.

— Je l'ai arraché au bordel où il était à l'abattage, cela va faire bientôt deux ans. Il s'y trouvait depuis trois ans. Je ne sais pas quel âge il avait quand sa famille l'a vendu, mais il devait être très jeune. Il a acquis des savoir-faire qu'on ne rencontre nulle part ailleurs car il a servi des Chinois, les gays les plus vicieux du monde. C'est ton cadeau de bienvenue, t'en auras un échantillon. Il suce comme un dieu et son cul te fera monter au septième ciel.

Christophe baissa le bermuda et apparut le sexe étroit du jeune garçon thaïlandais. Presque noir, il pointait en l'air sur le petit sac de ses couilles et se dégageait lentement du prépuce qui l'enserrait. Chris décalotta le gros gland si étrange sur cette petite bite et se mit à branler l'ado. Narong continuait de sourire et nous regardait tour à tour, se posant sans doute la question de qui allait le baiser le premier.

— Tu veux l'enfiler? demanda Chris. C'est un ladyboy, il est large. Tu entres comme dans un moulin mais il se resserre aussitôt et bouge son cul comme une vraie chienne. Ou alors je le passe avant et tu pourras te faire une idée.

Mais j'étais trop crevé pour ça. Mes 14 heures de vol avec une escale à Dubaï m'avaient foutu la tête dans le cul, et je n'avais jamais pris d'ado, surtout dans de telles conditions. Il fallait que je réfléchisse et tout d'abord dormir un peu. Christophe comprit mes réticences et dit au boy de me conduire à la chambre qui serait la mienne pendant ma semaine de séjour. Je fus content de me retirer.

Le lendemain était lundi et comme Christophe travaillait, je pris le temps de me détendre. L'après-midi je décidai d'aller faire un tour dans Bangkok. Ayant en main mou guide du routard, je vis les principaux monuments et me familiarisai avec la monnaie du pays, le bath. Je me repérai facilement dans le gay redlight district et j'arrivai à Silorn road, site réputé pour ses bars et ses petits gogo dancers.

Toute la faune homosexuelle internationale s'y pressait, allant des vieux pédés chinois aux baba-cools américains, des Suédois aux cheveux cendrés à la population noire du Cap. Ils avaient en commun l'argent et l'attrait de culs à bas prix pour satisfaire leur libido. Je pris bonne note des adresses des bars, des saunas et des lieux de prostitution masculine avant de rentrer chez Christophe dans un taxi qui me coùta la modique somme de 60 bahts, environ 2,5 euros.

Narong m'accueillit poliment et me servit un whisky soda sur la table basse du salon. Puis il se tint debout près de moi en attendant mes autres ordres. Sa jambe frôlait mon coude droit. Je glissai à mon tour ma main par la jambière de sa culotte et lui palpai son sexe étroit. Il m'adressa un grand sourire et se dévêtir entièrement, mettant à nu ses petites fesses. Elles étaient forcément imberbes,sans doute à son grand désespoir car les poils sont prisés à Bangkok comme un plus à la marchandise. Il s'affairait sur ma braguette et fit émerger mon braquemart. Sans être énorme il est costaud, poilu, et bande à mon commandement. Narong le prit dans sa bouche et commença à me sucer. Sa langue était un peu râpeuse comme celle d'un petit chaton. Elle me parcourut la tige, s'installa autour de mon gland et s'attaqua à la couronne. La pointe de la langue, tendue, me faisait des titillements qui exaltèrent ma bandaison. Après m'avoir fait la couronne, Narong me chatouilla le frein et je sentis monter la sauce.

— Bend over, penche-toi, lui dis-je.

Mais comme j'allais l'enculer, Chris fit une entrée impromptue. Il était censé travailler jusqu'à 20h et il rentrait deux heures plus tôt que de coutume. Il eut un rire satisfait.

— Bravo Narong, tu es très fort. Mon boy est un gars incroyable, il va au-devant de mes désirs. Il savait depuis hier soir que je le destinais à toi et voilà, son cul est en l'air et ta queue prête à l'enfournement. Je vois qu'elle est aussi belle qu'il y 20 ans. Allez-y les mecs, continuez, moi je vais m'offrir une branlette.

Il était en costume-cravate et, installé sur un canapé, il zippa juste sa braguette et entreprit de se palucher. Sa bite, plus grosse que la mienne, m'aurait bien plu entre mes fesses, mais je le savais plus enclin à recevoir qu'à fourrer un cul, à l'exception des Asiatiques qu'il bourrait par nécessité tant leur queue manquait d'envergure. Le regard rivé sur mon chibre, il commença à s'astiquer tandis que je prenais position à l'entrée du fion de Narong.

Il était prêt à m'accueillir. Plusieurs années de baise passive l'avaient ainsi conditionné. Le défilé de grosses bites, jusqu'à 30 ou 40 par jour dans le bordel qui l'employait, avait distendu son anus, mais son sphincter restait intact. Ma queue entra dans coup férir mais moins de deux secondes après, Narong la tenait prisonnière. Comme un étau elle m'agrippa et il ne fut question pour moi que de remplir mon rôle de mâle, c'est à dire aller et venir. Ce fut un voyage au long cours qui dura une vingtaine de minutes et pendant lequel Narong me branla avec son sphincter resserré. Ses muqueuses collaient à mon zob, moelleuses, tièdes, incroyablement douces. Quand je fus sur le point de juter, il s'arrêta, regarda Chris.

— Do him what the Chinese taught you, s'écria mon compatriote.

— Strangle me, implora Narong.

Que je l'étrangle ? Il répéta : "Strangle me !" et j'obtempérai. Mes mains montérent à sa gorge et je serrai son cou étroit.

— Harder, harder, me cria-t-il.

Je serrai encore mon étreinte et son sphincter se contracta brusquement en bas de ma tige. Le sang afflua à mon gland que je sentis devenir énorme. En même temps mon sperme, bloqué à la base de mon braquemart, faisait un forcing effréné pour passer cet étranglement et ça me lançait dans les couilles. Comme je criais de douleur, Narong me dit "Stop it now !" et je desserrai mon étreinte. Il me débloqua instantanément et, libéré, mon jus jaillit avec une force incroyable et vint comme un puissant geyser percuter le côlon du Thaï. Cette fois je hurlai de plaisir. Je n'avais jamais éprouvé une jouissance aussi intense. Peu après, Christophe déchargea une jolie flaque sur la moquette et nous pûmes enfin respirer. Seul le garçon n'avait pas joui. Comme s'il lisait dans mes pensées, mon ami m'en donna la raison.

— Narong n'a jamais joui de sa vie et ne jouira sans doute jamais. Il a subi un traumatisme physiologique et affectif dès sa première passe au bordel. Il a été dépucelé par un Chinois qui avait payé le prix fort pour ce s'offrir sa virginité car Narong n'avait que 13 ans. Imagine ce qu'il a ressenti, défoncé par une bite énorme et étranglé en même temps. Il ne bande pratiquement jamais sauf avec moi parce qu'il se sent en sécurité. C'est triste mais c'est une réalité. Il ne s'en est pas trop mal sorti, des gamins comme lui sont morts étranglés, passés en pertes et profits. Qui sait ce qu'on a fait de leurs cadavres. Maintenant ça se passe un peu mieux, il y a un contrôle assez strict sur l'âge et la santé des prostitués à Bangkok. Demain je t'emmènerai dans un bordel de garçons, tu pourras juger par toi-même.

Pendant ce temps, le petit Narong s'affairait à cuire le dîner, je l'entendais dans la cuisine en train de remuer des casseroles. Il nous fit un repas succulent et rien ne transpira en lui de la scène qui avait précédé. Narong s'en sortait par l'oubli, son unique façon de survivre. J'allai me coucher tout pensif, me disant que dans son malheur il avait quand même eu la chance de se sortir de cet enfer. Les services sexuels qu'il rendait à mon ami occidental n'avaient rien des sévices endurés quand il était à l'abattage. Christophe n'était pas un barbare, il employait un jeune Thaï, le traitait bien, le payait bien. Beaucoup auraient voulu sa place. Sur cette réflexion positive je m'endormis jusqu'au matin.

Le lendemain soir comme prévu, Christophe m'emmena au bordel. L'établissement avait pignon sur rue et s'appelait le Blue Diamond. Mon ami y était connu et la tenancière, une vieille femme minuscule vêtue d'une tunique rouge qui lui donnait l'air d'un lutin, le reçut avec les honneurs qu'on doit à un client fortuné. Ai-je précisé que Christophe occupe le poste de directeur d'une agence d'import export ? Voilà qui est chose faite maintenant. Nous fûmes conduits à un salon dont un immense canapé constituait l'unique mobilier. Deux portes s'ouvraient face à face.

— C'est une entrée et une sortie, m'expliqua-t-il, très pédago. Les prostitués vont défiler, ils vont exposer leurs atouts, après cela nous choisirons.

La vieille frappa dans ses mains et le défilé commença selon un rituel bien rôdé. Chaque garçon, une fois entré, s'arrêtait juste devant nous, baissait son caleçon et effectuait un tour complet pour montrer sa bite et son cul, écartant de ses mains ses fesses pour faire apparaître son trou. Il nous présentait un carton où figurait son numéro et s'en allait par l'autre porte. Une douzaine de prostitués défilérent ainsi devant nous. L'aîné pouvait avoir 35 ans, les autres me parurent très jeunes. Deux d'entre eux avaient des gros chibres, les autres étaient moins bien pourvus : cela allait d'une queue moyenne à la quéquette minuscule.

— Les grosses bites, on les appelle Kings, ce sont le plus souvent des tops, bien qu'ils soient parfois versatiles à la demande du client. Les quéquettes sont des ladyboys, des bottoms qui se font fourrer. Tu as fait ton choix ? Moi ça y est. Ce sera le king numéro 4, j'ai envie de me faire troncher.

— Moi j'hésite entre 6 et 9. Ils sont minces et super gaulés et j'ai bien aimé leur sourire. Mais es-tu sûr qu'ils sont majeurs ?

— Ils sont censés l'être en tout cas. Impossible d'en être certain. La maquerelle va jurer ses grands dieux, mais on ne sera pas plus avancés. Ces gens-là mentent comme ils respirent. Mais on ne sera pas inquiétés quoi qu'il soit. Elle est en cheville avec les flics et elle n'est jamais contrôlée. Elle sait se montrer généreuse. Alors le 6 ou bien le 9 ?

— Le 9 a un sexe plus gros, il sera plus facile à sucer. Au fait, avec ou sans capote ?

— Moi je conseillerais avec, ne serait-ce que pour la syphilis. Pour le VIH, t'es comme moi, complètement indétectable, mais on parle de surinfections, alors...

— Ils sont tous plombés ?

— La plupart, mais heureusement ils sont traités. Les ONG ont fait pression parce que c'était la catastrophe. Mais surtout parce que le business chutait. Bon, on se prend le 4 et le 9. Four and nine, dit-il à la vieille, and give me my usual room.

— Very well, Sir. Four and nine, room seven. They'll be right up in three seconds time.

Nous montâmes un escalier et entrâmes dans la chambre 7. À peine deux minutes après, les garçons frappèrent à la porte. Christophe ouvrit et ils parurent l'un en caleçon, l'autre en jockstring. Les rôles semblaient distribués.

— Avant de baiser avec nous, ils vont nous faire une performance. Je paye la maquerelle assez cher pour jouir de ce petit extra. How old are you, boys ? demanda Chris. And What are your names, by the way ?

— I'm Dong and I'm 18, dit le king avec assurance. And my friend's name is Kitti and he is 21 years old. Do you want us naked ?

— Oui c'est ça, foutez-vous à poil. Et faites-nous un beau spectacle !

Les prostitués se mirent nus et se roulèrent une pelle de Thaï, c'est à dire que leurs deux langues se titillèrent sans se pénétrer dans la bouche. Se branlant mutuellement la bite, ils parvinrent à une érection décevante et à moitié molle, puis, sans plus de préliminaires, King fourra le cul de Kitti. Ils se mirent alors à gémir et à pousser de petits cris.

— Stop, dit Christophe, assez d'esbrouffe ! Come over and let's fuck real.

Sans se vexer les deux garçons arrêtèrent leur mascarade et s'approchèrent du grand lit où devaient avoir lieu nos ébats. Leurs bites étaient débandées et les nôtres ne bandaient pas. La performance avait fait pschitt. Il fallait reprendre à zéro.

— On va se sucer en carré proposa Christophe. Let's suck each other square fashion.

Chacun abouché à un chibre, nous commençâmes une fellation quadripartite. J'avais dans ma bouche la queue du ladyboy Kitti et la mienne se trouvait pompée par King Dong et ainsi de suite. Le résultat fut excellent. Nos pines prirent la raideur voulue et le volume propre à chacun. Ainsi je fis grossir Kitti et découvris un gland épais que je happai en fond de gorge. Moi-même je pris de l'ampleur et mes 19cm tapèrent la luette de King Dong. Mais j'avais hâte de voir la sienne. Quand notre carré se défit, elle m'apparut vraiment très grosse, telle que je n'aurais jamais imaginé un braquemart de Thaïlandais. D'environ 17cm, elle avait un diamètre énorme, cela d'une bouteille de bière. Christophe s'écria "Je la prends !" et se mettant à quatre pattes, il tendit son fion à King Dong. Dans le même temps je pris Kitti et commença notre enculade. Elle dura près de 20 minutes et nous remettant en carré, chacun but le foutre de l'autre. Nous nous dîmes adieu et partîmes.

Durant le reste de mon séjour, je découvris d'autres lieux gays, tout seul ou en compagnie de Christophe. Un soir je vis dans un sauna six mecs emboîtés l'un dans l'autre. Un après-midi, dans un bar, je vis un serveur recueillir l'argent des consommations dans un tube fourré dans son cul. Bangkok est une ville incroyable.

J'emportai de cette semaine un sentiment très mitigé. La dépravation est si grande que rien ne paraît impossible. En même temps, une limite s'impose car l'excès engendre le manque et par là-même la frustration. J'ai perdu contact avec Chris, il a choisi ce genre de vie. Pour moi, j'aspire à un bonheur plus simple : je vais me pacser dans un mois avec Éric, mon ex copain. On s'est réconciliés et on s'aime.